Encore Debouts s'engage pour le Plan Médecine Métabolique

  • Hugo Aguilaniu, CNRS, bourse ERC
  • Johan Auwerx, EPFL, Prix Minkowski
  • Etienne-Emile Baulieu, Inserm, Prix Albert-Lasker
  • Miroslav Radman, MedILS, Grand Prix de l'Inserm

Notre médecine est gravement en retard sur les recherches en biologie : 90% des maladies qui touchent nos sociétés vieillissantes pourraient être évitées si l'on restaurait le métabolisme au sein des cellules, au lieu de tenter de traiter les lourdes conséquences de son dérèglement qui survient avec l'âge. Cancers, diabète, démences : que d'argent et de souffrance pourraient être ainsi épargnés !

L'élection présidentielle doit être un déclic, car le Plan Médecine Métabolique a besoin d'une volonté politique forte.

Aux Etats‐Unis, l'année 2016 a été marquée par l'envol des investissements consacrés à la médecine du métabolisme, dont les mécanismes commencent enfin à être compris ‐ et donc à pouvoir être traités. Les recherches récentes montrent que la santé du métabolisme peut être restaurée indépendamment de l'âge du patient : c'est l'aube d'une ère nouvelle pour la médecine, comparable à l'arrivée des vaccins il y a 100 ans ou des antibiotiques il y a 50 ans. Ne ratons pas le coche !

La France a une longue tradition d'excellence médicale ; l'apport de ses chercheurs a été décisif dans la victoire contre les maladies infectieuses, améliorant les conditions de vie de milliards d'êtres humains. Depuis Condorcet, selon lequel un monde sans maladies était possible, la République elle‐même s'est bâtie sur l'idée de progrès humain. Dans les actes, cela s'est traduit par des financements publics conséquents et courageux.

Nous demandons ainsi un acte républicain et clairvoyant, à la mesure de l'enjeu :

  • 1) la création d'un pôle de recherche national, financé en conséquence, capable d'attirer les meilleur(e)s chercheur(se)s de la discipline ;
  • 2) un cadre légal novateur adapté aux particularités de la médecine du métabolisme.