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L'Elite de ZENITH


L'histoire de la création du calibre Elite

Le début des années 90 est pour ZENITH un tournant. Depuis la fin des années 80 près de 75% des calibres El Primero sont emboîtés dans des montres dont les cadrans ne sont pas signés ZENITH, au point que les gestionnaires de la marque se demandent si la manufacture ne doit pas évoluer vers un statut de fournisseur de calibres, fabricant sous son nom propre quelques modèles. La conception et les conditions de présentation de la sortie du nouveau calibre Elite vont conforter cette analyse.

Le pouls du marché horloger laisse présager les développements potentiels de l’horlogerie mécanique. La marque n’est en mesure de livrer que des calibres ETA dans ses modèles non chronographes ; la décision est donc prise dès 1991,  de lancer les études en vue de la fabrication d’un calibre classique automatique qui devra avantageusement se substituer aux mouvements extérieurs qui, malgré leurs qualités, sont inappropriés dans une manufacture.

Les options poursuivies sont celle d’une recherche de mouvement polyvalent et robuste, fiable, précis et plat. Michael E.Bamberger, Directeur international de ZENITH SA en 1994, explique lors de la présentation de la collection Série 6, première collection équipée du mouvement Elite, qu'il envisage de mettre dans un futur non déterminé, ce calibre à disposition d’autres marques mais qu’aucun prix n’est encore fixé. ZENITH à l'époque nourrit l'idée de pouvoir devenir un fournisseur d'ébauches, stratégie très éloignée de celle finalement retenue par LVMH.  

Un mouvement ETA 2892 dont il est le concurrent vaut alors environ 50 francs suisses et tandis que des mouvements plats de manufacture se négocient 10 à 20 fois ce prix, ZENITH ambitionne de le placer entre 150 et 200 francs. Tout laisse à penser par ailleurs que la question se pose au sein de la manufacture de remplacer, à terme, le El Primero par un mouvement modulaire fondé sur la base Elite. 

Ainsi comme ETA offre, à travers ses calibres et notamment la base du 2892, la possibilité de développer un chronographe, il n’est pas improbable que ZENITH ait eu l’intention de créer au travers du Elite une nouvelle base sur laquelle la manufacture aurait pu greffer des modules de chronographe, de phase de lune et autres complications permettant, sur une base commune, d’élargir un catalogue que le El Primero ne permettait pas à lui seul d’enrichir sans des investissement hors de la portée financière de la manufacture.

C’est Jean-Pierre Gerber, Responsable technique de ZENITH, qui est considéré comme le père de ce mouvement. Il confie, lors d’une interview à la revue le Bijoutier d’avril 1994 que c’est suite à la demande de la clientèle pour des mouvement plats à petite ou grande seconde centrale que ZENITH a lancé une étude de marché des mouvements existants, sans trouver le calibre adéquat.

Le Elite est le premier mouvement de la manufacture à bénéficier de la conception assistée par ordinateur (CAO). Jean-Pierre Gerber reste toutefois silencieux sur les développements du calibre tout en soulignant la potentialité d’y ajouter d’autres fonctions. Evoquant un produit de long terme, il souligne toutefois sa complémentarité avec le El Primero.



En 1993, l’équipe qui s’est constituée autour de François Manfredini s’est fixée pour mission de repositionner ZENITH sur le segment du haut de gamme. Les prix des montres sont très bien positionnés sur le marché au regard de la qualité des mouvements et de la finition des modèles. 

Les modèles à quartz sont encore nombreux dans le catalogue et les cadres du Comité de direction sont convaincus qu’il faut exploiter davantage l’image de la manufacture et abandonner rapidement les productions de montres à quartz, d’autant qu’elles sont équipées de modules extérieurs notamment acheté chez ETA.

Les lignes de produits doivent évidemment s’adapter à la logique du haut de gamme et il faut donc opter pour des montres de qualité qui, outre le mouvement fétiche de ZENITH, doivent bénéficier d’un emboîtage de qualité supérieure avec des bracelets en acier massif.

La première collection présentée est celle de la Rainbow qui séduit immédiatement par la qualité de finition et la diversité des couples aiguilles-cadran. La ligne sportive de ce nouveau modèle le place dans le segment des Seamaster Omega de plongée, des Breitling et certains mêmes la compare à la Daytona de Rolex équipée du El Primero.

Ce sont sans aucun doute les lignes de modèles Rainbow en 1993 puis Chronomaster en 1995 qui ont remis ZENITH dans le goût du public.
   
 Le calibre Elite équipe aujourd'hui de nombreuses pièces des collections ZENITH et s'avère être l'un des calibres les plus fiables du marché.

 

 
 Quelques déclinaisons du modèle Elite


 

 
 Le calibres Elite et ses variantes