Antenne TV - Terrestre - UHF - TNT

Documents Antennes tv UHF - TNT Wifi Béziers

Antennes tv UHF pour la télévision terrestre

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Une antenne UHF est une antenne (avec une forme de râteau ou autre) servant à capter notamment la TNT et la télévision analogique SECAM ou Pal, dans les canaux de la bande IV et V soit 21 à 69, dans le spectre allant de 470 à 860 MHz ce qui correspond à une longueur d'onde comprise entre 0,63 et 0,34 m.

Sommaire

Antenne Yagi - voir définition pour Wifi.

C'est la plus usitée des antennes UHF pour la télévision (antenne rateau). Le gain des antennes yagi courantes peut atteindre 18 dBi avec une longueur de 2 m. La bande UHF de télévision couvrant presque une octave, les antennes couvrant la totalité de la bande ont des éléments à large bande, et un gain global inférieur à celui d'une antenne Yagi à bande étroite.

Antenne quad 

Une antenne quad maison

Pour les bandes de télévision UHF, TNT et analogie Secam et Pal, l'antenne biquad (ou double quad) et quadriquad se construit sur la base d'un côté de 12 cm (valeur moyenne centrée) mais peut être portée à 15 cm si la bande de fréquence est plutôt basse ou diminuée à 10 cm si elle est plutôt haute. L'élément quad peut se construire avec de la tige filetée, du tube de 4 mm, et même du simple fil de cuivre.

Le réflecteur se fait avec un grillage métallique à mailles en contact de 3,5 cm. La distance séparant le biquad (ou la biboucle, longueur déployée 127 cm) au panneau arrière se détermine expérimentalement, autour de 15 cm, (+/5 cm) à ajuster. Les dimensions du réflecteur plat, qui peut aussi être plein, sont variables débordant dans le sens de la largeur de quelques centimètres. L'encombrement vertical (cas de la pol H) de l'antenne UHF quad dépend du nombre d'étages, 1, 2 ou 4. De ce fait un panneau de 90 cm x 30/35 cm est envisageable (45/50 x 30/35 cm biquad standard). Pour la traitement de la pol V, l'encombrement maximal est horizontal.

La réalisation d'une antenne UHF quad déjà directive (latéral et arrière) ne requiert pas de la précision d'horloger et de l'outillage professionnel. Le réflecteur peut être construit en carton ou en bois etc. recouvert d'une feuille d'aluminium. Le support du rideau peut s'imaginer à partir d'un cylindre ou cornière etc. plastique, PVC, carton, etc., de diamètre/dimension adapté, une dizaine de cm

Le gain du biquad UHF est de l'ordre de 8 dB et de 11 dB en quadriquad.

La quad TNT faite soi-même peut être installée dans le grenier et à l'extérieur mais là en l'adaptant aux conditions particulières, ex l'insérer dans un coffret plastique. La quad maison peut être suivie d'un système d'amplification et répartition.

Remarque : la technique quad peut être aussi appliquée à la bande VHF III (C+) cependant les dimensions deviennent rapidement encombrantes, avec environ 1,20 m d'envergure pour un simple biquad, puisque son côté vaut 43 cm.( c 5)

Réception à l'intérieur des locaux 

L'antenne technologie biquad, en forme de «  8  », est aussi connue sous « papillon » dans les antennes dites antenne d'intérieur ou d'appartement. Ces antennes sont souvent suivies d'une partie électronique d'amplification ( ou amplificateur à gain variable par potentiomètre ) et complétées de un ou deux brins télescopiques pour les bande VHF I, II et III. Le fonctionnement de ces antennes d'intérieur est souvent aléatoire dans les zones difficiles et champ hétérogènes. Le fonctionnement dans la bande UHF est souvent altéré au grenier par le film aluminium des isolations thermiques et "devant" une fenêtre par les récents vitrages teintés ou pas, à micro-film métallique. (encore plus marqué en 2,4 GHz Wifi et "infranchissable" en satellite 11/12 GHz)

Pour les bandes de télévision UHF, TNT et analogie Secam et Pal, l'antenne biquad (ou double quad) et quadriquad se construit sur la base d'un côté de 12 cm (valeur moyenne centrée) mais peut être portée à 15 cm si la bande de fréquence est plutôt basse ou diminuée à 10 cm si elle est plutôt haute. L'élément quad peut se construire avec de la tige filetée, du tube de 4 mm, et même du simple fil de cuivre.

Le réflecteur se fait avec un grillage métallique à mailles en contact de 3,5 cm. La distance séparant le biquad (ou la biboucle, longueur déployée 127 cm) au panneau arrière se détermine expérimentalement, autour de 15 cm, (+/5 cm) à ajuster. Les dimensions du réflecteur plat, qui peut aussi être plein, sont variables débordant dans le sens de la largeur de quelques centimètres. L'encombrement vertical (cas de la pol H) de l'antenne UHF quad dépend du nombre d'étages, 1, 2 ou 4. De ce fait un panneau de 90 cm x 30/35 cm est envisageable (45/50 x 30/35 cm biquad standard). Pour la traitement de la pol V, l'encombrement maximal est horizontal.

La réalisation d'une antenne UHF quad déjà directive (latéral et arrière) ne requiert pas de la précision d'horloger et de l'outillage professionnel. Le réflecteur peut être construit en carton ou en bois etc. recouvert d'une feuille d'aluminium. Le support du rideau peut s'imaginer à partir d'un cylindre ou cornière etc. plastique, PVC, carton, etc., de diamètre/dimension adapté, une dizaine de cm

Le gain du biquad UHF est de l'ordre de 8 dB et de 11 dB en quadriquad.

La quad TNT faite soi-même peut être installée dans le grenier et à l'extérieur mais là en l'adaptant aux conditions particulières, ex l'insérer dans un coffret plastique. La quad maison peut être suivie d'un système d'amplification et répartition.

Remarque : la technique quad peut être aussi appliquée à la bande VHF III (C+) cependant les dimensions deviennent rapidement encombrantes, avec environ 1,20 m d'envergure pour un simple biquad, puisque son côté vaut 43 cm.( c 5)

Qualité de réception en télévision terrestre

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Mât d'antennes TV frontalières.

La qualité de réception en télévision terrestre dépend de nombreux facteurs : niveau reçu, échos, atténuations, interférences et type d'écran. Les critéres de niveau reçu applicables à la télévision analogique hertzienne ne s'appliquent plus à la télévision numérique (TNT).

Dès leur sortie de l'émetteur ou du réémetteur, les signaux analogiques commencent à se dégrader, alors que les signaux numériques conservent leurs performances natives tant que le signal reste exploitable, c'est-à-dire tant que la correction d'erreurs faite par l'adaptateur est suffisante. Finalement, pour l'usager, la qualité d'image perçue en télévision est celle observée au bout de la chaîne, c'est-à-dire à l'entrée du tuner du téléviseur ou de l'adaptateur.

Tout sur la tnt

Questions sur la TNT : Quel adaptateur TNT choisir ?

Il existe différents types d’adaptateurs TNT, tous très simples d’installation, qui vous permettent de recevoir les 18 chaînes gratuites. Les versions les moins chères (moins de 30 euros) ne possèdent qu’un seul « tuner ». Autrement dit, vous ne pouvez pas regarder un programme et en enregistrer un autre en même temps. Plus chers (environ 100 euros), les boîtiers possédant deux tuner sont les seuls à vous permettre cette manœuvre.

Certains adaptateurs intègrent un disque dur, qui permet d’enregistrer les émissions et de les stocker (comptez 200 euros minimum). Du plus léger (une simple prise péritel à brancher derrière votre téléviseur) au plus complexe (des boîtiers lecteurs et graveurs de DVD avec disque dur, multiples sorties vidéo et audio, qu’on ne peut plus appeler simple adaptateur), il existe des boîtiers pour toutes les bourses.

Pour ceux qui voudraient recevoir la TNT sur leur ordinateur, des clefs USB TNT sont aussi disponibles (dès une trentaine d’euros). Enfin, dans le courant de l’année prochaine, des boîtiers Haute Définition seront mis sur le marché, qui vous permettront, si vous avez un téléviseur « HD-Ready » ou « Full HD », de recevoir les futures chaînes HD (elles aussi attendues courant 2008).


Dois-je changer mon antenne pour recevoir la TNT ?


La plupart des antennes sont compatibles avec la TNT.

Cependant, dans certains cas, il est nécessaire d’effectuer un changement d’antenne, notamment si vous êtes équipé avec une antenne dite « à bande étroite » – qu’il faudra remplacer par une antenne dite « large bande ». Cette opération, peu coûteuse, doit être effectuée par un professionnel. Avant toute chose, assurez-vous donc que votre antenne est compatible.

Vous pouvez demander un diagnostique à un antenniste. Si vous optez pour une antenne intérieure, portative, vous devez habiter près d’un émetteur. La réception, comme c’est le cas pour les chaînes hertziennes avec ce genre de matériel, pourrait être en effet perturbée.

Or, la TNT ne connaît pas les grésillements et autre image instable : si la réception est imparfaite, votre écran restera noir.


Puis-je recevoir la TNT HD (Haute définition) avec mon antenne râteau classique ?


Oui, la réception des programmes TNT HD est possible par voie hertzienne classique, donc avec votre antenne râteau.

La télévision « classique » et TNT sont toutes deux hertziennes. Entre les deux, seule change la nature du signal : il est analogique dans le premier cas, numérique dans le second.

Qu'il soit en définition standard (SD) ou en haute définition (HD) ne change rien à l'affaire. Voilà pourquoi votre antenne râteau suffit. À cette réserve près qu'une antenne trop ancienne ou mal orientée peut nécessiter l'intervention d'un antenniste.

Bien entendu, pour bénéficier de la réception en haute définition vous devrez toutefois vous équiper d'un adaptateur TNT spécifique (norme Mpeg4) et d'un téléviseur HD ready ou full HD.


Pour recevoir la TNT HD, dois-je changer le câble entre l'antenne et mon récepteur ?


Non, vous n'avez pas à changer le câble qui relie votre antenne à votre récepteur. Il fera très bien l'affaire.

Codification d'évaluation subjective

Ce tableau englobant une échelle fermée, notée de 1 à 10, parfois appelé « échelle de Nueffer », du nom d’un auteur vulgarisateur en télévision [1], donne par paliers successifs de 5 en 5 dB, l'aspect visuel d'une image analogique.

Le niveau nécessaire approximatif est indiqué dans les normes européennes analogiques, à l'entrée d'antenne d'un téléviseur courant, en supposant le signal de télévision dépourvu de parasites et de distorsions, et émis au niveau de qualité 10.

Pour comparaison, les niveaux de réception d’une image en norme TNT sont également indiqués.

Note Niveau Observations image
analogique
Observations signal numérique
10 > 60 dBµV Parfait Satisfaisant
09 55 dBµV Excellent Satisfaisant
08 50 dBµV Très bon Minimum recommandé
07 45 dBµV Bon Minimum souhaitable
06 40 dBµV Assez bon Niveau acceptable
05 35 dBµV Moyen dysfonctionnement possibles en limite, mosaïque, gels
04 30 dBµV Passable dysfonctionnements avérés
03 25 dBµV Médiocre écran noir
02 20 dBµV Perceptible écran noir
01 15 dBµV Néant écran noir


La note 10 correspond à une image sans défaut, grain d'image au minimum. En note 9, on perçoit difficilement sur l'écran le début du bruit dit aussi souffle (image auditive), ou neige (avoir une image neigeuse) dans le langage usuel, pour les yeux les plus exercés. Ensuite, au fur à mesure que l'intensité du signal décroît, la neige (ou fourmillement de points colorés RVB), se manifeste de plus en plus. Suivant les performances du tuner, le seuil de la couleur Secam ou Pal se situe vers 25 à 20 dBµV. Les appareils de mesure des antennistes permettent de mesurer des signaux L, B et G jusqu'à 30 dBµV.

Au-delà de la note 10, on peut imaginer la progression de la notation par marches de 5 dB, mais la qualité reste stable.

Les paramètres influençant le niveau réel reçu à l'entrée du téléviseur sont nombreux, et résumés ci-dessous.

Influence de la propagation

La diffusion des signaux de télévision terrestres se fait principalement « à vue » (optique) c’est-à-dire que l'antenne au point de réception doit « voir » les antennes d'émission du pylône. La propagation des signaux TV est affectée, comme pour les autres applications hertziennes, par la diffraction, l'absorption et la réflexion, qui dégradent la réception, ou au contraire permettent des réceptions sans vue directe.

La réception dite aveugle (sans vue directe de l'émetteur) est aussi possible si la marge est suffisante (champ d'un émetteur de télévision assez proche), par reflexions et diffraction sur les obstacles avoisinants. La réception en intérieur, à travers les murs (voir antenne d'intérieur) dans les pièces d'habitation est aussi parfois possible si l'absorbtion est faible par la toiture et les murs.

Enfin les possibilités de réception dépendent aussi de l'importance du dégagement immédiat côté émetteur : plus l'horizon visuel est bas (hauteur apparente), plus les conditions d'émission sont favorables. Cette situation de hauteur cumulée vraie d'obstacle (courbure terrestre + altitude locale) affecte particulièrement les possibilités de réception des émetteurs frontaliers érigés sur des massifs montagneux limitrophes, en Suisse, Espagne ou Italie.

La réception (souvent erratique), en littoral, d'émetteurs étrangers lointains (« bien en dessous du niveau de la mer ») est connue, particulièrement en été, mais on parle là de renforts de propagation « tropo », qui présentent par ailleurs plus d'inconvénients que d'avantages pour les professionnels des télécommunications (brouillages, coupures de service, etc.)

Voir aussi : Faisceaux hertziens.

Influence de la hauteur d'antenne

En général, en l'absence d'obstacle gênant, la limite de portée donnée par l'horizon est la somme des distances à l'horizon des émetteur et récepteur, de hauteurs au-dessus du sol h1 et h2 soit 112 (\sqrt{h_1} + \sqrt{h_2}), toutes les longueurs étant exprimées en km. Ce type de liaison est en LOS (line of sight), c'est-à-dire que l'émetteur « voit » le récepteur. Mais cette condition n'est prise en compte que pour les antennes ayant un lobe principal fort "effilé". Les antennes omnidirectionnelles ajoutent une autre notion : L'ellipse de Fresnel. L'ellipse de Fresnel décrit une zone géométrique où tout obstacle crée une perte de transmission. pour la LOS :

Par exemple, en reprenant les données ci-dessus on voit donc que pour un parcours de 125 km, la hauteur de la flèche de l'horizon est de l'ordre de 315 m. Dans cet exemple chacune des antennes doit être de ~ 315 m pour être à vue. Par contre, pour toucher un récepteur au ras du sol (h2 = 0 ) l'émetteur doit être situé à une altitude quadruple, soit 1 260 m. Pour un immeuble collectif de 10 étages (30 m), il lui suffit d'avoir (\frac{125}{112}-\sqrt{h_2})^2 km = 890 m.

Modélisation de la couverture

Il existe des logiciels qui projettent la vue en coupe et le trajet de l'onde optique mettant en valeur les zones naturelles éclairées théoriques. Si, sur le schéma, un seul point dépasse de la ligne rectiligne reliant les antennes, la réception est aveugle. On observe que le sommet montagneux le plus haut dans le parcours n'est pas forcément le plus gênant, tout dépend de sa position par rapport à l'émetteur et au récepteur : plus l'obstacle est proche et son altitude supérieure aux points décisifs, plus les courbes de flux devront s'élever en altitude à mi-parcours pour redescendre en formant une certaine courbure et de ce fait, plus la réception devient difficile, ou le champ plus faible.

Voir aussi : diffusion des ondes.

Évaluation du niveau réel reçu

Dans une distribution domestique (pavillon) sans électronique active, c'est à la sortie du dipôle qu'est jugée la qualité de réception initiale de l'image avec l'antenne retenue (adaptée à la ou aux fréquences, VHF, UHF bande IV ou V ou groupe de canaux ou encore monocanal) et réglée. Tout au long du parcours, dit descente d'antenne, le signal va plus ou moins s'affaiblir, voire se dégrader par échos, généralement, en fonction de la longueur du câble coaxial et de sa qualité, (1 à 4 dB/10 m) ainsi que des caractéristiques de l'installation (distribution par répartiteur à x directions, dérivateur, coupleur, découpleur, fiches, boîte d'arrivée, etc.) et cela en l'absence de toute forme d'amplification.

La fréquence joue un rôle primordial dans la perte du câble coaxial : plus la longueur d'onde est courte, plus l'atténuation sera marquée. En clair, l'atténuation dans le câble est plus faible sur le canal 2 (Bande I VHF) que sur le canal 69 (Bande V UHF).

Ainsi dans une installation standard habituelle, on peut perdre 1 voire parfois 2 points de qualité entre le haut et le bas de la descente continue d'antenne et donc avoir une image « insuivable » si, en tête du système, elle est déjà à la limite.

L'utilisation d'un amplificateur directement sur l'antenne permet de compenser les pertes d'installation, sans améliorer la qualité de réception initiale.

Cas du numérique 

Contrairement à la télévision analogique dont la qualité se dégrade progressivement selon le niveau reçu, la télévision numérique présente un seuil brusque entre un fonctionnement correct sans améliorations notables si le niveau augmente, et une perte de fonctionnement totale. Entre ces deux situations, on notera diverses dégradations.

La notation universelle de la qualité d'image délivrée est donc délicate car il existe de nombreux compromis particuliers et subjectifs s'articulant autour de la relation débit/compression/résolution-définition. On peut cependant dire que plus la résolution est haute, plus le débit doit être important. On peut aussi très bien suivre certaines catégories d'images (météo, téléachat, etc.), à faible résolution/définition avec un faible débit. En revanche, un grand spectacle avec une allocation limitée risque de pénaliser la qualité visuelle de l'œuvre. En résumé, haute résolution et bas débit sont incompatibles.

On estime que le seuil est atteint à partir d'un niveau (indicatif) de signal < 35 dBµV (cas de la clé TNT et certains baladeurs TNT) et ~ 30 dBµV (cas de l'adaptateur classique avec un tuner sensible) dans les meilleures conditions spectrales.

Pour une antenne construite pour l'analogique, apportant une image Secam notée 8, voire 7 sur l'échelle de l'auteur, (neige visible mais pas trop gênante), sur laquelle on vient connecter une adaptateur numérique DVB-T, il est fort probable que la réception de la TNT soit normalement opérationnelle, si la polarisation est inchangée, la bande passante d'antenne compatible et la réduction de PAR normalisée.

En zone montagneuse, la réception de la TNT émise par un émetteur invisible est parfois possible via les échos (trajet différent par réflexion sur obstacle, plus long donc en retard) alors que, en analogique, en présence de plusieurs échos, l'écran présente une image démultipliée, souvent non commerciale, malgré un niveau théorique suffisant.

On admet que les émetteurs français et européens diffusant en DVB-T le font avec un niveau de - 3 à - 15 dB, voire exceptionnellement - 19 dB, par rapport à ceux diffusant en analogique Secam ou Pal. La baisse normalisée est de - 12 (IV) et - 13 dB (V).

On notera que le pouvoir couvrant d'un émetteur TNT dépend du débit et de la correction d'erreurs employés. Ainsi, à puissance émise égale, les émetteurs qui consacrent plus de débit à la correction d'erreurs portent mieux que les autres. C'est le cas notamment des émetteurs DVB-T suisses et allemands.

La qualité ou conception du téléviseur et de l'écran, tube cathodique, plasma ou LCD et de l'adaptateur MPEG 2 ou MPEG 2-4 et sa connectique peuvent jouer un rôle, souvent secondaire, dans le rendu subjectif. Avec les dernières technologies de visualisation, le signal TNT peut être, lui, parfait (intensité et qualité) mais pas l'image... quelle que soit la compression MPEG.


Télévision numérique terrestre TNT

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Télévision numérique terrestre (TNT) est la dénomination française désignant un système de diffusion hertzien numérique, lequel exploite suivant les pays, les normes DVB-T, ISDB ou ATSC et la transmission dans les bandes allouées à la télévision VHF-III / UHF-IV et V employées par la télédiffusion analogique depuis son déploiement.

En France, la bande III (VHF) ; initialement dédiée à la chaîne à péage Canal+ dont la diffusion analogique doit cesser avant décembre 2010 ; est réservée à la transmission radio numérique ou DAB. À compter de janvier 2011 seules les bandes IV et V sont exploitées pour la transmission à la norme DVB-T.

Sommaire

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Principes généraux [modifier]

Sur le même modèle de réseau de télédiffusion analogique, le réseau TNT est constitué d'un ou plusieurs sites d'émissions. Dans une configuration couvrant tout un territoire ou une région, il convient d'associer d'une part, la tête de réseau qui fournit les signaux de départ, à des relais hertziens ou satellitaires, des ré-émetteurs ou des répéteurs, d'autre part. Selon les localités, tout ou une partie de l'offre de départ est diffusée, avec ou sans l'adjonction de chaînes et services de télévision complémentaires strictement locaux ou régionaux. L'adoption de la technologie numérique rend plus efficace et moins coûteuse la couverture d'un large territoire, notamment grâce à l'exploitation des canaux isofréquence.

La transmission et la compression du signal TNT [modifier]

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En application de la norme DVB-T, la vidéo en définition standard en France exploite un encodage MPEG-2 pour les chaines gratuites et MPEG-4 AVC pour les chaînes à péage. Les chaînes gratuites ou à péage diffusées en HD exploitent la norme MPEG-4 AVC. La télédiffusion numérique utilise la modulation COFDM à 1 705 porteuses en 2K (Royaume-Uni) ou 6 817 porteuses en 8K (ETSI EN 300 744 V1.5.1 (2004-11).

Plus évoluée, la DVB-T2 dans son mode de diffusion pourrait être plus performante face à la norme DVB-T de base, les expérimentations allemandes débouchant sur ce constat. Cette norme évoluée est en vigueur au nord des Pays-Bas et au Royaume-Uni selon une observation en avril 2009 ainsi qu'en Autriche depuis mars 2010.

Les performances obtenues sont plus particulièrement favorables pour les transmissions HD car cette norme évoluée accroît la bande passante numérique vidéo pour chaque multiplex ou canal (32 Mbits sont évoqués, contre 24 Mbits pour une porteuse principale de 8 MHz) dans les mêmes conditions d'émission.

La norme officielle de la DVB-T2 est approuvée en juin 2008. Un démodulateur (récepteur décodeur) DVB-T2 est compatible avec les signaux de la DVB-T de première génération ; en revanche, les démodulateurs DVB-T ne permettent pas de traiter et restituer les signaux à la norme T2.

En avril 2008, la BBC déclare mettre en application ce mode d'émission, alors que l'Allemagne ne prévoit pas dans son premier plan, d'émissions à cette norme. Par ailleurs, l'UER conduit une étude comparative entre le MPEG-4 et le MJPEG2000, en collaboration avec différents constructeurs dans les modes de compressions dédiés à la Haute Définition.

La France n'a pas souhaité attendre que cette nouvelle norme soit finalisée pour son réseau national HD, ce qui limite en principe l'émission à 3 chaînes HD par multiplex, là où 4 chaînes par multiplex auraient été envisageables en DVB-T2.

Offre élargie, robustesse du signal, qualité de l'image et du son [modifier]

L'objectif principal de la TNT consiste à multiplier l'offre de chaînes. Grâce à la numérisation, à la compression de données associée à la technique du multiplexage, le DVB-T permet de véhiculer jusqu'à huit chaînes de définition standard dans une seule fréquence à la norme MPEG-2, là où une seule chaîne analogique pouvait être diffusée. En adoptant la norme MPEG-4 AVC, la télédifusion numérique terrestre peut en théorie véhiculer à la même résolution, jusqu'à 18 chaînes SD. De plus, les capacités offertes permettent d'ajouter plusieurs chaînes en Haute Définition, dont le nombre, selon le niveau DVB et la norme de diffusion, peut varier de 3 à 6 chaînes par multiplex. Il est également possible, comme cela est réalisé en France, de panacher une offre de chaînes en définition standard avec des chaînes en Haute Définition. L'optimisation de l'encodage et du traitement des signaux TNT le plus performant est dit "statistique" car il emploie un calcul anticipatif, prenant en compte la totalité des signaux vidéo avant de constituer le multiplexage, en exploitant au mieux, les différentes sources. Ainsi, par exemple une retransmission sportive en direct consomme beaucoup plus de débit et de traitement qu'un dessin animé ou qu'une émission de débat en plateau. La numérisation de la diffusion permet également d'améliorer la robustesse de la réception, offre la reconstitution d'une image fidèle à celle de départ grâce à la correction d'erreurs et une qualité sonore améliorée avec possibilité de choix multi-pistes (son Dolby, 5.1, image 16/9, son en version originale et en version doublée, etc.). La limite de la réception DVB-T concerne d'une part, les zones géographiques situées entre deux émetteurs puissants localisés sur deux sites distincts mais est également sensible aux perturbations électro-magnétiques (brouillage radio-électrique, moteur non déparasité, micro-ondes, etc...).

La qualité technique et subjective de l'image dépend de quatre paramètres principaux :

  • Du mode d'acquisition des images (la prise de vue, la post-production, la résolution...) ;
  • Du taux de débit vidéo et du traitement de compression appliqué (fixe moyenne ou interpolation dynamique) ;
  • Du mode de diffusion (normes) ;
  • De la résolution spatiale et temporelle de l'image, de la dimension de l'écran et de sa distance de visualisation (perception visuelle).

Cette évaluation est particulièrement critique pour la diffusion HD, dès lors que la diagonale de l'écran atteint et dépasse 82 cm et que les téléspectateurs sont à proximité du téléviseur. De ce fait, les consignes de l'UER préconisent le mode de diffusion HD au format 720p50. Cette recommandation tente d'optimiser les conditions de visualisation en favorisant le nombre d'images par seconde par rapport à la définition graphique des écrans.

Les transmissions du Tour de France (manifestation sportive en temps réel) ont été mises en test en HD (TDF et VRT)[réf. nécessaire]. Elle conclut à la présence d'un taux d'artefacts de pixelisation en mode d'émission 1080p25 en fonction du mode de visualisation (dimensions des écrans LCD 85 % et plasma 15 % du marché Européen).

Néanmoins, à l'heure actuelle[Quand ?], la France tout comme le Royaume Uni ont favorisé le 1080i50 pour leurs émissions en HD. Cela s'explique par l'absence d'artefact visuel lors d'un désentrelacement d'un télécinéma 50 Hz (contrairement aux diffusions 60Hz dont certains couples de trame sont issus de deux images différentes), ainsi que par la qualité réelle des traitements intégrés aux téléviseurs HD du marché lors de diffusion de programme réellement tourné en 50 images par secondes.

À l'heure actuelle[Quand ?] sur la TNT Française, la HD 1080i50 est ramenée à une résolution de 1440*1080i anamorphique en attendant les gains à venir des encodeurs H264-AVC pour un passage probable au 1920*1080i.

La part des transmissions produites en SD puis gonflées en HD ne cesse de décroitre depuis le lancement de la TNT-HD en France, les chaines ayant équipé leurs plateaux de matériels HD, leur régies de télécinéma HD, et les sociétés de production travaillant de plus en plus en HD.

La notion de transmission HD doit donc obligatoirement inclure son état natif lors de sa production (prise de vue) de son enregistrement et son mode d'émission. Les chaines précisent dans leur bande annonce qu'une émission est en HD native ou pas. M6 par ailleurs ne met le logo M6HD que lors des diffusions en HD native, dans le cas d'émissions upscalées seul le logo M6 est présent.

Lorsqu'un multiplexe numérique contient trop de chaînes ou que ces chaines ont une résolution inférieure au "FullSD" (720*576), la qualité peut évidemment descendre en dessous d'une transmission analogique. On le voit sur certaines chaines câble ou satellite et plus fréquemment sur les chaines ADSL. C'est pourquoi en TNT le nombre de chaines par multiplexes, leur résolution et le bitrate alloué par rapport à la typologie de la chaine est totalement contrôlé par le CSA. Ainsi, par une délibération du 25 juillet 2006 (publication au Journal officiel du 22 août 2006) le Conseil a fixé la quantité de débit affectée à chaque service actuellement diffusé sur la TNT :

  • Services en clair et plages en clair obligatoires des services payants (MPEG2) 165 millièmes d'un multiplexe de 24,3 Mbits/s soit 4 Mbit/s ;
  • Chaînes payantes plage cryptées sportives (MPEG-4) : 200 millièmes soit 4,8 Mbit/s ;
  • Chaînes payantes plage cryptées autres que du sport (MPEG-4) : 145 millièmes soit 3,5 Mbit/s ;
  • Pour la HD de fait 333 millièmes ont été affectés aux chaînes soit 8,1 Mbits/s.

Avec ces valeurs, la TNT captée de manière correcte présente systématiquement une image supérieure au SÉCAM tout comme au Phase Alternated Line (voir le paragraphe Résolution du SÉCAM).

D'une façon générale, le mode numérique est supérieur aux techniques d'émissions analogiques en termes de qualités de réception et d'image avec des émetteurs de faible puissance et des antennes moins performantes[réf. nécessaire].

Actuellement dans des situations stables, les multiplex complets sont mieux reçus et mieux visualisés même en 16 QAM que l'analogique qui reste très déficitaire dans sa réception.

Les émetteurs centraux de la TNT ont actuellement une PAR rayonnante de l'ordre de 20 fois inférieure à celle des émetteurs analogiques ; généralement une PAR de 10 kW pour les pays à relief peu accidenté (Pays-Bas), 20 kW pour les pays vallonnés et 50 kW à 100 kW pour les régions étendues à faible densité de population en relief vallonné (par exemple dans l'Est de l'Allemagne).

Cette dégradation est accentuée lorsque les images varient rapidement, par exemple pour les émissions sportives, ou lorsque l'image est complexe. C'est pourquoi l'UER préconise le 720p50 dans les émissions d'images dynamiques. Il ne faut donc pas confondre la robustesse d'une transmission numérique (l'information numérique ne se dégrade pas le long de la chaîne de transmission) avec sa qualité, qui peut être très inférieure à celle d'une transmission analogique.

Ceci est particulièrement le cas pour les réseaux R4 et R6 du Nord-Pas-de-Calais où les intervalle de garde ont été réajustés (Bouvigny 0 µsec et Mont des Cats 23 µsec 1/32), provoquant ainsi des instabilités de réception suivant la propagation en cours au delà de 50Km par interférences SFN.

Ceci se vérifie, en particulier, pour le multiplex de la RTBF (Belgique), très certainement suite à son intervalle de garde 224 µsec (1/4), soit 25 % du temps d'un bloc de donnée et du nombre de porteuses disponibles en 16 QAM.

Ceci confère au signal une solidité de "réception" optimale avec une antenne tige intérieure de 13 cm, particulièrement dans les milieux urbains (immeubles et obstacles et les reliefs accidentés) avec un réseau de réémetteurs locaux bien développé.

Toutes les réceptions à plus longues distances sont tributaires d'une antenne extérieure et directive ou de la réception satellite (10 % des superficies nationales).

En outre, la RTBF émet l'EPG en 16 QAM.

Réception [modifier]

Une antenne râteau, permettant, dans les zones couvertes, la réception des chaînes analogiques et de la TNT.

Pour le téléspectateur, l'intérêt majeur est la réception, via une simple antenne râteau, voire d'une antenne d'intérieur, des chaînes de télévision diffusées en numérique. En effet, pour recevoir la TNT, il n'est pas nécessaire de changer l'antenne UHF existante, sauf dans des cas limités.

En revanche, la TNT nécessite sur un téléviseur ancien l'utilisation d'un décodeur TNT (démodulateur de réception numérique pour télévision analogique). Ce décodeur injecte un signal analogique en Composite NTSC ou PAL ou SECAM ou en S-VHS, voire idéalement en RVB sur les téléviseurs équipés d'entrées RVB. Il est capable en outre d'effectuer le Letterbox ou le Pan and scan d'émission 16/9 pour une télé 4/3, de sélectionner une langue, des sous-titres. On est donc très proche des fonctionnalités d'un lecteur DVD.

Des téléviseurs à châssis numérique avec tuner DVB-T intégré sont également disponibles. La présence de celui-ci est obligatoire depuis mars 2008 en France, tandis que la présence de tuner TNT-HD pour les écrans de plus de 66cm est obligatoire depuis décembre 2009.

Il n'est donc pas nécessaire de remplacer un téléviseur analogique par un téléviseur avec TNT intégré (terminal DVB-T). Mais le recours à un décodeur TNT externe achemine le signal par un raccordement vidéo analogique : dans ce cas le système ne fonctionne qu'en numérique partiel puisque seule la réception (haute fréquence) est en numérique, mais pas le signal démodulé destiné à l'affichage vidéo, qui est transmis par le câble de raccordement au téléviseur (via une prise Péritel).

Cependant, certains décodeurs comportent une sortie en numérique grâce à une prise DVI ou HDMI. Si la TV est numérique (LCD ou Plasma) et possède une prise HDMI et/ou DVI, cette solution doit être privilégiée.

État des lieux par pays [modifier]

Sept pays sont actuellement en état de switch-off analogique (S.O.A.) complet : la Norvège, la Finlande, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne, le Luxembourg (?), les Pays-Bas et la Belgique, hormis le canal 60 à Bruxelles (état au 1er mars 2010).

Allemagne Allemagne [modifier]

En Allemagne, la quasi-totalité des émetteurs analogiques a été mis hors service, faisant de la TNT le seul mode de réception de la télévision hertzienne.

Le lancement de la TNT a commencé en novembre 2002 à Berlin, où l’extinction des émetteurs analogiques a eu lieu en août 2003. Depuis 2004, la TNT a démarré successivement dans d’autres régions (d’abord dans les régions urbaines, plus tard dans le reste du pays). En novembre 2008, la numérisation de la diffusion hertzienne s’est achevée avec l’extinction de quelques émetteurs analogiques en Bavière.

Le SOA allemand est actuellement complet (état mars 2009).

L’Allemagne étant un pays de la télévision par câble et de la télévision par satellite, la TNT ne couvre qu’un peu plus de 90 % des foyers, avec des zones d’ombres notamment dans les régions montagneuses et dans le nord-est du pays. Les multiplex des chaînes privées ne couvrent qu’environ 45 % des foyers, uniquement dans les régions de Berlin, Hambourg, Kiel, Lübeck, Brême, Hanovre, Brunswick, Cologne, Düsseldorf, Dortmund, Francfort, Nuremberg et Munich.

La modulation des canaux TNT en Allemagne se fait en 16 et 64-QAM – le signal est donc plus robuste qu’en France, où on utilise le 64-QAM. Toutes les chaînes sont en MPEG-2 et émettent en clair. Toutes les chaînes sont en définition standard. En 2009, il n’y a pas de plans pour introduire la TNT HD.

La puissance des émetteurs TNT en Allemagne est, en général, supérieure à celle des émetteurs français, ce qui rend la TNT plus facile à capter. Dans beaucoup de régions urbaines, la réception portable, voire mobile, est donc possible. À cause de la modulation différente, un multiplex allemand ne contient que 4 chaînes (contre 6 en France).

Multiplex nationaux 
  • Multiplex ZDFmobil (> 90 % des foyers) :
    • ZDF (chaîne généraliste) ;
    • 3sat (chaîne culturelle en coopération avec l'ARD, l'ORF et la SF) ;
    • ZDFinfo, (chaîne d'information) ;
    • KI.KA (chaîne jeunesse, en coopération avec l'ARD, recevable de 6 à 21 h) ;
    • ZDFneo (chaîne pour jeunes adultes actifs, recevable de 21 à 6 h).
  • Multiplex RTL (~45 % des foyers) :
  • Multiplex ProSiebenSat.1 (~45 % des foyers) :
    • Sat.1 (chaîne généraliste) ;
    • ProSieben (chaîne généraliste) ;
    • Kabel 1 (chaîne mini-généraliste) ;
    • N24 (chaîne d’information).
Multiplex régionaux  
  • 2 Multiplex de l’ARD (> 90 % des foyers, la composition et répartition des chaînes varie selon les régions) :
    • Das Erste (chaîne généraliste nationale de l’ARD) ;
    • arte (chaîne culturelle franco-allemande) ;
    • PHOENIX (chaîne d’information et documentaire) ;
    • EinsExtra, EinsFestival ou EinsPlus (chaînes numériques de l’ARD, une chaîne par région) ;
    • 2-4 chaînes régionales des membres de l’ARD.
  • Multiplex régional privé (~45-50 % des foyers, la composition varie selon la région) :
    • Tele5 (chaîne de divertissement, dans la plupart des régions) ;
    • Eurosport (chaîne sportive, dans quelques régions) ;
    • Bibel TV (chaîne religieuse, dans la plupart des régions) ;
    • 1-2 chaînes locales privées ;
    • d’autres chaînes privées variant selon la région.

En France, la TNT allemande peut être captée dans presque toute l’Alsace et dans le nord de la Lorraine.

Australie Australie [modifier]

L'Australie a suivi le modèle anglais, mais a commencé plus tard ; le territoire à couvrir est important.

Belgique Belgique [modifier]

Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française [modifier]

La RTBF (Communauté française) a lancé officiellement le 30 novembre 2007[1] son offre de télévision numérique terrestre en test depuis 2005. L'offre TNT de la RTBF comprend des programmes TV (La Une, La Deux, La Trois et Euronews) et radio (La Première, VivaCité, Musiq'3, Classic21 et Pure FM) ainsi que BRF1[2]. Les 12 télévisions locales de la communauté française souhaitent également être sur la TNT mais un décret de la Communauté Française leur interdit actuellement d'être diffusé en analogique [3]. Seules les 2 chaînes locales de Bruxelles (TéléBruxelles et TVBrussel) ont le droit de diffuser en analogique . TV Brussel n'est actuellement plus disponible sur le canal 53 (730 MHz) de la TNT à Bruxelles, mais elle a été difficile à capter vu ses émissions en faisceau direction N-NO à partir de la région Est de Bruxelles (Tour Reyers). Cette chaîne n'est plus disponible en TNT depuis la fin du mois de août 2008 sur le canal 53 (VRT).

Télé Bruxelles est disponible en analogique sur le canal 60 (état mars 2009). La chaîne ne sera pas disponible sur la TNT à courte échéance (source Télé Bruxelles état juin 2008).

Il n'y a donc qu'une chaîne régionale émise par voie analoquique (canal 60) à Bruxelles (état avril 2009).

En outre, un canal DVB-H (MPEG-4 mobile) a été diffusé sur le canal 36 en polarisation verticale depuis la tour des finances (début 2008) à titre expérimental, celui-ci est actuellement modulé en DVB-T. Une mire en compression MPEG-2 a été émise pendant quelques jours, mais actuellement ce canal ne diffuse plus aucune information (décodable en MPEG-2) (état mars 2009). Le canal 36 semble[réf. nécessaire] avoir la potentialité d'émettre en MPEG-4 DVB-T.

Ce canal reste cependant dévolu à la réception mobile (DVB-H) prônée par L'UER ou à la T-DMB dans un avenir proche. Il couvrira la province de Namur dans la mise en application de la second couche du plan de numérisation hertzien (source CSA belge).

Pour ce nouveau marché, les appels d'offres seront clôturés en date du 31 mai 2009 (source CSA belge).

La région bruxelloise est actuellement couverte par un émetteur situé sur la Tour des Finances de la Cité Administrative de l'État (près du Jardin botanique) sur le canal 56 en pol V ainsi que par l'émetteur de Wavre sur le canal 56 en pol H. Le réseau a ensuite été complété par les émetteurs de Tournai (30 mars 2006), d'Anderlues (octobre 2006), de Profondeville (novembre 2006) et de Namur (décembre 2006). Tout ces émetteurs sont en SFN et en contre polarisation avec un IG constant de 223 µs, sur le canal 56 (754 MHz). Depuis novembre 2006, les émetteurs de Léglise, Liège et Marche-en-Famenne (décembre 2006) diffusent aussi la TNT mais sur le canal 66 (834 MHz).

La couverture est de 80 % en Communauté française.

Il est à noter que la Belgique Francophone a adopté la même robustesse de signal que la Suisse (16QAM) vu son relief géographique. La Flandre, quant à elle module ses signaux en 64 QAM dans d'autres situations de relief géographique.

BeTV (ex-Canal+ Belgique) émet en numérique sur le canal 55 à Bruxelles via un émetteur peu puissant (11 juillet 2006). Les chaînes disponibles en crypté sont : Be 1, Be Ciné, Be Séries. Elle pourrait entrer dans la TNT pour la Wallonie en 2012.

Un rapport du CSA belge prônait le lancement commercial de la TNT en Communauté Française le 1er janvier 2008 suite à la libération des fréquences analogiques de BeTV louées précédemment sous son ancien nom Canal+ Belgique et dont le contrat la liant à la RTBF s'achevait le 31 décembre 2007[4]. Ce contrat avait été renouvelé puisque les émetteurs de la RTBF émettaient toujours en analogique la chaîne Be 1 en avril 2009. La diffusion de BeTV en analogique a été stoppée le 1er janvier 2010 à minuit.

Une interruption de l'émission de ces chaînes via le multiplex canal 55 (TNT) a été constatée au mois de novembre 2008 pendant cinq jours. Elle correspond à la reconduction du contrat de BeTV (ex-Canal+) avec les moyens techniques de la RTBF (émetteurs).

Le premier multiplex est actuellement complet en 16QAM avec émission de quatre chaînes TV, l'EPG et les radios.

Le 1er mars 2010 disparaît officiellement toute diffusion en analogique en Belgique[5].

Flandre Communauté flamande [modifier]

La VRT (Communauté Flamande) dispose depuis le 3 novembre 2008 d'une nouvelle couverture intégrale en TNT (DVB-T)[6] avec des émetteurs sur les fréquences suivantes, seul l'émetteur de Genk Limburg a été modifié dans sa puissance ou sa directivité (ex canal 41 reçu à Bruxelles avant la fin du mois de août 2008) : les autres émetteurs TNT de la VRT ont conservé la même puissance antérieure au 3 novembre 2008 (SOA).

La situation flamande est donc passée de cinq multiplexes potentiels sur les canaux 22 (Bruxelles, Veltem, Sint Pieters - Leeuw) ; 40 (Egem) ; 41 (Genk) ; 53 (Bruxelles, TV Brussel). Il est à noter que toutes émissions à forte puissance même en faisceau est interdite depuis la tour Reyers ; ce centre de télécommunication terrestre étant réservé aux relais hertziens ; canal 59 Anvers et Schoten (avant le SOA) à deux mux potentiels sur les canaux 22 et 25.

Le canal 25 issu de Schoten (Polarisation V) et le canal 22 émis depuis Egem (Polarisation V)sont reçus en flux continu avec une antenne extérieure directrice (type yagi) sans amplificateur radio fréquence dans la région Ouest de Bruxelles.

Le bouquet reprend pour le moment les trois chaînes publiques Één et Ketnet/Canvas et Ketnet+/Canvas+ ainsi que les radios numériques : Radio 1, Radio 2, Klara, Klara Continuo, MNM (anciennement Donna), MNM Hits (anciennement Donna Hitbits), Studio Brussel, Sporza et Nieuws+ (boucle en continu du journal parlé). Le 30 octobre 2008, la nouvelle chaîne Canvas+ de la VRT est apparue sur la TNT belge.

Une quatrième chaîne nommée "ÉÉN+" est apparue le vendredi 14 décembre 2009 sur la TNT belge.

L'extinction des émetteurs hertziens analogiques de la VRT a eu lieu dans la nuit du 2 au 3 novembre 2008 à 24 h. La réception analogique de la VRT reste possible via le câble mais une nouvelle syntonisation du canal concerné a été nécessaire.

Depuis 2006, les deux chaînes de télévision publiques Één et Ketnet/Canvas sont disponibles sur les téléphones portables via la norme DVB-H.

La VRT n'émet plus en DVB-H (état mars 2009).

TV Brussel a été disponible sur le canal 53 (730 MHz) de la TNT à Bruxelles mais très difficile à capter, l'émetteur étant très directif Nord-Nord-Ouest à partir de l'est de Bruxelles : Reyers. Cette chaîne n'est plus disponible en TNT depuis la fin du mois d'août 2008 sur le canal 53 (VRT). Depuis le mois de février, la VRT à débuté ses émissions en HD native (productions émises en HD 720p (progressif) 50 Hz (prônée par l'UER) via le câble et le satellite, sur la Één.

La VRT est actuellement la seule chaîne à émettre une mire chromatique et de linéarité avec des tests audios dynamiques dans le courant de la matinée.

La VRT a décidé d'entamer une première phase de privatisation de son parc d'émission à concurrence de 49 % pour Norkring- Telenor (Novège) 51 % pour la VRT (état avril 2009). Cette privatisation pourrait conduire à des parts de 74 % pour Norkring et 26 % pour la VRT, cette minorité des parts est nécessaire et suffisante dans le cas ou un blocage « de minorité » serait nécessaire en vue de permettre des émissions Fédérales en Belgique (cf statut des sociétés Belges).

La situation des médias hertziens Belges par rapport à la TNT est actuellement très critique et très préoccupante face aux nouveaux potentiels technologiques numériques, et cela engendre une certaine confusion.

Actuellement, certains rapports mentionnent un dépassement de l'audience des médias « IPTV » et mobiles eu égard aux moyens de réception fixe pour le mois de juin 2009. Il est évident que les statistiques en cours ne tiennent pas compte de la durée de la connexion des utilisateurs et du suivi complet d'une émission mais bien du nombre de connections établies.

Il faut aussi mentionner que tous les changements de fréquence d'un émetteur TNT peuvent être réalisés en une heure avec un coût de 1 000 €, d'après le CSA Belge.

Canada Canada [modifier]

En 2004, la télé numérique terrestre est très peu répandue au Canada ; le premier à s'en servir était CITY-TV à Toronto à partir d'une antenne au sommet de la Tour CN. On y utilise le système américain ATSC. Le taux de pénétration élevé du câble analogique et numérique (Vidéotron et Rogers) ainsi que la présence de diffusion directe par satellite (Bell Télé autrefois connue comme ExpressVu et Star Choice) présente un défi de taille pour la télévision numérique terrestre.

Le CRTC a annoncé récemment le passage à la télévision numérique d'ici août 2011. Pour financer cette transition, l'organisme a retiré le maximum imposé aux télédiffuseurs de 12 minutes de publicité par heure.

États-Unis États-Unis [modifier]

Chargée de faire appliquer la loi du 1er février 2006 prévoyant l'arrêt complet des diffusions NTSC analogiques au 17 février 2009[7], la FCC (Federal Communications Commission) a instauré un mandat imposant, depuis le 1er mars 2007, que tout appareil de réception télé produit ou importé aux États-Unis pour la vente soit capable de recevoir les signaux numériques terrestres. Pour le consommateur, elle prévoit également la distribution de bons de réduction de 40 $ (jusqu'à 2 par foyer) pour l'achat d'un décodeur ATSC à partir de janvier 2008.

Au 2 avril 2007, 1 702 stations de télévision sur le territoire américain (environ 98,8 % des stations) ont reçu leur permis de construire ou d'émettre en numérique. Un total de 1 603 stations diffusent déjà en format numérique[8].

Le SOA est différé au 12 juin 2009 (d'après l'EBU). Les modes de diffusion hertzien et satellitaire y sont inclus vu les espaces géographiques de ce pays.

Espagne Espagne [modifier]

La télévision numérique terrestre s´appelle en Espagne, TDT, Televisión Digital Terrestre. En l'an 2000 fut lancé en Espagne une plate-forme payante de télévision numérique terrestre, Quiero TV. N'ayant pas atteint la rentabilité nécessaire, Quiero TV arrêta ses diffusions le 30 juin 2002.

Le 30 juin 2005 la TNT fut relancée avec l'émission de chaînes en simulcast (émission de la même programmation en analogique et en numérique) et avec l'apparition de nouvelles chaînes purement numériques. La TVE s'est vue attribuer trois canaux numériques en plus de la duplication de ses deux chaînes analogiques, et chacun des quatre opérateurs de télévision hertzienne analogique privée s'est vu attribuer, en plus de la duplication de son signal en numérique, deux autres fréquences.

chaque région décide du nombre et de la distribution public/privé mais en général les régions ont deux télévisions publiques et deux télévisions privées.

  • Les télévisions locales : chaque région est divisée en zones (qui peuvent regrouper plusieurs communes). Dans chacune des zones, quatre ou huit chaînes de télévision (huit chaînes dans le cas des zones très habitées comme Madrid, Barcelone, Valence, etc.) vont émettre soit une chaîne publique appartenant à la mairie ou aux mairies et trois ou sept autres chaînes locales privées.

Fin 2005, 80 % de la population recevait le signal de la TDT, 90 % sera couverte fin 2008 et 95 % (98 % pour la TVE) devrait recevoir le signal au moment de la mise hors service du réseau analogique.

France France [modifier]

En France, la télévision numérique terrestre (TNT) en MPEG-2 a été déployée le 31 mars 2005, dans quelques villes, après avoir été plusieurs fois retardée par des difficultés tant politiques que techniques. Le déploiement pour les chaînes à péage qui doivent employer la norme MPEG-4 AVC (la réception en mobile et possibilité de TVHD) est lancé en mars 2006. Une première expérimentation de la haute définition par la TNT a été lancée en juin 2006 à Paris, Marseille et Lyon, avec la diffusion notamment de Roland Garros ou de la Coupe du Monde de Football. La société Netgem fut la première à commercialiser un décodeur TNT HD, nécessaire pour recevoir ces programmes en haute définition. En 2008, de 75 à 80 % des téléspectateurs bénéficient de la TNT en France, surtout dans les zones les plus peuplées.

Le plan du CSA prévoit une accélération du SOA surtout dans les régions à forte densité de population. La prochaine échéance est prévue pour septembre 2009 avec la mise en service de nouveaux émetteurs, notamment en Champagne-Ardenne.

Le Comité stratégique pour le numérique, inauguré par Jacques Chirac le 4 mai 2006, prévoit le passage complet du territoire (à l’exception de certaines zones frontalières) à la TNT le 18 mai 2010, le réseau analogique (SECAM norme L ou L’) sera éteint et ses capacités allouées à une extension avec de nouvelles chaînes. Les évolutions des normes de compression permettant de multiplier le nombre de chaînes diffusées ou (si une équation économique est trouvée aussi bien côté terminaux que diffuseurs), d’améliorer leur qualité (TVHD, éventuellement 3D, et anaglyphique (relief).

La chaîne FR3 a déjà effectué des tests anaglyphiques (relief) en monochrome analogique (N/B) dès le début des années 1980. Ces émissions ont été observées à Bruxelles en temps réel. Actuellement, les techniques numériques permettent des émissions en trichrome en en résolution réduite et en « temps réel » numérique (temps réel numérique est mis entre guillemets car il n'existe pas en numérique hertzien).

Le 5e réseau a reçu des attributions de fréquences dans la plupart des régions où la TNT a été déployée, mais il n’est pas encore opérationnel au plan national pour assurer un niveau de couverture national suffisant. Il est destiné à accueillir les nouvelles chaînes diffusées en HD, mais des échanges de canaux entre multiplex pourront intervenir en fonction de leur capacité disponible de bande passante : une redistribution des chaînes entre les six multiplex nationaux est prévue en septembre 2008 pour un démarrage des émissions HD le 30 octobre 2008.

Les chaînes cryptées nécessitent un abonnement auprès d'un fournisseur de bouquet numérique, qui fournit son propre décodeur TNT compatible MPEG-4 (les décodeurs du marché vendus en France n'incluent pas les cartes de gestion de droits, toutes les chaînes gratuites ainsi que les tranches horaires gratuites en avant-soirée de Canal+, TPS Star et Paris Première sont diffusées en MPEG-2). Dès octobre 2008, les plages cryptées de Canal+, sur la TNT, qui sont déjà en MPEG-4, le seront en HD, les abonnés à canal+ TNT, échangeront leur STB, contre un modèle ayant une sortie HDMI activée.

Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes régionales et départementales ont fait leur apparition sur la TNT française. Pour l'Île-de-France, depuis le 24 septembre 2007 France Ô est présente et est accompagnée depuis le 20 mars 2008 de Cap 24, ex-Paris Cap, (Groupe Hersant Média), IDF1 (JLA Holding) et de NRJ Paris, ex-LTF, (NRJ Group). Un cinquième canal « associatif » est partagé entre Demain.TV, BDM TV, Cinaps TV et Télé Bocal.

Le 30 octobre 2008, la TNT HD gratuite est lancée en France, avec les versions spécifiques en Haute Définition des chaînes TF1, France 2, ARTE et M6 ; ARTE stipule clairement ses productions natives en HD, émission produite et acquise en HD et transmise dans cette résolution (cf le site) et pas le label HD télévisuel.

Le 31 octobre 2008, la chaîne AB1 renonce à sa fréquence de TNT payante, en raison d'un coût trop élevé (4 millions d'euros par an) pour une audience faible. Le groupe Lagardère songe à faire de même pour sa chaîne Canal J, et les députés pourraient amender la loi sur la télévision du futur, afin de permettre aux chaînes de la TNT payante de passer sur la TNT gratuite s'ils le souhaitent.

Le 4 février 2009, l'analogique entame son retrait à Coulommiers. Suivront Kaysersberg et son relais hertzien du Sclossberg réalisé le 14 avril 2008 ; actuellement, il semble que l'Alsace a différé le SOA à la date du 27 mai 2009 (état au 17 avril 2009), la région de Cherbourg (18 novembre 2009), le reste de la Basse-Normandie (9 mars 2010), puis l'Alsace, la Bretagne jusqu'en novembre 2011. À cette date, tous les français auront la TNT et celle-ci sera dotée de trois chaines gratuites supplémentaires (TV Breizh pour le groupe TF1, plus une chaine pour le groupe Canal+ et une autre pour le groupe M6).

Lors d’un colloque sur la TNT, Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a affirmé que les 18 chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) pourraient diffuser en qualité haute définition (HD) d’ici 2015, contre cinq actuellement (TF1, France 2, Canal Plus, M6, Arte). Ce qui ne sera possible que lorsque les fréquences analogiques se seront éteintes.[réf. souhaitée]

Lancement de la TNT dans l'outre-mer [modifier]

La TNT dans l'outre-mer sera lancée le 30 novembre 2010. Dans un premier temps, les chaînes Télé Pays, France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, LCP, Arte et France 24 seront disponibles. Elles seront diffusées au format SD MPEG-4.

Italie Italie [modifier]

L'Italie a commencé la transition vers le numérique terrestre en 2003 en Sardaigne, puis dans le Val d'Aoste. Depuis le 27 octobre 2008, le signal analogique n'est plus émis en Sardaigne. Depuis le 16 juin 2009, la transition a commencé dans le Piémont et à Rome, avec l'élimination de Rai2 e de Rete4 du système analogique. Depuis le 16 novembre 2009, Rome a achevé la transition vers le numérique.

Le 15 octobre a eu lieu la transition en Campanie et le 1er décembre à Naples et dans sa province, tandis qu'à Salerne et Caserte les émetteurs analogiques de Rai2 e Rete4 ont été éteints. Le gouvernement a déjà approuvé l'abandon de l'analogique dans toute l'Italie à l'horizon 2012, comme prévu par les recommandations européennes.

Luxembourg Luxembourg [modifier]

Depuis le 4 avril 2006, le pylône de Dudelange-Ginzeberg diffuse un bouquet de neuf chaînes appartenant à RTL Group qui seront rejointes par plusieurs autres programmes luxembourgeois.

Les programmes suivants sont diffusés en numérique terrestre :

RTL9 reste diffusée en analogique (canal 21, en langue française) sur l'émetteur de Dudelange. Aucune information précise concernant son passage en numérique ne circule, BCE ne souhaitant pas se prononcer sur un éventuel calendrier. Toutefois, dans le rapport d'activité 2007 du Gouvernement luxembourgeois paru en mars 2008, il est signalé que ce programme, reçu par un public non négligeable en Lorraine, passera au numérique au plus tard au moment de l'arrêt de l'analogique en Lorraine. Cependant, le 24 janvier 2010, Jean-Luc Bertrand, le responsable des activités pour RTL9 Est en Lorraine a indiqué que la chaîne débuterait le numérique en été 2010[9]. Mais, le 3 mars 2010, AB annonce l'arrêt des émissions à destination de la Lorraine pour le 30 juin 2010[10]. Après 55 ans et 6 mois environ, Télé-Luxembourg quitte définitivement la Lorraine et RTL9 perdurera en réseau national par câble et satellite.

Le SOA Luxembourgois est actuellement complet (source UER).

Maroc Maroc [modifier]

La télévision numérique terrestre a été lancée en février 2007[11] dans les villes de Casablanca, Rabat, Fès, Meknès, Tanger, Oujda et Marrakech ce qui représente 54 % de la population. En juin, ce sera au tour des villes d'Agadir, Laâyoune, Figuig, Tétouan et Nador de bénéficier de la TNT, ce qui portera la couverture à 74 % de la population.

Le bouquet gratuit comporte 7 chaînes dont les deux chaînes hertziennes analogique Al Aoula et 2M ainsi que de nouvelles chaînes créées par la SNRT (Télévision publique marocaine) à l'occasion de l'arrivée de la TNT (une partie des chaînes est déjà disponible depuis quelques mois sur plusieurs satellites dont Eutelsat W6, Hot Bird 6, Nilesat 101 et 102 et Badr 6) : Arryadia (sport), Arrabiâ (la 4e, chaîne culturelle) et Assadissa (la 6e, chaîne religieuse) mais également Aflam TV (Cinéma arabe et international) et Tamazight, chaîne généraliste Berbère. D'autres chaînes pourraient arriver par la suite comme notamment Médi 1 Sat (disponible sur le satellite Hot Bird 6).

D'autres évolutions sont à attendre, notamment la possibilité de regarder la TNT depuis son téléphone mobile (même si les normes DVB-H et T-DMB n'ont pas été citées).

Norvège Norvège [modifier]

Pour la TNT, la Norvège a escamoté la phase MPEG-2 pour se lancer directement en MPEG-4 et coupe progressivement les transmissions hertziennes classiques en mode analogique[12]. À terme, et malgré une géographie au relief très accidenté, le but est de fournir l'accès TNT à environ 95 % des norvégiens. Le reste aura accès aux programmes gratuits via le satellite[13]. Beaucoup de résidences secondaires dans les régions peu peuplées échappent à la couverture des émetteurs TNT.

Le SOA norvégien est actuellement complet (état mars 2009).

Le marché très encadré propose encore très peu de décodeurs. Après le retrait des modèles Thomson DTI 2011/2012 et du Triax TR500 qui présentaient un risque d'incendie, il ne reste que les modèles de base : Grundig DTR8720, Sagem ITD91HD et le modèle à clé USB Grundig DTR 8740 MHP. Sagem et Grundig annoncent des modèles à disque dur pour la mi-2008. L'achat de ces décodeurs est subordonné à l'acquittement de la redevance télé norvégienne.

Peu de modèles de téléviseurs sont dotés d'un décodeur apte à traiter le MPEG-4. Il manque aussi les modules USB et cartes d'extension TV qui permettraient une réception de la TNT sur ordinateur.

Les chaînes de télévision gratuite ne sont pas légion :

S'y ajoute la populaire chaîne :

  • TV 2 qui restera gratuite jusqu'en 2009 seulement.

RiksTVs et Canal Digital offrent des bouquets payants aux amateurs.

Le bouquet des stations de radio gratuites est plus important : NRK P1, NRK P2, NRK P3, NRK Alltid Nyheter, NRK Alltid Klassisk, NRK Sami Radio, NRK Alltid Folkemusikk, NRK Stortinget, NRK Super, NRK Jazz, NRK Gull, NRK Sport et NRK mp3.

Pologne Pologne [modifier]

En Pologne, la télévision numérique est avant tout satellitaire. En 2008, la TNT n'est pas deployée au niveau national. Et si beaucoup de téléviseurs se signalent « full-HD » dans les magasins, bien peu intègrent un récepteur DVB-T.

Des diffusions DVB-T permanentes couvrent certaines grandes villes (Varsovie, Cracovie, etc.), mais à but experimental[14]. Elles ont souvent des puissances d'une dizaine de watts ce qui impose des antennes sensibles.

Les déploiements en Pologne ne se feront qu'avec le codage MPEG-4 AVC.

Portugal Portugal [modifier]

Au Portugal, la télévision numérique est implantée depuis le 29 avril 2009 sous le nom de TDT (Televisão Digital Terrestre). La TDT comprend 4 grandes chaines nationales et 2 régionales (RTP1, RTP2, SIC, TVI, ainsi que RTP Açores et RTP Madeira), c'est-à-dire les mêmes chaînes qu'en analogique. Un canal HD partagé entre les chaînes nationales a été prévu, mais il n'émet aucun programme à l'heure actuelle. Il était prévu qu'une cinquième chaîne nationale s'installe aux côtés des quatre autres, mais le processus est à l'heure actuelle bloqué [15]

Au début des émissions TDT, il était prévu qu'il y ait 8 multiplex dédiés à la diffusion de la télévision numérique terrestre : un pour les chaînes gratuites et sept autres autres pour les chaînes payantes. Désormais, suite à l'abandon de PT Communicações, seule entreprise à être habilitée à développer la télévision payante par la TDT, l'utilisation des ressources hertziennes vacantes sont remises en question. On parle de diffuser les chaînes gratuites existantes en HD.[16]

Actuellement ce sont officiellement 8 millions de portugais qui sont couverts par le numérique, soit 80% de la population portugaise.[17]

La télévision numérique terrestre n'est diffusée qu'en norme MPEG-4.

La télévision analogique s'arrêtera en plusieurs phases :

  • Courant 2011 : Zones pilotes, afin d'évaluer l'impact de ce-dernier (Émetteur d'Alenquer : 03/02/2011 ; Émetteur de Cacém : 07/04/2011 ; Émetteur de Nazaré : 05/05/2011)
  • 07/01/2012 : Toute la bande littorale du Portugal
  • 22/03/2012 : Açores et Madère
  • 26/04/2012 : Le reste du pays, arrêt définitif de la télévision analogique au Portugal [18]

Royaume-Uni Royaume-Uni [modifier]

La TNT est présente au Royaume-Uni depuis 1998 sous le nom de OnDigital et depuis 2001 ITV Digital. Depuis la faillite de ITV Digital, la TNT a été relancée le 30 octobre 2002 sous le nom de Freeview. Le bouquet, diffusé en clair, est composé d'une trentaine de chaînes de télévision et d'une vingtaine de radios.

En 2012, le service analogique disparaîtra et les émissions de télévision se feront exclusivement en numérique. La couverture actuelle de la diffusion du service numérique est d'environ 98,5 %[19].

Un bouquet payant appelé Top Up TV est également disponible. Il regroupe une douzaine de chaînes supplémentaires[20].

Suède Suède [modifier]

En Suède, les émissions de la TNT ont débuté en 1999. L'extinction des fréquences analogiques a commencé le 19 septembre 2005 et s'est achevée le 1er février 2008.

La diffusion en clair de chaînes de la TNT est assurée par Teracom, une société contrôlée par l'État suédois. Cette diffusion concerne notamment un bouquet de chaînes publiques du groupe Sveriges Television (SVT1, SVT2, SVT24, Barnkanalen et Kunskapskanalen). D'autres bouquets diffusés en clair proposent des chaînes privées financées par la publicité.

Un bouquet de chaines payantes est également proposé par la société Boxer TV Access. À noter que les chaînes Finlandaises sont reçues en TNT à Stockholm.

Suisse Suisse [modifier]

La Suisse est entièrement passée à la télévision numérique terrestre en date du 15 mai 2010 avec la disparition de la diffusion de la chaine Léman Bleu de la région Genevoise[réf. souhaitée]. Elle était opérationnelle à titre expérimentale depuis 2003 au Tessin, puis depuis le 19 avril 2005 dans le bassin lémanique.

La transition s'est ensuite effectuée en cinq étapes majeures où les émetteurs analogiques ont été arrêtés dans des régions entières. Ces arrêts suivaient des périodes de simulcast (diffusion simultanée de l'analogique et du numérique) plus ou moins longue (6 mois seulement dans certaines régions).

La Suisse diffuse trois multiplexes spécifiques à chaque région linguistique. Tous diffusent les chaînes du service publique SRG SSR idée suisse. Ils sont composés des deux premières chaînes de la région linguistique et les premières chaînes des deux autres régions. Par exemple, pour la Suisse romande cela correspond à TSR1, TSR2, SF1 et RSI La 1. Dans la région de Genève, il y a aussi le programme de Léman Bleu. En Suisse alémanique, une cinquième chaîne (SF info) est également diffusée.

Dans certaines régions montagneuses, où l'installation du réseau câblé est complexe, des entreprises privées diffusent également des multiplexes accessibles par abonnement. En Suisse romande, plusieurs téléréseaux diffusent également une offre de chaîne gratuite en norme DVB-T.



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