Dans les années 2000 en Suède, un mystérieux phénomène se produit : les enfants de demandeurs d’asile deviennent subitement apathiques, se murant dans un silence incompréhensible et refusant de s’alimenter. Des rumeurs commencent alors à circuler : peut-être que la nouvelle politique d’immigration est en cause, mais peut-être aussi que ces enfants simulent ou bien que leurs parents les droguent. Tout en menant une enquête haletante sur ce fait divers, Jonas Hassen Khemiri compose un texte partition pour une trentaine de personnages tendant vers l’universel. Avec humour et autocritique, il ausculte la méfiance envers l’étranger et nos mauvaises consciences européennes ayant troqué la tradition des Lumières contre des réflexes crocodiliens de haine ou un lâche détournement du regard.
Des anti-héros racontent leurs luttes pour exister dans un système économique qui les broie, pour s’émanciper et trouver le levier à actionner qui leur permettra de monter dans l’ascenseur social. Une satire sociétale juste du début de notre 21e siècle, une réflexion acide sur le libéralisme qui sait néanmoins rester humaine.
Entre paradis et enfer, au purgatoire, un étrange tribunal siège.
Dans le train-train quotidien de ce curieux office, une idée va tout bouleverser et si on rejugeait Judas Iscariote ?
Dans cette comédie surprenante, de grandes figures de notre monde passeront à la barre pour livrer leur vérité.
« O gentilshommes, la vie est courte... Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »
- Sheakespeare (Henry IV)
Dans un monde bouleversé par les printemps révolutionnaires, alors que l’Europe est secouée par le retour des nationalismes et la radicalisation, Joël Pommerat interroge l’histoire de la Révolution française. Comment s’emparer de cette matière historique bouillonnante élevée au rang de mythe et éclairer ses liens avec notre présent ?
" On ne peut pas tout prendre sans donner un peu " affirme la prostituée Jacinta.
Le mépris de cet adage causera la mort du tyran, dévoré par le peuple de Fuente Ovejuna. C'est l'histoire d'une oppression et d'une révolte. Ca parle aussi des femmes, des hommes, de sexe, d'amour. C'est l'expression d'une âme collective, où la justice triomphe.
Adaptée d'une pièce célèbre de Lope de Vega, la fable de Fassbinder nous emporte dans une langue brutale et provocante dans cette comédie faite de chair, de sang, de sueur, de vie et de mort.»
"Comment faire le bien, quand tout est si cher ? demande Shen Té, la prostituée au grand cœur dans La Bonne Ame du Se-Tchouan" C'est à travers une fable truculente et foisonnante que Brecht pose les questions de la morale, du vivre ensemble, de la place de l'argent, de la pauvreté, de la générosité, de l'amour, du sens de la vie... Vaste programme !
Les 27 comédiens amateurs de l'ATUM nous entraînent avec enthousiasme dans cette aventure épique. »
UN DÉMOCRATE, c'est la vie (la vraie) et l'œuvre d'Edward Bernays, le double neveu de Freud, qui dans les années 20 à New York, invente les méthodes de manipulations des masses.
Julie Timmerman nous propose une traversée du XXème siècle, avec légèreté et humour. Nous découvrons avec l'histoire intime de Bernays, qui rejoint la grande histoire, combien ses théories sont ancrées dans nos sociétés. C'est la juxtaposition de chœurs s'adressant au public, de personnages d'aujourd'hui et des figures de la fable qui fait que le point de vue est actuel et nous concerne.
Lorsqu'ils sortent de scène, dans la coulisse, les acteurs de la troupe commencent leur vie, recommencent leur vie, leur vraie vie. Ils sont à nouveau eux-mêmes, c'est ce qu'ils veulent croire.
Comme chaque soir, toutes ces dernières années, cela ne s'est pas très bien passé. Ils sont fatigués, épuisés, déçus de la vie qu'ils mènent et peut-être devraient-ils renoncer ou partir vers de plus grandes villes pour tenter, à nouveau, sans les autres, une nouvelle aventure.
Mais nous fêtons un événement important, cette soirée est une soirée particulière. La fille aînée des patrons de la troupe se fiancera, dans les coulisses, avec le jeune premier de la fin de l'acte un. Elle l'épousera, ils seront chefs du théâtre, ils joueront le répertoire de la compagnie, contre tous les aléas de l'existence, les hôtels mal chauffés, le petit personnel agressif des salles des fêtes de province et l'indifférence narquoise du public et des enfants imbéciles.
Demain, nous fuirons, mais ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d'autre.