Eglises protestantes

Rue Laoureux Rue de la Grappe

Le temple installé rue Donckier depuis 1978 il fut transféré en 1912 rue Laoureux. Le second temple se situe aux carrefour des rue Montagne de l'Invasion

et de la Grappe

C'est, en effet, en 1849 qu'a été fondée la communauté protestante de Verviers Laoureux, l'une des deux communautés protestantes de Verviers (à son origine,

Verviers Laoureux est membre du synode de l'Eglise chrétienne missionnaire belge mais, depuis 1979, elle fait partie de l'Eglise protestante unie de Belgique).

Son 150e anniversaire n'avait pu être fêté à la veille du XXIe siècle à cause de l'état de délabrement de ses locaux. Six ans plus tard, l'église protestante de Verviers

Laoureux - Spa fête donc à la fois un anniversaire et l'inauguration d'un temple rénové de pied en cap, avec la parution d'un livre et l'organisation de deux expositions

et de trois manifestations.

Construit en 1913, le temple de la rue Laoureux faisait peine à voir. Après un an de travaux, il retrouve une nouvelle jeunesse. Caractéristique de ce temple de style

éclectique, la façade cimentée, dont divers éléments menaçaient de tomber, est restaurée à l'identique et repeinte. La restauration des vitraux... endommagés par

l'explosion de bombes en 1944, aurait été trop coûteuse. Ils sont remplacés par des doubles vitrages décorés par un maître verrier Eupenois. A l'intérieur, murs e

t plafonds, ainsi que l'installation électrique sont complètement rénovés, en même temps que sont aménagés de nouveaux locaux de réunion et de catéchèse.

Nous avions commencé nous-mêmes les travaux en transformant le sous-sol en un vaste espace de convivialité, avec une cuisine et une salle pour

quatre-vingts personnes. Certains travaux doivent encore être réalisés comme la rénovation des cages d'escalier, mais l'essentiel est désormais fait.

Pour les protestants, Dieu est souverain. Rien ne se fait sans lui. C'est lui qui nous a créés et qui nous a rachetés. C'est le principe de la rédemption. Dieu nous a cherchés quand nous nous sommes égarés. C'est le véritable point central de la Réforme, à l'encontre de la pensée catholique selon laquelle on peut racheter son salut. Or, selon la bible le salut est gratuit, c'est un don par la grâce de Dieu. Et nous ne pouvons rien faire pour lui. Juste l'accepter. Autre différence importante entre les catholiques et les protestants : le fait qu'il n'y ait qu'un seul médiateur entre Dieu et l'homme, Jésus. Nous n'avons aucune hiérarchie. Ni prêtres, ni évêques, ni saints... Chacun peut directement s'adresser à Dieu, n'importe où et n'importe quand!

Origine du mot protestant

Ce sont les adversaires de la Réforme qui, les premiers, utilisèrent ce quolibet en 1529, en Allemagne, en désignant les princes protestants. La plupart des princes électeurs avaient choisi de suivre la réforme de Luther tolérée par Charles Quint, l'empereur élu par eux. Mais en 1529, ce fervent catholique change d'avis et ordonne le ralliement inconditionnel à l’Église catholique romaine. La promulgation de cette prescription, provoque le refus des princes : ils " protestent devant Dieu [...] ainsi que devant tous les hommes " de leur refus d'admettre un décret qu'ils jugent contraire " à Dieu, à sa sainte Parole, à [leur] bonne conscience et au salut de [leur] âme ".

Plutôt attribué de façon péjorative, cet adjectif fut ensuite adopté comme substantif par les adeptes de la Réforme. En effet, la définition (vieillie ou littéraire) de ce mot est : Exprimer avec certitude, promettre avec force (à quelqu'un) que quelque chose est vrai, que quelque chose existe. En revendiquant le sens positif de ce mot, les protestants affirment leur croyance, ils font profession de leur foi. De là l'origine du mot protestant

Histoire

Origine

Les débuts du protestantisme sont généralement datés du 31 octobre 1517, le moine augustin allemand et docteur en théologie Martin Luther publie les 95 Thèses dénonçant les travers de l’Église catholique romaine comme la vente des indulgences, et affirme que la Bible doit être la seule autorité sur laquelle repose la foi.

Protégé par le Duc Jean-Frédéric de Saxe (1503-1554), Luther brûle la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication en 1520.

L'année 1521 est également considérée comme déterminante : en janvier, Martin Luther, devant la diète de Worms, refuse de se rétracter, s’estimant soumis à l’autorité de la Bible et de sa conscience plutôt qu’à celle de la hiérarchie ecclésiastique 7 et est excommunié.

Invoqués ici pour la première fois, l'appel direct à Dieu et à la conscience individuelle sont des marqueurs du protestantisme.

Parmi les idées de Luther, l'accès de tous à la Bible sans discrimination sociale et l'égalité entre les hommes ont un fort écho dans la population majoritairement paysanne, à tel point qu'elles provoquent au printemps 1525 le Bauernkrieg (guerre des paysans) dans le Saint-Empire romain germanique.

Afin de mettre un terme rapide à cette explosion de violence contre la classe dirigeante, les princes se réunissent lors de la première diète de Spire, en 1526. Ils conviennent du décret de l'état d'urgence et décident que chaque prince choisit le culte à pratiquer dans son État, les opposants étant contraints de fuir vers un autre État favorable à leur foi. Cette confessionnalisation est déjà initiée à la fin de 1526 par Jean Ier de Saxe qui institutionnalisa le luthéranisme.

Cependant, absent de cette assemblée formée par ses électeurs, Charles Quint demeure hostile à ces dispositions. Accusé par le Saint-Siège de soutenir Luther, Charles Quint décide d'endiguer la propagation des thèses luthériennes. Il convoque donc en 1529, avec son frère Ferdinand Ier, une seconde diète de Spire lors de laquelle il révoque toutes les concessions faites par les princes aux paysans. Ainsi, il réinstaure le culte catholique et la messe en latin. Ces derniers réagissent immédiatement sous la conduite de Jean de Saxe en émettant une protestation. Les princes signataires sont appelés « protestants », origine du mot protestant .

: Réforme protestante.