Les graines de la victimacie c'est vous et moi 


Victimacie et responsabilités individuelles

La victimacie, c'est une société où i) le système judiciaire et les juges agissent sans retenue et sans intégrité,  ii) sous prétexte de défendre des catégories de personnes soi-disant vulnérables, et iii) personne ne peut se défendre contre le système judiciaire et les juges.

C'est une maladie des démocraties occidentales qui prétendent défendre les "défavorisés" au moyen de la loi et de la "justice". 

voir comment le principe d'indépendance judiciaire s'applique au Canada

Mais "société", "système" etc. ce sont des mots. En pratique, les "politiciens", les "juges", les "victimasses", les "protectasses"ce sont des gens comme vous et moi.

Ils ont été élevés dans les mêmes pays, par des parents qui ressemblent beaucoup à nos parents.

Libre à vous de chercher  les différences entre "eux" et "vous". Pour ma part, je crois qu'au contraire, nous devrions chercher les ressemblances.



Victimisme et protection compulsive

Il y a quelque chose de frappant. Le fonctionnement du système judiciaire et des soi-disant victimes en victimacie, ça ressemble beaucoup à une situation que nous connaissons tous: quand une personne se pose en protecteur d'une autre, et la défend à tort et à travers. C'est ça la graine de la victimacie: c'est le comportement individuel de deux personnes, une protectrice compulsive et une victimiste qui la manipule.


Les protectrices (ou protecteurs) compulsives sont ces personnes qui ont un besoin irrépréssible d'agir pour protéger autrui. Du moins, c'est l'excuse qu'elles se donnent. En fait, elles agissent pour agir, parce qu'elles ne peuvent pas s'en empêcher.  L'utilité de l'action, le bien ou le mal qu'elle va causer n'ont aucune espèce d'importance, il lui faut agir.

Une fois que la pulsion de protection est déclenchée, elle est auto-entretenue. Une personne protectrice pourra défendre n'importe quelle autre personne ou créature qui lui paraît avoir besoin de protection. Ou embrasser une cause abstraite, c'est du pareil au même. C'est bien différent de l'instinct de protection qui pousse les animaux à défendre leurs petits. Ce dernier est un ensemble de comportements génétiquements déterminés, qui a une valeur pour la survie de l'espèce. En revanche, la pulsion de protection n'est ni génétique ni utile à la survie. Elle correspond le plus souvent à un vide affectif.

Les victimistes sont ces personnes qui se posent en victime. La (ou le) victimiste joue un rôle pour eveiller la pitié ou pour faire de l'auto-compassion. La personne victimiste dramatise sa situation et en rejette la faute sur les autres. Il y a quelque chose d'infantile dans le victimisme. Alors qu'on attend d'un adulte qu'il soit responsable, la personne victimiste nie sa responsabilité dans ce qui lui arrive. Libre arbitre ? connaît pas.

Les crises de victimisme peuvent être passagères. Chacun peut à un moment ou un autre se lamenter sur son sort et en rendre les autres responsables. Le victimisme peut aussi être une attitude délibérée, comme cette candidate à une élection qui clame qu'on la traite d'incompétente parce que "c'est une femme".

Le victimisme peut aussi, et c'est le plus dangereux, devenir une forme de manipulation. Ça marche très bien avec les personnes protectrices compulsives. Dans ce cas, on a un phénomène d'auto-intoxication: ces personnes (victimistes et protectrices compulsives) ne sont pas objectives, et mentent (ou se mentent) sur leurs propres motivations. Dans une paire victimiste-protectrice compulsive, les mensonges s'amplifient. C'est ça, l'auto-intoxication.



Les graines de la victimacie: la vie de tous les jours

Tout ce qui suit est tiré de mon expérience personnelle.

La victimiste agressive. La professeure venant de l'étranger s'est mis ses nouveaux collègues à dos. Quand je l'ai connue, elle agressait ses collègues verbalement en public. Tout en se posant en victime et en "incomprise".

La victimiste manipulatrice. La mère dit à son fils: "si tu restes chez grand-père ce soir, je vais mourir". L'enfant fera une crise de larmes, et grand-père le ramènera à sa maman.

Le victimiste par osmose. Un copain dit à cet enfant  que son cadeau de Noël n'est pas terrible. L'enfant dramatise sa situation ( le cadeau est nul ) et fait une crise de rage. Il oubliera cependant le plus important: il a eu un cadeau.

La protectrice compulsive manipulée. La grand-mère dira de sa petite-fille: "je sais qu'elle profite de moi, mais si ça me fait plaisir...".

... la même en détail. La grand-mère coupe le poisson dans l'assiette de la petite fille, qui a 17 ans.Quand la grand-mère est ailleurs, je demande à la petite fille si ça ne la gêne pas, elle haussera les épaules et répondra "si ça lui fait plaisir..."

De protectrice compulsive à victimasse. Le mari de cette femme meurt, heurté par une voiture. Le conducteur est un pauvre type sans moyens (mais il n'avait pas bu lors de l'accident). Cette femme, protectrice compulsive tout au long de sa vie, se pose cette fois en victime, et essaie de soutirer des dommages et intérêts supplémentaires, en grande partie par vengeance.

Le plaidoyer de son avocate contient des mensonges larmoyants. Plus des omissions quant à ses revenus réels. Elle sera déboutée et ses "oublis" seront révélés ... mais seulement en appel. Et ne sera pas poursuivie pour ses mensonges. Je compatis avec le pauvre type.


C'est cool de porter plainte j'ai aussi porté plainte pendant mon séjour au Canada... mais pas auprès de la justice, tout de même! J'en avais plus qu'assez de me faire laminer (souvenez vous que j'ai fait l'objet de fausses accusations au criminel)..

J'ai porté une plainte administrative contre un policier de l'Ontario pour une amende abusive. J'ai retiré la plainte quand le responsable du dossier m'a avisé qu'après être retourné sur les lieux, effectivement, l'amende était indûe. J'ai aussi porté une plainte en déontologie auprès du barreau du Québec contre une avocate qui avait hérité de mon dossier, n'avait strictement rien fait et prétendait encaisser plus de 1000$ pour ça. Elle a dû produire un volumineux mémoire pour se défendre. Je ne l'ai pas lu, j'étais déjà parti.

Je peux vous confirmer: c'est cool de porter plainte. Mais c'est pas mon truc. Par contre, j'imagine que pour une personne victimiste ou protectrice compulsive sûre qu'on leur a fait du tort, ça fait passer de délicieux frissons. Est-ce que porter plainte est aussi bon qu'un orgasme ?

Les on-peut-rien-y-faire. Plusieurs fois, des ami(e) québecois(e)s m'ont raconté des choses qui les scandalisaient. Des cas de victimacie, des abus des juges et policiers, des sournoiseries et dégueulasseries... Mais quand on les pousse un peu, la réponse finale a toujours été: "on peut rien y faire" ou "c'est la loi".

Peut on éviter ça ?

Comprenne qui pourra. J'ai longtemps vécu dans le tiers monde. Et j'ai cotoyé les gens les plus démunis. Des gens qui restent dignes et ne se plaignent pas. Ils n'ont rien à gagner à se plaindre. Ceux qui se posent en victime se rencontrent parmi les immigrants qui ont réussi à sortir du pays. Dans leur pays d'accueil, ils ont tout à gagner à se plaindre.

Alors la réponse est oui. On a beau vivre dans un système qui pousse au victimisme, on peut éviter de jouer le jeu. Avec de l'auto-contrôle et de l'auto-critique, on peut éviter de jouer les victimes. Avec du sens critique on peut éviter de jouer les protecteurs(trices) compulsifs(ves). C'est une question d'intégrité.

On peut aussi publier les mensonges des victimasses et des protectasses. Une fois que ces mensonges sont rendus publics, c'est dur de se poser en victime du Mal, en défenseur du Bien ... ou de jouer les fouille-merde (fouille merde: personne qui juge et censure les autres, mais qui a le cul sale).


retour à victimacie - quebec + divorce = 1822 mensonges