NOTRE VISION DU LIEU

Passez la porte d’Orléans, découvrez le Beffroi, face à la mairie de Montrouge, empruntez ensuite une belle avenue bordée d’arbres, d’un square, au bout de laquelle la place Jean Jaurès annonce l’Atelier des Jardiniers. Feu quartier de la brique, où une usine au 11 rue Paul Bert assembla des hélices d'avion puis les grosses cylindrées de la Garde Républicaine de l'ère gaullienne, les fameuses Ratier, le quartier Jean Jaurès se construit en résidences et en entreprises.

La journée se lève, la brigade s’affaire en cuisine, les livreurs se pressent, on leur offre le café. Midi sonne, les salariés des entreprises du quartier passent commande au comptoir, certain-e-s ont même leur serviette, ce sont des Oeuvriers, les membres de la communauté de l’Atelier des Jardiniers. Ils aident à la réparation de l’électro ménager, de leur lave-vaisselle ou font du soutien scolaire.

Sous la verrière, brillent des plantes généreuses, secondées dans leur effort de verdure par les fresques de Fabrice Hybert et un aménagement simple, pop et pratique. Le service de midi terminé, la cantine laisse place à un atelier d’une association ou à une présentation d’une innovation sociale avec le Living Lab. Sur les toits, les panneaux photovoltaïques produisent tranquillement près de 60% de la conso électrique de l’Atelier.


L’apéro se fait entendre, on se presse devant le long comptoir, qu’un financement participatif a permis de faire étincelant et gravé aux noms des commanditaires. Au fourneau, le chef envoie pizzas, soupes bio, salades de saison et planchas de grillades. Il y a de la musique, Mozart alterne avec Coltrane et Christine and the Queen. Cela n’a pas l’air de déplaire au club de rugby de Montrouge, bien content de se régaler au “pays”. D’autres se défoulent sur les vélos pour battre le score de KW maison, le sport est ici électrique, sauf les cours de Cosmic Yoga, qui feront baisser la pression.

Avant de partir, on “zyeute” le tableau général, il y a appel à projets pour les musiciens en herbe pour jouer au brunch du week-end. Il paraît qu’il y a du beau monde qui vient. On ne sait jamais.