Les vidéos suivantes seront publiées dans les mois qui viennent aux liens suivants. Ce sont les extraits 3 et 4 du même film.
A-t-on des preuves historiques de l’existence de Jésus?
Alors avant de traiter de ce sujet, je veux rappeler les deux approches que l’on peut avoir de Jésus.
Première approche, selon une méthode historique et dans ce cas-là, c’est une méthode précises qui s’appuie sur deux bases, à savoir des témoignages, et principalement des témoignages d’ennemis, parce que si ce sont des témoignages d’amis, c’est moins crédible pour l’historien, et d’autre part, des traces archéologiques.
Et puis, il y a une approche de Jésus par la foi, par la théologie, par exemple : Celle qui croit, mais elle ne peut pas le prouver mais elle fait confiance en Dieu que ce Jésus est Dieu fait homme. Et ça, ça ne concerne pas du tout l’histoire, bien sûr.
Ces deux approches séparées, donc malgré tout, se rejoignent, sans doute, en un point. Le fameux saint suaire de Turin.
Pour le moment il résiste à la science. Dans les années quatre-vingt, nonante, il paraît que certains l’avait daté du moyen-âge. Et puis ça été remis en cause.
D’autres sources, de mesure de ce suaire, montrent qu’il y a un problème et que l’on ne comprend pas toujours, comment s’est formée cette image qui est une légère brûlure en surface. Donc peut-être ici, une trace archéologique rejoindrait le phénomène de la résurrection, mais évidemment, c’est tellement énorme que l’histoire redemande, ainsi que la science, et des preuves, et des preuves et des vérifications, ce qui est bien normal, ce qui est de son devoir.
Quant aux preuves de l’existence de Jésus, d’abord, il s’agit de preuves archéologiques, on n’en a pas directement de Jésus. On dit bien qu’il y a des morceaux de la croix, et des clous. Mais ce ne sont pas des vraies preuves. Ça peut-être des inventions.
On a par contre, dans des fouilles de l’Ancien Israël, des endroits très anciens, par exemple à Capharnaüm, une maison, où il y a un graffiti marqué « Ici est Pierre » en latin et autour, une basilique byzantine loin des ruines. Ça c’est une trace que très tôt dans l’histoire, cette maison a été reconnue comme celle où vivait Pierre, le premier pape.
On a le même genre de trouvaille à Éphèse. On a trouvé une petite maison en bord de mer, des ruines en tout cas, qui étaient sous le sol, entouré d’une basilique et peut-être est-ce la maison de la Vierge, comme le disait la tradition ancienne.
Autres preuves, ce sont donc les témoignages. Alors on a évidemment les Évangiles, mais au plan de la méthode historique, disons qu’ils sont intéressants. Mais il faudrait des témoignages extérieurs, parce que sont tous les amis de Jésus qui ont écrits.
Et donc les historiens diront, ils l’ont tellement aimé, ils ont dû grossir, l’histoire par exemple de la résurrection, pour l’historien, qu’est-ce qui peut le prouver. Rien, sa méthode ne permet pas d’atteindre cela.
Et donc, on a cherché et on a trouvé une série de textes très anciens, presque contemporains de Jésus mais souvent tout de même, au deuxième siècle, au tout début du deuxième siècle, qui montrent que les anciens, contemporains de Jésus, n’ont jamais mis en doute son existence.
Par contre, ils mettaient en doute sa divinité, la foi qu’y mettaient les chrétiens, etc. Alors quelques exemples : D’abord chez les romains, et bien un texte syriaque qui est au British Museum qui est daté d’environ soixante-treize après Jésus-Christ, donc très peu de temps après la mort de Jésus et un passage, évidemment un extrait qui dit : « Quel avantage les juifs ont-ils gagné à exécuter leur roi sage? Leur royaume fut anéanti peu après. »
Suétone, un autre auteur romain écrit vers cent-vingt-deux : « Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité, sur l’instigation d’un certain Christus, Claude, l’empereur, décida de les chasser de Rome. C’est dans la vie de Claude, au chapitre XXV au verset 11. »
Et il ajoute, dans la vie de Néron, au chapitre XVI : « L’empereur livra au supplice les chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable. »
Ces textes-là, prouvent en tout cas l’existence des chrétiens à l’époque de l’empereur Néron donc dans les années soixante après Jésus-Christ.
Tacite écrit vers cent-seize après Jésus-Christ : « Le nom de chrétien leur vient du nom du Christ qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procurateur Ponce Pilate. C’est dans les annales, chapitre XV, verset 44.
On peut citer aussi Pline le jeune, qui écrit vers cent-douze, une lettre à l’empereur, à propos des ordres de persécuter cette secte qui s’appelle les chrétiens. Il dit ceci : « Il y avait des personnes qui disaient avoir été chrétiens mais qui n’hésitaient pas à sacrifier, selon les ordres que je donnais, pour sauver leur vie. Toute chose qu’il est impossible d’obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens. J’ai pensé qu’il fallait les relâcher. Ceux qui se disaient chrétiens affirmaient que toute leur faute ou leur erreur s’était bornée à avoir l’habitude de se réunir à jours fixes, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ, comme à un dieu. » Lettre de Panégyrique de Trajan.
Et on peut continuer et il y a plusieurs textes comme cela et tous disent simplement que les chrétiens croyaient au Christ sans jamais nier son existence, ça ne venait pas à l’idée, à cette époque-là.
Par contre, je crois qu’on a un texte qu’il faut mettre à part et citer très fort parce qu’il fait partie du Talmud. C’est intéressant parce que le Talmud, de Babylone en particulier, qui a été achevé d’écrire vers le quatrième siècle qui commence juste après l’exil, donc la destruction de Jérusalem en l’an soixante-dix après Jésus-Christ, et fait par les successeurs des prêtres, qui ont tué Jésus. Et bien jamais, ils ne nient l’existence du Christ.
Ils se contentent de dire ceci : « Jésus-Christ fut mis à mort, parce qu’il détournait le peuple de la foi, et qu’il faisait des miracles avec l’aide de Béelzébul.”
On retrouve ici les condamnations qui sont attestés dans l’Évangile. C’est au nom de Satan qu’il fait ces miracles-là. Et bien je dirais que ce texte achève de démontrer l’existence historique de Jésus, considéré par les juifs comme un imposteur certainement, mais en tout cas, ayant existé, ayant falsifié, selon eux par des miracles et ayant séduit le peuple.
Jésus a-t-il donc existé ? eh bien il n’y a plus aucun historien sérieux pour le nier même s’il est plus facile de prouver l’existence évidemment de Mohammed, parce que c’était un conquérant, un guerrier.
Jésus est un humble charpentier qui a prêché pendant trois ans.