Transmission parallèle ou série
Des fils mis côte à côte, généralement 8, 16, 32 ou même 64, transmettent simultanément autant de bits qu'il y a de conducteurs. L'intérêt de ce type de communication est que le débit des données est multiplié par le nombre de fils mis côte à côte. Ce type de transmission a longtemps été considéré comme plus rapide que les transmissions de type série.
Application :
Port de l'imprimante (DB25)
Nappe IDE pour la connexion des disques
Bus PCI et AGP pour les cartes d'extension
Bus système (FSB) entre le processeur et le pont nord
Limitations :
Des interférences dues à des phénomènes d'induction électromagnétique apparaissent entre les conducteurs électriques mis côte à côte. Ce problème de diaphonie (cross-talk) devient gênant pour les fréquences élevées ou sur les lignes trop longues.
Les informations à envoyer sont transmises bit par bit sur l’unique ligne de transmission. Au lieu d'être envoyés simultanément sur 8 fils parallèles, les 8 bits de l'octet à envoyer sont "sérialisés" par un registre à décalage (shift register) et envoyés les uns à la suite des autres sur un seul conducteur.
Le récepteur reçoit les 8 bits qui se succèdent dans un autre registre où ils sont remis côte à côte ("dé-sérialisés") pour reformer l'octet d'origine.
Le récepteur doit savoir à quelle fréquence l'émetteur envoie les bits sur la ligne de transmission. Sans cela, il est impossible d'interpréter les signaux reçus. La figure suivante illustre le cas de l'envoi du code 11001100. S'il ne savait à quelle cadence les bits sont émis, le récepteur pourrait très bien lire deux fois trop lentement et conclure que le code reçu est 1010. C'est une des raisons pour laquelle les lectures sont cadencées par un signal d'horloge.
Ce signal d'horloge généré par l'émetteur est parfois transmis au récepteur par un conducteur qui accompagne la ligne des données. C'est le cas de la communication synchrone. Lorsqu’il est impossible d’ajouter cette ligne pour le signal d’horloge, le récepteur doit générer ce signal lui-même. Le fait de générer une fréquence identique à celle de l'horloge de l'émetteur n'est pas trop difficile à réaliser, le plus dur est d'obtenir un signal parfaitement synchronisé avec l'horloge de l'émetteur. Il faut donc que le récepteur sache exactement à quel instant ce signal d'horloge démarre. C'est la raison d'être du bit de départ (start bit) dans la communication asynchrone.
La communication asynchrone peut se passer du signal d'horloge. Un oscillateur interne au récepteur peut générer son propre signal d'horloge qu'il synchronise sur l'émetteur au moment du signal de début de transmission.
Un "start bit" marque le début du message et permet au récepteur de synchroniser son oscillateur interne qui sera l'horloge qui lui indiquera à quels moments les bits successifs pourront être lus. supplémentaires peuvent servir à détecter les erreurs éventuelles. C'est le rôle du bit de parité.
Un, un et demi ou deux bits d'arrêt (stop bit) vont marquer la fin du message envoyé.
Le conducteur qui véhicule les données est accompagné d'un conducteur affecté au signal de synchronisation (horloge ou clock) pour cadencer les transmissions.
Le flux de données peut dès lors être ininterrompu sans séparation entre les données envoyées.
Il faut que l'émetteur et le récepteur utilisent le même protocole.
Ce protocole définit :
La vitesse de transmission
Les signaux qui annoncent le début de la communication
Les signaux qui en marquent la fin
Des informations de contrôle pour vérifier la validité du message reçu
Les vitesses de transmission et de réception doivent être identiques. Ces vitesses sont exprimées en bits par secondes mais aussi parfois en bauds.
Table des vitesses en bauds les plus courantes