Vers 14h ce mercredi quand j'ai découvert qu'il n'y avait encore aucun commentaire à cette chronique en particulier,
https://www.jeanmariedarmian.fr/2022/04/27/la-deliquescence-de-la-citoyennete-ninteresse-personne/
j'ai commencé un commentaire non terminé, par
"Personne même ici? À une heure avancée de la journée? C'est dire combien ce sujet n'en est plus un."
Peut être que je finirai mon texte car il y était question du fait que tu refuses toujours de te mêler des conversations ou réactions provoquées par ta chronique ce que je regrette pour ma part, mais que je respecte évidemment.
Et aussi il y était question du fait que tes idées, réflexions et propositions deviennent de plus en plus "jeunes" alors que dans le même temps tu.... Je ne te fais pas un dessin🤗
Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle. J'imagine bien que quelqu'un.e puisse dire, quand on lui recommande la fréquentation de ta personne et de ton blog "Darmian faut pas qu'on l'écoute ou qu'on le lise, vu son âge, ses idées, ses opinions, ses réflexions, ses propositions sont à ranger au placard, elles sont d'un autre âge"
Je ne reviendrai pas sur l'intérêt de tes réflexions dans ce commentaire mais sur la diversité/liberté d'expression de certains commentaires, même si je pense que question âge Macron pourrait être notre fils à tous. C'est pour cela que je dévoile en conclusion une solution pour rajeunir ton lectorat dans un esprit d'éducation citoyenne.
C'est donc presque avec "contentement" que j'ai pu lire ici l'expression assumée d'un électeur de MLP. Non pas que j'en suis arrivé aux mêmes conclusions que François même si je partage certains de ses constats.
J'aurais pu écrire "longue maladie que, comme beaucoup de tes collègues de toutes couleurs, vous avez laissé progresser voire cautionné
Les premiers signes d’incivilités électorales étaient bénins (beau ou mauvais temps, pêche) : « sans importance, le copain (socialiste ou autre) est élu !»
Sans en changer un mot.
Je me souviens encore du regard interloqué de Gilles Savary il y a très très longtemps quand lors d'une réunion publique je l'avais interpellé gentiment mais fermement sur la passivité des élus à remédier à une abstention qui commençait déjà à poindre son nez. Mais nous étions avant 2002, rien de fâcheux ne pouvait nous arriver à nous, électeurs de gauche plus ou moins proches du parti socialiste dominateur dans les urnes même si sur les grandes échéances il était de plus en plus soumis au jeu de l'alternance entre les deux blocs.
Par la suite, nous nous sommes fréquentés avec GS pour différentes raisons et échéances, mais là n'est pas le propos. En effet après 2002 je suis "rentré au PS" comme on entre au couvent après avoir pêché (mon vote du premier tour).
Déjà à l'époque j'étais partisan d'une mesure coercitive digne d'une mesure de MLP (interdiction du port du voile dans l'espace public) : vote obligatoire et reconnaissance du vote blanc. Nous étions bien avant 2014 où les législateurs ont timidement daigné accepter de distinguer les votes blancs des votes nuls. Et je n'ai rien contre les votes nuls qui restent un mode d'expression ultime de personnes qui font l'effort de se déplacer.
D'ailleurs je fais ici un petit clin d'oeil à ce chercheur et indirectement à François:
Donc oui je différencie blanc nul et abstention. Même si aujourd'hui, un paradoxe de plus, c'est de ceux qui ne se déplacent pas ou plus, dont on parle abondamment. Ce n'est donc pas pour demain que le vote blanc sera décompté.
Car dans les deux premiers cas, il y a le souhait respectueux ou implicite de remercier ceux qui nous ont permis de voter (oui je sais je reste très fleur bleue), homme, puis trop tardivement femme en France, puis dès 18 ans.
Concernant le vote blanc c'est quand même moins compliqué comme sujet qu'un référendum sur un sujet aussi complexe que « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? »,
Il aurait fallu qu'au préalable il y ait un référendum sur "Pensez-vous que poser une question éminemment complexe à laquelle on ne peut répondre que par oui ou par non est du "foutage de gueule" qui aura des conséquences fâcheuses par la suite quelle que soit l'issue du scrutin?"
Bien entendu si le vote blanc avait été reconnu ça aurait changé la donne.
Nous vivons cela au quotidien dans nos familles.
La personne en charge de préparer un repas dominical a plusieurs choix politiques.
Elle reste droite dans ses bottes et assume soit un choix de facilité (faire un truc dont elle sait qu'il est aimé par toutes les personnes présentes) soit un choix risqué (elle propose une nouveauté sans savoir si elle sera appréciée).
Soit la personne tombe dans le piège de la démocratie et consulte au préalable ses convives
"Tarte aux oignons" ou "tarte au sucre" ?
Elle découvre donc ce qu'est l'abstention (ceux qui ne daignent pas répondre à sa sollicitation, quel camouflet), ceux qui finalement minoritaires vont se porter sur un des deux choix, et ceux plus affirmés mais polis qui vont lui faire comprendre par "un vote blanc" ("Ouais, bof, t'as pas autre chose à proposer ?") qu'elle doit proposer autre chose.
Et peut être alors que le plat qu'elle proposera dans lequel on trouvera des oignons, du sucre et tout un tas d'autres ingrédients emportera cette fois ci 70% des suffrages. Et même avec un peu de chance, le convive François qui fera malgré tout partie des 30% d'insatisfaits n'utilisera pas de formule au langage châtié du type "absence d'appareil génital" ou "blessés au niveau de leur anus" 😂
Oui, oui, je suis fleur bleue. Dans ma jeunesse quand j'exerçais dans les contrées où Jean Marie était déjà connu et m'avait conseillé par ailleurs sur "le petit journal" , les collègues anciens qui m'avaient pris en affection sous leur aile me surnommaient "Baudelaire".
François, effectivement moi aussi je me suis laissé prendre par votre expression
"Il ne faut JAMAIS confier la gestion de la santé aux politiques. Seuls, les vrais professionnels ont vocation à cette mission."
Forcément je me suis posé la question " il fait référence au médecin Véran ministre de la santé ? Ou Kouchner, Douste Blazy, Mattei, Bachelot, Buzyn?" J'en oublie sans doute .
Quand à Touraine on lit sur sa fiche wikipédia "Elle est alors l'une des rares parlementaires responsable du monde social et médical qui ne soit pas issue du corps médical." Mais plusieurs lignes plus haut on comprend qu'elle baigne familièrement/ familialement dans la sphère médicale.
Le médecin Raoult qui est un personnage reconnu mondialement dans son milieu, n'a justement pas pour autant gagné énormément d'argent, il l'explique bien d'ailleurs, ce qui aurait dû être une "récompense de leur assiduité à leur vocation".
Mais là encore François je crains de faire un contre-sens sur vos propos.
En tout cas moi, je ne pense pas que le ministre de la santé doit forcément être un professionnel de santé reconnu (ou pas). Même si c'est un contresens de vos propos.
Je ne pense évidemment pas que tous les médecins qui à longueur de journée ont envahi les plateaux TV, grisés par cet emballement médiatique soient tous des charlatans.
Notre infectiologue régional (Denis Malvy) fut le premier à s'exprimer lors du premier cas identifié à l'époque sur le sol français (janvier 2020, Bordeaux) mais il est resté ensuite relativement discret et n'a pas succombé aux sirènes médiatiques, pas assez "clivant" et "catégorique" sans doute pour faire le buzz, on aime pouvoir répondre/entendre oui ou non, blanc ou noir et surtout pas "peut être" "pourquoi pas" "je ne sais pas"
Alors imposer le vote obligatoire assorti du vote blanc reconnu ? Interdire le port du voile à l'extérieur ?
Ce sont probablement deux fausses bonnes solutions qui ne cherchent pas à comprendre et résoudre des problèmes qui ne le sont pas pour tous.
L'abstention par exemple, n'est toujours pas un problème pour la plupart des partis traditionnels. Peu ou prou car elle n'a pas d'impact sur les résultats des élections. Ne parlons pas des élections partielles où on atteint des niveaux caricaturaux.
Il faut juste que les élus "serrent les fesses" quelques jours pour s'entendre dire qu'ils sont mal élus ou illégitimes, propos tenus par ceux qui rêvent d'être à leur place. Et là aussi je suis d'accord avec François. Que des journalistes d'opinion dissertent sur des nombres (cf "Un résultat en trompe l’oeil intégral") c'est logique et heureux, mais que les perdants d'un soir jouent à ce jeu ça renforce l'opinion
"avec le constat amer que Droite ou Gauche = même cuisine."
Je remplacerai pour ma part, mon côté "fleur bleue" bien entendu (ne pas confondre "sauterelle bleue"), le mot "constat" par le mot "croyance".
Certes, même si l'ami Macron est là justement pour débusquer tous ces amis de centre droit et de centre gauche (pour simplifier) , soit , à et les rassembler derrière son panache blanc pour constituer une des quatre composantes presque identiques de l'échiquier politique (je compte ceux qui refusent de (d'aller) se prononcer comme la quatrième "force politique").
Il a au moins le mérite de réunir tous ceux de ces deux bords qui avaient milité pour le oui en 2015.
Et c'est d'ailleurs bien parce que j'ai au final voté oui (le soleil est devant le nuage) et pas non (le nuage est derrière le soleil) que j'ai été choqué sur la manière dont on s'y est pris ensuite pour contourner le résultat des urnes. C'est sûr que ça n'a pas servi à améliorer la confiance dans les "partis" et les "élus". Sans compter tous les autres épisodes qui ont suivi, de la tente de Kadhafi à l'Elysée jusqu'à (complétez librement 🤗) en passant par l'affaire Cahuzac.
Mais bon obliger à aller voter ou à ne plus porter un voile, est ce vraiment la solution ?
Le voile gêne qui au juste?
Je suis qui, moi, avec mes valeurs et mes habitudes, plutôt "surpris/gêné" par le port du voile par des plus jeunes je l'avoue, pour transposer ce que je crois ou crois savoir sur ce sujet pour juger du libre arbitre de telle ou telle jeune femme qui porte le voile.
J'avoue enfin que, autant je ne comprenais pas la montée au créneau de certains rugbymen pour faire barrage à MLP,
autant j'ai détesté ça
De cette personne
https://www.liberation.fr/sports/2014/05/23/mourad-boudjellal-ordonne-la-melee_1025288/
Et autant j'ai été troublé par cette intervention
Enfin pour conclure, je suggère à la tribu dont il est question dans la tribu-ne du 21 février (L’oasis réconfortant du repas familial partagé) de lancer une grande OPA sur le ministère de l'éducation nationale.
Jean Marie Darmian dès l'école primaire pour apprendre les rudiments de la démocratie. Repos au collège, dont il s'est pourtant bien occupé en tant que vice président aux finances du CG33. J'en reparle ensuite.
Et bien évidemment au lycée, dans tous les types de lycées et tous les niveaux de classe, à la manière de la leçon de morale quotidienne de notre enfance en école primaire, lecture chaque matin autour d'un petit déjeuner, de la chronique de Jean Marie Darmian et échanges libres avec les professeurs qui se sont rendu disponibles pour ce temps d'avant début des cours.
Au sujet de cette dernière vice présidence j'ai d'ailleurs toujours regretté qu'il ne soit pas attributaire pour ses dernières années d'une fonction avec plus "de souffle", pour incarner sa modernité lui qui a initié quand c'était pas encore à la mode des actions pour favoriser l'usage du vélo et des formes de démocratie participatives.
J'ai toujours eu " de l'incompréhension" avec les hommes dits de gauche qui s'occupent d'argent ou de finances. Mais il faut bien, hein qu'il y en est un.e pour montrer qu'on peut être de gauche et être un.e bon.ne gestionnaire.
Non je ne parle parle pas de Macron, hein?
Mais que le "secrétaire d'État chargé du Budget auprès du ministre de l'Économie" du grand coup de frein de 1983 soit devenu l'animateur de l'aile gauche du PS avec le courant Alternative socialiste m'a toujours interpellé et nécessiterait que JMD en fasse un bouquin dont il a le secret pour que j'en comprenne les finesses et les enjeux.
Et Cahuzac a fini par m'achever définitivement.