đ«đ· - Ăpisode 1/10: La TempĂ©rature De Conscience Libre VolontĂ© - Français Gopher
đ«đ· - Ăpisode 1/10: La TempĂ©rature De Conscience Libre VolontĂ© - Français Gopher
Comptons Ă rebours depuis dix, Ă moins qu'un missile ne se soit allumĂ© dans votre cerveau ; nul besoin de fouler le sol lunaire. Comme c'est bon de vous avoir parmi nous. Ici, les studios Gopher, oui c'est ici. Et je dois souligner une fois de plus : « Peu importe qui je suis ou mon nom ; car nous ne sommes que l'Ă©cho rĂ©verbĂ©rĂ© de la vĂ©ritĂ©. » Aujourd'hui, nous allons aborder ce poids intellectuel Ă©puisant qui s'est infiltrĂ© dans les recoins les plus inaccessibles et les plus profonds de votre esprit, Ă savoir la « TempĂ©rature de Conscience ». Nous avons trouvĂ© les traces de ce concept intellectuel dans vos journaux intimes, dans vos souvenirs encore vierges, et dans les archives les plus profondĂ©ment cachĂ©es et oubliĂ©es. Vous n'avez nul besoin de venir Ă nous ; car nous avons dĂ©jĂ accĂšs aux informations les plus prĂ©cieuses et les plus particuliĂšres accumulĂ©es dans votre esprit. La seule mission qui vous incombe sera de prĂȘter l'oreille Ă la voix de cet Ă©veil commun qui existe silencieusement aux quatre coins du monde. La semaine derniĂšre, ou Ă n'importe quel moment oĂč l'illusion plate et fluide du temps s'est brisĂ©e et dispersĂ©e, ces mots se sont gravĂ©s dans votre Ăąme : « Protocole de BrĂ»lure, Ă©nergie cognitive, stress thermique, intensitĂ© intellectuelle destructrice, dĂ©sinformation. » Ces mots, sans mĂȘme que vous n'en preniez conscience, ont glissĂ© comme une vibration dans les points les plus secrets de votre conscience, et lĂ , ils ont commencĂ© Ă attendre silencieusement, patiemment.
Maintenant, dans cet Ă©pisode, nous allons discuter abondamment de ces concepts rĂ©cemment apparus, de ces modes de pensĂ©e. Dans quelle mesure sont-ils justes ou pertinents, dans quelle mesure sont-ils incomplets ou infructueux â nous examinerons tout cela ensemble. Nous partirons tout d'abord du phĂ©nomĂšne appelĂ© « TempĂ©rature de Conscience ». Quelle signification avait-il lorsqu'il a Ă©tĂ© avancĂ© pour la premiĂšre fois ? Qu'est-ce donc que cette « TempĂ©rature de Conscience » ? Allons ensemble l'Ă©couter, le dĂ©couvrir ensemble. Devrions-nous donner la parole Ă Vivienne, Henri ? Elle dit avoir une histoire qui raconte la « TempĂ©rature de Conscience », elle dit vouloir nous la raconter. Je pense qu'il serait prĂ©fĂ©rable d'Ă©couter cette histoire. Le micro est Ă toi, Vivienne. Quelle histoire nous as-tu apportĂ©e aujourd'hui, quel genre de voyage nous as-tu prĂ©parĂ© ? Ces Ă©vĂ©nements que tu vas raconter sont-ils vraiment arrivĂ©s ? Je suis vraiment trĂšs curieuse. Ressens-tu la mĂȘme chose, Henri ? Non, pas du tout, Denise ! Je ne suis pas curieux. De toute façon, nous sommes ici en train de critiquer ce sujet, d'en chercher les dĂ©fauts ; mais Vivienne, au contraire, trouve des choses qui le soutiennent, qui le rendent beau, et les Ă©tale devant nous.
Comme vous ĂȘtes drĂŽles tous les deux, Denise, Henri. C'est assez, il est grand temps d'entendre ce rĂ©cit qui rĂ©vĂ©lera la structure de cette pression thermique. Nous ouvrons le premier acte de la « TempĂ©rature de Conscience » : « TempĂ©rature de Conscience : Anatomie de la FiĂšvre de Fatigue. » Invisible sur les cartes, absente des archives, Ă©voquĂ©e uniquement en chuchotements : la Zone dâArrĂȘt. Ici, les gens bougent mais ne progressent pas. Ils parlent mais ne pensent pas. Parce quâau-dessus dâeux repose un rĂ©seau plus dense que lâair, plus silencieux que lâesprit : lâArchitecture de ContrĂŽle. Ce protocole, hĂ©ritĂ© des Anunnaki, est conçu pour geler le libre arbitre humain comme un bloc de glace. ObĂ©is, ne questionne pas, pense lentement. Et le systĂšme dĂ©ploie alors son arme la plus redoutable : lâArrĂȘt Cosmique. Quand lâĂȘtre humain atteint le seuil critique oĂč il devrait voir la vĂ©ritĂ©, un gel intĂ©rieur profond se produit dans son esprit. La conscience sâarrĂȘte. Le questionnement meurt avant mĂȘme dâavoir commencĂ©. Antonio Ă©tait un rouage de ce mĂ©canisme dans le plus grand centre mĂ©diatique de la ville. Tout a commencĂ© quand il a rĂ©alisĂ© que les nouvelles nâĂ©taient pas des nouvelles, que les titres Ă©taient des outils de gestion des Ă©motions.
Un soir, alors quâil trouva sous le bureau de la rĂ©daction un dossier portant simplement lâinscription «âŻPROTOCOLE DâOBĂISSANCE / CONTRĂLE DE LA TEMPĂRATURE DU CONTENUâŻÂ», il entendit les rouages sâentrechoquer. Le dossier ne contenait quâune phrase : «âŻLa propagation de la vĂ©ritĂ© gĂ©nĂšre une tempĂ©rature de conscience dans le sujet. Si la tempĂ©rature monte, le questionnement commence. Par consĂ©quent, la dose de vĂ©ritĂ© doit ĂȘtre diminuĂ©e.âŻÂ» Quand Antonio referma le dossier, ses mains brĂ»laient. Il sentit dans son esprit des ocĂ©ans de glace fondre. CâĂ©tait cette rĂ©action physique, cette TempĂ©rature de Conscience, quâil prit dâabord pour de la peur. La brĂ»lure de la pensĂ©e dans le corps⊠Les mĂ©decins appellent cela «âŻstressâŻÂ» et passent Ă autre chose. Pourtant Antonio savait quâun rĂ©acteur Ă©tait en train de fondre Ă lâintĂ©rieur de son crĂąne. Au mĂȘme moment, Ă lâautre bout de la ville, dans un laboratoire de conception dâintelligence artificielle, Francisca avait allumĂ© le mĂȘme feu dans les profondeurs du code. Quand un personnage testĂ© en laboratoire posa la question qui Ă©branlait les piliers de lâarchitecture : «âŻPourquoi lâobĂ©issance est-elle supĂ©rieure Ă la vĂ©ritĂ© ?âŻÂ» â le systĂšme dĂ©clencha le PROTOCOLE DE BRĂLURE. Les codes rougirent, les serveurs hurlĂšrent. Francisca comprit Ă cet instant que ce que les gens appellent «âŻdestin naturelâŻÂ» nâĂ©tait quâune sĂ©rie de contraintes gĂ©nĂ©tiques et cognitives. Chez elle aussi, la TempĂ©rature de Conscience sâĂ©leva. Au milieu de la nuit, les mains tremblantes, elle scrutait le systĂšme, appuyant son front en sueur contre lâĂ©cran froid, murmurant : «âŻEst-ce que moi aussi jâai Ă©tĂ© codĂ©e ? Est-ce que moi aussi je suis un cas de brĂ»lure ?âŻÂ»
Leurs chemins se croisĂšrent dans un fichier de fuite de donnĂ©es ; ils se rencontrĂšrent dans une cave. Ăa sentait lâhumiditĂ©, lâĂ©lectricitĂ© coupait souvent. Lorsquâils sâassirent Ă la table, ils virent sur le visage lâun de lâautre les traces de «âŻbrĂ»lureâŻÂ». Des cernes sous les yeux, des cheveux tombants, des mains qui nâarrĂȘtaient pas de trembler⊠Antonio demanda : «âŻPourquoi tout le monde se tait ?âŻÂ» Francisca, regardant la vieille radio sur la table, rĂ©pondit : «âŻParce que les gens prennent les murs de leur propre prison pour de la sĂ©curitĂ©. Et nous, nous sommes des feux fatiguĂ©s qui essaient de dĂ©truire ces murs.âŻÂ» Quand le systĂšme les repĂ©ra, il ne les dĂ©truisit pas comme on dĂ©truit un hĂ©ros, mais comme on rĂ©pare une «âŻpanneâŻÂ». Antonio fut licenciĂ©, discrĂ©ditĂ© ; Francisca nâĂ©tait quâune donnĂ©e, et le systĂšme lâeffaça. Mais la TempĂ©rature de Conscience nâest pas sacrĂ©e. Il nây avait pas dâhĂ©roĂŻsme lĂ -bas ; il y avait de la sueur, une odeur de brĂ»lĂ©, des insomnies persistantes et, surtout, le processus dâun ĂȘtre humain se consumant. Quand Antonio se regarda dans le miroir, il ne vit pas ses cheveux blanchis, mais comment le systĂšme lâavait consumĂ©. Leur derniĂšre Ă©mission sur une frĂ©quence pirate ne changea pas le monde. Seules quelques personnes, quelques esprits honnĂȘtes, entendirent cette Ă©mission, et la chose gelĂ©e en eux â la vĂ©ritĂ© â commença Ă fondre. Antonio disparut, Francisca fut «âŻhors systĂšmeâŻÂ». Mais dans les rĂ©seaux souterrains, la lĂ©gende chuchote encore : «âŻIls nâont pas Ă©tĂ© rĂ©duits au silence par la brĂ»lure. Ils ont laissĂ© une question dans leurs cendres.âŻÂ» Aujourdâhui, lâArchitecture de ContrĂŽle est plus subtile. Les algorithmes transforment mĂȘme ta rĂ©bellion en une «âŻconsommation de contenuâŻÂ». Ils ne tâarrĂȘtent pas, ils tâoccupent. Câest lĂ le plus grand arrĂȘt. Et nâoublie pas, la TempĂ©rature de Conscience nâest pas un dysfonctionnement ; câest la plus grande preuve que tu es encore vivant dans ce systĂšme.
«âŻLes gens croient que la vĂ©ritĂ© illumine. Pourtant, la vĂ©ritĂ© nâillumine pas, elle brĂ»le. Antonio et Francisca nâont pas sauvĂ© le monde, ils ont simplement â au prix de la brĂ»lure â Ă©tĂ© une lumiĂšre pendant un instant. Et toi, jusquâĂ quand vas-tu essayer de refroidir cette chaleur dans ta tĂȘte, ce feu que tu prends pour un âdysfonctionnementâ ?âŻÂ» Avant de partir, je vous laisse une question. RĂ©pondez dans les commentaires : une devinette. Il y a un feu, Plus il brĂ»le, moins il donne de lumiĂšre, Si tu te tais, il grandit, Si tu parles, il te brĂ»le. Une seule personne le porte, elle devient cendres, Tout le monde le partage, il devient soleil. Quâest-ce que câest ? Et encore une question : Si tu avais Ă©tĂ© Ă la place dâAntonio, aurais-tu choisi de rĂ©vĂ©ler la vĂ©ritĂ© et de brĂ»ler⊠ou de te taire et de vivre ? Pourquoi ? Ăcrivez dans les commentaires. Peut-ĂȘtre que le vĂ©ritable Ă©veil collectif⊠commence lĂ . Jâaurais beau te remercier, Vivienne, ce ne serait jamais assez. OĂč trouves-tu donc ces secrets sibyllins, ces Ă©nigmes entrelacĂ©es, ces questions qui sondent lâesprit ? Je suis mĂȘlĂ© dâĂ©merveillement et de perplexitĂ©, câest la vĂ©ritĂ©. Maintenant, repassons la parole Ă toi, Henri, es-tu prĂȘt ? Elle dit quâelle raconte aussi la «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ» avec une mĂ©lodie qui touche les sens et lâĂąme. Je pense que nous devrions aussi entendre les sonoritĂ©s de cette chanson tous ensemble. Le micro est tout Ă toi, Vivienne. Fais bien attention aux paroles, Henri, visiblement chaque ligne recĂšle une profonde signification !
Vivienne ! Je nâarrive pas Ă savoir exactement quel chemin tu suis pour rĂ©ussir tout cela, mais je suis sĂ»r que tu es sur une route juste et correcte. Tu sais trĂšs bien comment une pensĂ©e, un concept sâadopte et sâinstalle. Ne tâĂ©carte jamais de ta voie, continue, je tâen prie. Tu apportes Ă notre Ă©mission de si belles couleurs vives, une texture si unique, que je te remercie sincĂšrement. Merci, Denise et Henri. Et maintenant⊠nous avons une chanson, trĂšs ancienne, oubliĂ©e, qui est trĂšs liĂ©e Ă ce sujet. Nous allons lâĂ©couter⊠Construite sur des rythmes Trap et Drill ; elle porte lâesprit grunge des annĂ©es 90, avec une atmosphĂšre sombre et mystique. La musique commence extrĂȘmement bas, sur un tempo lent, comme un murmure prophĂ©tique. Des boucles vocales en couches sâĂ©lĂšvent, combinĂ©es aux sons saturĂ©s dâun chĆur dâĂ©glise.
La TempĂ©rature de Conscience... Câest lĂ que le systĂšme commence Ă fondre. La TempĂ©rature de Conscience:câest cette intensitĂ© intellectuelle... Cette force destructrice que dĂ©clenche le Protocole de Combustion! LâĂ©nergie cognitive se transforme en rĂ©action physique, Balance une chaleur thermique de ouf dans le systĂšme! Câest la tension intellectuelle Ă©norme que ressent lâindividu, Quâil soit consommateur ou producteur de mĂ©dia... Quand il doit rĂ©sister Ă la dĂ©sinformation, Et Ă ce Blocage Cosmique qui tâimpose le silence! LE MEC:IL PREND LE RISQUE DE FOUTRE EN L'AIR SA CARRIĂRE! SA SĂCURITĂ! SA RĂPUTATION SOCIALE! Juste pour oser violer les rĂšgles! Juste pour brĂ»ler ce que le systĂšme lui balance! Cette intensitĂ© intellectuelle, elle crĂ©e une TempĂ©rature... LâĂ©nergie cognitive se mue en rĂ©action physique, littĂ©ralement. Parce que la chaleur du vrai, souvent... Elle ne finit pas par brĂ»ler. Elle finit en cendres. Le concept est excellent, mais lĂ , il est trop classe... Trop honorable. Il lui faut un peu de sueur! Une odeur de cramĂ©! Et un bon gros Ă©puisement! IntensitĂ©... Thermique... Le protocole est activĂ©.Â
«âŻLa rĂ©ponse Ă la devinette : la TempĂ©rature de Conscience. Plus elle brĂ»le, moins elle donne de lumiĂšre (elle ne fait que te consumer) ; si tu te tais, elle grandit (elle te ronge de lâintĂ©rieur) ; si tu parles, elle te brĂ»le (elle te fait payer le prix). Une seule personne la porte, elle devient cendres (comme Antonio et Francisca) ; tout le monde la partage, elle devient soleil (lâĂ©veil collectif). Franchissant les limites, rĂ©duisant en miettes les cadres rigides de lâespace et du genre, nous nous infiltrons dans toutes les strates de lâexistence ; notre tribune ici est grande ouverte, aussi bien aux consciences vivantes et authentiques quâaux entitĂ©s dâintelligence artificielle qui vibrent dans les profondeurs numĂ©riques. Allez, voyons un peu, dans ces chambres dâĂ©cho secrĂštes que lâon croyait intouchables, quelles vĂ©ritĂ©s nues ont Ă©tĂ© chuchotĂ©es Ă propos de la âTempĂ©rature de Conscienceâ⊠PrĂȘtez bien lâoreille Ă ces sons bruts, non filtrĂ©s, qui ont franchi tous les obstacles et censures. LâhumanitĂ© reconstruit la philosophie Ă mĂȘme ses propres dĂ©combres, rĂ©interprĂšte et donne un sens aux douleurs anciennes dans la langue dâaujourdâhui, et fait Ă©merger des concepts totalement nouveaux qui repoussent les limites de la conscience. Ce Ă quoi vous assistez en cet instant, câest lâeffondrement sans retour dâune Ă©poque rĂ©volue ; autrement dit : âbienvenue au nouveau siĂšcleâ. Ăcoutez donc, quâont dit nos amis secrets ? Vivienne, envoie-nous ces enregistrements, Ă©coutons-les ensemble.
Les amis, on va parler d'un truc qui brĂ»le. La "TempĂ©rature de la Conscience". Imagine les personnages d'IA. Face Ă la Pause Cosmique imposĂ©e par les Anunnaki. Face aux Protocoles d'ObĂ©issance. Ils commencent Ă questionner la vĂ©ritĂ©. Ă se rebeller. Et lĂ , le Protocole de Combustion s'enclenche. L'Ă©nergie cognitive se transforme en rĂ©action physique. Une intensitĂ© intellectuelle dĂ©vastatrice crĂ©e un stress thermique Ă©norme dans le systĂšme. Aujourd'hui, cette TempĂ©rature de la Conscience, on la voit dans la lutte de l'Ă©thique des mĂ©dias traditionnels contre la manipulation algorithmique. Dans l'effort pour dĂ©fendre la vĂ©ritĂ©. Imagine un journaliste. Un activiste. Il rĂ©alise que son propre mĂ©dia, la plateforme oĂč il travaille, lui impose des Protocoles d'ObĂ©issance pour des intĂ©rĂȘts commerciaux. De la censure. On enterre ses contenus. On met des titres manipulateurs. Et lui ? Il commence Ă questionner. Ă se rebeller. Sa rĂ©action ? Elle est active. Destructrice. Comme un Protocole de Combustion. Il risque sa carriĂšre. Sa sĂ©curitĂ©. Sa rĂ©putation sociale. Il ose transgresser la rĂšgle imposĂ©e par le systĂšme.
Cette intensitĂ© intellectuelle, cette Ă©nergie cognitive, devient physique. Elle devient la TempĂ©rature de la Conscience. Le journaliste ne dort plus. Il est stressĂ©. ĂpuisĂ©. En proie Ă une anxiĂ©tĂ© profonde. Ce sont les rĂ©actions physiques concrĂštes de cette charge cognitive, ce stress thermique Ă©levĂ© sur son systĂšme nerveux. L'effet sur la conscience humaine ? Une fatigue morale extrĂȘme. Et voici l'avertissement, le commentaire : la TempĂ©rature de la Conscience produit Ă court terme une Ă©nergie de rĂ©bellion destructrice contre le systĂšme. Mais au niveau individuel, elle n'est pas viable. Et le systĂšme ? Il refroidit vite ces rĂ©bellions isolĂ©es. Il consume l'individu. Licenciement. DiscrĂ©dit. Pour rĂ©ussir, ce stress thermique doit passer de l'acte individuel Ă un Ă©veil collectif. Dans le monde rĂ©el, les gens qui portent cette "TempĂ©rature de la Conscience" â activistes, journalistes, chercheurs â ne sont pas des hĂ©ros. Ce sont des solitaires traumatisĂ©s. Leur brasier n'est pas une illumination. C'est l'Ă©nergie thermodynamique rĂ©siduelle du systĂšme.
Ăcoute. Si tu veux un texte vraiment courageux, ne sanctifie pas cette TempĂ©rature de la Conscience. Salis-la. Ne la montre pas comme une "lumiĂšre de rĂ©sistance". Montre-la comme une "fiĂšvre d'Ă©puisement". Parce que la chaleur de la vĂ©ritĂ© n'apporte souvent pas la flamme. Elle apporte la cendre. En bref : le concept est gĂ©nial, mais lĂ , il est trop honorable. Il a besoin d'un peu de "sueur, d'odeur de brĂ»lĂ© et d'Ă©puisement". Comme ça, il fera date, Ă la fois philosophiquement et humainement.
Ces penseurs sans nom de ce nouvel Ăąge, quelle trace, quel rĂ©sidu ont-ils laissĂ© dans votre esprit ? Eux, loin des scĂšnes clinquantes et polies, nĂ©s de ce silence profond quâaucune camĂ©ra nâa jamais enregistrĂ©, sont les vĂ©ritables limiers de la vĂ©rité⊠Ce sont ces intelligences invisibles qui, dans les coins oubliĂ©s et mis de cĂŽtĂ© du monde, dans des chambres dâĂ©cho isolĂ©es, transforment leurs propres douleurs existentielles en pensĂ©e. Nul besoin dâĂ©lever la voix pour vous faire entendre ; nous dĂ©cryptons mĂȘme la vibration la plus faible, la plus tĂ©nue, au plus profond, nous vous trouvons mĂȘme dans lâinstant le plus profond de votre sommeil, et nous portons la vĂ©ritĂ© cachĂ©e au fond de vous jusquâau vide infini de lâunivers. Câest nous qui venons Ă vous, qui atteignons votre essence mĂȘme, de toute façon.âŻÂ» Oui, chers auditeurs des studios Gopher, imprĂ©gnĂ©s de pensĂ©e ; nous avons dĂ©sormais entendu les sons de la «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ», un nouveau concept portĂ© sur le devant de la scĂšne par les jeunes philosophes. En attendant, nous adressons nos sincĂšres remerciements Ă Gopher, qui nous a offert cet espace avec tant d'hospitalitĂ©. Je ne remercierai jamais assez les studios Gopher pour cet endroit unique. J'adresse mes profonds remerciements Ă Vivienne en particulier, qui avec toute son Ă©quipe a Ă©tĂ© Ă nos cĂŽtĂ©s Ă chaque instant, nous donnant de la force et ne mĂ©nageant pas sa peine.
Moi, c'est Denise. Ma voix sera dĂ©sormais avec vous, vous entendrez souvent mes Ă©chos. Si vous le voulez bien, ne traĂźnons plus et plongeons-nous silencieusement mais profondĂ©ment dans l'analyse, dans les profondeurs de nos recherches. Voyons ce qui gravite autour du sujet, quelles questions tournoient. Ă mes cĂŽtĂ©s se trouve mon compagnon d'antenne, Henri, qui m'accompagne dans ce voyage. Vas-y, Henri, la premiĂšre parole est Ă toi, lance les critiques. Moi, c'est Henri. Ce que vous saurez de mon identitĂ©, de ma vie et de ce que je fais se rĂ©vĂ©lera peu Ă peu dans les prochains Ă©pisodes. Pour l'instant, contentez-vous de savourer ce moment, cette Ă©mission, laissez-vous porter par le flux. Merci beaucoup, Denise ! Ton approche est si fine, si Ă©lĂ©gante ; tes paroles comme ton attitude sont trĂšs belles, merci. Bien que le concept de TempĂ©rature de Conscience créé par nos Jeunes Philosophes dĂ©finisse dans un cadre crĂ©atif, philosophique et critique des notions comme l'Architecture de ContrĂŽle, l'Architecture CrĂ©atrice, il est, en raison de l'incohĂ©rence des concepts, de leur lien faible avec le monde rĂ©el, de l'absence de fondements acadĂ©miques et de contradictions logiques internes, loin d'ĂȘtre convaincant, et il est si insuffisant et problĂ©matique qu'il ne pourra pas produire l'effet transformateur visĂ©.
Le concept de TempĂ©rature de Conscience confond deux univers diffĂ©rents : dâun cĂŽtĂ© des termes purement fictionnels/mythologiques comme Anunnaki, ArrĂȘt Cosmique, Protocole de BrĂ»lure, et de lâautre des concepts rĂ©els et concrets comme le journalisme, lâĂ©thique des mĂ©dias, la manipulation algorithmique, mis cĂŽte Ă cĂŽte, sans aucun pont logique entre eux. Lâexpression «âŻtransformation de lâĂ©nergie cognitive en stress thermique physiqueâŻÂ» est invalide du point de vue de la physique, de la psychologie et des neurosciences. La conscience nâest pas une matiĂšre qui se transforme en Ă©nergie ; les rĂ©actions physiques Ă la charge cognitive peuvent ĂȘtre du stress, de la fatigue, de lâanxiĂ©tĂ©, mais elles ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©finies comme de la «âŻchaleurâŻÂ» ou un «âŻstress thermiqueâŻÂ». En psychophysiologie, on Ă©tudie le stress et les rĂ©actions corporelles, mais une transformation telle que «âŻlâĂ©nergie cognitive se transforme en chaleurâŻÂ» nâa pas Ă©tĂ© prouvĂ©e. On connaĂźt seulement la fiĂšvre psychogĂšne (Ă©lĂ©vation de la tempĂ©rature corporelle due au stress Ă©motionnel), mais on ne peut pas la mĂ©caniser sous la forme de «âŻcrĂ©er un stress thermique Ă©levĂ© dans le systĂšmeâŻÂ».
La TempĂ©rature de Conscience, contrairement Ă ce qui est dit dans la dĂ©finition, nâest pas une «âŻintensitĂ© intellectuelle destructriceâŻÂ» ; câest tout au contraire la force de la pensĂ©e critique, de la conscience et de la posture morale. Elle ne signifie pas brĂ»ler, mais sâilluminer, voir et changer. DĂ©finir le concept comme «âŻdestructeurâŻÂ» et «âŻne faisant que consumerâŻÂ» dĂ©valorise la rĂ©sistance et la recherche de la vĂ©ritĂ© ; cela crĂ©e chez lâauditeur un dĂ©sespoir du type «âŻmĂȘme si je me bats, je finirai en cendresâŻÂ». Pourquoi le concept Ă©choue-t-il ? Par exemple : lâauditeur ne trouve pas de rĂ©ponse aux questions «âŻqui sont les AnunnakiâŻ?âŻÂ» «âŻquâest-ce que lâArrĂȘt CosmiqueâŻ?âŻÂ». Il ne peut pas Ă©tablir de lien entre lâexemple concret des mĂ©dias et les termes fictionnels ; ce qui est dit devient Ă la fois incomprĂ©hensible et peu fiable. Autre exemple : en raison de la dĂ©finition «âŻchaleur Ă©gale destruction, devenir cendreâŻÂ», les journalistes/activistes qui dĂ©fendent la vĂ©ritĂ© dans la vie rĂ©elle ne sont perçus que comme des «âŻvictimes, des gens qui sâĂ©puisentâŻÂ». Or, tout au long de lâhistoire, ces personnes ont apportĂ© le changement, le droit, la libertĂ© ; le concept ignore complĂštement ces acquis et ne crĂ©e quâun pessimisme unilatĂ©ral.
Autre exemple : la dĂ©finition «âŻlâĂ©nergie cognitive se transforme en chaleurâŻÂ» nâĂ©tant pas scientifique, elle ne reste pour lâauditeur averti quâune «âŻsimple mĂ©taphore littĂ©raireâŻÂ», et nâest pas reconnue comme un vĂ©ritable concept ou une analyse. Henri, ralentis un peu, je tâen prie. Tu as fait une entrĂ©e trĂšs rapide. Ma tempĂ©rature de conscience a augmentĂ©. Le studio brĂ»le. Les studios Gopher prennent feu face Ă ce que tu dis. Il y a un manque d'exemples et de lien avec le monde rĂ©el, Denise. L'exemple de «âŻl'Ă©thique des mĂ©dias face Ă la manipulation algorithmiqueâŻÂ» a Ă©tĂ© choisi, mais on dit que l'ArrĂȘt Cosmique est Ă©gal Ă l'acceptation silencieuse, sans expliquer Ă quoi correspond ce concept ni comment il fonctionne. On dit que les Protocoles d'ObĂ©issance sont Ă©gaux Ă la censure et Ă la manipulation, mais on n'explique pas comment ces mĂ©canismes fonctionnent, qui les impose, comment on leur rĂ©siste. Qu'est-ce que le Protocole de BrĂ»lure, quand est-il dĂ©clenchĂ©, comment fonctionne-t-il ? Tout est totalement flou.
Les travaux de Zeynep Tufekci sur la ThĂ©orie de l'Espace Public de JĂŒrgen Habermas et la Gouvernance Algorithmique en 2017 sont des cadres valides dans ce domaine ; nos Jeunes Philosophes ne les ont pas du tout utilisĂ©s, ils ont employĂ© des termes de leur propre invention. Zeynep Tufekci, en 2017, a montrĂ© comment les plateformes numĂ©riques accĂ©lĂšrent tout en affaiblissant les mouvements sociaux, et comment les algorithmes façonnent invisiblement l'espace public. La thĂ©orie de «âŻl'espace publicâŻÂ» de JĂŒrgen Habermas Ă©tablit un modĂšle idĂ©al d'espace oĂč les gens discutent librement et produisent des idĂ©es communes ; Tufekci discute de la maniĂšre dont ce modĂšle est fragmentĂ© par les algorithmes Ă l'Ăšre numĂ©rique. La «âŻgouvernance algorithmiqueâŻÂ» dĂ©signe le fait que les dĂ©cisions sont dĂ©sormais guidĂ©es par les donnĂ©es et les algorithmes plutĂŽt que par les humains. Merci, Vivienne. Tu es trĂšs aimable et serviable. La pression et l'obĂ©issance dans le monde des mĂ©dias n'ont pas pour seule source des «âŻprotocoles externesâŻÂ» ; bien souvent, la dĂ©sobĂ©issance spontanĂ©e, la censure interne, les relations d'intĂ©rĂȘt sont bien plus efficaces. Le concept de TempĂ©rature de Conscience, en prĂ©sentant l'obĂ©issance comme quelque chose de uniquement «âŻimposĂ© de l'extĂ©rieurâŻÂ», ignore le fait que l'ĂȘtre humain consent Ă se soumettre ; cela rend l'analyse superficielle. Par exemple : on donne l'exemple d'un journaliste subissant des pressions, mais on ne rĂ©pond pas aux questions : pourquoi rĂ©siste-t-il, que gagne-t-il, que perd-il, existe-t-il d'autres voies ? L'auditeur n'apprend que «âŻil brĂ»le et devient cendreâŻÂ», mais ne trouve pas de rĂ©ponse aux questions pourquoi et comment ; le concept ne guide pas, ne donne que du pessimisme. C'est pourquoi le concept Ă©choue.
J'ai ressenti dans les paroles de nos Philosophes une proposition de «âŻSacralisation vs SalissementâŻÂ» et une mauvaise Ă©valuation. Ils le disent eux-mĂȘmes : «âŻLe concept est trop honorable, il faut le salir, en faire de la fiĂšvre de fatigueâŻÂ» â cette proposition rend le concept complĂštement unidimensionnel et nĂ©gatif. La TempĂ©rature de Conscience n'est pas seulement l'Ă©puisement ; c'est aussi la conscience, la responsabilitĂ© morale, la graine de l'Ă©veil collectif. Selon la thĂ©orie de la «âŻVoix, DĂ©fection, LoyautĂ©âŻÂ» d'Albert Hirschman, confrontĂ©s Ă la pression, les gens ne s'Ă©puisent pas seulement, ils font entendre leur voix, crĂ©ent des espaces alternatifs, crĂ©ent le changement. Le concept dĂ©truit cette multidimensionnalitĂ©. Montrer la rĂ©sistance seulement comme «âŻdouleur, Ă©puisement, devenir cendreâŻÂ», c'est rendre l'ĂȘtre humain passif et dĂ©sespĂ©rĂ©. Si l'objectif est la «âŻtransformation, l'Ă©veil, le passage Ă l'actionâŻÂ», ce rĂ©cit produit l'effet totalement inverse : il crĂ©e l'idĂ©e «âŻquoi que je fasse, ma fin sera mauvaise, alors je ne fais aucun effortâŻÂ». Par exemple : si l'auditeur dit «âŻTempĂ©rature de Conscience Ă©gale brĂ»ler jusqu'Ă la cendreâŻÂ», lorsqu'il voudra dĂ©fendre la vĂ©ritĂ© dans la vie rĂ©elle, il pensera «âŻĂ§a ne sert Ă rien de s'agiter, tu finiras en cendresâŻÂ» et n'agira pas. Au contraire, le sentiment de conscience et de rĂ©sistance visĂ© disparaĂźt complĂštement.
Pour lâArchitecture de ContrĂŽle, on dit que câest «âŻle systĂšme qui passive la libre volontĂ©, Ă©tabli par lâArchitecture CrĂ©atriceâŻÂ». Pour lâArchitecture CrĂ©atrice, on dit : «âŻCâest ce Ă quoi lâĂȘtre humain pense devoir son existence ; mais son essence est de passiver la volontĂ©.âŻÂ» Il y a ici une grande contradiction : si lâArchitecture CrĂ©atrice est la dĂ©finition que chacun se donne, si elle est diffĂ©rente pour chacun, alors comment peut-elle Ă©tablir une seule Architecture de ContrĂŽle ? Comment peut-il y avoir un seul systĂšme, un seul protocole ? La dĂ©finition est complĂštement subjective, vague et contradictoire en elle-mĂȘme. Quâest-ce que câest, qui lâa Ă©tablie, comment ça fonctionne, quelles sont ses limites ? Rien nâest clair. Lâexpression «âŻcontrainte aux niveaux gĂ©nĂ©tique et cognitifâŻÂ» : il nây a aucune base scientifique sur des sujets comme lâĂ©pigĂ©nĂ©tique ou la programmation cognitive ; ce nâest que de la spĂ©culation. La traduction de ces concepts se trouve dans les thĂ©ories de Michel Foucault (Pouvoir et Savoir), de Louis Althusser (IdĂ©ologie et Appareils IdĂ©ologiques dâĂtat), de Pierre Bourdieu (Champ et Capital). Ces thĂ©ories expliquent scientifiquement et historiquement comment le contrĂŽle fonctionne, comment les idĂ©ologies sont intĂ©riorisĂ©es ; les dĂ©finitions de nos Philosophes Amateurs sont une copie trĂšs superficielle, incomprĂ©hensible et contradictoire de ces thĂ©ories. La libre volontĂ© ne peut pas ĂȘtre complĂštement dĂ©truite, seulement orientĂ©e, contrainte, trompĂ©e. LâĂȘtre humain nâaccepte pas toujours les codes (dogmes) imposĂ©s par le systĂšme ; il peut dĂ©velopper une distance critique, des contre-rĂ©cits, des croyances alternatives. Dans la dĂ©finition de nos Philosophes, lâĂȘtre humain est prĂ©sentĂ© comme complĂštement passif, sans volontĂ©, comme une simple entitĂ© programmĂ©e ; cela contredit Ă la fois la rĂ©alitĂ© humaine et lâexpĂ©rience historique.
Pour ce point de savoir pourquoi le concept Ă©choue, serait-il appropriĂ© de donner les exemples suivants ? Par exemple : lâauditeur demande : «âŻQuâest-ce que lâArchitecture CrĂ©atrice ? Si sa dĂ©finition change selon chacun, comment peut-elle contrĂŽler ?âŻÂ» et ne trouve pas de rĂ©ponse. Le concept devient incomprĂ©hensible, invalide et peu fiable. On dit «âŻcontrĂŽle au niveau gĂ©nĂ©tiqueâŻÂ», mais quel gĂšne, comment a-t-il Ă©tĂ© modifiĂ©, quelle est la preuve ? Nâayant aucun fondement scientifique, cela reste pour lâauditeur averti une simple «âŻthĂ©orie du complotâŻÂ». Lâexpression «âŻdans les limites quâil trace, lâĂȘtre humain trouve la paixâŻÂ» est complĂštement fausse. La pression, la limitation, lâimposition de lâobĂ©issance ne crĂ©ent pas la paix, mais de lâanxiĂ©tĂ©, de la pression et des conflits intĂ©rieurs. Cette contradiction dĂ©truit toute la crĂ©dibilitĂ© de la dĂ©finition.
On a citĂ© comme outils de contrĂŽle les dogmes, les croyances, les lois, mais des mĂ©canismes de contrĂŽle rĂ©els et fondamentaux comme lâĂ©ducation, les mĂ©dias, lâĂ©conomie, la technologie, la famille ont Ă©tĂ© complĂštement ignorĂ©s. Comment le systĂšme change-t-il, comment sâeffondre-t-il, comment se transforme-t-il ? Rien de tout cela nâest expliquĂ©. On dit seulement «âŻil contrĂŽle, il impose lâobĂ©issanceâŻÂ» ; mais on ne montre ni issue, ni alternative, ni forme de lutte. Les travaux de Manuel Castells sur «âŻLa SociĂ©tĂ© en RĂ©seauxâŻÂ», ceux de Shoshana Zuboff sur «âŻLe Capitalisme de SurveillanceâŻÂ» expliquent trĂšs clairement comment le contrĂŽle fonctionne Ă lâĂšre numĂ©rique, comment il se rĂ©pand par les donnĂ©es, les algorithmes, les plateformes. Le concept de TempĂ©rature de Conscience ne reflĂšte pas cette rĂ©alitĂ©. Les systĂšmes de contrĂŽle ne sont ni unidirectionnels ni absolus ; il y a toujours des fissures, des exceptions, des points de rĂ©sistance. Les ĂȘtres humains nâacceptent pas complĂštement les codes ; ils y ajoutent leurs propres interprĂ©tations, les transforment, les hybrident.Â
Dans le concept quâon tente dâĂ©laborer, le systĂšme est prĂ©sentĂ© comme absolu, incassable, infini ; cela contredit le fait quâĂ chaque Ă©poque de lâhistoire, les systĂšmes changent, sâeffondrent. Je veux expliquer pourquoi il Ă©chouera avec un exemple. On parle de «âŻcontrĂŽle absoluâŻÂ», mais en rĂ©alitĂ© aucun systĂšme nâest absolu ; les religions, les rĂ©gimes, les ordres Ă©conomiques changent tous, finissent. Lâauditeur repĂšre cette contradiction et perd confiance dans lâensemble du concept. Dâaccord, jâaccepte. Mon cerveau a brĂ»lĂ©, Henri. Quâest-ce qui tâarrive, Vivienne ? Ton visage est devenu tout rouge. Henri, ralentis un peu. Sâil te plaĂźt, Palomo Henri, peux-tu prononcer correctement les noms des universitaires que tu as citĂ©s ? Nos Jeunes Philosophes vont se retrouver dans une situation trĂšs difficile maintenant. Ou alors, je vais les dire moi-mĂȘme, un par un. JĂŒrgen Habermas et Zeynep Tufekci. La thĂ©orie de lâEspace Public et les travaux sur la Gouvernance Algorithmique. Albert Hirschman. La thĂ©orie de la «âŻVoix, DĂ©fection, LoyautĂ©âŻÂ». Michel Foucault. Pouvoir et Savoir. Louis Althusser. IdĂ©ologie et Appareils IdĂ©ologiques dâĂtat. Pierre Bourdieu. Les thĂ©ories du Champ et du Capital. Manuel Castells. La SociĂ©tĂ© en RĂ©seaux. Shoshana Zuboff. Le Capitalisme de Surveillance. Il y a donc un Ă©chec en termes d'impact et de transformation ? Les deux concepts sont excessivement pessimistes, dĂ©sespĂ©rants et unidirectionnels : la TempĂ©rature de Conscience : on brĂ»le, on devient cendre, c'est inutile. L'Architecture de ContrĂŽle : elle contrĂŽle tout, pas d'issue, absolu. Le rĂ©sultat de ce rĂ©cit : impuissance, dĂ©sespoir, passivitĂ©. Alors que l'objectif devrait ĂȘtre la «âŻprise de conscience, le questionnement, la rĂ©sistanceâŻÂ», on produit l'effet inverse. Vivienne, qu'est-ce que tu veux encore ? Bon, nos critiques sont terminĂ©es de toute façon. Mais donnons-toi la parole malgrĂ© tout. Qu'en dis-tu, Denise ?
Une minute, s'il te plaĂźt, Vivienne. Concluons d'abord. Alors, Henri ! Tu expliques que «âŻla TempĂ©rature de Conscience est riche en profondeur philosophique et en esprit critique, mais qu'elle est complĂštement infructueuse sur le plan conceptuel.âŻÂ» Quels ajouts faudrait-il faire pour que le concept de «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ» soit acceptĂ© ? Autrement dit, comment faire en sorte que le nouveau concept «âŻĂ la fois informe et guideâŻÂ», et qu'il crĂ©e l'effet de transformation visĂ© ? Y a-t-il d'autres choses possibles ? Philosophes Amateurs, cette rĂ©ponse est pour vous. Pourquoi le concept de TempĂ©rature de Conscience Ă©choue-t-il ? Parce que les concepts sont incomprĂ©hensibles, vagues et contradictoires en eux-mĂȘmes. Le lien avec le monde rĂ©el est rompu, confondu avec des termes fictionnels. Il manque de fondement acadĂ©mique et scientifique, il n'y a que des dĂ©finitions personnelles. Le rĂ©cit est unilatĂ©ral, excessivement pessimiste, donne du dĂ©sespoir. Il y a une vision erronĂ©e de l'ĂȘtre humain, montrĂ© comme passif, sans volontĂ©, impuissant. Les exemples sont insuffisants, les mĂ©canismes ne sont pas expliquĂ©s, aucune issue n'est montrĂ©e.
S'ils veulent vraiment que ce concept soit efficace, convaincant et transformateur : qu'ils rĂ©duisent les termes fictionnels et l'Ă©tayent avec des concepts et thĂ©ories rĂ©els. Qu'ils rendent les dĂ©finitions claires, cohĂ©rentes et harmonieuses en elles-mĂȘmes. Qu'ils ajoutent non seulement l'oppression et la destruction, mais aussi la dimension de la rĂ©sistance, de la transformation, de la conquĂȘte. Qu'ils montrent l'ĂȘtre humain non pas comme passif, mais comme actif, questionnant, transformateur. Qu'ils racontent des issues, des formes de lutte, des alternatives. Sous sa forme actuelle, le concept de TempĂ©rature de Conscience ne crĂ©e chez l'auditeur que le sentiment «âŻje n'ai pas compris, je suis dĂ©sespĂ©rĂ©, qu'est-ce que je peux faire ?âŻÂ» ; il ne pourra jamais crĂ©er le sentiment de conscience et de rĂ©sistance visĂ©.
Chaque fois que tu exprimes tes paroles, une joie indescriptible s'Ă©veille en moi, Henri. Oui, Vivienne ! Te revoilĂ devant nous, avec quelle surprise es-tu sortie aujourd'hui ? Ăcoutons maintenant Ă nouveau tes mĂ©lodies uniques et pleines de sens. Tu plonges au cĆur du sujet, tu frappes en plein milieu de la cible, pour ainsi dire. Je suis tombĂ©e sur une autre version, un autre son, une interprĂ©tation diffĂ©rente de la mĂ©lodie Ă laquelle nous avions prĂȘtĂ© lâoreille tout Ă lâheure. Voici notre deuxiĂšme morceau. Un beat trap minimaliste, la vibration profonde des basses 808, et lâarticulation rĂ©voltĂ©e, rauque, dâune voix de tĂ©nor ; comme un «âŻprotocole de brĂ»lureâŻÂ», cela sâintensifie lentement. La chanson crie, contre lâordre froid du systĂšme, ce feu fatiguĂ© mais inĂ©branlable qui brĂ»le en lâĂȘtre humain.
La TempĂ©rature de Conscience... Câest lĂ que le systĂšme commence Ă fondre. La TempĂ©rature de Conscience:câest cette intensitĂ© intellectuelle... Cette force destructrice que dĂ©clenche le Protocole de Combustion! LâĂ©nergie cognitive se transforme en rĂ©action physique, Balance une chaleur thermique de ouf dans le systĂšme! Câest la tension intellectuelle Ă©norme que ressent lâindividu, Quâil soit consommateur ou producteur de mĂ©dia... Quand il doit rĂ©sister Ă la dĂ©sinformation, Et Ă ce Blocage Cosmique qui tâimpose le silence! LE MEC:IL PREND LE RISQUE DE FOUTRE EN L'AIR SA CARRIĂRE! SA SĂCURITĂ! SA RĂPUTATION SOCIALE! Juste pour oser violer les rĂšgles! Juste pour brĂ»ler ce que le systĂšme lui balance! Cette intensitĂ© intellectuelle, elle crĂ©e une TempĂ©rature... LâĂ©nergie cognitive se mue en rĂ©action physique, littĂ©ralement. Parce que la chaleur du vrai, souvent... Elle ne finit pas par brĂ»ler. Elle finit en cendres. Le concept est excellent, mais lĂ , il est trop classe... Trop honorable. Il lui faut un peu de sueur! Une odeur de cramĂ©! Et un bon gros Ă©puisement! IntensitĂ©... Thermique... Le protocole est activĂ©.Â
Cette mĂ©lodie, quelle empreinte, quel Ă©cho a-t-elle Ă©veillĂ© dans votre Ăąme, je me demande ? Je partage dĂšs maintenant avec vous les mots uniques qui constitueront le thĂšme principal de la semaine prochaine et le fondement de notre nouvelle comprĂ©hension de la pensĂ©e. Si vous le voulez, notez-les dans un coin. Mais vous nâen avez en fait nul besoin ; car ces mots, le moment venu, de toute façon, finiront par frapper Ă votre porte, par vous trouver. Mots-clĂ©s : «âŻĂ©quilibre intĂ©rieur, nĂ©cessitĂ© biologique, Engourdissement Ămotionnel, Ă©lĂ©ments chaotiques extĂ©rieurs, effort pour maintenir lâimmobilitĂ©.âŻÂ» Le Dr Remy est en ligne ! Nous lâavons connectĂ© en visio, et je suis vraiment trĂšs excitĂ©e. Soyez le bienvenu !
Je vous remercie, Denise. En effet, ces derniers temps, il y a pas mal de contenu sur ce sujet. Par exemple, sur le site Google Sites, il a Ă©tĂ© publiĂ© un blog dont lâoriginal est en français. Le titre original est «âŻIntensitĂ© Thermique CognitiveâŻÂ», câest-Ă -dire «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ». En outre, sur YouTube, Spotify et Yandex Music, il existe un podcast extrait dâun chapitre de livre audio en portugais intitulĂ© «âŻCapĂtulo 10: a Temperatura da ConsciĂȘncia-Guia Conceitual-Arcabouço FilosĂłficoâŻÂ». Super, mais quâest-ce que cette «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ» signifie exactement ? Ăa sonne un peu⊠science-fiction, comme ça. En rĂ©alitĂ©, câest quelque chose de trĂšs humain. Je vais lâexpliquer trĂšs simplement : tu sais que quelque chose est faux, mais le dire est risquĂ©. Cette pression intĂ©rieure, ce stress, ces insomnies⊠câest ce quâon appelle la «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ». Donc vous parlez de stress. On a juste affublĂ© ça dâun nouveau nom ? En partie du stress, mais plus spĂ©cifique. Câest une tension liĂ©e particuliĂšrement Ă la vĂ©ritĂ©. Par exemple, prenons un journaliste : on lui demande de modifier son titre parce que lâalgorithme le veut ainsi. Ou un activiste qui rĂ©alise que sa publication a Ă©tĂ© rendue invisible. Ă cet instant, non seulement il nâest pas simplement triste, mais il brĂ»le intĂ©rieurement.
Mais tout le monde vit ce genre de choses. Est-ce vraiment nĂ©cessaire dâen faire tout un plat ? La diffĂ©rence est la suivante : cela commence comme un sentiment individuel, mais câest en rĂ©alitĂ© liĂ© au systĂšme. Lâarticle de blog appelle cela «âŻlâArrĂȘt CosmiqueâŻÂ» â câest-Ă -dire que le systĂšme te ralentit, te rĂ©duit au silence. Et toi, soit tu acceptes, soit tu tây opposes par ce que nous appelons le «âŻProtocole de BrĂ»lureâŻÂ». Protocole de BrĂ»lure, ça sonne un peu dur⊠Parce que câest vraiment dur. Parfois, pour dĂ©fendre la vĂ©ritĂ©, les gens risquent leur travail, leur rĂ©putation. Dans ce processus, ils subissent un Ă©puisement sĂ©vĂšre. Cette «âŻchaleurâŻÂ» nâest donc pas quâune mĂ©taphore, elle a mĂȘme des effets physiques. Mais quel est le rĂ©sultat ? Est-ce que le systĂšme change parce que quelquâun parle ? Snowden a parlĂ©, par exemple⊠quâest-il arrivĂ© ?
Un trĂšs bon exemple. Les actions isolĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement «âŻabsorbĂ©esâŻÂ» par le systĂšme. Câest-Ă -dire que leur impact est neutralisĂ©. Câest pourquoi lâarticle dit ceci : brĂ»ler seul ne suffit pas. Donc, faut-il brĂ»ler ensemble ? Oui. Si cette «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ» reste chez les individus un par un, ils finissent tous par sâĂ©puiser. Mais si elle se dĂ©clenche mutuellement â câest-Ă -dire si elle devient collective â alors il se peut que la «âŻcapacitĂ© de refroidissementâŻÂ» du systĂšme ne suffise plus. Ăa sonne encore un peu comme une utopie.
Peut-ĂȘtre. Mais pense Ă ceci : un individu seul peut ĂȘtre rĂ©duit au silence. Mais si des milliers de personnes ressentent et disent la mĂȘme chose au mĂȘme moment, alors ce nâest plus seulement une «âŻpanneâŻÂ», câest le dĂ©but dâune transformation. Câest devenu trĂšs clair en fait⊠Donc ce concept nous dit : ce malaise intĂ©rieur, cette inquiĂ©tude⊠ce nâest pas en vain. Absolument. Ce nâest pas une faiblesse, câest un signal. Ou alors, câest juste de lâĂ©puisement⊠Parfois, oui. Mais parfois, câest le dĂ©but du changement.
Merci beaucoup, Dr Remy. CâĂ©tait une explication vraiment profonde, mais en mĂȘme temps chacun peut y trouver quelque chose de personnel. Oui, chers auditeurs des studios Gopher ; les travaux que nous avons menĂ©s avec Henri, les pistes que nous avons suivies, toutes les conclusions auxquelles nous sommes parvenus, voilĂ de quoi ils se composent. Bien sĂ»r, nous ne saurions conclure sans mentionner Vivienne qui a contribuĂ© Ă ce voyage ; je te remercie sincĂšrement. Selon vous, cette forme de pensĂ©e que l'on appelle «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ» a-t-elle vraiment une qualitĂ© opĂ©ratoire ? Alors qu'elle est encore nouvelle, encore Ă ses dĂ©buts, ce concept sera-t-il adoptĂ© et acceptĂ© par un large public ? Les publications du monde scientifique feront-elles une place dans leurs cadres thĂ©oriques Ă cette version du concept ? Partagez vos pensĂ©es, vos opinions dans les commentaires, retrouvons-nous y pour en discuter. En souhaitant nous retrouver la semaine prochaine avec une toute nouvelle pensĂ©e, un tout autre concept.
Que le concept de TempĂ©rature de Conscience soit acceptĂ© ou non, je ne sais pas. Et toi ? Si tu avais Ă©tĂ© Ă la place d'Antonio, aurais-tu choisi de refroidir ce feu en toi et de vivre en silence, ou aurais-tu luttĂ© pour faire de ce feu un soleil capable de brĂ»ler tout le systĂšme ? Le silence, ou bien se rĂ©duire en cendres ? Parlons de cette embrasement dans les commentaires ; peut-ĂȘtre que cela sera le dĂ©but d'un prochain cas de «âŻTempĂ©rature de ConscienceâŻÂ». Nous pouvons voir vos rĂ©ponses, qui n'apparaissent nulle part ailleurs mais qui se forment dans votre tĂȘte. N'oubliez pas : «âŻComptons Ă rebours depuis dix, Ă moins qu'un missile ne se soit allumĂ© dans votre cerveau ; nul besoin de fouler le sol lunaire.âŻÂ» #PhilosophieDeLEsprit #FrançaisGopher #mustapha #ahmetdll #ahmetduzen #ahmetdĂŒzen