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• Le "coup" du 13 juillet 2015

      Non, ce n'a pas été un coup d'état, non plus une révolution ; mais peut-être, une évolution majeure : au terme d'une longue nuit de négociation, les chefs d'État et de gouvernement des pays de la zone euro sont parvenus à un accord évitant le "Grexit", la sortie de la Grèce de l'euro (et de l'Union européenne ?). Une victoire de la solidarité contre les forces populistes et centrifuges – certes obtenue difficilement, et par la méthode intergouvernementale. Mais un pas vers une Europe plus intégrée, plus "fédérale" ?    

      Cet événement est un peu passé inaperçu dans cette période estivale. Pourtant il a suscité de nombreuses réactions, prises de position, commentaires, qui peuvent préfigurer l'orientation politique des prochains mois. En voici un petit "florilège".

- Pour ceux qui ne se basent que sur les textes officiels (parfois à lire entre les lignes…), le communiqué final est ici. D'autres peuvent trouver plus facile à lire la déclaration de Donald Tusk à l'issue du Conseil.

- Dans l'ensemble, les réactions à l'accord du 13 juillet ont été plutôt favorables, même si certains y ont vu "un armistice qui ne résout rien", ou trouvaient que "l'Europe a sauvé la Grèce au prix fort". Par exemple, par une "perte de souveraineté sans précédent". Le 20 juillet, Romano Prodi, ancien Président de la Commission européenne et ancien Premier Ministre de l'Italie, pensait qu'avec cet accord "on avait évité le pire, mais créé le mal". Et dans une tribune partagée avec Pierre Larrouturou, Philippe Maystadt et Miguel Moratinos, Michel Rocard disait "Nous avons tous envie d'être solidaires mais pas de payer".

- Très vite, les commentateurs ont compris que tout s'était joué entre Angela Merkel et François Hollande ; mais certains n'ont pas été long à se demander ce que cachait cette unité de façade. Préparée il est vrai par certaines positions franco-allemandes communes : dès le 26 mai Berlin et Paris dans une note à la Commission européenne avaient plaidé pour un "gouvernement économique" de la zone euro – une vielle réclamation française, mais une première pour l'Allemagne. Et un mauvais tour joué à Cameron !

- Dans son discours du 14 juillet, puis dans une tribune publiée le 19 en hommage à Jacques Delors, François Hollande confirmait son engagement en faveur d'une zone euro solide : "Ce qui nous menace, ce n'est pas l'excès d'Europe mais son insuffisance". Des propositions en ligne avec le fameux (mais vite oublié) "rapport des cinq Présidents". Mais aussi bien des difficultés à contourner… [même si le Comité économique social européen semble ignorer l'existence des partis politiques européens, puisqu'il appelle de ses vœux leur création !].

Jacques Delors justement, dans une tribune co-écrite avec G. Cromme, H. Henderlein, Pascal Lamy et AntónioVitorino, rappelait le 22 juillet "l'impérieuse nécessité de parachever l'UEM".

L'accord du 13 juillet a peut-être mis à mal l'amitié franco-allemande : certains esprits ont été prompts à tenir des propos revanchards qui peuvent être néfastes et dangereux. Deux personnalités politiques ont publié des articles appelant les deux parties à leurs responsabilités, mais dans un cadre commun, celui de l'histoire et de la culture : le 16 juillet, c'était Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire du PS, qui s'adressait "à un ami allemand" dans une lettre ouverte publiée par EurActiv. Quant à Dominique Strauss Kahn, c'est sur Internet qu'il publiait le 18 juillet une lettre en quatre langues, adressée à ses "amis allemands", "ceux qui pensent qu'une culture européenne existe…, semblable à aucune autre…, dont nous sommes dépositaires…. L'Europe, c'est Michel Ange, Shakespeare, Beethoven, Marx, Freud et Picasso. … C'est parce que cet héritage nous est commun que nous avons su mettre un terme à nos luttes intestines. Un très beau texte, et… un retour à la politique ? 

Sylvie Goulard, députée européenne, appelait le 14 juillet la France et l'Allemagne à clarifier la finalité du projet européen

- cependant, "l'ordo-libéralisme" à l'allemande a toujours ses défenseurs, en particulier le ministre des finances fédéral Wolfgang Schäuble 

- le philosophe Jean-Claude Milner, lui, pense que "Hollande et DSK ont un projet européen de type impérial" ?

- Pour Jean-Dominique Guiliani, dans l'éditorial de Ouest France du 22 juillet, c'est tout simplement que la solidarité l'a emporté sur toutes les autres considérations

- alors, profitera-t-on de cette crise pour faire vraiment un pas fédéral ? Pas sûr, d'après l'éditorial du Monde du 24 juillet : "pour que l'euro ne sombre pas dans le psychodrame permanent, il faut, se bouchant le nez et les oreilles, accepter une petite dose de fédéralisme budgétaire…"

- et enfin… le Mouvement européen Ille-et-Vilaine a dès le 14 juillet publié un Communiqué de Presse (Ouest-France du 17 juillet).

Posté par Louis Jourdan, 27 octobre 2015


Migrants, réfugiés et Union européenne : mais de qui se moque-t-on ?


    L’arrivée de personnes démunies, ayant fui, au péril de leur existence, la guerre ou tout « simplement » la misère économique ne mérite-t-elle pas mieux que nos peurs ou les cris d’orfraie de celles et ceux qui sont censés nous représenter ? 
Certes, ladite arrivée se révèle massive. Outre qu’elle était prévisible – et depuis longtemps ! –, elle pose, sur bien des plans, une simple question : mais de qui se moque-t-on ? 

     Suite de l'article de Philippe Gonnet, journaliste, VP de l'UPEG. 

Posté par Louis Jourdan, 13 septembre 2015


Les réfugiés et nous, les Européens

   "Voyons les chiffres. Le Liban et ses 6 millions d’habitants accueillent aujourd’hui plus d’un million deux cent mille réfugiés, essentiellement syriens. La Jordanie, 8 millions d’habitants, en accueille plus de 600 000. La Turquie, 77 millions d’habitants, en a déjà plus d’un million huit cent mille sur son territoire. L’Union européenne compte, elle, 500 millions d’habitants et se considère en état de siège et menacée des pires maux car 100 000 réfugiés ont atteint ses côtes, dix-huit fois moins qu’en Turquie... […] Nous nous tirons, autrement dit, dans le pied parce que nous avons peur de malheureux dont toute l’ambition est d’échapper à la mort. Vous, je ne sais pas mais, moi, tant de stupidité me fait honte.

 " Lire l'intégralité de ce billet de Bernard Guetta sur France Inter du 18 juin 2015

Posté par Louis Jourdan, 20 juin 2015  


Prix Nobel de la Paix

    Le Comité Nobel norvégien a attribué le 10 octobre 2014 le Prix Nobel de la Paix à la Pakistanaise Malala Yousafzaï et à l'Indien Kailash Satyarthi « pour leur combat contre l'oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l'éducation ». Ils ont reçu leur Prix et leur médaille le 10 décembre à Oslo. Malala Yousafzaï avait déjà reçu en novembre 2013 le Prix Sakharov du Parlement pour la défense des Droits de l'Homme.
    Elle est la plus jeune des lauréats Nobel (17 ans) : quand elle a appris qu'elle venait de recevoir le Nobel, elle était… à l'école. Dans son discours un vibrant plaidoyer pour l'éducation mais aussi pour la paix : "Pourquoi les pays que nous appelons des grands pays sont-ils si puissants pour générer des guerres, mais sont si faibles pour amener la paix ? Pourquoi ?"
    Quatre jours après hélas, son propre pays était le théâtre d'une tuerie sans nom commise par les Talibans, ses anciens bourreaux : 141 morts dont 131 enfants.

Posté par L. Jourdan 12/12/2014 

Sarajevo, le 28 juin 1914, au cœur de l'Europe

Ce jour-là, il y a 100 ans, l'archiduc Franz Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, est en visite officielle à Sarajevo avec son épouse, une visite que, da,s le contexte, il savait risquée. Tandis que leur carrosse chemine le long de la rivière Miljacka, ils sont abattus par un jeune étudiant serbe, militant de l'unité yougoslave. Le contexte de cet attentat, en effet, est une exacerbation des nationalisme dans toute l'Europe… Lire la suite de cet article publié par François Mennerat, Président du Mouvement européen - Franche-Comté

Signalé par François Mennerat, 27 juin 1914 

L'euro, le modèle et la puissance

La bataille de l’euro, c’est la bataille de Stalingrad de l’Europe. On n’a pas droit au pessimisme. Car, c’est le destin même de l’Union européenne qui se joue ici. Il ne s’agit pas seulement de sauver l’euro. Encore ne faut-il pas lui sacrifier le contrat social qui fonde la démocratie en Europe. … C’est en cela que la construction de la nouvelle Eurozone est l’affaire des citoyens. Elle doit marquer la première étape vers l’émergence d’un véritable démos européen sans lequel il n’est pas de fédéralisme possible... Lire la suite de cette remarquable étude par Pierre Defraigne, Executive Director, Madariaga - College of Europe Foundation

                                                                Signalé par Jean-Charles LEYGUES, ME-Gironde, 23 février 2013

Manifeste pour une Europe fédérale

Telle qu’elle est aujourd’hui l’Europe n’a plus de cohérences et les crises actuelles montrent bien ses limites. Il faut donc remettre en question cette Europe qui est devenue un carcan portant l’austérité, la division, l’inquiétude, et au final le retour à des nationalismes les plus étroits et dangereux. Au contraire l’Europe doit être un outil de développement, de solidarité, de mutualisation des moyens et des risques pour mieux assurer la protection et le développement au profit des peuples qui la constitue… Lire la suite

Posté par  Michel Lecalot, ME-Pyrénées-orientales-Aude, 18 février 2013  


"L'Europe stop ou encore" 


Tel était le sous-titre racoleur, réducteur et cependant significatif de l'air du temps, d'une émission de débats, un lundi soir sur France 2... Nous en sommes-là en ce début 2013 à quelques encablures de nos certitudes fédéralistes lors de l'université d'automne du Mouvement, tenue à Lille…  Lire la suite

Posté par Jacques Lemers , ME-Nord, 29 janvier 2013


50 ans ?

A Berlin aujourd'hui, les gouvernements français et allemand fêtent un demi-siècle de Traité de l'Elysée. Cet accord a joué un rôle important dans le rapprochement des deux pays. Le renom des signataires, le symbole qu'ils incarnaient, la modernité des dispositifs destinés aux jeunes ou encore le rapprochement des deux appareils d'Etat, sont autant de bonnes raisons de célébrer cet anniversaire... Lire la suite

Posté par Sylvie Goulard, 23 janvier 2013


Huit bonnes résolutions en 2013 pour tous les europhiles !

Le début de l’année est souvent prétexte à la prise de résolutions pas toujours réalisables ou que l’on oublie bien vite de tenir. En voilà néanmoins huit, placées sous le signe de la diversité et du débat d’idées, qui devraient vous permettre de contribuer efficacement à l’année européenne des citoyens… Lire la suite                                               

Posté par Thibault Temmerman, 16 janvier 2013


Le Mouvement européen a participé à la découverte du Boson de Higgs

On le sait, la découverte du boson de Higgs par les chercheurs du CERN aura été l’un des grands évènements scientifiques de 2012. Sans doute ce fameux boson ne changera pas grand’ chose à notre vie de tous les jours, sans doute ne résoudra-t-il pas immédiatement la crise et le chômage. Mais peut-être nous aidera-t-il à comprendre d’où nous venons, sinon où nous allons… Lire la suite

Posté par L. Jourdan 6/01/2013

Fiche pédagogique "euro"

Le Traité de Maastricht de 1973 a institué l’Union économique et monétaire (UEM) : au terme d’une longue préparation la monnaie unique de l’Union européenne (UE), l’euro, a vu le jour, en 1999 pour les opérations scripturales et en 2002 pour toutes les transactions… Lire la suite


Posté par L. Jourdan 6/01/2013