Le Monstre désobéit


Après le verdict, j'ai émis quelques commentaires sur les tricheries de la couronne, la connerie dangereuse du juge, et j'ai dit que j'aurais mieux fait de mentir et tricher, comme les deux fausses victimes, comme la procureure, et comme le juge lui même. 

La réponse de mon avocat a été: "chut! Pas si fort!". 

Là, j'ai décidé deux choses: quitter le Québec, et rendre tout ça public. Pour ce qui est de quitter le Québec, je l'avais dit à mon avocat dès la première entrevue: je ne resterai pas dans ce pays si je me fais condamner injustement. Et rendre tout ça public, c'était impossible en restant au Québec: les lois sont un véritable baillon. 

Dernière minute. En 2008, au Canada, il y a eu une proposition de loi pour restreindre encore plus l'accès aux dossiers judiciaires. Soi disant pour protéger l'anonymat des accusés. Quelle coïncidence, ça permettrait aussi de cacher les saloperies dudit système judiciaire.

Pour donner sa chance au système, j'ai fait appel. En juin 2006, le juge d'appel a confirmé la condamnation, s'abritant derrière l'argument qu'on lui demandait de refaire le jugement, et que j'étais "une personne autoritaire et intransigeante, qui s'était livrée à des voies de faits caractérisées(...)".

Problème: il n'a pas lu le mémoire d'appel. Il ne savait même pas qu'on demandait simplement la tenue d'un nouveau procès ( voir emel de mon avocate 12 juin 2006 )

J'étais déjà parti quand le résultat de l'appel a été connu ( juin 2006 ). J'étais mort de rire quand j'ai reçu le résultat du procès au civil, en décembre 2006. En mon absence le juge a donné raison à la partie adverse. La justice Québécoise a donc entériné le calcul de mon ex- : 350.000 $ - 350.000 $ divisés par 2 = 95.000 $ pour sa poche. Les technicismes judiciaires importent peu: le verdict est là. La justice est plus forte que l'arithmétique.

Je n'obéis pas et n'obéirai jamais à ces verdicts. Je ne paierai pas les amendes, les pensions et le reste. Ils se serviront eux-même, s'ils peuvent. Moi et mes parents avons assez payé. Entre les rogatons que mon ex-femme va accaparer, et tout l'argent qu'elle a soutiré à mes parents et à moi-même, le compte y est. Selon mes calculs, ça couvre la pension de mon ex-fils jusqu'à 18 ans. Pour un sale type comme lui, c'est bien assez. 

Obéir, c'est renforcer l'injustice.