arrivée aux Açores le 2 juillet

Ça y est Belissima est arrivé en Europe ! Nous ne sommes plus qu'à une dizaine de jours des côtes françaises.

Suivant le proverbe : " il vaut mieux profiter du moment présent et ne pas remettre à demain ce que nous pouvons faire maintenant", nous décidons cet été de visiter l'archipel des Açores, composé de 9 îles, chacune ayant ses particularités.

Nous vous invitons à partager nos sensations sur ces îles liées depuis le XVème siècle avec le Portugal.

Mais avant, petite vidéo sur cette traversée calme, quelquefois musclée...

C’est au petit jour du 2 juillet 2019 que nous venons ancrer dans la baie de Lajès das Flores, bien abrités derrière le grand môle.

Notre première impression nous rappelle l’environnement de l'île de Ste Hélène : l’eau est d'un bleu profond et des falaises nous surplombent. Mais ici la végétation envahit les falaises où nichent également une multitude de sternes, de goélands et de puffins cendrés.


Puffin cendré
Puffin cendré

Chacune des 9 îles est définie par une couleur :

Florès l’île JAUNE...

Elle tiendrait ce nom des fleurs jaunes aujourd'hui disparues, qui la recouvraient lors de sa découverte.

Notre vision de Florès est plutôt tout en bleu en raison des hortensias partout présents dans l’île et en pleine floraison. Nous n'en croyons pas nos yeux : toutes les routes sont bordées d'hortensias bleus parfois mêlés de petites roses roses. Les champs sont délimités par des murets de pierres sèches recouverts d'hortensias géants. "Cela empêche les vaches d'aller voir chez le voisin" nous dit un habitant de Flores qui parle très bien le français.

Aujourd'hui, le jaune serait plutôt celui des longoses, fleurs jaunes dont les feuilles ressemblent à celles des canas mais qui font partie de la famille des gingembres. Plante invasive, elle est la hantise des Açoriens qui la coupent régulièrement le long des sentiers de randonnée.

Florès, la plus ouest de l’archipel, est sans doute la plus belle en cette saison.

Florès, comme ses soeurs, est une île volcanique et les randonnées pédestres attirent les touristes. Les cratères d'anciens volcans sont couverts de végétation et renferment des lacs majestueux.

La végétation endémique est encore présente notamment avec les dragonniers dont la résine rouge sang, le fameux "sang dragon", est utilisé depuis l'antiquité pour ses vertus médicinales. Leur présence est signe d'absence de pollution.

Le temps couvert et la météo générale ne nous permettent pas d'aller à Corvo la toute petite île juste au nord de Florès. Il convient de profiter de cette île avec du beau temps et du soleil.

Corvo
Horta et ses façades d'églises orientées vers le large sur l'île de Faial

Nous naviguons donc vers l'île de Faial et son port d'anthologie des navigateurs : Horta.

Faial l'île BLEUE...

Bleue à cause des hortensias... arrivant de Flores, nous les trouvons beaucoup moins en fleur.

Les couleurs sont surtout sur les quais : chacun y va de ses pinceaux et de ses peintures pour laisser une trace de son passage. Nous retrouvons les marques de bateaux amis Uhambo (2016) et 3 Epices (2018) notamment. Nous n'y laissons pas la nôtre : Rémi n'est pas inspiré !

Un détour au Peter's Bar est incontournable pour boire un gin tonic ou la bière locale : tout est à 1€.

Au sud d'Horta, le petit village de Porto Pim, sa plage et son musée sur la pêche aux cachalots est un petit monde à part. Et de partout où l'on se tourne nous voyons le Mont Pico belvédère de l'île voisine PICO (plus haut sommet du "Portugal" 2153m) !

Le temps étant toujours très beau nous décidons de parcourir l'île de Faial : en son centre, 2h30 de marche nous permet de faire le tour du Cabeço Gordo, la grande Caldeira, point culminant de Faial (1043m).

A l'ouest, nous découvrons le paysage spectaculaire et lunaire du volcan de Capelinhos qui s'est formé en 1957 en l'espace de 6 à 12 mois.

Le site est grandiose et le musée très moderne en sous-sol, bien intégré dans le paysage, est très intéressant.

En revenant par la côte ouest nous faisons un arrêt au Morro De Castelo Branco, promontoire de roche blanche que nous avions longé en arrivant à Faial.

Nous profitons d'une météo toujours très favorable pour aller passer une journée sur l'île de Pico toute proche. Nous prenons le ferry et parcourons l'île en voiture. Les 1100m de dénivelée pour atteindre le sommet ne sont plus pour nous...

Pico l'île NOIRE...

Pico est différente encore : son sol est presque entièrement recouvert de lave noire, d'où son surnom d'île noire. Dans les champs très caillouteux ,seules les vaches y trouvent leur compte.

Dans les bas de Pico, à l'ouest autour de Madalena, nous découvrons les fameux vignobles qui se sont développés depuis toujours en donnant au paysage un aspect bien typique du lieu. A l'intérieur des murets de pierres sèches se forme un micro climat. La chaleur est retenue par la noirceur de la pierre et se répand pendant la nuit. Les Picarotos (habitants de Pico) en extraient entre autre, leur fameux vin blanc Terras de Lava et leur vin rouge le Basalto.

La route du milieu qui domine l'île, sillonne dans les collines.

Les îles de Pico et Sao Jorge sont toutes proches et de retour à Horta, nous partons pour la marina de Velas sur l'île de Sao Jorge. Les formalités d'entrée et sortie doivent être faites à chaque île. Nous comprenons que c'est plus une formalité de sécurité qu'une contrainte paperassière. Si les formalités sont simples même pour notre arrivée aux Açores (et gratuites), nous avons payé à Horta 70€ aux Phares et Balises !!!, somme que d'autres bateaux rencontrés plus tard n'ont pas eu à débourser ! Mystère...

Sao Jorge l'île MARRON...

En venant vers l'île de Sao Jorge depuis Horta nous rencontrons des quantités de puffins cendrés qui passent la journée en mer soit en vol soit réunis en bande sur l'eau.

Nous rentrons directement dans la petite marina de Velas qui accueille un grand nombre de voiliers.

Nous découvrons, à la nuit tombée, les cris surprenants des puffins cendrés qui viennent passer la nuit sur les falaises qui surplombent la marina.

Nous démarrons la visite de l'île de Sao Jorge par la pointe ouest, la Ponta dos Rosais. Son phare est éteint depuis longtemps mais il subsiste toujours un poste de vigie des cétacés, cachalots et baleines à bosse, qui transitent dans le "canal" entre Sao Jorge et Pico. Rien en vue ce jour là, mais les rochers sont superbes.

Le temps est nuageux et la brume envahit les hauteurs de Sao Jorge ce qui ne nous empêche pas de grimper en haut du Pico Esperança (1053m), point culminant de l'île, et attendre le moment favorable pour photographier... le Mont Pico !


En redescendant, Sylvie veut assister à la traite du soir en alpage : José-Manuel rencontré sur le chemin nous fait ce plaisir...

Sao Jorge est réputée pour ses fromages de vache et nous en faisons provision à la coopérative de Beira (l'une des trois fromageries de l'union coopérative - Beira, Lourais, Topo).

A l'autre bout de Sao Jorge, la pointe la plus à l'est, la Ponta do Topo dispose d'un phare encore en activité. Au large, la petite île de Topo accueille en saison les vaches qui viennent brouter son herbe après avoir franchi le passage à la nage ! Incroyable !

Mais l'intérêt majeur de l'île de Sao Jorge sont ses fajas que l'on trouve surtout sur les côtes sud et nord : paysages de falaises abruptes et spectaculaires au pied desquelles nous découvrons des plaines agricoles (fajas) développées autour de petits villages difficiles d'accès parfois. Les cultures de maïs, tarots, bananes, vignes et café sont toujours surprenantes au milieu des carrés de murs de pierre de lave. La Faja Dos Vimes sur la côte sud et les fajas Dos Cubres et de Santo Cristo sur la côte nord comptent parmi les plus belles. Elles font l'objet de superbes randonnées, parmi les plus belles des Açores.

De Velas nous n'avons que 35 milles à parcourir pour rejoindre Praia (Sao Mateus) le port à l'est de l'île de Graciosa. Quand nous passons au large de la pointe nord de l'île de Sao Jorge, la Ponta Dos Rosais, nous prenons bien conscience de sa forme : longue falaise évoquant un grand navire immobile au milieu de l'Océan.

Le vent est fort dans le canal (passage entre les 2 îles) et nous nous faisons bien secouer pendant quelques heures.

Graciosa l'île BLANCHE... à suivre sur notre prochaine page