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La Kora


Origine de la Kora
La kora est la harpe de l'Afrique occidentale, plus particulièrement de la caste des Djelis ou Griots, de l'ethnie Mandingue, actuellement situé au Sénégal, Casamance, Gambie, Mali, Guinée.

Le son est entre la harpe celtique dans les basses et la guitare flamenco espagnole dans l'improvisation des aigus.

Djeli signifie expliquer les histoires et chanter les poèmes. Ils sont maîtres de la parole et de cérémonie, chargés d'éduquer le peuple, historiens, spécialistes de généalogie,  conseillers de l'empereur et les rois, médiateurs et diplomates, chanteurs et musiciens. Le moment où un djeli exécute son travail est appelé Jaliyaa.

Dans cette culture toute transmission est orale, cette caste est donc gardienne de l'histoire. Par conséquent, un djeli a la responsabilité d'être un pont entre le passé et le présent, avec une loi stricte qui interdit le mensonge.

Les instruments de la caste djeli sont le chant, le djeli n'goni ( petite guitare composée de 3 à 6 cordes), le tama (petit tambour où les cordes sont pressés sous l'aisselle pour changer la note), le balafon (xylophone pentatonique), le Dundun Khassunke (percussion basse jouée avec une baguette courbée et accompagnée d'une cloche) et la kora.

Chaque chanson est une histoire, une anecdote, un conte dont la méthode pour le mémoriser est la chanson sous forme de poésie. Le language original est le Manden.

 
Les éléments de la Kora traditionnelle
La kora traditionnelle est composée d'une moitié de calabasse évidée, d'une peau de vache ou d'antilope, de trois manches en bois (caisse de résonnance), un mât qui traverse la calebasse et au fond un anneau de métal (où naissent les cordes) à proximité d'où elle repose sur le sol.

Au sommet, il y a 21 Kónsuls (anneaux de cuir tressés) qui servent à accorder la Kora. Un pont en bois où passent les cordes, et sous celui-ci, une plateforme également en bois et recouvert de tissu pour aider à passer le son dans la caisse de résonnance.

Enfin, les 21 cordes, traditionnellement faites d'intestin et aujourd'hui de fil de pêche en nylon. Elles partent de l'anneau métallique tout en le bas du mât, passent sur le pont et se terminent  au Kónsul.
 
Les Symboles
Il est dit que chaque élément de la Kora a un sens.
La calebasse, c'est la terre.
La peau, les animaux.
Les cordes, les plantes et les arbres.
L'anneau de métal, la magie.
 
Le 21 est un très important dans leur culture.
Des 21 cordes qui la compose 7 guérissent le passé, 7 harmonisent le présent et 7 protégent l'avenir.
L'importance repose aussi sur la conviction des 21 étapes de la vie de chaque personne.
 
Les légendes
Il ya beaucoup de légendes sur la Kora.
Il est très difficile de démontrer qui a construit la Kora car la conclusion de son origine dans les légendes, ce sont les esprits qui l'auraient apportée. Ces esprits mandingues serait interprété comme les anges du monde occidental.
La première kora avait initialement trois cordes.

Mais il y a des faits historiques qui disent qui était le premier koriste reconnu. Cet homme était Jali Madi Wuleng, Certains disent que Jali vécu à l'ère de l'empereur Soundjata Keita (1217-1255 après JC) et d'autres sous l'empire de Kaabu ou Gabu (1537-1867 après J.-C.).

 
La Kora moderne
Cet instrument a évolué en fonction des besoins comme d'autres choses.

Les kónsuls sont remplacés par des clefs en bois de la guitare espagnole, électrique ou de la basse. On dit que les premières koras à clefs furent construites pour la necessité de moines catholiques installés en Afrique de l'ouest par un prêtre français.

Le prêtre voulait le doux son de la kora dans les chansons de la messe, mais pour les musiciens il n'était pas facile de changer continuellement d'affination entre les chansons. À cause de cette nécessité ils furent les pionniers dans la construction de la kora à clefs, ainsi que de la première kora chromatique.
 

Par:
Yerko Fuenzalida

Merci à:
Djeliba Baba, www.babathestoryteller.com