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La TÉLUQ va se retrouver à nouveau célibataire.  Mais les détails de la séparation restent à régler.  On se souvient que la TÉLUQ avait été sommée de quitter les locaux qu'elle occupait sur le campus de l’UQAM au plus tard le 30 avril 2011.  Mais à la mi-février, moins de trois mois la date fatidique, aucune entente n’a encore été signée pour officialiser la séparation et la TÉLUQ ne semble pas être prête à partir.  De nouveaux problèmes semblent donc s'annoncer.

Un évènement inattendu survient le 28 avril 2012, alors que la TÉLUQ est mise sur la sellette en raison d'allégations d'honoraires gonflés et de collusion dans le projet de construction de ses nouveaux locaux à Montréal.  De fait, le Conseil de gestion de la TÉLUQ vient d'annuler deux jours auparavant le processus d’appel d’offres et a résolu d’obtenir une vérification externe auprès de l'Université du Québec.  Or, ces développements surviennent à un fort mauvais moment, puisque la grève déclenchée par les associations étudiantes qui contestent l'augmentation des frais de scolarité décrétée par le gouvernement entre dans sa onzième semaine, s'accompagnant de débordements inquiétants, ce qui en fait le plus long conflit étudiant ayant jamais eu lieu au Québec.  Or, parmi les raisons justifiant leur opposition à cette hausse, les associations étudiantes invoquent précisément la mauvaise gestion des universités, dont la dérive immobilière de l'UQAM a donné l'exemple.  Dans le cas de la TÉLUQ, les allégations font état d'un dépassement de coûts de plus de 400 000 dollars sur un budget de 5 millions de dollars.  On devine que cet épisode embarrasse singulièrement la TÉLUQ, alors qu'elle cherche à établir sa notoriété afin de faire face à des difficultés de recrutement depuis l'annonce de la fin du projet d'université bimodale.

Fort heureusement, la TÉLUQ trouve à se réjouir peu de temps après.  Au début du mois de juin, elle enregistre une hausse de ses inscriptions de 16 % pour la session d'été, probablement imputable en large partie au conflit portant sur la hausse des frais de scolarité qui n'est toujours pas réglé, alors que près de 150 000 étudiants collégiaux et universitaires sont en grève et que la reprise des cours est prévue pour la mi-août.  Mais la bonne nouvelle vient surtout du ministère.  En effet, l'Université du Québec annonce le 26 juin que la ministre a signé l’avis de délivrance des lettres patentes. La TÉLUQ récupérera donc son statut d’École d’enseignement supérieur le 23 août 2012.

Avec cette annonce s'achève la saga de ce qui devait être la plus grande université bimodale francophone.  Il reste à la TÉLUQ à voler à nouveau de ses propres ailes, alors que l'université Laval, l'autre université bimodale, s'affirme maintenant comme leader de la formation à distance au niveau universitaire.
 
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