A. Formation.
Du radical néologique éphév- (altération volontaire de éphém- issu de éphémère) et du suffixe -isme (< gr. -ismos, lat. -ismus), servant à désigner doctrines, tendances ou mouvements.
B. Structure.
Éphév-ér-isme : base altérée éphév- + élément de liaison (-ér-) + suffixe doctrinal (-isme).
C. Famille.
Éphévériste (adj. et subst. : adepte, partisan). − Éphévérique (adj., relatif à l'éphévérisme). Comparer : éphémérisme, éphémère, éphémérité (rare).
A. Sens premier (XXIe s.) :
« Courant poétique et esthétique qui érige en principe la fulgurance de l'instant créatif, considérant que la véritable valeur d'une œuvre réside dans l'élan de sa naissance et non dans sa durée, son accumulation ou sa transmission. »
— Le dictionnaire du Verbe Insoumis (2025) :
« Doctrine esthétique et disposition existentielle qui exalte l'intensité fulgurante de l'acte créatif dans son instant d'apparition, valorisant la consumation immédiate et le détachement de l'œuvre plutôt que sa conservation ou sa pérennité. »
— Le purgatoire des néologismes (2025) :
« Néologisme construit à partir des racines éphémère (du grec ephemeros, "qui ne dure qu'un jour") et éphèbe (jeune homme, adolescence), auquel s'ajoute le suffixe -isme marquant une doctrine ou un mouvement. L'éphévérisme désigne une posture esthétique. »
B. Par extension.
« Attitude spirituelle consistant à vivre dans l'embrasement du présent, en refusant l'installation dans la fixité et la mémoire. »
Emploi métaphorique : « Leur amitié relevait d'un éphévérisme affectif : ardente, passagère, sans sédiment. »
− Registre : littéraire, philosophique, poétique.
− Domaines d'application : esthétique contemporaine, critique d'art, philosophie de l'impermanence, spiritualité non dogmatique.
Du fr. éphémère (< lat. ephemerus < gr. ephemeros « qui ne dure qu'un jour », lui-même dérivé de hēmera, « jour »). Altération du radical (m → v) à valeur morphopoétique, destinée à marquer une singularité lexicale et doctrinale par rapport à éphémérisme. Dérivé par suffixation en -isme, courante dans la formation des noms de doctrines (romantisme, surréalisme, symbolisme).