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L'enfant égaré : Le favoritisme d'un père pour son fils unique va briser sa famille. Cédric, adulé, plonge dans la délinquance. Le jour où il révèle à son père qu'il est chef de gang, l'impensable se produit... 😱
Partie 1
La grande cour modeste de la famille d’Alexandre s’animait chaque matin aux cris des enfants. Le soleil, déjà brûlant dès huit heures, se reflétait sur les tôles ondulées de la maison familiale. Les jumelles, Émilie et Emilia, les plus âgées, s’affairaient à balayer la cour et à préparer le petit-déjeuner. Leurs petites sœurs, Clarisse, Nadia et Fanny, couraient après un ballon fait de sachets plastiques entortillés.
Seul Cédric restait étendu sur son lit, les yeux mi-clos, le téléphone à la main.
Cédric ! appela Thérèse, sa mère, depuis la cuisine. Viens au moins saluer ton père avant qu’il parte au travail.
Cédric souffla, se leva à contrecœur, puis s’avança dans le salon. Son père, Alexandre, l’attendait, déjà habillé dans sa chemise bien repassée.
Mon fils ! s’exclama Alexandre avec un large sourire. Voilà l’homme de la maison !
Il serra Cédric contre lui, caressant sa tête comme s’il tenait un trésor.
Les jumelles échangèrent un regard amer.
Depuis leur enfance, elles avaient appris à lire ce favoritisme. Quand elles obtenaient de bonnes notes, leur père se contentait d’un vague, c’est bien. Mais quand Cédric réussissait un simple exercice, il le hissait au rang de génie.
Papa, murmura Émilie timidement, nous avons eu nos résultats hier.
Oui, dit Emilia, nous avons eu la mention Bien toutes les deux.
Alexandre hocha vaguement la tête, sans cacher son indifférence.
C’est normal pour vous, dit-il. Mais Cédric, lui, doit aller loin. Un garçon, c’est l’avenir d’une famille.
Ces paroles tombèrent comme des pierres sur le cœur des filles. Elles retournèrent à leur occupations sans répondre. Leur mère, Thérèse, fronça les sourcils mais se retint : elle savait que discuter revenait à semer la guerre dans le couple.
Les semaines passèrent. Un soir, Alexandre convoqua toute la famille dans le salon.
J’ai pris une décision, annonça-t-il, le visage grave.
Les enfants levèrent la tête.
Cédric ne peut pas continuer dans un lycée ordinaire. Il ira désormais dans un établissement privé parmi les meilleurs de la ville.
Un silence pesant envahit la pièce. Émilie baissa les yeux, Emilia se mordit la lèvre.
Mais, et nous, papa ? osa demander Clarisse, la plus hardie. Nous aussi, nous voulons réussir.
Alexandre soupira, agacé.
Vous êtes des filles. Votre place est d’apprendre un métier simple, de vous marier. Mais Cédric, lui, doit porter notre nom plus haut.
Les mots tranchants laissèrent Thérèse sans voix. Elle sentit une colère sourde monter en elle, mais Alexandre la cloua d’un regard autoritaire.
Tu es injuste, Alexandre, finit-elle par dire doucement. Les filles aussi méritent une chance.
Tais-toi, rétorqua-t-il sèchement. Un garçon, c’est un héritier. Les filles, tôt ou tard, elles partent dans une autre maison.
Cette phrase résonna dans le silence. Émilie sentit ses yeux se remplir de larmes. Elle se leva brusquement et quitta la pièce. Emilia la suivit, le cœur serré.
À partir de ce jour, les jumelles se replièrent davantage sur elles-mêmes. La prochaine rentrée des classes arriva. Elles étudiaient maintenant en silence, sans plus chercher l’approbation de leur père. Cédric, lui, paradant dans son nouvel uniforme, se pavanait dans le quartier comme un prince.
Un après-midi, alors qu’Émilie aidait sa mère à trier du riz dans la cour, elle murmura :
Maman, est-ce que papa nous aime vraiment ?
Thérèse posa sa main sur l’épaule de sa fille et soupira.
Mon enfant, un jour, tu comprendras que certains hommes confondent amour et tradition. Mais sache que vous êtes toutes mes trésors.
Émilie baissa la tête, mais ses yeux brillants traduisaient une blessure profonde.
Du côté de Cédric, le grand portail du prestigieux lycée privé s’ouvrait chaque matin sur un flot d’élèves aux uniformes impeccables. Des enfants de riches fonctionnaires, de commerçants prospères, de familles de la haute société… et désormais, de la famille d’Alexandre.
Cédric, fier de son nouveau statut, marchait dans la cour la tête haute. Il faisait tout pour attirer les regards. Ses camarades de classe chuchotaient :
C’est qui lui ?
Ah, c’est un nouveau. Mais regarde déjà son sac !
Sûrement un fils de grand riche.
Cédric gonfla la poitrine. Il aimait ça. Il aimait être regardé, envié, respecté.
Le soir, quand il rentrait, ses sœurs l’interrogeaient.
Alors, ton premier jour, ça s’est bien passé ? Demanda Nadia
Cédric, le sourire moqueur repondit : Vous ne pouvez pas comprendre. là-bas, on ne parle pas de misère. On parle de voyages, de voitures, de millions. Pas de petites choses comme vos histoires de livres.
Les jumelles le regardaient, partagées entre tristesse et colère.
Mais, Cédric n'oublie pas que Papa s’est endetté pour toi. Fais honneur à ses sacrifices s'il te plaît, lui dit Emilia l'une des jumelle.
Oh ! Vous commencez déjà à m’ennuyer. Papa sait ce qu’il fait, il m’a choisi moi, pas vous. Alors laissez-moi tranquille ! Cria Cédric en colère.
Au fil du temps, Cédric changeait. Il passait ses soirées sur son téléphone, fréquentait des élèves connus pour leur arrogance. Il se vantait :
Mon père me donne tout ce que je veux. Je suis le futur homme de la famille, disait-il.
Peu à peu, il s’éloignait de ses sœurs, devenait violent avec elles.
Un soir, Thérèse le surprit en train de compter des billets qu’il n’avait pas reçus de la maison.
Cédric ! Où as-tu trouvé cet argent ? S'écria Thérèse choquée.
Ça ne te regarde pas, Maman. Je suis un homme maintenant, repondit sévèrement Cédric.
Elle trembla, étonnée du ton qu'il avait utilisé avec elle. Elle savait qu’il mentait. Mais Alexandre, naïf, continuait de le défendre en disant.
Thérèse, laisse-le. C’est normal, il est jeune. Tu sais très bien que notre fils ne toucherait pas de l'argent qui ne lui appartient pas. N'oublie pas que c'est un adolescent. Les garçons, ça fait des erreurs. Mais c’est lui qui nous élèvera demain.
Les jumelles éclataient de rage.
Papa, tu ne vois pas qu’il change ? Qu’il devient un autre ? Dit Clarisse.
Clarisse, assez ! Tu es jalouse de ton frère, c’est tout. Gronda froidement son père.
Ces paroles étaient comme des couteaux dans le cœur des filles.
Un jour, une amie de Clarisse qui était dans le même lycée que Cédric, le surprit derrière le lycée avec des garçons plus âgés. Ils parlaient de cigarettes, de drogue, de motos volées, de soirées clandestines. Elle se cacha et observa.
Quand elle retrouva son amie Clarisse, elle lui raconta tout.
Clarisse en larmes raconte à sa mère : Maman, Cédric est entrain de s'égarer. Il traîne avec des délinquants maintenant! Et il se drogue.
Cédric en hurlant de loin replique sur la defensive : Tu m’espionnes maintenant, toi ? Hein!
Il court la gifler si fort qu’elle tomba. Emilie s’interposa, mais reçut à son tour un coup.
Thérèse accourut, choquée en criant : Cédric ! Tu lèves la main sur tes sœurs ?
Cédric répondit froidement : Qu’elles me respectent alors. Je suis le seul vrai homme de cette maison.
Quelques semaines plus tard, au cours d’une dispute violente, Cédric lâcha enfin ses vérités.
Alexandre, son père le réprimandait en disant: Cédric, j'ai encore été convoqué par le proviseur. Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?
Cédric hurle, hors de lui : Ce qui ne va pas ? C’est que je ne veux pas être comme toi ! Pauvre et bon a rien! Moi je suis un vrai homme! Dehors je suis un chef et tout le monde me crains et respecte, mais ici vous n'avez aucun respect pour moi. Vous devez me respecter. Je ne suis pas n'importe qui.
Son père amusé malgré sa colère demanda: ha bon! Et tu es chef de quel village?
Énervé par la réaction de son père, il lui sere les colle de sa chemise et hurle sur lui: Je suis chef de gang! Maintenant tu entends ? Chef de gang ! Et je dois donner le bon exemple à mes disciples. Alors vous devez me respecter.
Le silence tomba dans la maison.
Alexandre, sous le choc, s’effondra. Son bras se raidit, son visage se déforma. Il n'arrivait pas à supporter tout cela. Son fils qu'il avait toujours tant défendu, en qui il avait mis tout son espoir, hurlait sur lui, essayait de le frapper et était devenue un délinquant, sous ses yeux.
Thérèse paniquée cria : Alexandre ! Mon Dieu ! C’est un AVC !
Les jumelles crièrent, la maison devint un champ de bataille de pleurs. Cédric, lui, restait figé, les yeux bien rouges incapable de réaliser la gravité de ce qu’il venait de provoquer.
...à suivre
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