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Bitcoin et les nouvelles monnaies numériques

La première CRYPTOMONNAIE de l'histoire s'appelle : Le BITCOIN ! Qu'est ce que le BITCOIN ?

"Bitcoin est une nouvelle monnaie numérique pour des transactions sans tiers de confiance : c’est de l’argent liquide sur internet. A la différence des monnaies traditionnelles, Bitcoin est une monnaie programmable, permettant des transactions complexes (“smart contracts”), et fonctionne sans banque centrale : équipé d’un porte-monnaie Bitcoin, vous pouvez être votre propre banque. Un bitcoin est donc une sorte de jeton numérique qui peut être divisé à l’infini en fractions plus petites et s’échanger sur internet aussi simplement qu’un message électronique. Comme il peut s’échanger contre un bien ou un service dont le prix est exprimé en bitcoin, il peut aussi s’échanger contre des euros auprès d’un bureau de change en ligne. "

(Pierre Noizat, e-ducat.fr)

=> L'explication en vidéo (merci à Bitcoin.fr et la chaîne Youtube "Heu?reka") :

=> Explication du fonctionnement du Bitcoin et de la Blockchain en vidéo ci-dessous

(merci à la chaîne Youtube "Science étonnante")

Le Bitcoin est une cryptomonnaie : plus précisément, c'est une monnaie électronique, un jeton numérique destiné à être échangé sur internet. Elle permet de réaliser des transactions financières en ligne de pair à pair quasi-instantanément au sein d'un réseau d'ordinateurs. Ces transactions utilisent un nouveau protocole internet qui vient enrichir et compléter la liste de protocoles d'échange déjà connus (TCP/IP, DNS, SMTP, HTTP ...).

Les cryptomonnaies représentent sans aucun doute un avant-goût de ce que vont devenir l'argent et les transactions financières sécurisées dans le futur, avec la disparition annoncée des espèces. Avec les cryptomonnaies, il devient aussi simple d'envoyer de l'argent à quelqu'un que d'envoyer un email. Mais à la différence de l'envoi d'un fichier dont on garde une copie sur son ordinateur, l'envoi d'un jeton numérique est un réel transfert de propriété de l'expéditeur vers le destinataire. L'expéditeur ne le détient plus, exactement comme un transfert d'argent. Cette notion est fondamentale car de nombreuses applications peuvent en découler.

Même si ce n'est pas toujours le cas, la vocation d'une cryptomonnaie est d'être décentralisée, c'est à dire de n'être contrôlée ni par l'Etat ni par les banques, ni par des serveurs informatiques "propriétaires". Elle n'appartient qu'à son propre réseau. Et sa valeur intrinsèque comme sa notoriété sont liées à la taille du réseau communautaire qui l'utilise et l'émet, et surtout à la confiance qu'accordent les utilisateurs à ce réseau.

Une cryptomonnaie est un logiciel, une "couche applicative" élaborée à partir d'un algorithme mathématique et d'un code informatique libre (en "open source") qui se basent sur les principes de la cryptographie asymétrique à la fois pour valider et sécuriser les transactions au sein du réseau, mais aussi pour "miner" (c'est à dire générer) les unités de cette cryptomonnaie. La sécurisation des transactions est extraordinairement puissante. Les ordinateurs du réseau font sans cesse des calculs complexes ayant pour effet d'augmenter la sécurité. De ce fait, un règlement par chèque parait soudain très risqué en comparaison !

Les cryptomonnaies sont des monnaies dites alternatives, car elles se développent en marge des monnaies fiduciaires en vigueur dans les pays. Pour l'heure, aucun état n'a encore reconnu de cryptomonnaie comme devise fiduciaire légale.

De nombreuses cryptomonnaies ont été développées (Cf site répertoire), car il suffit d'une poignée de développeurs informatiques pour copier le code source et en lancer une. Leurs notoriétés individuelles sont variables. Certaines sont fantaisistes, d'autres sont "pré-minées" et destinées à générer une arnaque de type Pyramide de Ponzi ("scams"). La méfiance est recommandée à ceux qui seraient tentés d'investir sans se renseigner !

La liste des cryptomonnaies et le cours de leur valorisation en dollar et en euro sont disponibles sur le site très utile : Coinmarketcap.com dont voici une copie d'écran au 04/12/2016 :

Les Cryptomonnaies autres que le bitcoin sont nommées "altcoins".

Elles sont différentes du bitcoin, mais pas complètement : elles ne sont que des variantes, des copies, des "cousines germaines" du bitcoin, conçues sur des modifications plus ou moins pertinentes du code-source initial, sur des modes d'encryptage différents ou sur des vocations d'utilisation différentes.

=> Listing des Altcoins, => Cours des "altcoins"

A noter une mention particulière pour le réseau ripple (XRP), une "cryptomonnaie" (certes pas si décentralisée ...) qui arrive depuis plusieurs années en deuxième place en capitalisation après le bitcoin et qui offre une plateforme d'échange multivaleurs comprenant non seulement des cryptomonnaies mais aussi des devises fiduciaires et qui fonctionne sous forme de "crédits" ("Iou" en anglais).

L'ouvrage "Mastering Bitcoin" (en français) publié en open source par Andreas Antonopoulos (@aantonop), le spécialiste mondial de référence du bitcoin, est disponible au téléchargement en cliquant sur le lien suivant (grâce à bitcoin.fr) Mastering Bitcoin (PDF).

Lancé en 2009, le réseau bitcoin est mondial, robuste, de plus en plus vaste et constamment amélioré par sa communauté d'ingénieurs. De nombreuses startups se développent autour de lui.

Le cours du bitcoin en euros en temps réel est disponible sur bitcoincours.com ou Bitcoin.fr. Un aperçu des transactions validées par le réseau en temps réel est disponible sur BlockChain.info.

Selon certains, désireux de conférer aux cryptomonnaies une réserve de valeur, le Bitcoin symboliserait l'or numérique et la cryptomonnaie Litecoin l'argent numérique.

Le coeur du réseau bitcoin se nomme "la BLOCKCHAIN", ou "Chaîne de blocs de calculs". C'est le grand registre (ledger en anglais), le "livre comptable" où toutes les transactions effectuées sur le réseau depuis le lancement du bitcoin en 2009 sont enregistrées de façon publique, partagée, sécurisée et définitive, chacune validées par une signature et une preuve de calcul. Cette mémoire universelle sécurisée et transparente confère toute sa valeur au réseau (traçabilité, infalsifiabilité, pérennité ...) et l'idée de l'utiliser pour d'autres applications a rapidement germé dans l'esprit des développeurs.

En effet, cet enregistrement constant, cette énorme mémoire universelle immuable et accessible à tous peut être exploitée en parallèle pour des usages qui vont bien au-delà des services de paiement : Le vote sécurisé, le crowdfunding, l'enregistrement ou le transfert de titres de propriété, des contrats "auto-gérés", etc...

Qu'ils prévoient d'être reliés à la blockchain du bitcoin ou non, de nombreux acteurs, attirés par cet extra-ordinaire potentiel, et provenant de secteurs d'activité variés, ont déjà prévu d'intégrer la technologie blockchain à leurs besoins internes (notamment les banques, en créant leur "blockchain privée" ou "système financier auto-géré").


Pour aller plus loin, voir la vidéo ci-dessous (chaîne Youtube Blockchain Révolution) :

L'histoire ne dit pas encore si le Bitcoin en tant que monnaie sera adopté par les acteurs financiers mondiaux ni si l'adoption par le grand public se fera une jour ("mainstream adoption") ...

Mais Bitcoin est un réseau désormais reconnu officiellement par un nombre croissant de pays comme moyen de paiement alternatif, ne serait-ce que pour le besoin de régulation et de fiscalisation international qu'il suscite.

Le cours du bitcoin en dollar est un indice qui a est suivi à la bourse de New-York.


=> Les CRITIQUES les plus fréquentes dirigées contre le bitcoin en tant que monnaie alternative (au stade actuel de son développement) sont : l'anonymat du détenteur d'un portefeuille, son côté "obscur" qui servirait aux voyous, l'absence de régulation centrale (donc aussi de protection ressentie des usagers), la caractéristique déflationniste (nombre limité d'unités) et l'impossibilité d'accéder au crédit classique. En particulier les banques ne voient pas forcément d'un bon oeil l'émergence d'une monnaie rebelle qu'elles ne peuvent ni contrôler ni créer.

Il y a aussi, d'un point de vue technique, le défi de la "scalabilité", c'est à dire l'aptitude pour bitcoin de s'adapter à la demande croissante prévisible du réseau en terme de nombre de transactions par bloc de calculs et de rapidité.


=> Les REPONSES

  • En ce qui concerne l'anonymat, il faut noter qu'il n'est que partiel puisque les plateformes d'échange BTC/Monnaie fiduciaire exigent une copie de votre carte d'identité pour créer et valider votre compte. Certaines affaires sulfureuses ont entaché injustement la réputation du bitcoin : mais les escrocs et les trafiquants utiliseront toujours tous les moyens de paiement mis à leur disposition pour atteindre leur but, et les monnaies fiduciaires tout comme les cryptomonnaies ne font pas exception. Il faut s'informer et se protéger. Le bitcoin ne peut être remis en cause sur ce prétexte.
  • Le question de la régulation : ce qui fait l'intérêt d'une monnaie libre partagée c'est précisément qu'aucun individu, ni instance publique ou privée ne peut en prendre le contrôle. Le protocole bitcoin du reste est lui-même conçu pour se protéger contre les tentatives de corruption externe de la blockchain (Double dépense). Mais alors "Qui gère le bitcoin ?" : La réponse ICI . La reconnaissance et la taxation par les Etats des plateformes d'échanges, et la mise à jour par le Législateur des lois protégeant les citoyens-consommateurs devrait pouvoir suffire à réguler l'économie qui se développe autour des cryptomonnaies.
  • Pour ce qui est du caractère déflationniste, il est voulu et inévitable avec une telle quantité limitée d'unités monétaires, le but étant d'assimiler le bitcoin à une matière première précieuse (le fameux "or numérique"), d'où les 8 chiffres après la virgule. Dans cette approche, on veut éviter la création monétaire illimitée par les banques centrales (FED et BCE) dont on peut mesurer l'effet délétère avec l'exemple du dollar actuellement, du Yen et de l'Euro. Il n' y aura jamais plus de 21 Millions de bitcoins (BTC) en circulation, c'est écrit à l'avance dans le code qui lui a donné naissance, expliquant pourquoi les fractions de bitcoin vont jusqu'au 8 ème chiffre après la virgule. Les valeurs des sous-divisions du bitcoin Ƀ (unités ɃTC) sont : 1 Ƀ = 1000 mɃTC (millibitcoin) = 1000 000 μɃTC (microbitcoin) = 100 000 000 satoshis, 1 mɃTC = 100 000 satoshis, 1 μɃTC (microbitcoin) = 100 satoshis = 1 bit.
  • Quant au crédit, certaines plateformes comme BTCJam proposent déjà des prêts en bitcoins.
  • Le défi de la scalabilité (ou "mise à l'échelle") fait l'objet de plusieurs propositions de mises à jour techniques permettant au réseau de se mondialiser et d'accroître ses performances tout en préservant sa décentralisation. Les divergences d'idées sur le sujet ont parfois engendré des scissions au sein de la communauté des développeurs (BitcoinXT, Bitcoinclassic, Segregated Witness ...) mais le réseau perdure et il y a fort à parier que la meilleure solution sera retenue par la communauté en bonne intelligence et adoptée par l'immense majorité des mineurs. Cf article de Pierre Noizat sur le sujet.


Le débat sur la taille des blocs dans la blockchain bitcoin :

La montée en puissance du flux de transactions circulant sur le réseau bitcoin nécessitera peut-être d'augmenter la taille des blocs de calculs. Pour cela plusieurs projets se font concurrence au sein de la communauté des développeurs :

Une première expérience (Bitcoin XT) visant à augmenter la taille des blocs à 8 Méga octets (au lieu de 1) a été abandonnée car la majorité des mineurs est restée fidèle au protocole.

Actuellement on assiste à la discussion :

Bitcoin Classic (nouveau protocole proposant le passage de 1 à 2 Mégaoctets)

VS

Bitcoin Core (version historique du protocole, par les héritiers de l'esprit Nakamoto) enrichi des Segregated Witness


Pour une approche technique, voici l'explication complète et claire de la technologie Bitcoin en vidéo par Pierre Noizat (son Blog : E-ducat.fr) lors d'une conférence en 2012 : Pour voir la suite, Vidéo 2/3, et Vidéo 3/3.