Les plagiats de Mirva Fernandez



Résumé: malhonnête un jour, malhonnête toujours


Mirva Fernandez a beaucoup étudié

À son palmarès, on trouve:

une licence en informatique de l'Université centrale du Vénézuéla,
un DESS en informatique,
une maîtrise en technologies de l'information de l'Université de Sunderland.

Elle a aussi étudié le français.

Au Vénézuéla, d'abord, depuis - au moins 1991 (au Fuerte Tuna, une enceinte militaire en plein centre de Caracas)

Au Québec, ensuire, elle a suivi deux cours de français gratuits ( centre communautaire Côte des Neiges, Université de Montréal ), des cours d'intégration ( organisme PROMIS ).

Récemment, après  la perte de son emploi (2004) elle a suivi un cours de français au Centre Yves Thériault.

Le tout gratuitement - ou quasi -, ça va de soi.

Peut-être pas brillante, Mirva Fernandez, mais débrouillarde, sûrement

Mirva Fernandez se dépeint elle-même comme une étudiante travailleuse plus que brillante ( "una estudiante de C" dit-elle souvent). Mais elle ne recule devant aucun moyen pour avoir ses diplômes, et le plagiat fait partie de sa panoplie. Voici quelques cas que j'ai pu constater.

été 1999.  Maîtrise à l'Université de Sunderland, Grande-Bretagne. Mirva Fernandez se graduera en retard et m'expliquera qu'elle a échoué à un cours, pour un cas de "plagiat involontaire". Elle aurait - selon elle - copié un extrait complet d'un bouquin dans un rapport sans citer la source. Elle aurait "oublié". Elle a dû écrire une lettre d'excuse et a répété le cours à l'automne.

Ce n'est pas une excuse. C'est un cas de plagiat pur et simple. Tous les étudiants de maîtrise et de doctorat sont formellement prévenus, et savent que citer ses sources est essentiel.



automne 2001. Cours de français Centre Communautaire Côte-des-Neiges, Montréal. Mirva Fernandez a les pires difficultés. Le plus vexant, c'est que Leopoldo commence à dépasser en français. Mirva Fernandez se permet tout de même de "corriger" son expression écrite.

Faut bien sauvegarder son amour-propre...

Un soir, elle nous montre à Leopoldo et moi-même un devoir rédigé pour son cours.

Ça commençait comme ça : "allongée sur mon lit, je regarde le petit trou au plafond par lequel s'écoulaient tous mes espoirs (...)" etc. La suite de l'essai est qu'elle venait d'apprendre par son père que Papa Noël n'existait pas.

Pas une faute. Je la félicite et lui demande (en privé) quel livre lui a servi d'exemple (rien d'honteux à ça, c'est une bonne façon d'apprendre... pourvu qu'on cite ses sources).

Sa réponse est: aucun. Selon elle, elle s'est "sentie inspirée", "ça lui est venu comme ça". Sans une faute.

Ben tiens. Voici son niveau de français de l'époque.

emel à mes parents 8 juillet 2001 (avant son arrivée an Canada ) (pdf 173k)

emel à mes parents 18 mai 2002 (après avoir suivi 2 cours de français) (pdf 171k)

Je ne crois pas à l'inspiration. Mais encore une fois, laissons le bénéfice du doute.

2004- Cours de français, Centre Yves Thériault.  Cette fois, le cas de plagiat est flagrant.


En surfant, je tombe sur la page suivante, qui contient un travail rendu par "Mirva Bea Fernandez".

travaux de Mirva Bea Fernandez au Centre Yves Theriault, 2004 - copie locale (pdf 993k)     site original (consulté 2008 08 21)

Il y a 6 essais sur ce site. Le premier essai reflète assez bien son niveau et son mode de pensée. Dans les essais 2à 5, le français s'améliore.  Et la qualité du dernier essai est parfaite. Et ça me fait tiquer. Recherche web, bingo. Elle a plagié deux sites. Des phrases entières, voire des paragraphes entiers sont simplement copiés-collés.

origine du plagiat du dernier essai "enfant roi" : doctissimo - copie locale (pdf 382k)     site original (consulté 2008 08 21)

origine du plagiat du dernier essai  : DPJ - copie locale (pdf 544k)     site original  (consulté 2008 08 21)


aucune excuse. Elle sait ce qu'est un plagiat. Mais n'est ce pas, un enseignant qui donne des classes de français à des immigrantes ne le sait pas. Ou s'en fout complètement.

Le plagiat, c'est pas tout dans la vie, il y a d'autres types de tromperies

Mirva Fernandez est une experte menteuse. 1822 mensonges dans un divorce c'est pas rien (même si elle a été bien aidée par les protectasses de service, intervenants, procureures, juges, etc.). Le plagiat, c'est juste une de ses tromperies. Voici un échantillon plus complet.



le premier essai raconte sa vieille maison au bord de la mer.  "encerclés par l'odeur de la mer, les palmiers bougeaient avec un instinct de survie (...) à chaque matin, je me promenais dans le jardin qui a gardé mes cris d"enfant". C'est poétique, mais faux. Elle a été élevée loin de la mer, à Caracas. Et n'a pas eu de"vieille maison au bord de la mer" jusqu'à ce que sa mère lui en paie une, après notre divorce (elle avait plus de 35 ans).

Mirva Fernandez, la poétesse qui a du mal à séparer fiction et réalité.

Le second essai est un manifeste en faveur de la Révolution Bolivarienne du président vénézuélien Hugo Chavez (son père fait partie de ses hommes de confiance). Du classique, une rhétorique bien rôdée, des préoccupations d'ordre social.

Mirva Fernandez, la Porte Parole de la Révolution Bolivarienne.

Le troisième essai est une harangue aux Autorités Québecoises pour qu'elles mettent en place un plan d'action en faveur des immigrants (d'âge mûr) pour leur insertion dans le marché du travail. On y trouve les classiques: problèmes d'insertion des immigrants, loi de discrimination positive pour obliger les entreprises à embaucher 10% d'immigrants (et le classique oubli de comparer objectivement les compétences de chacun, immigrant ou non).

Mirva Fernandez prêche cette fois pour sa paroisse.

Le quatrième essai est un bref manifesto féministe qui relate l'évolution de la famille vénézuélienne, pour arriver à la conclusion que "la femme se révoltera contre le machisme", "mais attention aux extrêmes". Des arguments on ne peut plus classiques (et le classique oubli des tactiques féminines en réponse au machisme: se faire faire un enfant, se faire donner une maison; etc.).

Mirva Fernandez, la Pasionaria Bolivarienne et Féministe.


Le cinquième essai est une histoire de maison hantée.

Bouh! Mirva Fernandez joue à se faire peur.

Le sixième essai - celui qui est plagié dans la plus grande partie - est un plaidoyer contre les enfants-rois qui disent "toi tu n'as pas le droit, moi j'ai le droit", "je vais appeler le 911 si tu me touches" etc.

Mirva Fernandez, la victimiste qui se plaint du victimisme.

Dans cet essai, voici ce qu'elle écrit "La façon de corriger les enfant étaient diverses mais c'est surtout avec une punition que ça marchait bien".

Comparez avec ses déclarations en cour (contre interrogatoire 12 novembre 2004) (p.15) "dans mes valeurs familiales, je ne suis pas capable d'employer des moyens comme ça" (parlant de châtiment physique à un enfant... alors qu'elle a plusieurs fois frappé Leopoldo à coups de ceinture).

voir contre-interrogatoire de Mirva Fernandez 12 novembre 2004 (pdf 9mb)

voir ce que j'en pensais à l'époque: lettre que je lui ai laissée sur le lit suite à une querelle (5eme ligne de la traduction)




Mais pourquoi Mirva Fernandez plagie-t-elle ?

 
L'explication, c'est Mirva Fernandez qui nous la donne.


"j'ai été agressée et menacée" et  "j'ai encore de la difficulté à me concentrer dans mon travail et mes études"

tout s'explique! elle a été victime de violence, ça l'a poussée à plagier.

Comme elle a commencé à plagier avant le Québec, c'est qu'elle savait en avance qu'elle allait être agressée et menacée