Atelier thématique organisé dans le cadre de la conférence TALN 2017

Université d'Orléans

26 juin 2017

Savoir communiquer est un des fondements de nos sociétés. Nos survies et notre coexistence sont intimement liées à notre faculté de nous faire comprendre, ce qui peut poser problème à cause de nos différences culturelles et linguistiques et à cause de nos expériences de vie, sensibilités, points de vue etc.. Dans de très nombreux pays, on pratique plusieurs langues mais dont le statut est, généralement, différent (langue officielle, langue régionale). Cet état de fait engendre une grande disparité au niveau des outils et des ressources en traitement automatique des langues (TAL). Dans ce domaine les langues ‘mineures/minorées’ sont communément connues sous le nom de « langues peu dotées » (LPD). On note également que les décideurs s’y intéressent généralement peu, ce qui est un handicap incontestable à l’heure de la globalisation.

Conscients de cette situation, cet atelier vise à susciter une réflexion débouchant sur un élargissement des travaux en TAL notamment la prise en compte d’autres langues que celles habituellement traitées. Plus précisément, l’attention sera portée sur la nature des outils et ressources qu’il y a lieu de concevoir pour les LPD, comment les créer, comment former des spécialistes capables de les élaborer, voire comment assurer l’apprentissage de ces langues, afin de les sauvegarder et les pérenniser comme le préconisent les différentes initiatives mises en place par les grandes organisations internationales (Nations-Unies, Conseil de l’Europe, etc.), pour combler cette lacune.

La nécessité de traiter automatiquement les LPD découle, à la fois, des besoins scientifiques et humanitaires (santé, éducation, culture, littératie, etc.) mais également des enjeux d’ordre politique (accès à l’information et à l’enseignement). A cette fin, à travers la journée du 26 juin 2017, l’atelier DiLiTAL se donne pour objectif non seulement la sensibilisation de la communauté scientifique à ces enjeux et aux difficultés rencontrées dans le traitement des LPD, mais aussi à l’intérêt de créer des outils génériques permettant de traiter un très grand nombre de langues, tout en identifiant les besoins spécifiques en fonction des particularités des différentes langues (typologie). De ce fait, cette initiative vise à mettre en commun les différentes méthodes et techniques utilisées pour dynamiser la construction et la mutualisation des ressources, ainsi que le transfert des savoirs et des savoir-faire.