La fabrication d'un monstre


- ça commence par une histoire d'immigration -

Je suis arrivé au Québec en 1998. Avant, j'avais vécu une douzaine d'années au Vénézuéla. En 2001, j'ai invité mon ex-femme et mon fils à venir en vacances. Ils sont restés au Québec. 

En fait, la madame était venue avec son CV, ses diplômes et son dossier médical. Avait-elle une arrière-pensée?

Problème: il n'y a pas de passe-droit pour immigrer. La dame a des études supérieures, son papa est un homme de confiance du président Hugo Chavez (c'est l'intendant national des douanes)... mais pas de passe-droit. 

Alors je les ai parrainés. Pour ça, il a fallu se remarier. Les fonctionnaires m'ont demandé si j'étais sûr de ce que je faisais. Je n'ai pas écouté. L'amour rend con.

Dix huit mois plus tard, en 2003, ma femme et mon fils quittaient la maison. Elle avait ses papiers d'immigration en poche, et venait d'obtenir un emploi permanent.  

Comme cadeau d'adieu, ils m'on dénonçé à la police pour violence conjugale. 

Deux ans après, on m'a condamné comme criminel. Je n'avais pas commis les gestes dont on m'a accusé. Mais apparemment, tout le monde s'en foutait. J'ai quitté le Québec. C'était en 2006.

En remontant le temps, le 3 mars 2003, quand j'ai lu les dénonciations de mon ex-femme et mon ex-fils, je suis tombé dans un trou noir. C'était - j'étais - monstrueux. 

Au début, je ne comprenais même pas que ces sale mots parlaient de moi. Je les lisais et les relisais. Je ne suis pas un saint, je suis politiquement incorrect, la non-violence exacerbée me parait une connerie, je suis brutal, etc etc etc. mais durant cette vie commune, j'avais fait très attention. 

Et là, je voyais mes efforts balayés en quelques pages. Je me souviens avoir douté de tout, m'être senti sale et coupable

Et puis après un temps ( des minutes? des heures? ) j'ai commencé à détecter des inexactitudes, puis de gros mensonges. 

Alors j'ai séparé mes fautes réelles et ces mensonges immondes. J'ai mis quatre jours. Après ça, je n'étais toujours pas un saint, mais je n'étais plus un monstre. 

J'avais aussi compris la tactique: me culpabiliser pour justifier ce qui allait se passer. Au mépris de la vérité. 

En face, j'avais une belle bande de menteuses. Que des femmes, quelle coïncidence. J'ai jamais aimé les menteurs, et là, j'ai commencé à détester les menteuses. 

Mais cette femme là, je l'aimais encore. Quelques jours après (les nuits de pourquoi-et-comment-peut-on-être-si-vicieuse!) j'ai été tout d'un coup libéré. 
En pleine nuit, je me suis réveillé et je n'aimais plus cette femme.

Je l'ai vue - enfin - comme elle est: une intrigante qui joue les victimes, et j'ai eu une assez bonne idée de ce qui allait suivre. C'était le 16 mars 2003.

Bingo! après quelques mois, elle a demandé le divorce pour violence conjugale. Ça a été (comme prévu) un festival de saloperies et de mensonges. 

Ce que je n'attendais pas, c'est que le système judiciaire a relayé ces mensonges et en a rajouté. Au lieu de rétablir la vérité. 

Par exemple, la dame demande une pension d'urgence en prétextant qu'elle est dans le besoin, mais "oublie" de déclarer un appartement de standing au Vénézuéla. La juge, en pleine connaissance de son parjure lui a accordé la pension (parjure = fausse déclaration sous serment). 

La dame ment aussi pour salir et se venger. Par exemple poser une plainte pour abus sexuels sur notre ex-fils, avec interrogatoire par la police, etc. J'ai appris par la suite (documents trouvés sur le site de Statistiques Canada) que c'était une pratique courante au Canada. 
Et une pratique impunie. 

Autre surprise. Tout le monde relaie les mensonges. Un médecin examine l'enfant, écrit dans son rapport que l'examen clinique est normal, mais il posera un diagnostic d'abus physique, bravo docteur. Détecter l'abus physique à partir de rien. 

Note de l'auteur, 2013 10: il semble que le bon docteur (Alain Sirard) fait l'objet de plaintes. Il y a une copie de son diagnostic frauduleux sur ce site, si ça peut servir...


Enfin, la dame ment pour gagner de l'argent. Par exemple, elle réclamera 95.000$ comme partage d'un patrimoine où elle n'a rien apporté. Après 18 mois de vie commune où sa contribution n'a pas dépassé 6% des dépenses. En utilisant une grille de calcul fausse. 

N'importe qui peut s'en rendre compte, mais au Québec ça marche! les juges et jugesses coupent la poire en deux, sans regarder les chiffres (je suis pas certain qu'ils les comprennent).

Les deux procédures, civil et criminel se sont déroulées sur trois ans, étroitement entrelacées. Les mêmes documents apparaissaient au civil et au criminel. 

Au civil on me décrivait comme dangereux puisque des procédures criminelles étaient en cours.

Au criminel, la procureure m'a posé des questions qui relèvent strictement du civil. Officiellement, les deux choses n'avaient rien à voir. Ben tiens.

Durant cette période, je n'ai pas pu revoir mon ex-fils. Malgré les conclusions positives d'un 'expert', mon ex-femme et son avocate ont allégué que "j'étais dangereux", "que l'enfant "refusait de me voir", et surtout que j'allais le perturber" car il "était possible qu'il témoigne contre moi". 

Ce qu'il a fait. Préparé par les psychologues censées lui donner du "soutien". Devenir un délateur, c'est une forme de thérapie, en somme. 

Durant deux ans, j'ai eu l'espoir de renouer avec l'enfant. Mais j'ai fini par comprendre que ce gamin n'était pas mon fils. Mon ex-fils était devenu un menteur vindicatif, un sale type qui se pose en victime. 

En décembre 2005, après un procès miné de contretemps judiciaires, je me suis fait condamner parce que je n'étais pas "crédible". 

Le juge a préféré croire mon ex-femme et mon ex-fils qui ont affirmé en coeur que j'ai étranglé mon ex-fils et l'ai soulevé du sol. Ben voyons. 

Sauf que l'ex-femme avait la vue cachée par un comptoir de bois et que l'enfant n'avait pas de marques autout du cou. J'avais les mains sur ses épaules, et je le grondais, en fait.

Le cas était jugé dès le départ. Au moment de rendre sa sentence, le juge a même eu le bon mot de dire que les faits importaient peu. 

Et a commencé à s'amuser avec mon avocat, lui demandant d'amener à témoigner, par exemple, le directeur de l'université où je travaillais, pour lui confirmer que les conséquences d'une condamnation étaient graves pour ma carrière... 

En gros, je vais t'enculer, mais si on fait ça en public je mettrai un préservatif. 

J'ai pris mon avocat à part et lui ai dit d'arrêter les frais avec ce gros con (sic).

- et ça finit par une procédure judiciaire -