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La manufacture ZENITH explorée

La manufacture à travers le temps
 
La transformation de la manufacture ne cess dans son histoire de revenir à l'ordre du jour et cela depuis sa création.  D'abord, Georges Favre-Jacot dut dimensionner les bâtiments  aux besoins tant liés au process de fabrication qu'aux volumes produits, puis, au grès de l'histoire et de la fermeture ou l'ouverture de ceratins ateliers, il fallut tenir compte des nouvelles technologies, des énergies et des procédés de fabrication en perpétuelle évolution. 

Au milieu des années 60, en 1965, la manufacture fête ses 100 ans et ajoute un bâtiment d'architecture moderne vitré qui marquera le début d'un temps d'arrêt des aménagements lourds. 
 
Il faut attendre 2011 pour voir de nouveaux travaux mis en oeuvre. La mise en perspective de la manufacture avec ce qu'elle fut dans le passé montre à quel point les ateliers sont marqués par l'histoire des âmes qui y sont passées sur plusieurs générations.    
 
  
 
 
 
Les grands travaux de 2011 de la manufacture ZENITH


Il y a avait très très longtemps que la manufacture de la rue des Billodes au Locle attendait ça. Georges Favre-Jacot fit naître de ses mains cette manufacture qu'il créa en 1865 et il en bâtit l'essentiel. La façade que nous en connaissons aujourd'hui date de 1965, année du centenaire de la manufacture. En 2015, la manufacture ZENITH fétera ses 150 ans et déjà Jean-Frédéric Dufour y a engagé un immense programme de travaux pour donner aux ateliers davantage de place et offrir un plus grand confort au personnel tout en modernisant les installations.

Atmosphère controlée, évacuation des huiles, contrôle d'air par des systèmes de circulation intégrés sous les fondations... la manufacture en cours de rénovation va bénéficier des meilleures technologies et répondre aux normes les plus strictes lorsque sonnera l'heure de son cent cinquantième anniversaire.

Il y a dans les murs de ces ateliers même vidés de leurs machines, une âme, celle des centaines de personnes, horlogers, horlogères et ouvriers et contremaîtres qui, sur 7 générations, se sont succédées pour fabriquer des montres, des chronomètres, des chronographes, des pendules et des réveils qui chacun en leur temps et à leur place ont fait honneur à ce que Georges Favre-Jacot avait voulu créer.

C'est un véritable évènement pour ZENITH de lancer ce grand programme qui va relier les ateliers entre eux, en changer les fenêtres, en revoir les façades, en conforter les planchers, en redistribuer l’électricité et finalement offrir à la fabrication de nos garde temps un écrin digne de notre affection pour les montres ZENITH.

Voici donc un voyage dans le temps original qui nous montre les travaux en cours et ce que furent ces ateliers dans l'histoire de la manufacture à travers le temps :

La façade du vieux batiment situé à l'arrière


     


 
 
 
La rénovation de la façade en mai 2012
 
 
 
Les grandes vitres ont définitivement remplacé les petits carreaux
 
 
 

Les ateliers


     

     
Les ateliers en ce moment pendant les travaux


Les mêmes ateliers en 1907 :


      






Mais aussi en 1926 et 1930 :




L'atelier de perçage


Les images des travaux en cours sont un dernier clin d'oeil avant que visuellement l'environnement ne change à l'intérieur des locaux. Les rails au plafond, les fenêtres sont aujourd'hui encore les mêmes que ce que l'on voit en 1907 et dans les années 30. La distribution de l’électricité et celle de la chaleur n'avaient aussi quasiment pas changé. Les âmes resteront car l'architecture globalement est la même et ceux qui demain travailleront dans ces ateliers sauront relever chaque jour le défi de ceux qui les ont précédés




La manufacture en 1890


On connait plutôt bien la légende de la manufacture sortant ses premiers bâtiments de terre peu après 1865 et du jeune Georges Favre-Jacot construisant les premiers ateliers et puis on retrouve en général la manufacture bien plus tard avec des images où le nom de ZENITH est déjà présent. La marque ZENITH fut déposée le 12 mars 1897 à 11 heures avant midi mentionne le dépot. Ensuite, le nom de ZENITH va apparaître progressivement partout, n'effaçant que partiellement le nom de Georges Favre-Jacot puisque sur certains marchés tels la Russie, le nom du créateur de la manufacture est si bien implanté qu'il est décidé d'en conserver l'exploitation.

On a peu de publicités antérieures à la création de la marque ZENITH et produites sous le nom de Georges Favre-Jacot. Celle-ci est très instructive et un examen à la loupe s'impose.


Nous sommes entre 1890 et 1896, plutôt d'ailleurs entre 1890 et 1895. La manufacture est exploitée sous le nom de Georges Favre-Jacot. Il n'y a pas encore de véhicule à moteur mais déjà un transport d'électricité d'un bout à l'autre de la manufacture comme en témoigne le câble qui relie les deux parties des bâtiments. La carte mentionne l'exposition universelle de Paris en 1889, elle aurait pu y être distribuée par la manufacture qui y possédait un stand.  



En poussant la recherche davantage, on découvre un bâtiment déjà passablement étendu et clôturé, car en recul par rapport à la rue en limite de propriété (quoique la rue ait pu appartenir à GFJ). Le site comporte des espaces qui ménagent l'accès de la lumière dans les ateliers.


Le bâtiment en facade qui est l'accueil du site se dresse devant la manufacture là-même où a été construite en 1965 une extension en architecture verre et alu bien plus "datée" que la construction initiale. On note la présence d'une horloge sur la façade avant du toit. Sans nul doute, la circulation devait être importante dans la journée, d'où le portail grand ouvert sur la rue.



L'image d'époque offfre un second angle de vue ...


Mais la carte de 1895 livre bien d'autres informations et notamment une liste des marques déposées par la manufacture. La volonté d'exportation vers tous les pays est déjà clairement affichée.




La rue des Billodes offre déjà un spectacle très caractéristique, le dessinateur y a placé un vélocipède et son vélocipédiste. 
ZENITH fabriqua ces vélos ! 





Cette petite excursion dans le temps nous a expédiés 120 ans en arrière... Quel voyage ! 
 
 


La manufacture dans les années 30
 
 

 
 

La visite de la manufacture ZENITH


Le temple du temple, la manufacture ZENITH haute de 145 ans est perchée à 1000 mètres d'altitude au Locle rue des Billodes sur le site même où Georges Favre-Jacot l'implanta en 1865.

Il y a eu dans cette manufacture plus de 1200 personnes aux heures les plus actives. 1200 personnes et près de 10 générations d'ouvriers, de techniciens, d'horlogers...

Les ateliers vibrent encore du bruit des machine et les parquets sont toujours imprégnés des huiles qui les ont fait rugir. Les pas des hommes, les rails des wagonnets dans la salle des aciers, ou les guides des sièges des horlogères qui restaient assises en se déplaçant latéralement, sont bien présent pour témoigner de cette si riche histoire qui a fait ZENITH.

La manufacture ZENITH est faite d'ombres et de lumières, de contrastes et de couleurs, on a étudié ici la mesure du temps plus que de raison, on s'est torturé l'esprit sur des microsecondes gagnées et on a fait des calibres, des montres, des mouvements de compétition...  La précision a toujours été la fierté des hommes de ZENITH et ce n'est pas un hasard si les armées ont très tôt fait confiance à ZENITH pour la mesure de l'heure. Les Signal Corps, montres des corps de telécommunication de l'Armée américaines ne choisirent ZENITH qu'en référence à la fiabilité exceptionnelle des mouvements.

Les ZENITH d'aujourd'hui se font dans les mêmes ateliers que celles d'hier avec la même passion qui coule toujours à flots et si les machines ont changé, les mains et les âmes sont toujours aux commandes...


 

Le bureau d'études




 

La fabrication des pièces


Le tournage de la platine auxiliaire 


 



la mise en forme d'un ressort 


L'étampage



















le contrôle 





Le perçage latéral des platines pour la pose des tiges de remontoir















  

L'assemblage des calibres 








Pose de tiges provisoires












Le travail sur les pièces












La pose des aiguilles








L'atelier d'assemblage
















Le contrôle de précision des mouvements par des machines





l’emboîtage 











L'atelier de haute horlogerie












L'armoire aux étampes




Le travail avec la neige







La cheminée vue de l'intérieur




 
 

Coins et recoins de la manufacture

 
Une petite ballade au sein de la manufacture ZENITH cela vous dit ? alors nous allons prendre les chemins de traverse et nous allons ouvrir quelques tiroirs habituellement non ouverts à l'oeil du public ... 

Tout commence rue des Billodes au Locle, un jour de plein soleil... 



D'abord un passage par le SAV qui dispose de registres d'avant 1900 ! Celui-ci fut ouvert en 1898. L'écriture magnifique à la plume des dates de sorties des montres atteste de la rigueur dans la tenue des opérations liées au montres à l'époque. 



Euh, là en bas ? Qu'est-ce que c'est ? On peut ouvrir ? Deux très vieilles boites ZENITH et de la fabrique des Billodes ! Elles sont tranquillement posées sur une étagère et abritent des vieilles pièces neuves qui attendent un mouvement à réparer... 



Mais sortons du SAV et parcourons quelques mètres. On peut pousser la porte , là ... Hum... Personne, mais que de tiroirs !



Des pièces de pendulerie, toutes recensées par leur référence et nom... 




et on trouve ci et là des pièces de cadrans en émail. Toutes ces pièces étaient faites en interne, au Locle.



Il y a tant de tiroirs que l'on finit par être troublé...



Les cadrans sont restés superbes à l'abri de la lumière et de la poussière, il n'ont pas servi à l'étalonnage du temps et leur jeunesse est figée dans l'espace temps. 



C'est beau, une manufacture ! Son histoire transparaît à travers les trésors qu'elle renferme... Nous n'en sommes que les témoins temporaires. 
 
Le fin du fin, le plus précieux des biens matériels d'une manufacture, ce qui symbolise son savoir-faire est souvent situé dans son coeur. Les étampes c'est à dire ces outils qui servent à étamper, à fabriquer les pièces des montres sont toujours placées dans un lieu secret, un espace de sécurité rare et inaccessible.

L'armoire aux étampes est une sorte d'immense meuble coffre-fort qui renferme un véritable trèsors. Une étampe coute de 20000 à 40000 francs suisses en moyenne et il faut donc qu'elles soient soignées, suivies, vérifiées, classées, prêtes... Une vrai manufacture, c'est le cas de ZENITH, fabrique aussi ses propres outillages.

Les étampes sont donc suivies en interne par des techniciens spécialisés qui assurent leur maintenance.

Pour la première fois sur internet, voici une partie (car l'armoire est immense) d'une image de l'armoire à étampe qui renferme plusieurs dizaines d'étampes qui sont autant de pièces des montres ZENITH...


 
Une manufacture garde toujours des traces du passage des montres. Les dates de fabrication, assemblage des mouvements, sorties et entrées en ateliers, dorure... Tout est soigneusement enregistré et, en particulier pour les montres, les écritures à la plume créent l'émotion...

Pour en avoir le coeur net et il fallait aller retrouver les plus anciens des registres. En voilà un fort intéressant, ses écritures ont plus d'un siècle ! 1899 ... L'année est symbolique . On attendait le 20e siècle, on pensait expositions universelles et la science explosait dans tous les livres. Jules Verne faisait rêver la planète des idéalistes et des aventuriers qui voulaient explorer le monde et bien au delà. Camille Flammarion avait encore 24 ans devant lui pour faire découvrir l'astronomie...

La toute fin du siècle est une année d'euphorie scientifique. Les images parlent d'elles-même et démontrent cette rigueur propre aux vraies manufactures qui ont une longue histoire.



 
Question distribution de l'heure dans la manufacture, la manufacture dispose d'un système d'horloge-mère qui est synchronisée avec des pendules distribuées dans les ateliers.

Voici l'une d'elles :



Autrefois , ces pendules mères prenaient cette forme. C'était les début de la transistorisation (je vais devoir déposer ce terme !)



Les horlogers passionnés se font aussi plaisir en accrochant au mur cette 15 jours mécanique, précise sur 14 jours !!!


 

 
 L'atelier de pendulerie.
 
 
Cela peut paraître inattendu, au milieu des montres et de la haute technologie que ZENITH manipule avec brio, de retrouver cet atelier mais il a été préservé depuis des lustres et se situe en rez de chaussée dans les anciennes écuries de la manufacture. 

Cet atelier est à lui seul un condensé de savoir-faire. On y fabrique les pendules et en particulier les Neuchâteloises mais on les y répare aussi, on les y restaure le cas échéant.

Les pièces stockées pour en assurer la maintenance sont nombreuses mais, manufacture oblige, si une pièce n'est plus en réserve elle sera refabriquée sur place, à l'ancienne, avec les mêmes outils que ceux qui ont servi à fabriquer l'originale. Evidemment, ZENITH n'a pas réalisé que des Neuchateloises : les autres pendules sont également prises en charge. Les mains de l'horloger appartiennent à un véritable passionné et celui-ci fait des prouesses pour redonner aux pendules qui lui sont confiées l'éclat de leur jeunesse.

Les cabinets des pendules neuves sont fabriqués à l'ancienne dans du bois de tilleul vieux d'au moins 5 ans.


Plusieurs armoires de pièces détachées permettent d'affronter toutes les situations



Les cabinets en bois de tilleul sont entreposés au sec dans la pénombre( rompue ici par le flash) 



Les cabinets peints à la main et à l'unité, doré à la feuille d'or et vernis


Les Neuchâteloises sont livrées en 2 tailles


Les pendules ont un nom marqué sur le cadran ... N'est pas Locloise qui veut !









Chaque mouvement restauré ou neuf est testé individuellement avant assemblage et placé au seiln d'une armoire où sont vérifiés les réglages

 

 Ici et là ...

Des images du temps qui s'arrête pour construire les instruments qui le mesurent...  

La manufacture est composée de 2 bâtiments. L'un "historique" ( celui bâti par Georges Favre-Jacot, le créateur de la marque ) l'autre moderne avec une architecture des années 70. Ici une partie du bâtiment ancien.

 


Une machine ancienne ( plus en usage depuis longtemps mais tellement belle ... )

Le contraste est saisissant avec les machines à commandes numériques modernes.



Brutes, les platines auront besoins de rinçage et rhodiage puis bouchonnage pour être digne d'intégrer les boites des montres.

 


L'assemblage des mouvements est un moment plus que délicat


L'assemblage des ponts de balanciers impose concentration et savoir faire.

Cette photo du plateau de modules du 410 m'est très chère.




Zoom lunaire ...


La main reste le meilleur intermédiaire entre l'esprit de l'horloger et la pièce.