J2 - Garonne

Saint-Nicolas-de-la-Grave - Moissac

5 km

J2 : L'étape

Départ Saint Nicolas de la Grave : 15 h

Arrivée Moissac : 16 h

Dame Garonne est encore plus en colère qu'hier et le niveau à Verdun-sur-Garonne est passé de 1m10 à 1m80. On sait qu'au delà de 1m50 à Verdun-sur-Garonne, elle n’est plus navigable. Elle a viré à l'orange, et les orages pyrénéens d'hier soir, ont augmenté son débit. Le courant est de l'ordre de 20 km/h.

9h15 briefing chez Christian, nous sommes raisonnables: on ne se met pas à l'eau à Verdun-sur-Garonne. On avance par la route et on tentera de naviguer sur le plan d’eau de Saint-Nicolas-de-la-Grave. On verra si météo nous permet de remonter le Tarn comme prévu jusqu'à Moissac pour finir l'étape.

A 12h toutes les embarcations sont sur le plan d'eau. Josiane et Claude ont fait quelques courses et le président des vins de Tarn et Garonne a prévu de nous faire déguster quelques bouteilles de Brulhois. L'ambiance est vraiment bonne et nous fait presque oublier nos soucis. L'aventure est humaine, on s'en doutait, mais on va comprendre aujourd'hui que le soutien est précieux. Notre envie de naviguer est énorme et il faut des images pour le film « La route du vin mémoire de Garonne ».

La mise à l'eau est cérémonieuse. Face au spectacle naturel grandiose qui nous est proposé aujourd'hui par la confluence du Tarn et de la Garonne, nous restons un moment contemplatifs. Le ciel est noir, mais l'orage ne semble pas décidé à se réveiller. On y va! Les couleurs sont superbes, entre l'air et l'eau nous remontons un courant très atténué par la retenue du barrage de la centrale de Golfech.

Nous arrivons à Moissac vers 16h 30 c’est gris, il pleut, mais toujours pas d'orage. Le niveau d'eau est tel que nous remontons la chaussée à contre courant. Elle est recouverte! Nous prenons le temps de pagayer jusqu'au pont canal avant de bivouaquer au camping. L'accueil y est maussade, comme le temps. Nous avons aujourd'hui encore été contrariés dans notre navigation mais réconfortés ceux qui nous soutiennent à terre. Nous cherchons quelque réconfort à Moissac, mais la ville est comme "absente".

Les crues de début juin sur le Tarn nous ont empêchées de le descendre (une équipe avait prévu 6-7 jours de descente depuis Florac jusqu'à Moissac). Moissac devait être le point de rencontre entre l'équipe de navigants de la Garonne et celle du Tarn, et promettait une soirée de partage autour d'un bon barbecue au bord de l'eau. Il n'en est rien. La soirée prend une toute autre tournure et les nouvelles de la météo ne s'arrangent pas. La Garonne continue de monter et passe à Verdun-sur-Garonne de 1m80 à 2m70.

On s'endort en essayant de rester positif. Nous verrons demain matin ce qu'il est envisageable sur les quais de Lamagistère.