Etienne de Vielzot

Tradition et histoire

croix, puits et maison natale de saint Etienne de Vielzot
Dans son "Dictionnaire historique et archéologique des paroisses du diocèse de Tulle" (1894 - tome 1), le chanoine Jean-Baptiste Poulbrière décrit l'église et la croix monumentale de Bassignac-le-haut et poursuit ainsi :

"D'après la tradition, cette croix serait un don des moines  d'Obazine à la paroisse natale de leur fondateur. C'est possible. Saint Etienne d'Obazine naquit effectivement, sur la fin du XIe siècle, à Vieljo, l'un des villages les plus forts, sinon même le  plus fort de Bassignac-le-haut. On y montre encore un puits, une croix, une fontaine, qui gardent son nom avec son souvenir ; on y montre surtout sa maison, déformée par le temps comme bien on pense, mais où se conserve un reste de huche ou de maie fort ancien et vénéré à l'instar d'une relique. Voici pourquoi. La famine, dit-on, était grande dans le pays, les pauvres couraient par avalanches d'une porte à une autre et le jeune Etienne, qui était d'assez bonne maison, souffrait de voir au dehors tant de misère. Un jour qu'on l'avait laissé seul, il vida complètement en aumones la huche où l'on tenait le pain.Fureur des membres de la famille quand ils rentrèrent ; mais calme sourire du futur moine qui, les ramenant à la huche, leur y fit voir plus de pâte qu'il n'était parti de pain. Depuis, ce miracle, affirmé par la tradition locale, les femmes de l'endroit, quand elles ont pétri leur farine, lèvent la main sur la pâte en prononçant ces mots :
Qué lou boun saint Estève
Té bénissé et té lèvé !

(Que le bon saint Etienne te bénisse et te lève !)
Nous verrons plus tard la suite d'une existence si bien augurée : Etienne se fit prêtre, exerça d'abord dans le voisinage, prit le chemin de la solitude, fonda Obazine, Coyroux, Valette, Bonnaigue, la Frénade, la Garde-Dieu, Grosbos, la Nouvelle, et fut le père d'une multitude de religieux."


des jeunes autour de la croix de saint étienne à Vielzot       la croix près du puits de saint Etienne de Vielzot
Au centre du hameau près du puits et de la croix "saint Etienne", Jacques Segret aime à raconter la vie et l'oeuvre du saint homme de Vielzot, notamment aux jeunes du catéchisme.
Il présente ici la croix prismatique avec Christ rustique et loge de dévotion : dans cette loge est placée une petite pierre qui, dit-on, par temps de sècheresse extrême, est jetée dans l'eau du puits,  accompagnée de force prières, afin d'obtenir la pluie...

Les dates importantes de la vie d'Etienne

1085 -  Naissance au village de Vielzot, commune de Bassignac le haut  en Corrèze.
« Son père s’appelle Etienne, sa mère Gauberte . Il  a des frères et des sœurs. Ils n’étaient ni trop riches ni vraiment pauvres, possédaient assez de biens pour subvenir à leurs besoins »
1095 - 1100  (entre 10 et 15 ans) - Ecole à Pleaux
1120 (à 35 ans) - Il prend conseil auprès d’Etienne de Mercoeur car il pense à se faire prêtre. Il fonde dans la forêt d’Obazine un groupement d’ermites. Beaucoup de compagnons, hommes et femmes, défrichent le site. Inauguration des deux monastères : Obazine et Coyroux, à six cent metres l’un de l’autre.
1142  (à 57 ans) - Etienne est nommé moine et abbé . Rattachement de ses monastères à l’ordre des Cisterciens.
1156  (à 71 ans) - Après trente six années de travail de la pierre et de la terre à la construction d’un vaste patrimoine sur le Bas-Limousin et le Quercy ( Obazine, La Valette, Bonnaigue, Saint Bernard) la première pierre de l’église abbatiale d’Obazine est posée. Les travaux dureront  vingt ans .
1159 – (à 74 ans)    Mort à Bonnaigue et ramené à Aubazine.



exemples de reliques du " bois de la huche de St Etienne d'Obazine"

reliques de la maie de saint Etienne de Vielzot       reliques de la maie de saint Etienne de Vielzot

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