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On en parle : Ouest France 24/07/2013


Ouest France 24/07/2013 - Une balade à la découverte de grottes et légendes à Port Bara - Saint-Pierre-Quiberon

Une balade à la découverte de grottes et légendes à Port Bara - Saint-Pierre-Quiberon

mercredi 24 juillet 2013
Ouest France 24/07/2013 - Une balade à la découverte de grottes et légendes à Port Bara - Saint-Pierre-Quiberon

À droite, Charlotte Héliot entourée du groupe, devant l'arche de Port Blanc.

Reportage

« Dans cette histoire, tout est vrai... Sauf ce qui ne l'est pas. » Des histoires, Charlotte Héliot en connaît beaucoup. Fondatrice de l'association Ren Maï et éducatrice environnement pour enfants, c'est le troisième été qu'elle organise des balades lors des grandes marées, le long de la côte sauvage, à Saint-Pierre-Quiberon. Pendant trois heures, un groupe restreint part à la découverte de grottes chargées d'histoire, que la marée haute rend inaccessibles.

Le parcours, au départ de Port Bara, est agrémenté de pauses, pendant lesquelles Charlotte raconte avec talent diverses légendes bretonnes. « Un jour je me suis dit : il n'y a pas que les enfants que ça peut intéresser. »

Et en effet, même les adultes se laissent emporter. « C'est magique, confie Anne. On retrouve une âme d'enfant. » « Et elle nous donne envie d'aller plus loin », renchérit son amie Catherine, qui compte bien revenir avec son fils.

À Port Rhu, ou « Port Rouge », nommé ainsi pour les traînées pourpres qui émaillent sa roche, Charlotte s'arrête. « Je vais vous raconter une légende terrible et dramatique. » « Ah ouais ! », s'exclame Soni, 9 ans, venu en compagnie de sa grand-mère et de ses deux cousines. Seuls enfants, ils sont souvent envoyés en éclaireurs dans les grottes, quelquefois très basses et étroites.

Un peu plus loin, Charlotte les met en garde contre les korrigans, créatures « pas plus hautes que trois pommes », qui apprécient les endroits magiques, mais pas tellement les hommes. « Plus on est silencieux, mieux c'est. » Phare de Birvideaux, île de la Truie : tout au long de la visite, les monuments de la côte sont aussi revisités au gré des légendes.

Sensibiliser aux dangers des marées

Les douze membres du petit groupe sont ravis. « Elle nous raconte plein de choses. » Car Charlotte Héliot ne s'arrête pas à ses récits.

Faune et flore, géologie, beaucoup de sujets sont évoqués. « J'essaie aussi de sensibiliser les visiteurs aux dangers des marées, explique-t-elle. C'est la nature qui commande. Il n'y a pas de règles, on verra où on peut aller. Et surtout, on reste bien ensemble. »

Entre Port Rhu et Port Blanc, deux retardataires sont restés en arrière. « Venez ! Ca monte vite. » Pas question de se laisser prendre au piège par la marée, qui réserve des surprises aux habitués. « Tout se modifie très rapidement. Un jour on peut venir et découvrir une plage de sable, le lendemain, il n'y a plus que de rochers », explique la guide, qui connaît bien la côte, car elle y donne aussi des cours de qi gong. La balade s'achève aujourd'hui à Port Blanc, non loin de sa célèbre arche. « Si vous passez en dessous pour la première fois, il faut faire un voeu », avertit Charlotte.

Contact : pour participer aux balades spéciales grandes marées, réservations indispensables au tél. 06 11 25 42 31. Groupes de 6 à 15 personnes. Site internet : zenetoxygene.org.

Manon GAUTHIER-FAURE.