L'accompagnement proposé- accompagnement éducatif spécialisé dans les troubles du neurodéveloppement TDAH / TSA / Dys
- Groupe d'habiletés sociales au cabinet : constitué après évaluation des besoins / utilisation éventuelle de la lego thérapie®
- Guidance parentale : évaluation des besoins et travail à partir du programme Barkley ou PEPS ; ou de la méthode REACT
- Animation d'ateliers Fresque de l'Autisme
Tarifs des accompagnements (2026)- Accompagnement éducatif individuel : séance de 45 min au cabinet : 47 eur
- Accompagnement éducatif individuel : séance de 1h à domicile ou école : 50 eur
- Groupe d'habiletés sociales 1h : 35eur
- Groupe d'habiletés sociales 45min : 30eur
- Guidance parentale : 1ère séance de 1h30 : 65eur puis 55eur 1h
- Participation à une réunion : 50 eur
Ces tarifs comprennent le temps de préparation de la séance, la création d'outils spécifiques, le matériel ainsi que les courts échanges avec les autres professionnels qui reçoivent l'enfant. Par ailleurs, je suis supervisée par une psychologue spécialisée en TCC. L'analyse de pratiques professionnelles est précieuse dans l'exercice libéral. De même, j'ai souscrit à une RC Pro AIAS Protection des acteurs du soin et du socialMon parcours Diplômée d’état en 2000, j’ai travaillé durant 20 ans auprès d’enfants présentant des troubles du comportement ou des troubles psychiques en institution. Je les ai accompagnés ainsi que leur famille pour que nous trouvions ensemble leurs ressources pour comprendre leurs difficultés, établir un lien et une relation de confiance, stimuler leurs capacités, et améliorer leur compréhension du monde en créant un environnement sécurisant. En 2020, j'ai souhaité m'installer en libéral afin de collaborer avec des collègues et répondre aux besoins pluridisciplinaires. Formations complémentaires en Systémie Formations troubles du neuro-développement : TDAH / TSA / via le CRA de Tours, le CRAIF, Neurodiff, Saccade centre d’expertise autisme, Pyramide PECS France. Formatrice pour Neurodiff' Formations Aujourd’hui, j’interviens en libéral en lien avec des médecins, des pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciennes, enseignants, ... Mes Diplômes et formations
§ Obtention du DEES en 2000
§ Obtention du CAFERUIS en 2010
et entre autres formations continues ...
• Formation Remédiation des fonctions exécutives en 2025 avec Oct Opus
• Formation SACCADE en 2024 avec SACCADE
• Formation en lego thérapie en 2022-2023 avec Ideereka
• Formation en CAA en 2023 avec CRAIF et Ideereka
• VB Mapp en 2023 avec Sandra Perrin
• Formation PECS en 2023 avec Pyramide PECS France
• Formation Compétences psychosociales et Groupe d'habiletés sociales en 2022 avec le CRAIF
• Formation ABA en 2022 avec Pyramide PECS France
• Le Trouble Oppositionnel avec Provocation en 2022 avec Neurodiff
• Résistance Non-Violente – méthode REACT en 2022 avec Neurodiff
• Snoezelen en 2022 avec Elodie Quere Eslade
• Programme d’Entraînement aux Habiletés Parentales ou programme Barkley en 2021 avec Neurodiff
• Comprendre, diagnostiquer et traiter le Burn out Parental. (certifiée et référencée par le Training Institute for Parental Burnout) en 2021
• Six Bricks (niveau 1 et 2) activités ludopédagogiques et éducatives avec des DUPLO® en 2021
• Approche systémique et approfondissement en 2021 avec Elantiel
Ma contribution au blog de Sébastien Henrard
Trop souvent, si ce n’est à chaque début d’accompagnement, les parents décrivent le poids du regard de leur entourage qui est porté sur eux en tant que premiers éducateurs de leur enfant.
« On nous dit qu’on élève mal notre enfant », « Sers-lui la vis et ça ira », « les gens nous regardent comme si notre enfant nous menait par le bout du nez » …
Ces parents sont souvent confrontés à un regard social très critique.
Autant de paroles qui laissent chez ces parents des traces douloureuses dont ils se souviennent longtemps mais qui influenceront aussi leur façon d’être avec leur enfant.
Comme pour des parents d’enfant neurotypique, les parents sont soumis au regard de la société, regard que bon nombre de parents sentent jugeant. Il faudrait semble-t-il être « un parent parfait », celui qui prendra la plus jolie photographie de famille, tous les membres allongés dans l’herbe, le cheveu discipliné, arborant un sourire franc, photo que le « parent parfait » diffusera en masse sur les réseaux et à l’entourage. Ce cliché, reflet d’un instant T, résonnera chez nos parents d’enfant avec TDAH comme le coup de grâce.
Eux, parents d’un enfant un peu trop remuant, un peu trop colérique, s’en veulent d’avoir raté quelque chose, d’avoir un enfant qui ne tient pas en place, qui refuse d’être coiffé quand eux le peuvent (ou le veulent) ou qui traine le matin alors que tout le monde se presse. Ils se demandent alors s’ils en ont fait assez, s’ils font bien. Alors sous le poids de ce jugement, ils vont changer de stratégie éducative mais cela ne fonctionnera pas mieux et ils s’enfonceront dans la dépréciation de leurs propres compétences parentales. La culpabilité grandissante leur fera perdre toute objectivité.
N’oublions pas que la gestion du quotidien représente un défi pour nos parents ! Ils boostent leur enfant, rappellent constamment, répètent mille fois. Ils s’épuisent. L’énergie vient à manquer et les cris remplacent les répétitions. La lassitude remplace l’envie de passer du temps avec cet enfant, le quotidien deviendra mécanique peu propice à une évolution positive de l’enfant.
Poids du regard de la société encore : l’incompréhension de la communauté éducative scolaire. L’enseignant ne va pas longtemps supporter cet enfant remuant, il enverra les parents consulter un psychologue ou bien, il rédigera un signalement. Parfois même, il ne s’intéressera pas à l’enfant dans la lune à côté de la fenêtre, laissant les parents dans un vide. Ils sentent bien, eux, que quelque chose ne va pas mais l’enseignant leur dit que l’enfant va murir, qu’il ne faut pas s’inquiéter et le temps passera.
On leur dit qu’ils sont « trop laxistes » ou qu’ils sont « trop durs ».
Souvent, conséquence du signalement mais aussi parfois parce que les parents ont pris le risque de demander de l’aide à des services institutionnels de soutien à la parentalité, ils vont être accompagnés par des professionnels, non avertis, qui reprendront l’histoire du couple, de la naissance de l’enfant, la relation entre la mère et l’enfant ou l’absence du père sur une période (ou inversement).
Demander de l’aide, est-ce encore possible finalement ? Cela ne représente-t-il pas un danger supplémentaire ? Les familles se livrent à nous, professionnels connaissant ce trouble. Face à des professionnels non avertis, les réponses à leur question se font plus rares que les remises en question de chaque membre du couple ou que la recherche de culpabilité chez l’un ou l’autre des parents.
Dans certaines situations, les familles demandent que la mesure prenne fin. Malheureusement, cela est ressenti par les professionnels comme un nouvel « abandon » d’un cheminement. Et les jugements perdurent.
En réalité, les parents ont seulement cheminé de leur côté et à force d’errance, ils arrivent sur des pistes et sont aiguillés vers les professionnels qui leur proposeront la psychoéducation et la guidance parentale pourtant recommandée en 1ère intention par la Haute Autorité de Santé.
Ils vont enfin croiser la route de professionnels qui vont leur expliquer que les difficultés viennent d’un trouble neurodéveloppemental et non d’un dysfonctionnement éducatif imputable aux parents. Le regard posé sur eux ressemblera à la compassion, la solidarité et la valorisation de leurs efforts.
Vous l’aurez compris, accompagner les parents c’est commencer par réparer la confiance en leurs compétences parentales. C’est entendre qu’ils ont été malmenés. Puis il faudra leur demander à nouveau un peu d’énergie pour démarrer la guidance qui demande une bonne implication pour obtenir des résultats pérennes.
Au cabinet, nous faisons le choix de recevoir ponctuellement plusieurs familles pour des temps informels de rencontre. A bâtons rompus, elles vont discuter d’un vécu, d’un regard, d’une situation. Ces temps sont précieux, il n’y pas d’autre enjeu que celui de prendre une soirée pour soi et discrètement se dire « je ne suis pas seul ». Ces soirées sont difficiles à clore, pour les familles car ces moments sont rares, et pour nous, professionnels, car en un coup d’œil, nous les voyons respirer. Ces soir-là, les parents font des liens entre ce qui leur a été évoqué en guidance ou à l’issue d’une séance individuelle avec l’enfant, mais aussi ces soir-là, ils ont le droit de craquer. Craquer sans craindre le jugement, sans regarder tout autour.
Nous sommes en 2025, la stratégie gouvernementale TND est en cours … et les parents sont seuls.