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15/02/13

Contrairement aux rumeurs. Relations Présidence-Gouvernement, Le ciel est bleu entre Joseph Kabila et Matata Ponyo













*Dans son point de presse tenu hier à la Primature, Matata Ponyo a donné des assurances quant aux relations entre la Présidence de la République et le Gouvernement. Il a dit que le ciel est bleu entre les deux institutions.

*S’agissant des questions politiques et sécuritaires à l’Est, le chef du Gouvernement dit avoir rencontré Ban ki-Moon et Hervé Ladsous qui ont promis que l’accord-cadre sera signé à la fin de ce mois. Les discussions ont aussi concerné le réaménagement du mandat de la Monusco qui, à ce jour, ne permet pas de s’interposer. De même, la question de la brigade d’intervention a été abordée ; et elle devra agir sous le label de la Monusco.

*Quant aux aspects économique et financier, les autorités américaines ont félicité le Gouvernement pour le progrès remarquable enregistré jusque-là, de même que l’engagement personnel du chef de l’Etat dans la gouvernance économique. Au FMI, ils ont convenu pour un nouveau départ sous le format d’un programme en bonne et due forme. De même, les deux parties sont tombées d’accord sur la question du contrat minier qui plombe les relations. Raison pour laquelle des discussions bilatérales doivent avoir lieu incessamment à Kinshasa pour clôturer ce dossier.

Quatre jours après son périple américain qui l’a conduit du 03 au 09 février 2013 à New York et à Washington, il revenait au Premier ministre de faire la restitution pour mettre un terme à la polémique qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Pendant que bon nombre n’était même pas dans la délégation de Matata Ponyo, une certaine presse accro au sensationnel s’est permise de chercher des poux sur la tête d’un chauve.

Au fur et à mesure que la presse spéculait, certains ont même osé de faire croire à l’opinion qu’il y avait des nuages (sombres) entre le chef de l’Etat Joseph Kabila, et son Premier ministre Matata Ponyo Mapon. Mais, ils ont vite oublié que la mission effectuée par le Premier ministre a été réalisée conformément aux termes de référence qui ont du reste reçu l’aval du chef de l’Etat. Les relations sont donc au beau fixe et le ciel est bleu entre les deux institutions républicaines, doit-on retenir. Ceci pour dire que le rapport d’une telle mission de sept jours devait être rendu quotidiennement au chef de l’Etat.

Ce qui étonne dans ce feuilleton, c’est lorsque les ennemis de Matata Ponyo estiment que lorsqu’un chef de l’Etat ne partage plus la même vision que son Premier ministre, il doit recourir à la presse. C’est ce qui est totalement faux, lorsqu’on sait que Joseph Kabila ne peut pas s’abaisser jusqu’à ce niveau-là. Ce n’est d’ailleurs pas dans ses habitudes, si l’on interroge l’histoire. Faudra-t-il alors spéculer ? Il appartient donc à tous les concurrents du Premier ministre, qui ont du mal à accepter les performances engrangées par le Gouvernement de Matata Ponyo en quelques mois seulement d’attendre leur tour. Ceci les crédibiliserait plutôt que de se livrer à ce combat de bas étage.

Un objectif précis

En se rendant à New York connu comme étant le centre financier et à Washington la capitale politique, le Premier ministre s’était fixé trois objectifs majeurs. Il s’agit de la discussion sur des questions de sécurité à l’Est de la Rdc, les aspects économiques et financiers et enfin les relations bilatérales entre la Rdc et les Etats-Unis d’Amérique.

C’est ainsi qu’à l’étape de New York, il rencontrera MM. Ban ki-Moon et Hervé Ladsous, respectivement Secrétaire général de l’ONU et Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix. Il a aussi rencontré quatre ambassadeurs tous membres permanents du Conseil de sécurité (France, Grande Bretagne Etats-Unis d’Amérique, Russie), celui de la Chine étant en mission.

A Washington, le Premier ministre a rencontré le n°2 du Département d’Etat et le n°2 du Département du Trésor. Il a également eu un tête-à-tête avec trois sous-secrétaires d’Etat au Département d’Etat.

La délégation congolaise a été au Congrès où elle a rencontré les Sénateurs qui ont en charge les questions de politique africaine. Au niveau économique, le chef de la délégation a échangé avec quelques investisseurs ou ceux qui veulent investir en Rdc, sans oublier les échanges avec la Directrice générale du FMI et le président de la Banque mondiale. S’agissant de la Maison blanche, la délégation a rencontré un des conseillers spéciaux ayant en charge la gestion des questions africaines.

Des questions politiques

Avec Ban ki-Moon et Hervé Ladsous, le Premier ministre a évoqué avec eux la question de l’Est de la Rdc, notamment au sujet de l’accord-cadre qui sera signé à la fin de ce mois. Le Secrétaire général de l’ONU a rassuré que des progrès énormes ont été accomplis et l’accord a pour mission de cimenter la paix à l’Est du pays.

Ils ont aussi discuté du réaménagement du mandat de la Monusco, d’autant que le mandat actuel ne lui permet pas de s’interposer. Il s’est donc dégagé un consensus qui permettra à la Monusco de faire un travail nécessaire et attendu par la population, mais aussi par la communauté internationale.

La question de la brigade d’intervention qui doit agir sous le label de la Monusco a aussi fait l’objet des échanges. Ceci parce que tout l’effort déployé aujourd’hui pour relancer l’économie congolaise ne peut pas être efficace si la situation sécuritaire du pays n’est pas stable.

Le Secrétaire général a rassuré que le travail est en train d’être fait pour que la mission aboutisse. Il faut dire que même les modalités pratiques pour la surveillance des frontières, le processus d’acquisition de drones (juin-juillet), ont été discutées. La paix a aussi été abordée à Washington et l’essentiel est que la communauté internationale s’implique davantage pour que la paix revienne en Rdc. Ceux qui soutiennent ce mouvement devront cesser.

Et les Etats-Unis sont disposés à soutenir la Rdc dans la réforme des services de sécurité pour une armée dissuasive et professionnelle. Ceci pour dire que Matata Ponyo a trouvé aux Etats-Unis des prédispositions pour un système de sécurité qui dissuade les agents de provoquer des troubles.

Par rapport à l’évaluation de Kampala, Matata Ponyo a dit que le Gouvernement américain la suit de près, d’autant que c’est un cadre d’échanges d’informations et sur les perspectives. Les Américains souhaitent que ce forum fasse des progrès. Et tout doit se passer dans le respect des institutions du pays.

Des aspects économiques



D’une manière générale, les autorités américaines ont félicité le Gouvernement pour le progrès remarquable enregistré, de même l’engagement personnel du chef de l’Etat dans la gouvernance économique. « Nous, en tant que chef du Gouvernement, nous avons souligné l’engagement ferme de lutter contre la fraude et la corruption », a indiqué le chef de l’exécutif congolais.

Au FMI, il y a eu deux réunions avec la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde qui a salué les performances exceptionnelles réalisées. Et si ces performances continuent, la Rdc est capable non seulement d’améliorer ses relations avec le FMI, mais aussi d’améliorer sensiblement les conditions de vie de la population. Pour Matata Ponyo, le meilleur avocat de son Gouvernement, ce sont ses performances économiques et sa volonté d’établir la gouvernance, dans la lutte contre la fraude et la corruption.

Lors de la première réunion, la Directrice générale était accompagné de son staff restreint. La délégation congolaise a fait état de questions de gouvernance dans le secteur minier qui ont plombé la bonne fin du programme. Et il a été convenu pour un bon départ avec le FMI, sous le format d’un programme en bonne et due forme. Les deux équipes se sont aussi mises d’accord que la question du contrat qui plombe les résultats soit résolue. Pour ce faire, il y aura incessamment des discussions bilatérales pour clôturer ce dossier.

Fin novembre, le FMI a arrêté un programme de crédit conclu en 2009 et gelé le décaissement de 225 millions de dollars sur 560 millions. L’institution souhaitait sanctionner le manque de transparence dans un contrat minier conclu par l’entreprise publique Gécamines et Straker International, un groupe américain basé aux Iles Vierges. Cette décision du FMI avait entraîné dans la foulée la suspension d’un appui budgétaire de la Banque africaine de développement pour un montant de 100 millions de dollars.

A la Banque mondiale qui est le premier partenaire de la Rdc et qui a des projets de plusieurs millions de dollars Us, son président a soutenu l’objectif principal de son institution qui consiste à travailler pour faire reculer la pauvreté en Rdc et promouvoir le bien-être social. Il a constaté que le Gouvernement de la Rdc est sur ce chemin, avant de dire qu’il tient à ce que son institution soutienne les efforts du Gouvernement congolais.

Quant au dernier point relatif aux relations bilatérales entre la Rdc et les Etats-Unis, le Département d’Etat a insisté sur la nécessité d’un partenariat progressif pouvant être intensifié à l’avenir. Il a aussi insisté sur la réforme des services de sécurité pour obtenir un soutien nécessaire.

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04/02/2013

Depuis le week-end dernier. Matata aux Etats-Unis d’Amérique. L’ONU, le FMI et la Banque mondiale dans l’agenda













Depuis le week-end dernier, le Premier ministre Matata Ponyo effectue, pour la première fois, un voyage aux Etats-Unis d’Amérique. A New-York, le chef du Gouvernement congolais va rencontrer le Secrétaire général de l’ONU, Ban ki-Moon, après le report sine die de la signature d’un accord-cadre sur la paix et la sécurité en Rd Congo

A Washington, l’agenda du Premier ministre prévoit des échanges avec Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international, qui avait manifesté sa décision de ne pas poursuivre l’appui au programme économique de la Rd Congo. Ici, Matata Ponyo va démontrer que son Gouvernement a non seulement rempli tous les critères exigés dans le programme, mais il est aussi un bon élève en ce qui concerne la maîtrise du cadre macroéconomique en Afrique subsaharienne.

C’est depuis le week-end dernier que le Premier ministre Matata Ponyo se trouve aux Etats-Unis d’Amérique. Peu avant de prendre son avion, le chef de l’exécutif congolais avait réuni la presse pour faire le bilan de l’exercice 2012 et rendre publiques les perspectives pour 2013. Pour lui, la Rd Congo n’étant pas un va-t-en guerre, convaincu d’avoir affaire à une agression orchestrée de l’extérieur, malgré les dénégations des auteurs, a privilégié la voie diplomatique pour conjurer l’ignominie.

Des sources sûres, nous apprenons qu’il va rencontrer à New-York le Secrétaire général de l’Onu, Ban ki-Moon, après le report sine die de l’accord-cadre sur la paix et la sécurité en Rd Congo. Dans cette ville, le Premier ministre détient une mallette des propositions concrètes au Secrétaire général, lorsqu’on sait que tout juste après le report de cet accord à Addis-Abeba, le président de la République Joseph Kabila a été de passage en Tanzanie, pays qui occupe la présidence de la SADC et dont certaines troupes sont déjà disponibilisées pour composer la Force Internationale Neutre.

Matata Ponyo va à New-York tout en ayant à cœur les pourparlers de Kampala, dont l’objectif est non seulement d’écouter les revendications des rebelles, mais aussi de mettre un terme à la guerre qui déchire cette partie de la République. Et ce, après avoir rencontré un franc succès lors de son périple européen de l’année dernière. En ce début d’année, le chef de l’exécutif congolais voudrait présenter à Ban ki-Moon la recette à la congolaise pour trouver solution à la guerre qui déchire son pays.

La reprise du programme

Après avoir terminé avec la ville politique qu’est New-York, Matata Ponyo se rendra à Washington, la ville économique, où siègent la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Au FMI, le Premier ministre compte rencontrer Mme Christine Lagarde, Directrice générale de cette Institution de Bretton Woods.

En effet, la décision pour le FMI de ne pas poursuivre l’appui au programme économique du Gouvernement a laissé un goût amer dans les relations entre les deux. Le Premier ministre était le premier à dire que la décision du FMI était disproportionnée. Et cette décision avait étonné tous les Congolais, même les partenaires bilatéraux qui la trouvaient incompréhensible, inappropriée et injustifiée.

Disons que le Gouvernement et la Banque centrale du Congo ont rempli tous les critères exigés dans le programme, en appliquant notamment une politique budgétaire rigoureuse, dont certains Congolais sont victimes avec le non paiement de la dette intérieure.

Sur 100%, le Gouvernement congolais a obtenu 99% et ce serait à cause de 1% non réalisé que le programme aurait échoué. Cette attitude n’est pas juste et elle est incompréhensible, surtout que le dossier incriminé, la cession par la Gécamines de 25% de sa participation dans COMIDE, est un dossier clair et transparent dans lequel toute l’information a été fournie et la transaction a respecté strictement les statuts de la société.

Il est quand même surprenant de constater que c’est avec le soutien actif et pressant de la Banque mondiale que la réforme des entreprises publiques a été finalisée par le Parlement. Raison pour laquelle le Gouvernement et la Gécamines ont décidé d’aller ensemble à Washington pour expliquer davantage ce dossier dans lequel les intérêts de la société et du pays ont été sauvegardés.

Il faut tout de même dire que le FMI est déterminé à reprendre le programme avec la Rd Congo pour deux raisons. Pour preuve, le FMI a dépêché son spécialiste pour la Rd Congo qui a échangé avec le Premier ministre la semaine dernière et qui a même pris part au forum sur la transparence dans le secteur minier congolais. En plus, la Rd Congo est l’un de pays qui gèrent bien leurs économies depuis un certain temps et qui constituent donc un modèle en Afrique subsaharienne.

Matata s’adresse à la presse

Peu avant de quitter la Rd Congo, Matata Ponyo a animé un point de presse dans lequel il a évalué le parcours fait par son Gouvernement pendant les huit mois de sa gestion au cours de l’année 2O12. Ainsi, a-t-il fait ce bilan et dressé les perspectives à travers ces quatre volets : politique, sécuritaire et diplomatique, économique, et socio-culturel ainsi que et le volet des réformes et de l’amélioration du climat des affaires et des investissements.

Au plan politique, sécuritaire et diplomatique, le Premier ministre a rappelé le problème majeur d’insécurité dans l’Est du pays avec une guerre d’agression qui menace son intégrité territoriale à cause des visées hégémonistes et des convoitises de quelques-uns de ses voisins. « Notre pays, n’étant pas un va-t-en guerre, convaincu d’avoir affaire à une agression orchestrée de l’extérieur, malgré les dénégations des auteurs, a privilégié la voie diplomatique pour conjurer l’ignominie », dit-il. Et de poursuivre que c’est grâce à la diplomatie agissante qu’il a été possible de mobiliser la communauté internationale qui a fini par reconnaître l’évidence, et s’est prononcé à travers des résolutions pertinentes des Nations Unies ainsi que les prises de position claires des pays amis comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Belgique, la Grande Bretagne et d’autres encore.

Poser les bases d’une croissance accélérée

Nonobstant le contexte économique mondial incertain, la stabilité macroéconomique de la Rd Congo a été consolidée et les bases d’une croissance accélérée ont été davantage posées, explique le Premier ministre. Ainsi, la croissance économique a-t-elle été maintenue à une moyenne de 6,0% sur la période de 2009-2012, contre une réalisation de 5% sur la période précédente de 2001-2008. En 2012, ce taux s’est situé à 7,2%.

L’inflation pour sa part a été maîtrisée et ramenée structurellement à un chiffre, niveau cible du programme. Au terme de l’année 2012, le taux d’inflation a été de 2,72% malgré un contexte international marqué par la flambée des prix, etc.

En ce moment, poursuit le chef de l’exécutif, son Gouvernement vient de boucler l’élaboration des politiques économiques pour l’horizon 2013. Dans ce cadre, il s’engage à la poursuite des objectifs quantitatifs et prioritaires allant dans le sens de la consolidation de la stabilité du cadre macroéconomique, de la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures de base, la diversification et l’intégration de l’économie nationale.

Ainsi, est-il envisagé un taux d’inflation fin période de 4% en 2013 et de 3,5% en 2015. Quant au taux de croissance, la cible pour 2013 est de 8,2% et sera porté à 2 chiffres déjà en 2015, soit 11,8%. Pour atteindre ces objectifs, la poursuite des réformes se fera en termes des politiques sectorielles qui vont prendre en charge l’agriculture, les mines, les hydrocarbures, les infrastructures de transport et voies de communications, l’énergie, etc.

Sur le plan stratégique, le Gouvernement attend opérationnaliser les Zones Economiques Spéciales en créant les externalités favorables aux investissements publics dans le transport (routes, voiries, chemins de fer, voies navigables, ports, ponts et aéroports), l’électricité (construction des centrales hydroélectriques), l’éducation et la santé (écoles et hôpitaux) qui exercent l’effet le plus vigoureux sur la croissance.

A ce sujet, il y a lieu de noter que les infrastructures routières ont la double caractéristique de constituer un élément fondamental de désenclavement des populations et de jouer un rôle majeur dans le développement économique, grâce aux incitations à investir des privés. La priorité reconnue au secteur agricole est prise en compte à partir des passerelles de communication entre les zones industrielles et les aires agricoles. Dans ces conditions, les pistes rurales sont essentielles à la collecte et à l’évacuation des productions agricoles. Et, c’est à partir de cette stratégie (qui permet d’éviter les points de rupture) qu’on peut s’attendre aux fortes externalités des dépenses publiques en infrastructures routières sur la croissance économique.

Dans le secteur des télécommunications, la lutte contre la fraude sur les terminaux d’appels du code 243 sera effective à partir de ce mois de février 2013. La mise en service de la station d’atterrage de Moanda interviendra à la fin du premier trimestre de l’année en cours. Avant la fin de cette année, la norme de la télé numérique sera choisie et immédiatement interviendra la migration.

L’Avenir

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20/10/12

Dédollarisation de l’économie/ 1er novembre : le Gouvernement lance la coupure de 20.000 FC













Le processus de dédollarisation poursuit son bonhomme de chemin. En effet, quatre mois après l’amélioration de l’éventail fiduciaire, avec le lancement des billets de banque à valeur faciale adaptée, notamment, les coupures de 1.000, 5.000 et 10.000 FC, le Gouvernement de la République vient d’annoncer la mise en circulation, dès le 1er novembre prochain, de la coupure de 20.000FC. C’est-ce qu’a décidé la Troïka stratégique du 19 octobre dernier, qui regroupe, autour du Premier Ministre, Matata Ponyo, le Vice-premier Ministre, Ministre du Budget, Daniel Mukoko Samba, les Ministre de l’Economie, le Ministre Délégué aux Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Fort du succès enregistré dans le cadre du lancement des coupures à valeur faciale adaptée, en l’espèce, les billets de 1.000, 5.000 et 10.000 FC et dont les conséquences n’ont pas été de nature à ébranler d’un seul iota, l’équilibre macroéconomique ; le taux de change est resté stable, les prix des biens et services aussi, l’inflation bien maîtrisée, le Gouvernement de la République veut aller loin. Au cours de la réunion de la Troïka stratégique autour du Premier Ministre, le vendredi 19 octobre dernier, la décision est tombée de mettre en circulation, dès le 1er novembre prochain, la coupure de 20.000 FC. S’il est vrai que les craintes et autres spéculations ne peuvent manquer à l’occasion, comme cela a été le cas pour le lancement du premier lot de billets, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Daniel Mukoko Samba, s’exprimant au nom de la Troïka, a invité le peuple congolais à garder sa sérénité. « Nous avons vécu l’expérience du lancement des coupures de 1.000, 5.000, 10.000 FC de manière responsable. D’ailleurs, il n’y a pas eu d’effets néfastes sur le vécu quotidien des populations », a-t-il argué. Et d’ajouter que la coupure de 20.000 FC rentre dans le cadre du processus de l’amélioration de l’éventail fiduciaire. « Cela va contribuer à la dédollarisation de notre économie », a-t-il précisé. Occasion d’inciter les investisseurs à venir en RDC Le deuxième point sur lequel la Troïka s’est appesanti, au cours de sa réunion du vendredi, 19 octobre dernier, a été l’examen des voies et moyens de capitaliser les succès du Sommet de la Francophonie. La Troïka a tablé sur comment inciter les investisseurs à venir dans notre pays. « Nous sommes un pays normal, un pays qui fonctionne avec des infrastructures qui s’améliorent au jour le jour, un pays où la stabilité des institutions politiques ne fait l’ombre d’aucun doute et la stabilité économique qui se renforce au jour le jour », a-t-on laissé entendre. C’est dans cette perspective, a indiqué Daniel Mukoko, que le Chef du Gouvernement a instruit la Troïka, de commencer les préparatifs d’un Forum d’Investissement. Celui-ci devrait se tenir à la fin du mois de janvier 2013, a-t-on dit.

Ghislain Lubula

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02/07/12

La RDC se dote de nouveaux billets de banque

Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011.
RFI/Junior D. Kannah

A partir de ce lundi 2 juillet, la RDC va progressivement mettre en circulation des coupures de 1 000, 5 000 et 10 000 CDF, en plus de celles de 50, 100, 200 et 500 déjà existantes. Elles seront émises dans les grandes villes, et particulièrement les principaux pôles d’activité économique, puis la couverture s’étendra au reste du pays, selon la Banque centrale.

« Pour 100 dollars, combien faut-il de billets de 500 ou 200 francs congolais ? » Le président de la commission économique, financière et de bonne gouvernance du Sénat pose le problème avec le sourire. Mais Evariste Mabi Mulumba, également ex-président de la Cour des comptes, se garde bien de résoudre l’équation.

Pas que le calcul lui échappe : avec un taux de 1 dollar pour environ 920 francs congolais (CDF), 100 billets verts valent 184 coupures de 500 CDF, et 460 de 200 CDF. Plutôt, son silence souligne que de nombreux Congolais doivent transporter des liasses de billets pour accomplir de simples transactions, comme le règlement de leurs factures.

Lutte contre la dollarisation de l’économie

L’environnement macroéconomique de la RDC est « au beau fixe », sa croissance est globalement comprise « entre 5% et 7% » depuis cinq ans, et le taux de change reste « remarquablement stable », explique notamment dans un discours le gouverneur de la Banque centrale, Jean-Claude Masangu.

Hormis la facilitation des transactions, l’ex-Zaïre espère « réduire les coûts de production, de stockage, de transport et de distribution des billets de banque que supporte l’Institut d’émission ». Autre priorité : la lutte contre la dollarisation de l’économie pour que la monnaie nationale ne soit plus « reléguée au rang de sous-multiple du dollar américain ».

« C’est une bonne idée en principe mais, actuellement, si vous avez une facture de 1 275 francs, vous allez en payer 1 300 parce qu’on ne pourra pas vous rendre la monnaie. Vous laissez les 25 francs là ! », fulmine Christophe Tshibumbu wa Katanda, président du Collectif des défenseurs des consommateurs de la RDC.

« En Europe, où les gens touchent un salaire viable, on ne laisse pas un centime à la caisse. Alors pourquoi ici, où les gens touchent un salaire faible, ils doivent laisser 25 francs ? On est en train de faire faire une épargne forcée au consommateur, mais malheureusement cette épargne n’est pas exploitée » pour améliorer le bien-être des quelque 70 millions de Congolais, dont deux tiers vivent avec 1,25 dollar par jour, poursuit le militant.

La Banque centrale promet que les coupures de 50, 100 et 200 CDF vont disparaître au profit de pièces de même valeur. Mais pour Godefroid Kabengele Dibwe, professeur d’économie internationale à l’Université de Kinshasa, « la sortie des nouveaux billets doit s’accompagner de pièces de 1, 5, 10 ou 20 francs pour rendre les transactions plus fluides. »

« Un taux d’inflation de 23 000% »

Alors que Jean-Claude Masangu et le gouvernement multiplient les messages pour sensibiliser et rassurer la population, Jonas Tshiombela, président de la Nouvelle société civile congolaise, met en garde : « Il y a toujours des dérapages, des spéculateurs qui arrivent, en profitent pour perturber le système tel qu’il est équilibré maintenant ».

Cette crainte résulte entre autres de la terrible année 1993. « La RDC a enregistré un taux d’inflation de 23 000%, des intérêts très hauts, la cessation des intermédiations bancaires et des investissements en déclin dans tous les secteurs de l’économie », résume un rapport de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont l’ex-colonie belge est membre.

« Le contexte est tout à fait différent de 1993, où la RDC ne disposait presque pas de devises, précise le sénateur Mabi Mulumba. La Banque centrale dispose à l’heure actuelle d’un peu plus de 1,2 million de réserve de change. Si jamais sous l’effet psychologique il y avait une tendance à hausser les prix, elle pourrait intervenir rapidement. »

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04/06/12

La BAD octroie 12 millions d’euros à la Rd Congo pour moderniser ses finances publiques










Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a bénéficié, dernièrement à Arusha, en Tanzanie, d’un don du Groupe de la BAD, équivalent à 12 millions d’euros, en financement du projet d’appui à la modernisation des finances publiques (PAM-FP). Ce don permettra de poursuivre la réorganisation des services de l’administration fiscale, et d’améliorer l’allocation des ressources et l’efficacité de la gestion des finances publiques, dans les trois provinces : Bas-Congo, la province Orientale et Maniema.

Patrice Kitebi, ministre délégué auprès du Premier ministre, en charge des Finances de la RDC, et le vice-président de la BAD, chargé des opérations du secteur social ont cosigné l’accord de don, respectivement pour le pays et l’institution. « Le gouvernement de la RDC est satisfait de l’excellente coopération avec la BAD, » a déclaré le ministre Kitebi, se félicitant « d’un don porteur de synergies puisqu’il s’agit de soutenir des dispositifs de l’administration fiscale. »

Tout en saluant l’ambition affichée, ainsi que les efforts engagés dans le cadre de la réforme de l’administration en RDC, le vice-président El-Kheshen a souligné le rôle que la BAD entend continuer de jouer, « pour assurer une croissance durable et partagée dans le pays dont le potentiel est incommensurable. » A ce jour, le cumul des approbations de la Banque africaine de développement pour la RDC, s’élève à 1,889 milliard d’unités de compte, indique-t-on.

JMNK

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07/05/12

RD Congo : Comme la part de son budget, la qualité de l’enseignement se dégrade…


Dans un pays comme la République Démocratique du Congo, où l’éducation est à la traine, le Syndicat des enseignants de la République Démocratique du Congo (SYECO) est monté au créneau pour suggérer des solutions. Pour SYECO, le gouvernement doit accorder plus de priorité à l’éducation et ceci passe par le fait de consacrer 30% du budget nationale à ce secteur. Cet appel est intervenu en début de semaine lors de la réunion extraordinaire dédiée à la célébration de la journée nationale de l’éducation. Ainsi le secrétaire national intérimaire du SYECO, Mozamboka Seke Seke, a vivement recommandé au gouvernement plus de considération et de budget en faveur de l’éducation, sous peine de voir ce secteur sombré dans les ruines du système. Il faut savoir qu’à ce jour, la RDC est l’un des rares pays au monde qui accordent encore un budget de moins de 10% au secteur de l’éducation. Ainsi le corps enseignant présent à cette réunion a aussi demandé que la gratuité de l’enseignement soit rendue effective par le gouvernement. D’autre part, l’éducation est tellement banalisée que certains enseignants sont pris en charge par des parents d’élèves. Une situation de moins en moins confortable pour ces derniers qui en appellent au gouvernement.

La situation du secteur éducatif se dégrade d’année en année comme en témoigne la réduction de la part qui lui était destinée ; elle est passée de 30% en 1960 à 7,21% en 2010, avec comme conséquences notamment, la baisse de la qualité de l’enseignement et l’exclusion de plus de 7 millions d’enfants de l’éducation scolaire.


Auteur : Philippe Omotundo
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31/03/12

Gestion des finances publiques : vives critiques de la Banque mondiale
 














La République démocratique du Congo doit encore faire de progrès en matière de gestion des finances publiques. C’est ce que pense la Banque mondiale, convaincue que le gouvernement ne s’est pas encore débarrassé de son vieux démon d’une gestion peu orthodoxe des finances de l’Etat.

Pour la Banque mondiale, la RDC se retrouve toujours dans la zone rouge en matière de gestion des finances publiques. C’est le point de vue défendu par Sissoko Fili, spécialiste à la Banque mondiale en gestion financière à sa représentation de la RDC, lors d’un atelier tenu jeudi 29 mars dernier à Kinshasa par le comité d’orientation de réforme des finances (Coref), rapporte Radio Okapi sur son site Internet.

Cet atelier organisé en collaboration avec la Banque mondiale et l’agence britannique pour le développement a porté sur la présentation de l’exercice PEFA (Cadre de mesure de performance dans la gestion des finances publique).

Selon Sissoko Fili, la RDC affecte moins de ressources aux secteurs prioritaires que sont la santé et l’éducation. Le pays est aussi caractérisé par la mauvaise gouvernance. «Ce qui explique de graves dépassements budgétaires». Les efforts entrepris dans la réforme de ces secteurs n’ont pas encore produit des avancées significatives, explique-t-il.

La deuxième évaluation de la gestion des finances publiques est prévue en avril et mai 2012. Mais l’expert de la Banque mondiale pense que celle-ci ne devait pas apporter des changements significatifs, compte tenu de nombreuses contraintes structurelles.

VERSIONS CONTRADICTOIRES

Alors que la Banque mondiale manifeste clairement ses inquiétudes sur les dérapages du gouvernement dans la gestion des finances publiques, 48 heures avant la déclaration de son expert en gestion financières, soit le mardi 27 mars, la troïka politique, qui regroupe les ministères des Finances et du Budget ainsi que la Banque centrale du Congo, a salué la bonne tenue des finances publiques, particulièrement jusqu’à fin 2011.

Présidée par le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, la onzième réunion hebdomadaire de la Troïka Politique du mardi 27 mars 2012 a permis aux experts gouvernementaux d’examiner la température du Programme économique du gouvernement.

Faisant le poids du second programme économique du gouvernement (PEG 2), la troïka a fait savoir que l’évaluation des critères à fin décembre 2011 indique le respect de tous les critères quantitatifs avec des écarts confortables. Selon le ministre des Finances, la situation du trésor public reste prometteuse ; point de vue, du reste, partagé par l’ensemble des experts réunis dans ce cadre.

LE PROGRAMME PEFA

Le Cadre de mesure de la performance de la gestion des finances publiques (PEFA), mis en place depuis 2001 par la communauté internationale et expérimenté dans 200 pays au monde, est un cadre de suivi intégré qui permet de mesurer la performance de la gestion des finances publiques et son évolution dans le temps. Il a été mis au point par les partenaires du Programme «Dépenses publiques et responsabilité financière» (PEFA), en collaboration avec le Groupe sur la gestion des finances publiques du CAD/OCDE, afin de disposer d’un outil permettant de fournir des données fiables sur la performance des systèmes, des procédures et des institutions de gestion des finances publiques au fil du temps.

La première évaluation du PEFA en RDC a eu lieu en 2008. Ici, seulement 8 indicateurs étaient cotés C (assez bon). Tous les autres indicateurs étaient cotés D (la plus mauvaise note).

Plusieurs pays se retrouvent dans la zone rouge avec la RDC notamment le Congo, la République centrafricaine, le soudan, le Tchad et la Somalie.

Le Cadre de mesure de la performance de la gestion des finances publiques est l’un des éléments de l’approche renforcée visant à soutenir les réformes de la gestion des finances publiques. Il est conçu pour mesurer l’évolution dans le temps de la performance des systèmes de gestion des finances publiques de pays qui sont à des stades de développement très différents.

Le Cadre comprend une série d’indicateurs de haut niveau, qui permettent de mesurer et de suivre l’évolution de la performance des systèmes, des procédures et des institutions de gestion des finances publiques, ainsi qu’un rapport sur la performance de la gestion des finances publiques, qui présente un cadre de référence permettant de rendre compte de la performance de la gestion des finances publiques telle qu’elle ressort de l’analyse des indicateurs.

Par Faustin Kuediasala



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16/03/12

Hier à Kinshasa, DGDA – FONER : Signature d’un protocole d’accord














La Direction générale des douanes et accises (Dgda) et la Fonds national d’entretien routier (Foner) viennent de signer un protocole d’accord. Ce, afin de sécuriser l’encadrement et la perception des ressources FONER prélevées sur les produits qui franchissent les frontières douanières de la RDC et qui sont mis en consommation ou en circulation sur le territoire national. La cérémonie a eu lieu au siège social de la Dgda devant plusieurs cadres deux services, pilotés au plus haut niveau par Deo Rugwiza Magera et Fulgence Bamaros Lobota.

Le contexte

Après avoir souhaité la bienvenue à la Direction Générale des Douanes et Accises où s’est déroulé par la suite la cérémonie de la signature du Protocole d’Accord de collaboration entre le Fonds National d’Entretien Routier en sigle FONER et la DGDA, le patron hôte a commencé par précisé le contexte.

Il a signalé que la signature de ce Protocole est une illustration concrète de la volonté de l’Administration douanière congolaise, de mettre en application le nouveau Code des douanes, promulgué par l’Ordonnance –loi N°10/002 du 20 août 2010, du Président de la République.

Cette loi dispose, en son article 351, que la Douane est seule compétente pour liquider, percevoir et recouvrer les impôts, taxes, commissions, redevances ou rémunérations quelconques pour le compte d’autres administrations et/ou organismes publics lorsqu’ils sont dus à 1’occasion de l’importation ou de l’exportation des marchandises.

Ainsi, pour rendre un service de qualité à ses partenaires, la DGDA s’efforce, d’assurer la la facilitation et la simplification des opérations de dédouanement en vue de rendre fluides les échanges du commerce international.

Avantages du Guichet unique

Dans ce but précis, la Dgda a entrepris, depuis l’année 2003, un programme de réformes et de modernisation qui vise la sécurisation et la facilitation des échanges commerciaux tel que le recommande l’Organisation Mondiale des Douanes -OMD en sigle- à travers le cadre des normes SAFE.

C’est aussi dans ce cadre que s’inscrit l’implantation des Guichets Uniques à l’Importation et à l’exportation dans différents bureaux douaniers sur le territoire national, a rappelé le patron de la DGDA.

En effet, l’outil de gestion qu’est le Guichet Unique est important en ce qu’elle apporte beaucoup d’avantages aux opérateurs économiques en termes des délais et des coûts des opérations de dédouanement grâce aux procédures simplifiées par l’automatisation.

Aux Administrations, Organismes et services publics concernés par les impôts, redevances et taxes dus à l’occasion de l’importation ou de l’exportation, le Guichet Unique garantit la traçabilité et la maximisation de leurs recettes.

Comme pour appuyer sa thèse, Deo Rugwiza a précisé qu’en 2011 la DGDA a perçu, pour le compte du FONER et sous réserve de la conciliation des chiffres entre les deux services, une bagatelle somme de 33 milliards 999 millions 74 mille 303,13 CDF pour la période allant de mars 2009 à décembre 2011. Et cela, au titre de redevances prévues par la loi.

C’est donc dire que la signature du Protocole d’ accord de collaboration FONER-DGDA vient formaliser et sceller un partenariat déjà existant entre ces deux services publics qui, tous deux, concourent vers le même objectif à savoir la mobilisation des recettes du Trésor Public.

A cet égard, a renchéri le numéro 1 des douanes congolaises, « la DGDA qui a toujours fait de la maximisation des recettes son cheval de bataille s’est engagée, à travers ce Protocole, à accompagner le FONER dans sa politique d’entretien des routes en percevant dans leur intégralité les redevances qui lui sont dues afin de réunir les moyens nécessaires à la réalisation de l’un des 5 chantiers de la République : le chantier des infrastructures », a – t – il dit.

Ce sera là, pour la DGDA, sa contribution indéniable au programme de la révolution de la modernité, initié par le Président de la République Joseph Kabila Kabange, à qui M. Rugwiza a rendu ses hommages les plus déférents.

Et pour clore son propos, le grand manager a souhaité long chemin et longue vie au partenariat DGDA - FONER.

Pourquoi le FONER

Prenant à son tour la parole, à l’occasion de cette cérémonie de signature du Protocole d’Accord de Collaboration entre la DGDA et le FONER, le Directeur général Fulgence Bamaros Lobota a, avant toutes choses, exprimé toute ma gratitude à l’endroit de la haute Direction de la DGDA, pour avoir accepté avec promptitude de travailler avec le FONER et aussi pour s’être investie dans l’aboutissement heureux de ce qui fut autrefois un simple projet.

Il a ensuite relevé que cette reconnaissance vaut également pour tous les experts de deux institutions qui n’ont ménagé aucun effort afin de produire le présent Protocole d’Accord.

« Cette cérémonie marque la concrétisation et l’aboutissement du travail amorcé depuis la mise en place effective des structures administratives du FONER en Août 2009 », a – t – il dit.

Pour mémoire, le FONER fut créé en 2008 en RDC. En tant que tel le FONER a pour mission de collecter et d’administrer les fonds destinés à l’entretien et la protection du patrimoine routier national de la RDC, a souligné M. Bamaros.

Il a en outre reconnu que les défis à relever dans ce secteur routier sont énormes, vue la taille du pays et de son réseau routier long de 152.400 Kms des routes dont 95% sont en terre et seulement 2% sont revêtues.

Pourtant l’histoire renseigne que de 1960 à 1990, le pays disposait encore d’un réseau routier national cohérent dont l’état était jugé bon ou moyen sur 72% de sa longueur.

Mais à partir de 1992 et jusqu’en 2005, son état est jugé catastrophique car l’on estimait que 85% des routes d’intérêt général et des routes de desserte agricole sont en mauvais état ou sont impraticables. Et cela, par manque d’un mécanisme de financement régulier de l’entretien.

Face à l’incapacité dans laquelle se trouve le Gouvernement Central d’assurer le financement de l’entretien et de la construction des routes, le Chef de l’Etat a estimé qu’il était opportun, dans le cadre de la politique sectorielle de la remise en état d’infrastructures routières, amorcée depuis 2006, de doter le pays d’un dispositif de financement régulier de l’entretien routier non tributaire du budget de l’Etat.

C’est ainsi qu’il promulgua, en juillet 2008, la Loi portant création d’un Fonds National d’Entretien Routier destiné à financer exclusivement toutes les dépenses liées à l’entretien et à la protection du patrimoine routier national de la RDC.

Le réseau routier de la RDC est depuis 2006 dans une phase de remise en état et il est appelé à continuer à se développer rapidement avec le financement du Gouvernement Central et aussi avec l’appui des bailleurs de fonds. Et son entretien exige des moyens importants et réguliers.

Un mariage qui vaut la peine

Au regard de ses missions difficiles, le FONER a estimé qu’il est important, dans le cadre de la synergie et du fonctionnement efficient des services de l’Etat, de collaborer avec la DGDA afin de sécuriser l’encadrement et la perception des ressources FONER prélevées sur les produits qui franchissent les frontières douanières de la RDC et qui sont mis en consommation ou en circulation sur le territoire national.

A cet effet, le Dg du FONER a martelé que l’entretien routier est aujourd’hui une priorité à la fois politique, économique et sociale dont la capacité financière doit être assurée pour la préservation des investissements routiers déjà réalisés et garantir la prise en charge de la maintenance de ceux en cours de réalisation à travers le pays.

La DGDA étant légalement compétente à œuvrer de manière permanente aux frontières, à encadrer et à percevoir les taxes et redevances pour le compte des autres services de l’Etat, « le FONER est aujourd’hui heureux de sceller solennellement son Protocole d’Accord de Collaboration avec la DGDA pour la sécurisation de l’encadrement et de la perception de ses ressources nécessaires au financement des dépenses liées à l’entretien et à la protection du patrimoine national », a déclaré le patron du Foner, sourire aux lèvres.

Disons enfin que si le FONER attend beaucoup de l’expertise de la DGDA dans l’encadrement et la mobilisation de ses ressources, au regard des défis énormes à relever pour notre pays, ce service peut déjà se frotter les mains car tout partenariat signé avec la Dgda a toujours été porteur.

Emmanuel Badibanga


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20/02/12

RDC-Occident : dangereuses escalades verbales










Entre le gouvernement et l’Occident, c’est le «Je t’aime, moi non plus». Les dernières sorties médiatiques des ambassadeurs de l’Union européenne et de France en disent long sur les écarts de langage existant entre les deux parties. Ces échanges, encore verbaux, pourraient basculer vers un bras de fer, si jamais les divergences persistaient. S’engager dans une zone de turbulences en cette période serait préjudiciable. De part et d’autre !

L’interdiction de la marche du 16 février, suivie de la répression sans ménagement des manifestants par la police n’a pas laissé indifférents les partenaires de la République démocratique du Congo. La Monusco s’est aussitôt dit «préoccupée par les violations des droits de l’Homme» par la bouche de son porte-parole. Manodje Mounoubai a déclaré que «la Monusco est inquiète de constater que les autorités congolaises ne prennent pas les dispositions nécessaires pour garantir les droits de manifestations pacifiques pendant le processus électoral. Le droit de marcher et les libertés d’expression sont reconnus par la Constitution congolaise. Les autorités congolaises sont invitées au respect des libertés publiques, y compris les droits de manifestation et d’expression exercés d’une manière responsable».

De son côté, le tout nouvel ambassadeur de l’Union européenne, chef de la délégation de l’UE en RDC, a rendu public un communiqué de presse dans lequel il a fustigé l’interdiction de la manifestation programmée par des laïcs catholiques soutenus par le clergé de Kinshasa. La délégation de l’Union européenne a pris soin de noter que la déclaration n’était pas faite en solitaire, mais «en accord avec les chefs de missions des Etats membres de l’Union européenne». Ceux-là même qui avaient représenté leurs Etats respectifs lors de la cérémonie de prestation de serment du chef de l’Etat. C’est dire toute l’importance que l’Occident, dans son ensemble, attache à cette déclaration. En fait, il s’était agi d’une interpellation des gouvernants congolais au respect du droit à la manifestation tel que prévu dans la Constitution de la République.

En des termes clairs, les pays de l’Union européenne désapprouvent tout ce qui a entouré la gestion de ce dossier : «La délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo, en accord avec les chefs de missions des Etats membres de l’Union européenne accrédités en RD Congo, a fait ce jour la déclaration suivante : L’Union européenne réaffirme l’importance qu’elle attache au respect des libertés publiques, y compris le droit de manifestation et d’expression exercé d’une manière responsable. L’Union européenne regrette l’interdiction de la marche pacifique qui devait se dérouler le 16 février, et la décision du ministre de la Communication et Médias de couper les signaux de cinq chaînes de télévision et de radio.

L’Union européenne déplore les incidents survenus lors de l’intervention des forces de l’ordre, notamment aux alentours des lieux de culte de Kinshasa. L’Union européenne appelle les autorités de la RD Congo à prendre les dispositions nécessaires afin de garantir les droits et libertés d’expression de tous les citoyens en cette période cruciale pour l’évolution démocratique du pays et de créer les conditions nécessaires à l’instauration d’un débat politique ouvert».

La Monusco, puis l’Union européenne, c’en était trop pour laisser dans l’indifférence le gouvernement congolais qui, par la bouche du ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, a réagi du tic au tac. Pour Lambert Mende, «Le gouvernement congolais ne tolère pas l’ingérence des pays amis dans les affaires intérieures de la RDC». Pour le ministre de la Communication, l’interdiction d’une manifestation non autorisée par les autorités compétentes, à l’occurrence le gouverneur de la ville de Kinshasa, relève de la mission de maintien de l’ordre public. Conformément à la Convention de Vienne, soutient un conseiller au ministère des Affaires étrangères, «l’attitude de ces diplomates est inacceptable».

Une contre réaction est venue de l’ambassadeur de France en RDC. Luc Hallade est d’avis contraire. «Quand il s'agit de respecter la liberté d'expression, de manifestation de la population congolaise, cela nous paraît important de s'y intéresser. Nous sommes partenaires, et des amis et quand on est des amis et des partenaires, on doit pouvoir se dire, y compris des choses qui quelquefois froissent éventuellement, mais contribuent à ce que le pays avance aussi dans la bonne direction», a-t-il réagi au propos de Mende. Loin de calmer la tension, cette nouvelle sortie médiatique d’un diplomate en poste à Kinshasa démontre l’état d’esprit créé après les élections du 28 novembre 2011.

EVITER D’OUVRIR DES BRECHES

Cette escalade verbale n’arrange pas les choses. Bien au contraire, elle risque d’affecter la coopération bilatérale ou multilatérale. L’expérience du passé aidant, ce genre de «polémique» est un signe annonciateur d’escalades dangereuses.

La RDC ne se passera pas des appuis de la communauté internationale, particulièrement de l’Occident, pour son développement. Et l’Occident n’a aucun intérêt à couper le pont avec les autorités congolaises. Présentement ! Sans risque de se tromper, le peuple congolais ne tirera aucun profit d’un éventuel bras de fer qui s’incrusterait dans les relations rétablies avec l’ensemble de la communauté internationale depuis 2001.

Cette réalité a conduit ces bailleurs de fonds à consentir une large annulation de la dette extérieure congolais, suite à l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE que d’aucuns avaient qualifié «d’importante faveur accordée à la RDC». Par ailleurs, ces mêmes bailleurs de fonds continuent à mettre la main à la poche pour le financement des projets de développement en divers endroits.

Sur le plan politique, un analyste congolais indiquait «qu’aucun Etat occidental n’a condamné officiellement Tshisekedi, malgré son auto-proclamation». Il poursuit : «Bien que les Occidentaux dénoncent les irrégularités lors des scrutins, ils ne remettent pas, fondamentalement, en cause la victoire de Joseph Kabila». Cette ambigüité occidentale pourrait contenir des agendas cachés que de telle polémique servirait de brèche.

Selon des indiscrétions ayant filtré de la dernière rencontre de Kingakati, Joseph Kabila aurait instruit les siens «à considérer les USA, La France, la Belgique, la Grande-Bretagne, …, comme des pays amis». Le chef de l’Etat aurait même prodigué de sages conseils à ses lieutenants de la MP, sur les attitudes à adopter face aux diplomates de ces pays. S’il s’avère que ces propos auraient été effectivement tenus par Joseph Kabila, cela trancherait avec la réaction du porte-parole du gouvernement.

La meilleure manière de mettre un terme à pareilles escalades verbales serait, pour le gouvernement congolais, de respecter ses propres lois et d’éviter d’adopter des attitudes frisant ce que les évêques avaient qualifié de «gouverner par défi». En tant que gouvernement issu des élections, l’Exécutif dispose d’une panoplie de canaux et moyens lui permettant d’éviter des attaques justifiées de la part des observateurs nationaux et internationaux. La situation actuelle commande une attitude pragmatique.

Ouvrir des fronts tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays exposerait le gouvernement à un débouchage intense d’énergie au détriment de la reconstruction et du développement du pays. Il apparaît de plus en plus évident que des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international multiplient des entraves aux appuis prévus en faveur de la RDC pour l’exercice en cours. Ne serait-il pas suicidaire de se mettre sur le dos tous les autres partenaires, sans s’être assuré d’obtenir des ressources financières nécessaires au financement du développement ailleurs ?

Faudrait-il, par contre, se présenter à genoux, rampant face à ces partenaires ? Autant de questions qui renvoient les dirigeants à la réflexion en profondeur sur des positions à prendre en toutes circonstances. Il faut donc calmer les esprits et entrevoir autrement les relations avec les partenaires, en tenant compte de ce qui pourrait fâcher, les uns et les autres.

Par Le Potentiel

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28/10/11

Affaire Ministère publique – Roger Yaghi : JC Masangu, Pierre Lumbi, Raymond Tshibanda, … non concernés



Dans son jugement avant dire droit, le TGI/Gombe a considéré que la déposition du Gouverneur Jean-Claude Masangu, Pierre Lumbi, Raymond Tshibanda, … n’a pas un impact réel sur les 8 préventions mises à charge du prévenu Roger Yaghi par le Procureur général de la République. *Il s’agit d’un procès qui met à nu le fonctionnement d’une banque où le PCA, M. Yaghi s’était accordé tous les pouvoirs de Conseil pour agir seul au nom et pour le compte de la société. *Le rendez-vous est pris pour ce lundi 31 octobre 2011, où le Tribunal va recevoir la déposition de deux experts de l’Association congolaise des banques, de M. Mupepele Lebo et Mme Natacha Muamba.

Le Tribunal de Kinshasa/Gombe siégeant en matière pénale en audience foraine au Centre hospitalier Nganda n’a pas dérogé au rendez-vous. Les avocats de M. Roger Yaghi, ceux de la Banque congolaise et de la Banque centrale du Congo étaient tous là. A cette audience, il fallait examiner deux dernières préventions retenues à charge du prévenu, notamment le blanchiment des capitaux et l’extorsion de signature.

Disons d’abord que les avocats de Roger Yaghi tenaient mordicus à faire comparaître comme témoin MM. Jean-Claude Masangu Mulongo, Pierre Lumbi, Raymond Tshibanda, en leur qualité de Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), ancien ministre des Travaux publics et infrastructures et ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. Voulant profiter de leur comparution pour faire le show médiatique, le Ministère public a indiqué que les avocats de Yaghi veulent la comparution de ces autorités pour des raisons de publicité. De leur côté, les avocats de la Banque centrale ont fait voir que les statuts de la société Swift n’indiquent nulle part que le Gouverneur de la Banque centrale du Congo était actionnaire.

Aussi, ont – ils fait voir qu’au sein même de la BCC, il existe toute une direction de la surveillance qui s’occupe des relations entre la Banque des banques et les banques commerciales. C’est alors que le Président du Tribunal, conformément à l’article 74 alinéa 3 du Code pénal a indiqué que leur déposition telle que sollicitée, n’a pas un impact direct sur les 8 préventions mises à charge du prévenu Yaghi par le Procureur général de la République et surtout au regard de son système de défense tel que démontré dans ce dossier.

C’est ici le moment de dire que ce système est basé sur la production des écrits contraires. Néanmoins, le Président a jugé utile la comparution de deux experts de l’Association congolaise des banques (ACB), de M. Mupepele Lebo et de Mme Natacha Muamba.

Voilà qui met ainsi fin à la polémique suscitée par des informations diffusées par une certaine presse. Et l’Etat congolais n’attend qu’une chose : la condamnation du prévenu et la réparation du préjudice subi par l’Etat congolais, à travers la Banque centrale du Congo et par tous les ayants-droit.

Au sujet de la première prévention, le blanchiment des capitaux, il faut dire que le tribunal a pris plus de trois heures d’instruction. Ici, le Ministère public poursuivait Roger Yaghi pour avoir transféré illicitement des sommes importantes estimées à plus de 32 millions de dollars Us. Selon les documents brandis, on cite Mme Kalubi Tshimanga qui se trouve être la propre femme de Roger Yaghi, la société Intercap off-shore, etc. Et pourtant, les mêmes documents renseignent que les transferts ont été effectués pour alimentation de compte.

Quel est le mode opératoire de Roger Yaghi ?

Selon les sources proches du dossier, la Banque congolaise vient de la Fransabank. En effet, vers 2000-2001, le climat des affaires en Rd Congo se dégradait. Ceci a contraint les grands groupes du secteur bancaire de quitter le pays. C’est le cas de la Belgolaise qui va quitter la BCDC, il y a même la City Bank qui menaçait de quitter le pays.

Comme la Fransabank voulait quitter la Rd Congo, il ne fallait pas déboucher sur sa disparition. D’où la nécessité d’avoir un actionnaire. C’est dans ce sens-là que Roger Yaghi s’introduira dans la Fransabank. Mais il le fait par le canal de prête-nom. D’abord, à travers sa femme Kalubi, et plus tard à travers la société Swift International. Car, comme indique la législation sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, le blanchisseur utilise souvent des sociétés écrans.

Surtout lorsqu’on sait que Swift International n’avait qu’un capital de 100$ dont 92$ étaient détenus par Roger Yaghi et pour les 8$, il aurait extorqué la signature de Mme Natacha Muamba pour qu’elle devienne actionnaire. Et avec un capital de 100%, Swift International va obtenir 43% de Fransabank et va curieusement faire cadeau de la société à un américain. Même si cet américain n’a jamais accepté le cadeau, ne fût – ce que par un écrit. C’est alors qu’il va s’installer dans la Banque congolaise et devient Président du conseil d’administration. Ici, il va paralyser tous les organes de gestion et de contrôle. Pour y arriver, il va se doter d’un serveur qui serait installé chez lui à la maison, aidé par un autre de ses proches qui est actuellement en fuite.

Son rôle de donneur d’ordre

Dans leurs interventions, ses avocats ont démontré que Roger Yaghi ne pouvait en aucun moment être considéré comme étant le donneur d’ordre. Et les avocats de la Banque congolaise, preuve à l’appui, ont démontré le contraire. Ce qui a conduit le prévenu à reconnaître les documents, mais à dire que c’était une erreur reconnue à un très mauvais moment ; au moment où les intérêts de tout un Etat sont en jeu. Et pourtant, selon les sources proches du dossier, Roger Yaghi s’étant doté d’un serveur chez lui à la maison. Il avait la maîtrise de toutes les opérations de la Banque. A la même occasion, il va créer des sociétés qu’il présente par ailleurs comme étant de principaux déposants de la banque.

En réalité, ces sociétés alimentaient leurs comptes par un jeu d’écriture. Sinon, si elles étaient alimentées par un guichet, on trouverait quand même les traces, soit les documents. Et selon les avocats de la Banque congolaise, citant un procès-verbal, M. Yaghi dit qu’il intervenait de temps en temps… Donc, l’essentiel des crédits était accordé aux sociétés qu’il crée, en violation des instructions de la Banque centrale du Congo. Car, pour la BCC, pour tout apparenter, la Banque ne peut pas accorder plus de 20% de crédit.

Un fait, selon les mêmes sources proches du dossier, en termes de réseau, la Banque congolaise était deuxième en termes de réseau après la Banque commerciale du Congo (BCDC). La logique voudrait qu’on créât des agences pour la collecte de l’épargne. Ici, l’essentiel était collecté au niveau du siège à concurrence de 90% et le réseau à 10%. Ce qui démontre que la mobilisation de l’épargne n’était pas sa préoccupation. En effet, le crédit, activité importante de la Banque, fait l’objet d’une règlementation stricte. Pour ce faire, il faut une requête de fonds et un dossier bancable. Et ce n’est pas le PCA qui devait l’accorder, mais toute une administration.

Il faut dire que compte tenu de l’extraversion de notre économie, les banques vivent de l’import et de l’export. A la Banque congolaise, l’activité principale était le transfert. Ceci, parce que le mode opératoire était simple : quand l’argent sort du pays, il n’y a pas de contrôle. D’où la nécessité, pour lui, de sortir frauduleusement des masses d’argent. Ce qui pousse les avocats à dire qu’en réalité, il ne réalisait pas d’opérations de banque.

Au-delà de ce qui vient d’être dit, le transfert de fonds dans une banque exige la présence d’un service étranger. Et s’il y a un transfert, c’est ce service qui le fait et le donneur d’ordre ici est donc la personne qui effectue le transfert. Surtout qu’on ne sait pas qui peut être derrière lui. A titre d’exemple, si un cambiste congolais doit envoyer une somme de 500.000 dollars à un correspondant, c’est qu’il a couvert une personne qui agit derrière lui. Car, dans le contexte de la Rd Congo, un cambiste ne peut pas disposer cette somme d’argent. Et cela est fait pour contourner la législation portant lutte contre le blanchiment.

Dans leurs interventions, les avocats de Yaghi ont demandé au Ministère public de prouver l’origine illicite des transferts. Et pourtant, en droit tout le monde sait qu’il y a un principe capital en matière de preuve. Il s’agit de « Actori incumbit propatio ». Soit, c’est à la personne qui allègue un fait de le prouver. Mais en matière de blanchiment des capitaux, c’est l’inverse. En effet, il faut une justification économique de vos avoirs. Car ici intervient la notion de patrimoine apparent. C’est le banquier qui doit faire le profilage de compte du client. Et c’est l’inculpé qui apporte la preuve que les fonds reçus ont une préoccupation économique. Il sert donc de couverture à l’ayant-droit.

Cet argumentaire peut à lui seul mettre à genou les avocats de Roger Yaghi, car on ne voit pas comment et où ils trouveront des arguments de taille pour renverser cette thèse. Surtout que la prochaine audience intervient ce lundi 31 octobre 2011.

Au sujet de la dernière prévention relative à l’extorsion de signature retenue à charge de Roger Yaghi, le principal accusé a affirmé que Mme Natacha Muamba l’a inventée, car il s’agissait d’un contrat de transfert d’une libéralité, une cession à titre gratuit. Quant au Ministère public, Natacha a été entendue par ses services et elle a dit que Roger Yaghi lui a tendu un document en Anglais qu’elle ne comprenait même pas et qu’il fallait signer. Et on ne lui a jamais dit qu’elle était actionnaire dans une société.

A ce sujet, les avocats de l’accusé ont dit beaucoup de choses qui n’ont pas été confirmées par la partie civile. Voilà qui justifie la convocation de Mme Natacha Muamba le lundi prochain pour éclairer la religion du Tribunal.

L’Avenir

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05/10/11

RDC : Le FMI exige du gouvernement des explications sur la signature des contrats miniers
 


La conclusion de la quatrième revue du Programme économique du gouvernement de la RDC (PEG 2) avec le Fonds monétaire international (FMI) est hypothétique. Le ministre congolais des Finances, Matata Ponyo, l'a reconnu, mardi 27 septembre, dans une interview qu'il a accordée à la radio Top Congo qui émet à Kinshasa. L'institution financière exige que le gouvernement congolais apporte des explications sur les contrats signés par la Sodimico et la Gecamines.

Au mois de juillet 2011, l'ONG Action contre l'impunité pour les droits humains (ACIDH) a publié un communiqué pour dénoncer “la vente en catimini” par la Gecamines de ses parts dans les sociétés minières Mutanda Mining et Kansuki Sprl, respectivement aux sociétés Actifs rowny ltd et Biko lnvest, liées à l'homme d'affaire israélien Dan Gertler.

Ces transactions ont été révélées dans un document du groupe Glencore, publié lors de son introduction à la Bourse de Londres au mois de mai. Le prix de la transaction n'avait été révélé. Mais selon des estimations trouvées dans les documents de Glencore, la valeur de la mine de Mutanda avoisinerait 3,1 milliards de dollars. La Sodimico a, pour sa part, cédé 30% des actions qu'elle détient dans la société minière Sodefor soit 30 millions de dollars américains.

La Sodefor est une entreprise minière créée par la Sodimico et Fortune, une société minière hongkongaise. 

Ce qui pose problème...

Le gouvernement congolais s'est engagé au début de l'année avec les institutions de Breton Wood à publier les contrats miniers et les ventes des actifs des entreprises minières publiques. Ce qui n'a pas été le cas avec les contrats signés par la Gecamines.

La transaction de la Sodimico a bien été publiée sur le site du ministère congolais des Mines mais le FMI estime que l'entreprise a sous-évalué la valeur de ses actifs. Contacté par Radio Okapi, le directeur de cabinet du ministre des Mines a affirmé que le FMI, en tant que partenaire de la RDC, a le droit de demander des explications. Il a ajouté que le ministère des Mines va faire appel aux experts de la Gecamines et de la Sodimico.

Le PEG, qu'est-ce que c'est ?

Le FMI et la Banque mondiale ont lancé en 1996 l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) pour réduire les dettes de ces pays.

La RDC, dont la dette s'élevait à environ 13 milliards de dollars, a souscrit à ce processus.

Le processus exige que le pays qui bénéficie de l'allègement de sa dette présente un plan stratégique de lutte contre la pauvreté. Ce plan doit présenter la situation économique du pays et les réformes structurelles à mener pour :

- améliorer le cadre macroéconomique,

- améliorer la gestion des finances publiques, accroître l'indépendance de la banque centrale,

- accroître la production nationale.

En 2002, le gouvernement congolais conclut avec le FMI son premier programme économique (PEG1). A travers ce programme, la RDC s'est engagée à assurer la bonne gouvernance et la transparence des contrats que les entreprises publiques signent.

Le FMI et la Banque mondiale se sont engagés, de leur coté, à évaluer tous les six mois la bonne exécution du programme (revue du PEG) et de verser des bonus. Faute de résultats, le programme a été résilié en 2006. Un autre programme économique est signé en décembre 2009 pour une durée de trois ans (PEG 2). Ce programme a conduit à l'effacement de la dette de la RDC en juillet 2010 (point d'achèvement).

Ainsi la RDC a bénéficié de :

“plus de 73 millions de dollars en juin 2010 après la conclusion de la première revue

“plus de 551 millions à la 2o revue en décembre 2010

“plus de 80 millions en avril 2011 à la 3ème revue

La 4è revue qui devait être conclue au mois de juin 2011 hypothétique. 




UHURU

Mercredi, 05 Octobre 2011 12:09

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01/10/11

Quatrième revue du PEG 2 : le FMI en colère




Le FMI l’avait vu venir. L’orthodoxie financière et la bonne tenue du cadre macroéconomique ne tiendraient pas face à la pression électorale. La tentation a finalement eu raison de la volonté et la détermination du gouvernement de conclure le PEG 2. Après l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative des pays pauvres très endettés, la même rigueur, le même enthousiasme devraient conduire à la conclusion de différentes revues du PEG 2. Malheureusement, le secteur minier accuse un «trou noir» où des millions de dollars seraient engloutis. Le FMI vient de piquer une sacrée colère. Elle n’est pas prête à conclure le PEG 2 avec le gouvernement tant qu’il n’aura pas des éclaircissements nécessaires. 

Le deuxième Programme économique du gouvernement risque de subir le même sort que le premier. En effet, le PEG 1 avait connu un arrêt brusque à la suite de la campagne électorale. Les différents partis en course, qui avaient à l’époque la gestion du Trésor public, avaient vite fait de se détourner de l’obligation de léguer un cadre macroéconomique stable au gouvernement issu des élections de 2006. Résultat : arrêt brutal du PEG 1. Les négociations avec les institutions de Bretton Woods avaient été suspendues avant de reprendre. 

Les mêmes causes ne produisent-elles pas les mêmes effets ? On tente de le croire. En fait, le deuxième Programme économique du gouvernement(PEG 2) a résisté jusqu’à la quatrième revue. Les trois premières revues ayant toujours reçu le satisfecit des experts du Fonds monétaire international. Curieusement, ces différents satisfécits, annoncés tambour battant, lors des conférences de presse à la fin de chaque visite des experts, se terminent par des recommandations qui, bien examinées, ternissent l’éclat de ces communiqués ronflants. 

La rengaine des experts de l’institution financière internationale a toujours porté sur la bonne gouvernance et la transparence dans les industries extractives. Pour la conclusion de la quatrième revue, il est apparu qu’il devenait difficile de jouer à l’infini à ce jeu de cache-cache entre le FMI et le gouvernement. 

Le FMI en Colère 

En marge de ses assemblées annuelles, tenues du 23 au 25 septembre 2011 à Washington, le FMI a formellement marqué son opposition à conclure la 4ème revue du PEG 2. Pour justifier sa position, le FMI s’appuie sur le désordre qui continue à miner le secteur minier, malgré toutes les belles promesses et les engagements d’assainissement pris depuis lors par le gouvernement. Le manque de transparence dans ce secteur demeure criant. La Société civile avait, en son temps, émis des réserves sur des bonus versés par des investisseurs dans le secteur minier qui n’avaient aucune trace dans les livres comptables du gouvernement. Des «trous noirs » dans les comptes de l’Etat et des rumeurs de plus en plus persistantes font état de l’inexistence dans les livres comptables du Trésor public de plusieurs millions de dollars. Des montants provenant de la vente d’actions des entreprises minières à des sociétés étrangères. 

A la publication du relevé des recettes du deuxième trimestre 2011 par le ministère des Finances, des bonus supposés avoir été versés n’apparaissent pas dans la comptabilité de l’Etat! Opacité qui contraste avec l’obligation de transparence, laquelle rime avec la bonne gouvernance. 

La surprise était désagréable pour la Société civile œuvrant dans le secteur des ressources naturelles, à savoir les hydrocarbures, les mines et la forêt. Dans un communiqué remis à la presse, ces structures «saluent de nouveau la publication par le ministère des Finances des recettes recouvrées au deuxième trimestre 2011 au titre des droits et taxes dans les secteurs des ressources naturelles, à savoir les mines, les hydrocarbures et les forêts». 

La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase, pour le cas sous examen, porte sur la déclaration du PCA de la Gecamines pour qui le processus de transformation accorde toute l’autonomie à sa société au point qu’elle ne serait pas tenue par des engagements conclus par le gouvernement avec les bailleurs de fonds. Et pourtant, le gouvernement avait souscrit à une matrice pour laquelle il était tenu de réaliser des performances suivant un chronogramme bien déterminé. 

Selon des sources crédibles, la Banque mondiale serait l’instigatrice de cette position du FMI qui pilote le PEG 2. Parmi les bailleurs de fonds, la Banque mondiale. Celle-ci n’apprécie pas l’opacité qui entoure la gestion des contrats portant sur les ressources des industries extractives. 

Sans la conclusion de la quatrième revue, il ne serait pas possible de passer aux deux dernières revues prévues. Par conséquent, le PEG 2 risque d’être interrompu brutalement. Et alors, la consolidation du cadre macroéconomique devient une gageure. Sinon une utopie. 

Encadré. 

RDC: la conclusion de la quatrième revue du PEG 2 hypothétique 

La conclusion de la quatrième revue du Programme économique du gouvernement de la RDC (PEG 2) avec le Fonds monétaire international (FMI) est hypothétique. Le ministre congolais des Finances, Matata Ponyo, l’a reconnu, mardi 27 septembre, dans une interview qu’il a accordée à la radio Top Congo qui émet à Kinshasa. L’institution financière exige que le gouvernement congolais apporte des explications sur les contrats signés par la Sodimico et la Gecamines. Au mois de juillet 2011, l’ONG Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH) a publié un communiqué pour dénoncer «la vente en catimini» par la Gecamines de ses parts dans les sociétés minières Mutanda Mining et Kansuki Sprl, respectivement aux sociétés Actifs rowny ltd et Biko Invest, liées à l’homme d’affaire israélien Dan Gertler. 

Ces transactions ont été révélées dans un document du groupe Glencore, publié lors de son introduction à la Bourse de Londres au mois de mai. Le prix de la transaction n’avait été révélé. Mais selon des estimations trouvées dans les documents de Glencore, la valeur de la mine de Mutanda avoisinerait 3,1 milliards de dollars. La Sodimico a, pour sa part, cédé 30% des actions qu’elle détient dans la société minière Sodefor soit 30 millions de dollars américains. La Sodefor est une entreprise minière créée par la Sodimico et Fortune, une société minière hongkongaise. 

Ce qui pose problème… 

Le gouvernement congolais s’est engagé au début de l’année avec les institutions de Breton Wood à publier les contrats miniers et les ventes des actifs des entreprises minières publiques. Ce qui n’a pas été le cas avec les contrats signés par la Gecamines. La transaction de la Sodimico a bien été publiée sur le site du ministère congolais des Mines mais le FMI estime que l’entreprise a sous-évalué la valeur de ses actifs. 

Contacté par Radio Okapi, le directeur de cabinet du ministre des Mines a affirmé que le FMI, en tant que partenaire de la RDC, a le droit de demander des explications. Il a ajouté que le ministère des Mines va faire appel aux experts de la Gecamines et de la Sodimico. 

Le PEG, qu’est-ce que c’est ? 

Le FMI et la Banque mondiale ont lancé en 1996 l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) pour réduire les dettes de ces pays. La RDC, dont la dette s’élevait à environ 13 milliards de dollars, a souscrit à ce processus. 

Le processus exige que le pays qui bénéficie de l’allègement de sa dette présente un plan stratégique de lutte contre la pauvreté. Ce plan doit présenter la situation économique du pays et les réformes structurelles à mener pour: améliorer le cadre macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques, accroître l’indépendance de la banque centrale, accroître la production nationale. 

En 2002, le gouvernement congolais conclut avec le FMI son premier programme économique (PEG1). A travers ce programme, la RDC s’est engagée à assurer la bonne gouvernance et la transparence des contrats que les entreprises publiques signent. Le FMI et la Banque mondiale se sont engagés, de leur coté, à évaluer tous les six mois la bonne exécution du programme (revue du PEG) et de verser des bonus. 

Faute de résultats, le programme a été résilié en 2006. Un autre programme économique est signé en décembre 2009 pour une durée de trois ans (PEG 2). Ce programme a conduit à l’effacement de la dette de la RDC en juillet 2010 (point d’achèvement). 

Ainsi la RDC a bénéficié de: * plus de 73 millions de dollars en juin 2010 après la conclusion de la première revue, plus de 551 millions à la 2è revue en décembre 2010, plus de 80 millions en avril 2011 à la 3ème revue. La 4è revue qui devait être conclue au mois de juin 2011 est hypothétique. 
Par Le Potentiel

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23/08/11

4ème revue du PEG 2 : des experts du FMI entament une mission de deux semaines à Kinshasa
 


Le gouvernement a mis tout en œuvre pour passer avec succès la 4ème revue du PEG 2. Les experts du département Afrique du FMI entament dès demain mercredi des contacts directs avec des officiels congolais. Deux semaines décisives au bout desquelles la RDC pense bénéficier des appuis budgétaires supplémentaires. 

Sauf imprévu, c’est à partir de ce mercredi 24 août 2011 que les experts du département Afrique du Fonds monétaire international entament des contacts officiels avec la partie congolaise dans le cadre de la quatrième revue du programme économique du gouvernement (PEG 2). 

Conclu en décembre 2009, après trois années de flottement dans les rapports entre la RDC et le FMI, le PEG 2 passe pour un programme test pour juger de la capacité du gouvernement congolais à tenir aux engagements contenus dans le mémorandum des politiques économiques et financières ainsi que la lettre d’intention annexées à ce programme. 

Le vendredi 19 août 2011, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo s’est longuement étalé sur le sujet. Selon lui, tout est réuni pour boucler favorablement cette revue qui doit normalement couvrir la période de mars à juin 2011. «La RDC travaille d’arrache-pied pour respecter les engagements du PEG 2 », a dit le gouverneur Masangu, répondant à une question de la presse. « Nous n’avons pas de problèmes à passer cette revue », a dit, très confiant, Jean-Claude Masangu, dont l’institution qu’il gouverne, la Banque centrale du Congo, passe pour le point focal d’un certain nombre des indicateurs, critères et repères structurels retenus dans le PEG 2. 

De l’avis du gouverneur de la BCC, le gouvernement et tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du PEG 2 se sont investis pour la conclusion dans les meilleurs délais, soit avant les assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale prévues du 24 au 26 septembre 2011 à Washington (Etats-Unis). « Notre souhait est de conclure favorablement cette revue pour permettre à la RDC de bénéficier des appuis budgétaires supplémentaires du FMI. Dans le contexte des élections, ces appuis peuvent nous être utiles. Mais, si la revue n’est pas conclue favorablement, il faut attendre 2012, donc après les élections pour bénéficier enfin de ces appuis budgétaires », a fait remarquer le gouvernement, plaidant pour une mobilisation générale dans les rangs aussi bien de la BCC que du gouvernement pour passer avec succès cette étape de la 4ème revue du PEG 2. 

Mais, d’ores et déjà, sur papier, les pronostics penchent en faveur de la RDC. Ce qu’a reconnu, d’ailleurs, Jean-Claude Masangu au sortir de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (CPM). 

Nouvelles rassurantes du CPM 

Faisant la lecture de la conjoncture intérieure au 18 août 2011, le CPM a salué la bonne tenue des indicateurs pertinents du PEG 2 à cette date, soit le plafond du crédit net à l’Etat, les planchers des avoirs extérieurs nets et des avoirs intérieurs nets. 

Ainsi, au plan intérieur, l'activité économique a été plus dynamique que prévue. Les estimations préliminaires du PIB réel révèlent que ce dernier a connu une hausse de 6,8 % contre une prévision de 6,5 %. Cette évolution est liée notamment au bon comportement des secteurs minier, des hydrocarbures et de la construction. En ce qui concerne les prix, ils sont demeurés stables en raison, d'une part de la conduite prudente des politiques monétaire et budgétaire, et d’autre part d'une accalmie sur les marchés mondiaux des produits de base et alimentaires. 

S'agissant du marché des changes, le comportement de la monnaie nationale est demeuré stable, le dollar s'étant échangé autour de 925 Fc sur les trois segments du marché. 

Sur le marché monétaire, les taux d'intérêt réels ont connu des évolutions différenciées. La marge de positivité du taux directeur s'est fixée à 5,5 points d'une semaine à l'autre. Quant au taux moyen pondéré réel des Billets de trésorerie (BTR), il a connu un léger recul de 40 points de base. Par ailleurs, les interventions de la BCC sur le marché monétaire ont permis, via les appels d'offres des BTR, de stériliser 6,5 milliards de CDF au 16 août 2011. 

L'examen des objectifs de la politique monétaire à mi-parcours du troisième trimestre révèle, d'une part, une maîtrise du taux d'inflation et de la masse monétaire par rapport à la programmation et, d'autre part, un léger dépassement de la base monétaire. 

Le CPM s'est, par ailleurs, félicité de l'orientation des politiques macroéconomiques, laquelle a permis d'atténuer les effets de l'inflation importée au premier semestre. 

Par Faustin Kuediasala

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30/06/11

RDC : Le code 243, fait l’objet d’une maffia
 

L’identifiant de la RDC, le code 243 fait l’objet d’une maffia occasionnant une fuite d’importantes recettes dues au Trésor public.

La célébration du cinquante et unième anniversaire de l’accession de la RDC à la souveraineté laisse encore perplexe. Tout indique que l’exercice de cette souveraineté ne serait que virtuel. La gestion du code 243 en est la parfaite illustration. Une fraude à grande échelle impliquant plusieurs opérateurs et personnalités se vit au quotidien. Personne ne s’en émeut d’ailleurs !

Le code 243, l’identifiant de la RDC dans le domaine de la télécommunication fait l’objet d’une fraude massive savamment organisée par des détenteurs de sim-box. La maitrise de nouvelles technologies de l’information et de la communication n’étant pas la préoccupation prioritaire de l’opérateur public et du gouvernement, les individus occupent ce vide et se font de l’argent au détriment du Trésor public. Le manque à gagner est important.

Suivant les statistiques officielles, il est démontré que les opérateurs de la téléphonie cellulaire déclarent 80 millions de minutes d’appels internationaux. De la quotité qui revient au Trésor public, elle s’élève à 5 cents par minute, soit 4 millions Usd versés au Trésor public par ces opérateurs. Les experts intéressés à la question sont catégoriques : «Les appels internationaux varient entre 150 et 200 millions de minutes par mois».

Les mêmes experts, sous le couvert de l’anonymat, démontrent que les 80 millions de minutes déclarés ne représentent rien, face à la masse immergée des recettes dilapidées par la fraude. Alors que le Trésor public se contente des minables 4 millions Usd, des fraudeurs se tapent la part du lion avec 6 millions Usd. L’Etat et ses représentants ne se soucient guère de récupérer cette manne.

Les appels internationaux continuent à être pris en charge par les opérateurs locaux comme appels intérieurs, échappant ainsi à la taxation suivant la législation en la matière. L’ARPTC serait-elle directement impliquée dans la fraude ? Difficile à l’affirmer ou à l’infirmer.

Le secteur de la téléphonie cellulaire a soutenu confortablement la croissance en RDC. Pour le professeur Kabeya Tshikuku : «le niveau de croissance, actuellement enregistré, est faussement attribué au secteur des mines. C’est la communication qui est à la base d’un plus grand soutien à la croissance, avec la réduction des distances».

Dans le budget national, la part du secteur des PTT vient juste après les Mines. Le taux de pénétration qui est de 10 millions d’utilisateurs en RDC, il est prévisible que dans les tout prochains jours, un boom est encore possible. Des recettes additionnelles peuvent provenir de ce secteur dont le dynamisme n’est plus à démontrer. La libération du secteur aura ainsi été une bonne chose pour l’économie congolaise.

La fibre optique qui pourrait constituer la voie de salut et de réappropriation de la souveraineté en cette matière connaît encore des difficultés. Ceux qui devraient concourir à sa mise en service dans le meilleur délai s’activent à ralentir la marche, sans se soucier du préjudice causé aux utilisateurs. Des facturations fantaisistes, gonflées sans commune mesure, l’attribution des marchés à des opérateurs douteux, pire de gré à gré … constituent autant d’handicaps sur la voie de la mise en service de la fibre optique.

Et pourtant, en cette célébration du 51ème anniversaire de l’indépendance du pays, la gestion du code 243 est un signe encourageant de reprise de la souveraineté économique toujours recherchée pour le développement du pays. L’annulation de la dette, après l’atteinte du point d’achèvements, ne se traduit pas en une création automatique des richesses. A travers la reprise effective du contrôle du code 243, il y a lieu d’espérer un apport supplémentaire de près de 72 millions USD par année budgétaire. Les fraudeurs, facilement identifiables, se les partagent et se la coulent douce alors que le Trésor public crie régulièrement famine à cause de la disette !

[Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA]

© Copyright KongoTimes


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07/06/11

Pour plus d’efficacité : Une délégation de la BM palpe du doigt les réalisations du Fonds social de la République



Dans la commune de Kalamu, au Carrefour des jeunes, la Banque mondiale à travers le Fonds social de la République a financé un petit projet évalué à 55.000 dollars Us pour la réhabilitation et la dotation en matériels d’une école conventionnée protestante. Une école qui dispense un enseignement spécialisé aux enfants handicapés. Au marché de Matete, la même BM finance la construction d’un marché moderne pour un montant de 850.000 dollars Us et devant abriter plus de 3.000 places assises.

Une grande délégation de la Banque mondiale séjourne en Rd Congo en perspective de la présentation du rapport de synthèse du mémorandum économique pays qui intervient aujourd’hui au Salon Rouge du ministère des Affaires Etrangères. C’est ainsi que pour la journée d’hier lundi 06 juin 2011, l’importance a été accordée à quelques projets du Gouvernement de la République, exécutés par le Fonds social. Pour ce faire, M. Marcello Giugale, Directeur à la direction de la réduction de la pauvreté s’est fait accompagner d’une petite équipe.

La première étape c’était le Carrefour des jeunes situé dans la commune de Kalamu. Ici, le Fonds social de la République a financé la réhabilitation et la dotation en matériels d’une école conventionnée protestante dispensant un enseignement spécialisé pour les enfants handicapés. Pour souhaiter la bienvenue à ce haut fonctionnaire de la Banque mondiale, le choix est tombé sur un enfant sourd muet qui lui a adressé quelques mots au nom de tous les enfants handicapés. « Nous enfants handicapés de ce centre nous vous disons merci, car vous nous avez aidé à construire un avenir », a-t-il dit, grâce à l’interprétation de son enseignant.

Disons que cette école existe depuis 1999 et encadre à ce jour 85 enfants sourds muets, retardés mentaux, les enfants ayant un handicap moteur, etc. Avant l’intervention du Fonds social, les enfants étudiaient à même le sol, exposés à des intempéries de tout genre. En termes de difficultés, les responsables de cette école ont épinglé le manque d’électricité permanente qui ne permet de faire fonctionner les appareils de Kinésithérapie et autres. Voilà pourquoi ils ont demandé à la délégation de la Banque mondiale qui n’était là que pour écouter, un groupe électrogène pour aider à la rééducation des enfants. Soulignons que l’école apprend les métiers comme la menuiserie, la coupe et couture, etc.

Matete doté d’un marché moderne

Après l’étape de Kalamu, le cortège s’est ébranlé vers la commune de Matete, où un grand marché est en train d’être construit par le Fonds social de la République. Avec en tête le bourgmestre de cette commune, M. Thierry Gaibene Bayllon et la responsable de ce même marché, les femmes vendeuses ont entonné des chants et exécuté quelques pas de danse en l’honneur de M. Marcello et de son groupe. « Nzambe aponi yo papa Marcello osalela ye na motema mobimba », entendez, le Seigneur vous a choisi pour travailler en âme et conscience. Comme il devait dire un mot à cette foule qui l’attendait, il a félicité les uns et les autres pour le nouveau marché qui va se terminer bientôt. « Ce marché va vous donner l’opportunité de faire les affaires et de gagner de l’argent », a-t-il dit. Faudra-t-il dire que l’objectif est de mettre fin aux marchés pirates et d’amener tous les vendeurs vers le nouveau marché. C’est cet éparpillement du marché qui n’est pas propice pour les affaires et une vendeuse rencontrée dans l’ancien marché s’en est plaint. « Du fait que le marché est éparpillé, il n’y a même pas de vente.

D’où la nécessité de terminer la construction du marché dans le délai », dit-elle. Voulant clôturer cette tournée, Marcello a fait savoir que la Banque mondiale n’est là que pour servir les congolais. « Je suis content de ce qui a été fait même s’il y a beaucoup à faire. Le Fonds social de la République est un instrument efficace pour donner des services à la population », dit-il, avant d’ajouter que désormais la population aura un endroit décent pour la vente et l’achat des produits. De même, le marché connaitra un afflux économique important. Quant au Chef d’Antenne du Fonds social de la République, le but a été atteint, celui de construire un marché moderne pour la population de ce coin de la capitale. « C’est un marché modernisé où la vente des produits se fera dans des bonnes conditions », indique-t-il, avant d’annoncer l’inauguration du marché est prévue pour fin juin ou début juillet.

Jean-Marie Nkambua

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31/05/11

Prime spécifique des Fonctionnaires Retraités: Matata, Ntahwa et Upira se contredisent !



*Déterminé à redynamiser les activités de l’Administration des Finances, l’argentier national Matata Ponyo a mis les retraités de son Ministère à la disposition des services généraux des Finances, instruisant, à l’occasion, les Directeurs- Chefs de services généraux de la paie de faire bénéficier à ces pensionnés de tous les avantages leurs reconnus par la loi, en attendant leurs notifications. Pas question, rétorque JB Ntahwa, son collègue du Budget qui, lui, demande le blocage du paiement de la prime spécifique qui est une motivation relative au rendement, à la productivité, à l’assiduité de l’agent et à sa régularité au service et qui est payée en contrepartie d’une prestation réelle. Estimant ainsi que ces fonctionnaires, retraités et déjà notifiés, n’ont plus droit qu’au salaire et à la rétrocession. Textes à l’appui, Upira Sunguma Dieudonné démontre que ses collègues précités n’ont pas qualité. Il fait savoir, en ce qui le concerne, que le blocage ou déblocage tant du salaire que des primes ne peut intervenir que sur décision du Ministre de la Fonction Publique. Il ne précise pas, cependant, s’il faut payer ou pas les primes à ces fonctionnaires retraités. Encore qu’il n’a pas dit, dans sa lettre, que ces derniers ont été notifiés ou non. Pendant ce temps, le Dircab du Chef de l’Etat, M. Beya Siku, demande, quant à lui, au PM Muzito, de lui faire connaître les conclusions de la commission ayant été mise en place, pour examiner les recours et autres réclamations des fonctionnaires retraités. Les concernés, eux, ne savent plus à quel saint se vouer. Une véritable cacophonie règne au sein du Gouvernement au sujet de la gestion du dossier du paiement de la prime spécifique aux retraités de la Fonction Publique. C’est de la pure confusion, au regard de contradictions constatées. Sinon, comment comprendre que pour le même dossier, qu’il y ait des correspondances croisées de la Présidence de la République et de trois ministères, notamment le Budget, les Finances et la Fonction Publique ? En effet, dans une lettre datée du 31 janvier 2011, M. Matata Ponyo, ci-devant Ministre des Finances, met les Retraités de l’Administration de son Ministère à la disposition de la Direction des services généraux et ce, en attendant, souligne-t-il, la signature de leurs notifications de mise à la retraite par le Ministre de la Fonction Publique. Pendant ce temps, il enjoint les Directeurs- Chefs des services généraux de la paie de faire bénéficier à ces retraités de tous les avantages qui leur sont reconnus par la loi, en attendant les notifications sus évoquées. Pas question, réplique le Pasteur Jean-Baptiste Ntahwa qui, dans une lettre adressée au SG au Budget, en appelle au blocage du paiement de la prime spécifique due aux mêmes retraités. Pour lui, tous les agents retraités par les ordonnances n°10/002 et 10/006 du 02 janvier 2010 ont déjà été tous notifiés par le Ministère de la Fonction Publique. Aussi, commande-t-il à son SG d’instruire le Directeur- Chef de Service de la Paie, de procéder au blocage du paiement de la prime spécifique à tous les retraités de l’administration des Finances et du Budget à partir de la paie du 2ème trimestre 2011. A l’en croire, la prime spécifique qui est une motivation relative au rendement, à la productivité, à à l’assiduité de l’agent et à sa régularité au service, est payée en contrepartie d’une prestation réelle. Les retraités qui continuent à bénéficier d’une quelconque prime spécifique alors qu’ils ne sont plus en fonction, ne doivent bénéficier désormais que de leur salaire de la Fonction Publique ainsi que de la rétrocession. Upira Sunguma Dieudonné de l’entend pas de cette oreille. Ses collègues du Budget et des Finances, martèle-t-il, n’ont ni qualité, ni compétence en cette matière. Seul le Ministère de la Fonction Publique, affirme-t-il, textes à l’appui, a la compétence d’engagement de la paie, d’octroi des primes et, par voie de conséquence, de blocage ou de déblocage tant du traitement (salaire) que des primes des Agents de carrière des Services Publics de l’Etat. En d’autres termes, mentionne M. Upira dans sa lettre adressée aux SG de l’Administration Publique, le blocage du paiement de la prime ne peut intervenir que sur décision du Ministre de la Fonction Publique. ‘‘Vous êtes dorénavant tenus au strict respect des textes précités, en prenant soin de me transmettre, pour décision appropriée, les états de paie mensuels des primes, ainsi que tout mouvement envisagé’’, conclu le Ministre de la Fonction Publique, qui ne précise pas cependant s’il faut payer ou pas les primes aux fonctionnaires retraités. Encore qu’il n’a pas dit, dans sa lettre, que les fonctionnaires querellés ont été notifiés ou non. Pendant ce temps, le Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat, M. Beya Siku, demande, quant à lui, au Premier Ministre, de lui faire connaître les conclusions de la commission ayant été mise en place, pour examiner les recours et autres réclamations des agents des régies financières, de l’inspection générale des Finances, des Secrétaires Généraux au Budget et aux Finances. Face à ce jeu de ping-pong, les Fonctionnaires retraités ne savent plus à quel saint se vouer. 

La Pros.

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23/05/11

Kinshasa : les coupures de 50 FC et 100 FC se font de plus en plus rares le marché

Les populations de Kinshasa assistent depuis quelques temps, à une rareté des coupures de cinquante et cent francs congolais sur le marché. Une situation qui inquiète plus d’un kinois. 

Il se fait remarquer depuis quelques temps, une rareté des coupures de 50 ainsi que celles de 100 Francs congolais sur le marché. Une situation qui ne facilite pas les opérations d’achat et n’arrange pas non plus la population kinoise. Ils en appellent ainsi à l’attention des autorités compétentes pour remédier à cette situation. Il devient alors difficile pour les conducteurs des taxis et taxis bus de rendre la différence à un client qui paie son ticket avec une coupure de 500 Fc par exemple. Trouver de petites coupures de 50 FC et 100 FC devient un casse-tête. 

Par ailleurs, la rareté de ces billets de banque a créé de l’emploi pour certaines personnes, notamment de jeunes gens du secteur informel. Ces derniers ont initié un commerce de change de Franc congolais contre Franc congolais, mais en petites coupures. Ils ont l’habitude de se placer souvent à des arrêts de bus où ils « ravitaillent » les conducteurs des taxis et taxi-bus qui en manifestent le besoin. Quant à l’approvisionnement de ces changeurs de monnaies, plusieurs sources d’approvisionnement sont signalées. 

Certains affirment être approvisionnés par de « grands changeurs » communément appelés « cambistes ». «Nous les obtenons assez facilement auprès de grands cambistes (Ndlr : des changeurs de monnaie). Ils nous donnent de petites coupures en échange avec des coupures de 500 FC ». 

Du coté des conducteurs, les plaintes continuent à être enregistrées. Selon un conducteur de taxi bus rencontré sur le boulevard du 30 Juin, la rareté de ces coupures de 50 et 100 FC ne leur facilite pas la tâche. 

Quant à l’autorité compétente, il n’y a pas que rareté des billets de 50 et 100 FC, mais aussi celle de billets de 500 FC. Une situation que reconnait la Banque centrale du Congo (BCC). « Il n’y a pas seulement rareté de petites coupures mais aussi de billets de cinq cents Francs congolais », a déclaré il y a quelques jours sur les antennes de la radio onusienne, le directeur général de la politique monétaire et des opérations bancaires de la Banque centrale du Congo (BCC). Jean Louis Kayembe a également souligné que pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de nouvelles coupures à la banque, toutes les coupures confondues. Lorsqu’on n’est pas appelé à émettre, a renseigné ce cadre de la BCC, le recyclage est important. 


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04/05/11

La modernisation des routes, un problème de plus aux Kinois
 


Depuis le lancement du programme ambitieux des 5 chantiers, l’on assiste de plus en plus à la réhabilitation et la modernisation des routes, un des canaux du développement de la RD Congo. Cette modernisation du réseau routier à Kinshasa à l’instar des grandes villes du monde, n’est pas sans conséquence sur la vie de la population. En effet, bien que favorisant la fluidité du trafic routier, la vitesse, elle influence fortement les habitudes des passants. Car ceux-ci doivent s’adapter à l’utilisation des infrastructures nouvellement acquises. C’est pourquoi certains observateurs encouragent la construction de passerelles pour la traversée des passants. Ceux qui suggèrent cette idée tiennent, selon eux, au souci de préserver notamment la sécurité des piétons.

En définitive, il importe d’engager une action de conscientisation des usagers de la route : conducteurs, motocyclistes et piétons au code de la route. Dans la mesure où, une bonne cohabitation sur la chaussée implique que les uns et les autres fassent une lecture convenable des panneaux routiers pour que des cas d’accidents soient évités au maximum. Ne dit-on pas que la connaissance responsabilise ? Dans la Ville-province de Kinshasa, en effet, le transport devient de plus en plus fluide. Cette situation est due en partie à la réhabilitation des routes. Voilà pourquoi tous les mécanismes doivent être mis en contribution pour soulager un tant soit peu les déplacements de la population. Pour sa part, cette dernière est aussi exhortée à bien regarder de part et d’autre avant de traverser. Cela éviterait tout accident, pourvu que l’on y prête une oreille attentive.

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31/03/11

Gouvernance économique : Plus de zone d’ombre entre le Gouvernement congolais et la Banque mondiale


C’est du moins ce que l’on peut retenir des dernières réunions qui ont eu lieu à la Primature et au ministère des Finances, entre le Gouvernement et les bailleurs de fonds traditionnels (Banque mondiale et Fonds monétaire international ‘’FMI’’). C’est dans la même mouvance qu’une rencontre a été dernièrement organisée à la Banque mondiale, entre une brochette de journalistes et certains experts de ladite Banque, spécialistes du secteur minier. Il s’agit de MM. Gotthard Walser, de Rémi Pelar, de Delphin Tshimena Musampa et de Wouri Dialo.

En effet, compte tenu d’une certaine incompréhension entre le Gouvernement congolais et son principal bailleur de fonds, la Banque mondiale, une pose a été observée dans ce partenariat. Cela, lorsqu’on sait que l’annulation d’un contrat de l’entreprise KMT, où la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale était actionnaire, ne pouvait pas laisser cette institution de Bretton Woods indifférente. Il an est de même avec le problème de gestion des ressources naturelles, sans oublier plusieurs choses qui n’allaient pas.

Après ce vent et pour revenir au bon sentiment, une matrice de la gouvernance économique, comprise comme étant l’ensemble des actions à mener dans le respect d’un chronogramme arrêté d’avance, a été préparée par le Gouvernement et la Banque mondiale. L’objectif visé était non seulement de rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, mais aussi d’améliorer le climat des affaires et l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif. C’était aussi dans le but d’améliorer la transparence, l’efficacité et l’économie dans les procédures d’exécution de la dépense publique.

En effet, dans le secteur minier par exemple, plusieurs mesures ont été proposées, dont le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques qui est stratégique afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale ; Le résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site web, ce qui va servir d’exemple pour les autres secteurs ; Publication de la carte de retombe minière et des listes de permis miniers ; Accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site web du CTCPM.

Dans le secteur forestier, la publication de la liste de titres convertis depuis le 10 février 2011 sur le site web du ministère : www.mecnt.cd est à signaler. Ajouter la liste des permis de coupe délivrés et disponibles sur le site web du ministère de l’environnement, sans oublier la liste des détenteurs des droits forestiers ayant payé leurs impôts et information de l’administration des forêts pour suivi.

Dans le secteur des hydrocarbures, la matrice souligne l’importance de finaliser la lettre de politique sectorielle qui sert à communiquer la vision stratégique de développement sectoriel aux investisseurs et au public en général. Cette lettre représente la pierre angulaire pour le développement ordonné et durable du secteur et oriente la définition du cadre légal et institutionnel de celui – ci. Il faut relever, en effet, que la mise sur pied du site web du ministère revêt une importance capitale quant à l’obligation de transparence.

Concernant les marchés publics, la matrice apprécie l’ensemble des avancées constatées, notamment les nominations effectives de différents responsables de l’Autorité de Régulation de Passation des Marchés Publics. Ce qui permettra de rendre opérationnel cette structure de passation de marchés publics.

JMNK

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29/03/11

La FEC a tenu son Assemblée générale extraordinaire consacrée à la modification des Statuts le 24 mars 2011 au salon Virunga de l'Hôtel Memling
 

Comme toute organisation humaine, la FEC n'a pas échappé à la nécessité d'ouverture et d'adaptation de ses structures. 

Cette dynamique de réforme inspirée par sa parfaite connaissance de problèmes économiques en RDC a constitué le socle par lequel la FEC a fait asseoir les résultats issus : - d'une part de travaux de réflexions des commissions constituées et, - d'autre part de l'audit fonctionnel réalisé par l'Agence Française de Développement. 

Ce sont ces recommandations qui ont été discutées et approuvées par le Conseil d'Administration qui les a proposées à l'Assemblée Générale Extraordinaire pour validation. 

MUTATION HISTORIQUE 

Au sortir de cette Assemblée, les milieux d'affaires ont unanimement salué la volonté de la FEC de réaffirmer sa mission comme chambre de commerce et syndicat patronal, mais aussi son souci de s'adapter au nouvel environnement politique et juridique afin d'être le fer de lance de l'activité économique en RDC. 

Trois objectifs majeurs ont sous-tendu cette démarche. Premièrement, il était devenu impératif de moderniser les règles de fonctionnement de la Fédération afin de la mettre au même diapason que les autres syndicats patronaux et chambres de commerce à travers le monde. Deuxièmement, la FEC devait s'adapter aux grandes évolutions en cours en RDC et se conformer à son arsenal juridique actuel. Le troisième objectif consistait à corriger certaines erreurs commises par le passé, avait indiqué le Président Albert Yuma Mulimbi à l'ouverture des travaux. 

Cette mutation s'était particulièrement imposée à la suite d'un audit fonctionnel mené par la FEC en 2009 grâce à un financement de l'Agence Française de Développement. Cet audit avait relevé les points forts et les points faibles du fonctionnement de la FEC avant de formuler des recommandations visant à la redynamiser dans son double rôle de chambre de commerce et de syndicat patronal. 

Concrètement, l'audit avait conclu, selon Albert Yuma Mulimbi, à la nécessité de redéfinir la structure organisationnelle de la FEC "afin de diversifier et de renforcer l'efficience ainsi que la qualité des services offerts aux entreprises, de conforter ses positions de lobbying à l'égard des partenaires étatiques et internationaux, et de consolider son rôle d'animateur et de régulateur de l'activité économique de la RDC ". Plusieurs secteurs avaient ainsi été auscultés, notamment les Statuts, les ressources financières et humaines de la Fédération, de même que ses moyens matériels et ses supports techniques. 

Comme résultat, l'audit avait débouché sur un plan d'actions prioritaires en deux axes. Le premier axe recommandait la restructuration institutionnelle impliquant les modifications de l'organigramme, la révision des statuts et du règlement intérieur, le recrutement, la formation et la mise à niveau du personnel. Le deuxième axe, concernant le développement des services, a recommandé l'amélioration du département des études, la gestion de l'information de la base des données des membres, le développement d'un centre de formation professionnelle, l'amélioration du site internet, l'édition d'un guide des sources de financement, la mise en place d'une bourse de sous-traitance ainsi que celle des centres de documentation et d'information et enfin, la professionnalisation de la communication. 

La mise en œuvre de ce plan devrait se faire avec l'accompagnement, sur une durée de trois ans, d'une assistance technique des chambres de commerce sélectionnée grâce à la collaboration de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones - CPCCAF. La Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence (CIMP) est déjà retenue, après procédure d'appel d'offre, comme chef de projet pour conduire les réformes de la FEC. Un choix motivé par le fait que ce partenaire maîtrise un panel de métiers variés en matière de services aux entreprises, et offre par conséquent, une intéressante perspective en termes de transfert de savoir faire. 

Globalement, on peut noter plusieurs modifications majeures intervenues dans les statuts afin de les adapter au nouvel environnement juridique dans notre pays. Ainsi par exemple, ces statuts ont désormais comme cadre juridique les dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d'utilité publique, ainsi que celles de la loi n0 015/2002 du 16 octobre 2002 portant Code du travail. En d'autres termes, il a fallu supprimer la référence à l'ordonnance 72/082 relative à l'autorisation de création d'une association, devenue caduque et actuellement anticonstitutionnelle du fait de la consécration de la liberté d'association. 

Autre innovation : chambre de commerce, d'industrie, de métiers, d'agriculture ainsi que d'autres secteurs d'activités, la FEC accueille désormais en son sein une chambre des mines. 

Ce faisant, elle se conforme aux recommandations du Ministère des Mines relativement à la demande de MIASA, chambre des Mines de l'espace SADC en adoptant la dénomination " Chambre des Mines " en lieu et place de la Commission Nationale des Mines. 

Evolution notable aussi le fait que c'est désormais une personne, le Président de la Fédération, et non un organe, le Conseil d'Administration, qui a le pouvoir d'ester en justice. Autre changement notable, les organes de direction de la Fédération ont désormais le pouvoir d'intervenir légitimement afin d'assurer le maintien du fonctionnement des entités provinciales face aux blocages comme ceux qu'on a connus récemment dans le Nord-Kivu. L'une des innovations la plus remarquable concerne celle qui, à l'instar d'autres chambres de commerce de par le monde, permet à la FEC en tant que structure d'accepter la gestion de certaines activités d'intérêt général. Pour améliorer la stabilité et le développement de la Fédération dans le moyen et long terme, l'AGE a approuvé la disposition relative à la durée du mandat du Président qui désormais sera assorti d'un garde-fou important dans la mesure où le Président peut être déchargé de ses fonctions à la demande de la Commission des Sages par vote du Conseil d'Administration. 

Notons deux autres affirmations importantes. D'abord, celle qui oblige le membre à s'engager à observer un Code d'Ethique ainsi que les décisions prises par les organes statutaires de la Fédération. Ensuite, celle qui impose l'audit des comptes de la Fédération une fois l'an, en dehors du mécanisme interne de contrôle, par un organisme indépendant choisi à la discrétion du Comité directeur et qui lui en remettra les résultats pour orientation. 

PARTENARIAT RENFORCE AVEC LE GOUVERNEMENT 

C'est donc une véritable mue qu'est en train de subir la FEC. Une mue dont on attend un rôle plus marqué et une plus grande ambition à la fois comme chambre de commerce et syndicat patronal. Mais aussi et surtout comme symbole du renouveau et du dynamisme retrouvé par le secteur privé congolais comme moteur de la croissance et du développement dans notre pays. 

Signe de ce renouveau, rien que sur l'année écoulée, la Fédération des Entreprises du Congo a plusieurs fois apporté la confirmation de son statut de partenaire privilégié du gouvernement pour la relance des affaires dans notre pays. D'abord, à travers un certain nombre d'analyses exhaustives et sans complaisance de la situation économique en RDC, avec un accent particulier sur les principaux goulots d'étranglement qui handicapent son essor. Ensuite, en tant que force de proposition, dont les recommandations adressées au gouvernement ont largement inspiré le travail de fond qui s'opère au niveau du comité de pilotage mis en place pour inspirer les mesures susceptibles d'améliorer radicalement et durablement le climat des affaires. 

Illustration de cet engagement de la FEC aux côtés du gouvernement, la rencontre du 2 août 2010 entre une délégation gouvernementale conduite par le Premier Ministre en personne et la FEC. On rappelle qu'avant cette rencontre, la FEC avait adressé au gouvernement un mémorandum relatif au climat des affaires. C'était au mois de juillet 2010. Plus tard, courant septembre de la même année, la Fédération avait transmis au gouvernement une feuille de route audacieuse sur l'amélioration du climat des affaires et d'investissements en RDC. 

Lors de la cérémonie d'échange de vœux 2011, le Président de la FEC, Albert Yuma Mulimbi, avait salué ce partenariat privilégié. " On se doit à la vérité de dire que nos relations avec le Gouvernement se sont renforcées et consolidées en 2010. Face à la détérioration de l'environnement des affaires dans maints secteurs de notre économie et, répondant à notre demande, Son Excellence le Premier Ministre nous a fait l'honneur de venir, pour la première fois à la FEC, dans cette même salle le 2 août avec une grande partie de son gouvernement, en vue d'échanger avec nous sur les préoccupations majeures des opérateurs économiques. A la suite de cette importante rencontre, une feuille de route reprenant les mesures concrètes à prendre par secteur et par institution responsable a été proposée par la FEC au gouvernement. " 

Albert Yuma Mulimbi s'était par la suite félicité qu'une des mesures phares de l'amélioration du climat des affaires ait été prise avec l'adhésion de notre pays à l'OHADA, " ce qui va résoudre un des problèmes majeurs à savoir l'insécurité juridique et judiciaire ". Enfin, le Président de la FEC avait fait part de son espoir que grâce à la Commission de Suivi mise sur pied et au sein de laquelle la FEC assure la Vice-présidence, des mesures complémentaires dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires seraient rapidement prises, notamment l'adoption et la promulgation des lois portant Codes agricole, des assurances et de l'aviation civile ainsi que de celle portant mesures de sauvegarde de l'industrie locale. 

BIENVENUE AUX ENTREPRISES PUBLIQUES DU SECTEUR MARCHAND 

Au cours de cette cérémonie d'échanges de vœux, le Président de la FEC avait consacré un très long chapitre aux anciennes entreprises publiques devenues des SARL. Albert Yuma Mulimbi leur avait tendu la main en souhaitant qu'elles rejoignent rapidement la Fédération. " La porte de votre ancienne maison est à nouveau ouverte. Venez renforcer la FEC et la FEC vous renforcera ", avait-il exhorté. Pour lui, ces entreprises n'ont plus désormais d'autres obligations que la performance et les résultats envers leurs clients et leur actionnaire. Selon le Président de la FEC, s'agissant des résultats attendus, " Il faudra assurément améliorer la qualité et le coût de vos prestations, afin de ne plus être le goulot d'étranglement de l'activité productive. Il n'y a plus de monopole et vous devez vous restructurer et vous adapter à l'économie du marché, votre survie en dépend ". 

Le Président Yuma avait profité de cette opportunité pour faire quelques recommandations au Gouvernement afin qu'il aille jusqu'au bout de la logique de transformation. " C'est notamment aider à assainir le passif d’anciennes entreprises. Il s'agit notamment du passif social, en rétrocédant par exemple aux entreprises une partie de l'annulation de la dette extérieure ". Dans le même ordre d'idées, il avait suggéré que l'Etat règle les créances de ces entreprises, " en utilisant une partie des économies réalisées sur le paiement des intérêts de la dette extérieure. " 

Il y a lieu de reconnaître ici que les positions prises par le Président de la FEC sont l'émanation des opinions exprimées par les organes légaux de la Fédération et qu'elle partage aussi avec leurs collègues de la COPEMECO et de la FENAPEC.

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21/03/11

Banque Mondiale et FMI : Agapito encourage Muzito !



*Encore un satisfecit pour le Chef du Gouvernement Congolais, Adolphe Muzito Fumu Nsi. M. Agapito Mendes Dias, Directeur Exécutif et Administrateur Représentant la République Démocratique du Congo ainsi que tous les 23 pays Francophones du Continent Africain au Conseil d’Administration de la Banque Mondiale, en séjour à Kinshasa, a rencontré le Premier Ministre Congolais à l’Hôtel du Gouvernement le week-end dernier. 

Au sortir de cette audience, M. Agapito Mendes Dias a indiqué à la presse que tous les indicateurs macroéconomiques de la RD-Congo sont positifs et que les efforts fournis par le Gouvernement sont reconnus comme tels par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Cette visite, il convient de le souligner, intervient à quelques jours de la prochaine réunion du Conseil d’Administration de la Banque Mondiale. 

Reste que le PM et l’ensemble de son équipe maintiennent le cap, particulièrement en cette période préélectorale où les besoins en argent sont immenses, entre autres, pour le financement du processus électoral, la sécurisation du territoire national à la veille des élections… M. Agapito Mendes Dias, ci-devant Directeur Exécutif à la Banque Mondiale, a été reçu le vendredi 18 mars 2011, par le Premier Ministre Adolphe Muzito. Cette rencontre qui a eu lieu à l’Hôtel du Gouvernement a tourné autour de questions financières. 

Il ressort de cette entrevue que le Gouvernement Congolais, grâce aux efforts inlassables qu’il ne cesse de fournir, vient d’engranger un autre satisfecit des institutions de Breton Woods. ‘‘Je suis venu rencontrer le Premier Ministre pour échanger sur la situation économique du pays ; j’ai également eu l’occasion d’échanger avec les Ministres de l’Energie et des Finances après avoir visité le barrage hydroélectrique d’Inga’’, a déclaré à la presse le Directeur Exécutif et Administrateur représentant la République Démocratique du Congo ainsi que tous les 23 pays Francophones du Continent au Conseil d’Administration à la Banque Mondiale. Ce, avant d’ajouter, en rapport avec les discussions sur des questions financières, que ‘‘tous les indicateurs macroéconomiques de la RD-Congo sont positifs et que les efforts fournis par le Gouvernement sont reconnus comme tels par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International’’. Notons que cette visite de M. Agapito Mendes Dias intervient à quelques jours de la prochaine réunion du Conseil d’Administration de la Banque Mondiale. Une chose est d’engranger les satisfecit, une autre est de maintenir le cap pour qu’au finish, ces nombreuses approbations puissent avoir des retombées positives sur le vécu quotidien de la population qui continue, comme jamais auparavant, à attendre les fruits de ces efforts et, donc des sacrifices et tant d’autres privations. 

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04/03/11

Les résultats macroéconomiques en RDC ont été solides en 2010 (FMI)



Les résultats macroéconomiques en République démocratique du Congo ont été solides en 2010, avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel dépassant 7 %, l' inflation descendue en dessous de 10 % pour la première fois depuis plusieurs années, a noté une équipe d'experts du Fonds monétaire international (FMI) au terme d'une mission en RDC.

Une politique budgétaire et monétaire prudente a contribué à ce bon comportement, affirme une déclaration de la mission du FMI, dirigée par Robert York, qui a séjourné à Kinshasa du 20 février au 1er mars pour dresser un bilan des progrès enregistrés par les autorités et débattre avec elles des politiques économiques dans le cadre de la troisième revue de l' accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Cependant, l' actuelle conjoncture économique mondiale soulève cette année d' importants défis pour le gouvernement, défis qui pourraient être exacerbés par les élections nationales prévues pour novembre. La montée des cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques exercera vraisemblablement des tensions sur la gestion économique et exigera des autorités qu' elles soient vigilantes afin de préserver les récents acquis dans la consolidation de la stabilité macroéconomique.

En 2011, l' activité économique devrait maintenir un rythme robuste, appuyée par la vigueur continue du secteur minier, du BTP et des services, mais l' inflation pourrait également s' accélérer. Les grands axes macroéconomiques devraient être maintenus pour 2011 afin d' atténuer les risques du renchérissement des produits alimentaires et énergétiques et de préserver la situation budgétaire, selon les experts du FMI.

La Banque Centrale du Congo pourrait tolérer l' impact initial de ces renchérissements sur le niveau des prix mais elle devra veiller à ce que leurs effets de second tour ne mettent pas en péril l' objectif à moyen terme d' un taux d' inflation à un seul chiffre. Par ailleurs, un niveau d' appuis budgétaires supérieur aux prévisions et une légère réduction de l' accumulation programmée des dépôts de l' état devraient contribuer à dégager l' espace budgétaire nécessaire pour financer davantage de dépenses pro-pauvres tout en évitant que l' état ait recours au financement de la banque centrale, note la déclaration.

La mission du FMI a rencontré à Kinshasa le président Joseph Kabila, le Premier Ministre et d'autres hauts responsables du gouvernement ainsi que des représentants des bailleurs de fonds. Les entretiens se sont centrés sur l' évolution récente de la situation économique, la mise en oeuvre des politiques dans le cadre de l' accord FEC, l' exécution du budget de 2011 et les réformes structurelles prioritaires requises pour consolider la stabilité macroéconomique, entretenir une croissance élevée et améliorer le climat des affaires.

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24/02/11

Pour lutter contre le chômage

La Banque mondiale veut créer un million d’emplois en RDC


Environ un million d’emplois seront créés, dans cinq ans, par la Banque mondiale en RDC, pour résorber le chômage de la jeunesse.

La Banque mondiale envisage de créer, dans cinq ans, un million d’emplois en République démocratique du Congo au profit de la jeunesse. Le directeur sectoriel chargé du développement des secteurs financier et privé pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Paul Noumba Um, l’a annoncé au cours d’un point de presse qu’il a animé, le jeudi 24 février 2011, dans la représentation de la Banque mondiale en RDC.

Selon Paul Noumba Um, l’institution financière internationale mettra sur pied un programme bien coordonné pour réaliser ce projet « ambitieux ». Pour l’expert de la Banque mondiale, il sera question de cibler des secteurs devant contribuer au développement économique de la RDC. Il a, à cet effet, cité les secteurs agricole, minier et forestier à partir desquels l’on peut, selon lui, créer des emplois pour des milliers de jeunes afin de relancer l’économie du pays.

Au regard des ressources naturelles (80 % de la terre arable, l’eau, le soleil) dont dispose le pays, « la RDC a tout les atouts pour promouvoir l’agriculture », a-t-il indiqué. Avant de proposer que des hectares d’Etat congolais « abandonnés » soient valorisés et des routes de desserte agricoles réhabilitées.

Le directeur sectoriel Paul Noumba Um a, aussi, émis le vœu de voir le vaste programme de reconstruction et de modernisation de la RDC contribuer davantage à la création d’emplois. Et ce, « en fabriquant sur place, par exemple, des matériaux de construction pour exécuter ces grands travaux », s’est-il expliqué. Selon lui, cette production locale peut procurer d’emplois aux jeunes congolais.

L’intervenant a, en outre, affirmé que la Banque mondiale renforcera les capacités des chefs d’entreprises et de leur personnel en vue de les aider à œuvrer davantage pour le développement de leurs sociétés.

Paul Noumba Um, a , par ailleurs, estimé que la création d’ emplois en RDC requiert sans conteste la conjugaison des efforts du gouvernement central, de la Société civile, du secteur privé et des partenaires du développement de la République démocratique du Congo.

Auparavant, le technicien de la Banque mondiale a parlé de la mission de sa structure en Afrique subsaharienne et de l’objectif de sa visite de travail dans les deux Congo.

Il a affirmé que la mission assignée à sa structure est, entre autres, de promouvoir le secteur privé et la création d’emplois dans 22 pays d’Afrique subsaharienne. Le directeur sectoriel Paul Noumba Um a déclaré que son organisation travaille, à cet effet, avec les gouvernements des pays membres, conformément à sa charte.

Le technicien de la Banque mondiale a déploré le fait que les réformes engagées dans le secteur économique de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ne puissent pas résorber le chômage des jeunes africains. « Cela doit nous interpeller et nous obliger à créer d’emplois pour la jeunesse », a-t-il averti. Avant de renchérir que 7 à 10 millions de jeunes intellectuels sont déversés, chaque année, sur le marché d’emploi en Afrique subsaharienne.

Le directeur sectoriel Paul Noumba Um a, à cet effet, souhaité voir se développer davantage en Afrique, le secteur privé qui est, selon lui, générateur d’empois. Le technicien de la Banque mondiale a invité les pays africains à tirer davantage des ressources naturelles (la terre, l’eau, le soleil, l’électricité, les forêts, les mines…) dont ils disposent pour résorber le chômage et en orientant les jeunes vers des écoles techniques.

Ludi Cardoso


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10/02/11

Exclusif. Le Conseil d'administration du FMI achève la deuxième revue de l'accord FEC en faveur de la République démocratique du Congo et approuve un décaisse















Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la deuxième revue des résultats économiques obtenus par la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permet de décaisser 49,493 millions de DTS (environ 77 millions de dollars EU), ce qui porterait le total des décaissements au titre du programme à 148,479 millions de DTS (environ 232 millions de dollars EU). L'accord FEC triennal en faveur de la RDC a été approuvé le 11 décembre 2009 (voir communiqué de presse no. 09/455) pour un montant équivalant à 346,45 millions de DTS (environ 541 millions de dollars EU, soit 65 % de la quote-part du pays au FMI). À la mi-2010, les Conseils d’administration du FMI et de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont souscrit à un allégement de dette de 12,3 milliards de dollars EU en faveur de la RDC au titre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) (voir communiqué de presse no. 10/274). La RDC est membre du FMI depuis septembre 1963. Après les débats du Conseil d\'administration sur la RDC, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après : « Les résultats macroéconomiques de la République démocratique du Congo (RDC) se sont améliorés notablement, après une croissance inégale et des cycles d\'inflation et de dépréciation de la monnaie. L\'activité économique progresse à un rythme soutenu, l\'inflation ralentit, le taux de change s\'est stabilisé et l\'allégement de la dette a réduit la charge de la dette extérieure qui pesait lourdement sur l\'économie. « Cette évolution positive a été favorisée par l\'exécution satisfaisante de la politique économique. Les objectifs quantitatifs du programme ont été largement atteints jusqu\'à fin juin 2010 et des progrès ont été accomplis dans les réformes structurelles. « Il convient de noter que le gouvernement est déterminé à maintenir la discipline budgétaire et à limiter l\'enveloppe des dépenses. Il a maîtrisé les dépenses et réduit le budget en 2010 et en 2011 face à la baisse du financement extérieur. Il sera essentiel de préserver la discipline budgétaire afin de respecter les plafonds budgétaires à la veille des élections nationales prévues plus tard dans l\'année. Par ailleurs, il faudra redoubler d\'efforts pour mobiliser davantage de recettes intérieures afin d\'atteindre les objectifs budgétaires du gouvernement, tandis qu\'un renforcement de la gestion des finances publiques permettra d\'utiliser l\'allégement de la dette au titre de l\'initiative PPTE pour accroître les dépenses sociales et les réserves. « Le repli de l\'inflation est allé de pair avec une baisse des taux d\'intérêt, mais la banque centrale devra maintenir une politique monétaire restrictive, jusqu\'à ce qu\'une inflation faible soit bien établie. Le maintien de la discipline budgétaire, qui renforcera l\'indépendance de la banque centrale et sa capacité de combattre l\'inflation, rendra cette tâche plus facile. La réforme de la banque centrale, notamment sa recapitalisation, constitue un élément important en vue d\'atteindre cet objectif. « Une augmentation de l\'investissement et de l\'activité dans les industries extractives pourrait accroître la richesse de la RDC et son potentiel de croissance à long terme pourraient être accrus. L\'exécution rapide du large éventail de réformes dans ces industries qui ont été arrêtées récemment avec l\'aide du FMI, de la Banque mondiale et des donateurs, constituera une base solide à cet égard. »

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Jean-Claude Masangu Mulongo : « la monnaie unique en Afrique oui, mais pas toute suite… »

 
 
La République démocratique du Congo ne tourne pas le dos à Paris, Londres et Washington, quand bien même que Pékin ait accordé à Kinshasa, un prêt de 9 milliards USD, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale.

Dans une interview accordée à Christophe Boisbouvier de la Radio France Internationale (Rfi), Jean-Claude Masangu Mulongo, gouverneur de la Banque centrale du Congo, parle du prêt chinois, de la légère dépréciation du franc congolais, du cap vers la monnaie unique en Afrique et de tant d’autres sujets d’actualité économique.

R.F.I. : Jean-Claude Masangu, bonjour.
 
Jean-Claude Masangu : Bonjour.
 
Depuis  deux ans, on parle beaucoup de ce prêt chinois de 9 milliards USD qui risquent de rendetter votre pays et de le couper à d’autres bailleurs de fonds comme le  FMI et la banque mondiale. Est-ce que Kinshasa tourne le dos à Washington pour se rapprocher de Pékin ?
 
Pas du tout. Kinshasa ne tourne pas le dos à Washington. Bien au contraire, nous avons deux objectifs. Le premier sera atteint avec l’assistance des partenaires chinois. Le deuxième, c’est un objectif économique qui sera atteint avec les partenaires occidentaux à travers le FMI et la banque mondiale.
 
Ce que disent les partenaires occidentaux est que d’un coté vous leur demander d’annuler 10 milliards de dettes et de l’autre vous aller vous rendetter autour de 9 milliards auprès de Pékin ?
 
C’est ce qu’ils disent. Mais sur le plan technique, nous pouvons trouver des aménagements et nous pensons déjà les avoir trouvé. Donc nous avons fait entrer la garantie de l’Etat congolais sur le projet minier. 

Situation que l’Etat congolais ne promet plus de rembourser avec difficultés.
 
masanguCe n’est pas tout à fait ça. Nous donnons la garantie sur la partie privée. Donc le projet minier. Mais nous maintenons la garantie sur les projets d’infrastructures. Mais cette garantie n’entrera en vigueur que d’ici 25 ans.
 
Et le  projet d’infrastructures portent sur combien de millions de dollars ?
 
Trois milliards USD, originellement il portait sur six.
 
Donc le prêt chinois baisse de 9 à 6 milliards USD ?
 
C’est bien ça.
 
Alors, est-ce qu’en fait Kinshasa est obligé de faire un compromis entre les propositions de Pékin et  celles de Washington ?  Comment gérez-vous ça ?
 
Il faut un processus  pour arriver à avoir un accord. Je  pense que le problème de contrat chinois est derrière nous.
 
Alors, grâce au règlement de ce problème avec quel fonds vous allez contribuer personnellement ? Est-ce que vous espérer atteindre le point d’achèvement d’initiative PPTE pour l’annulation de ces 10 milliards USD de dettes ?
 
C’était le dernier obstacle majeur. Il faut continuer à travailler. Nous devrions atteindre le point d’achèvement en 2005.
 
Je me souviens, dans une interview en 2003, vous me perliez déjà de ce point d’achèvement.
 
Oui. Cette fois-ci, c’est  la dernière.
 
Donc l’objectif prévisionnel c’est pour 2010 ?
 
C’est pour 2010. Il faut nécessairement qu’on atteigne ce point d’achèvement et ne compter plus sur la dette extérieure. Les fonds qui étaient alloués pour les services de la dette,  qu’on puisse aujourd’hui les allouer vers les services sociaux.
 
Depuis le début de la crise mondiale, il y a un an, les exportations de cuivre et de cobalt sont en chute libre et du coût, le Congo  a de moins à moins de devises. Comment faire face à ce problème ?
 
C’est un problème réel pour la RDC. On a vu comme il y avait  une petite reprise de cours de ces métaux.
Mais cela a un impact négatif sur les recettes publiques. Donc, on a de  moins à moins de recettes. Pas seulement avec ces produits. Le diamant, c’est pire que le cobalt et le cuivre. Le diamant n’a pas encore repris.
 
Vous êtes le créateur du franc congolais. C’était en 1998. Vous aviez bien tenu ces francs pendant 10 ans. Mais cette année à cause de la crise, il y a eu une dégringolade de plus de 20%. Est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui que le franc devrait rejoindre une monnaie commune comme le CFA ou la future monnaie commune d’Afrique australe ?
 
Pas tout de suite. Il faut d’abord qu’on puisse redresser la situation, stabiliser le franc congolais.
 
Cette monnaie commune à la quelle le franc congolais pourrait adhérer, c’est plutôt celle d’Afrique centrale ou celle d’Afrique australe ?
 
L’avenir passe évidemment par une monnaie commune. Mais il faut une intégration régionale. Donc le projet n’est pas seulement monétaire. Il faut un projet global.
 
Dans le cadre de ce projet global, vous pensez que votre pays est plus   tourné vers l’Afrique australe ou l’Afrique centrale ?
 
Le pays devra choisir à terme. Peut-être d’ici deux ou trois ans. Je ne sais pas.  En ce qui concerne les critères de convergence sur le plan monétaire et économique ; les critères de gouvernance elles-mêmes. Mais sur le plan politique, nous sommes  en Afrique centrale, nous sommes  francophones et sur le plan culturel, nous sommes plus proches de l’Afrique centrale que de l’Afrique australe. Donc, ce sont des choses qui vont peser dans la balance.
 
Donc le financier congolais a des prétendants. Mais pour l’instant hésite. C’est ça ?
 
Il n’hésite pas. Il n’a pas encore choisi. Attendons lorsque l’Afrique sera forte. Regardez les gents qui produisent du riz pour prendre un exemple de l’Afrique centrale. Pourquoi,  par exemple,  le Sénégal doit importer son riz du Vietnam alors qu’il pourrait importer son riz de l’Afrique centrale.
 
Pourquoi le Congo importe-t-il  ses tomates ?
 
Le Congo aussi importe ses tomates, ses oignons et son fromage. Il faut investir dans cette agriculture. Il faut rationaliser, cibler. Il faut de la recherche pour qu’on puisse produire nos propres  semences, nos propres engrais de façon à assurer notre autosuffisance alimentaire.
 
Décryptage de MMC

15/02/13

Maniema: l’entreprise minière Banro compte produire 300 kilos d’or par mois à Salamabila


A travers le projet Namoya mining, l’entreprise minière Banro corporation compte produire 300 kilos d’or dans la cité de Salamabila dans la province du Maniema. Mais cette firme est confrontée à plusieurs défis dont la résistance des leaders locaux et des creuseurs artisanaux, a expliqué jeudi 14 février sa chargée des relations communautaires, Sorayah Aziz.

« Nous sommes exposés à trois défis majeurs : défi de leadership. Plusieurs leaders locaux n’ont pas compris le travail de Namoya et font un travail de récupération politique. Il y a des gens qui ont construit et planté et qui attendent que l’entreprise les compense. Il y a également des creuseurs artisanaux qui veulent encore exploiter de manière artisanale dans une concession industrielle », a ajouté Sorayah Aziz.

A l’occasion d’une rencontre à Kinshasa avec les notables et élus de Namoya et Salamabila, Sorayah Aziz a invité l’élite sollicité le soutien de l’élite du Maniema à soutenir le projet de la construction de la mine de Namoya.

Selon elle, cette mine d’un investissement de 200 millions de dollars contribuera au développement économique de la province.

Suivez son entretien avexc Agathe Mpona




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Banro ressources corporation, quid ?

Banro Ressources Corporation est une entreprise minière basée au Canada. Cette entreprise existe en RDC depuis la fin des années 90. Une convention signée avec le gouvernement Zaïrois de l’époque lui avait permis au mois de Février 1997 de démarrer ses activités. Elle a été initiée suite à la crise de l’étain en 1985, qui avait obligé le gouvernement zaïrois de restructurer la Société minière du Kivu (Sominki) à travers un partenaire.

C’est dans les gisements miniers du sud-Kivu que le groupe s’est implanté, précisément dans l’exploration, le développement et l’exploitation de l’Or.

Banro possède quatre propriétés exclusives situées le long de la ceinture aurifère de Twangiza-Namoya, sur une superficie de 210 Km. Le canadien a commencé sa première phase de travail par la construction de sa mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, en Octobre de l’année dernière. Cette mine est en phase de production depuis l’année passée.

Le deuxième projet se situe dans la province du Maniema où le projet Namoya est en cours et devra produire cent vingt-quatre mille onces d’or par an. Deux autres projets sont en cours d’exploration, c’est le cas de Lugusha et Kamituga, au Sud-Kivu. Banro Ressources Corporation détient quatorze permis d’explorations pour une zone de plus de 2600 Km carrés.

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04/02/2013


Bon élève de la Cour des comptes, des ONG des droits de l’Homme et du gouvernement: Le Katanga, toujours un modèle

















On ne lance des cailloux que sur un arbre aux fruits mûrs. Bien plus, c’est souvent des maraudeurs qui font découvrir à tout le monde l’existence d’un arbre aux fruits succulents. Cette assertion s’applique à la province du Katanga et à son gouverneur Moïse Katumbi Chapwe. Pour la énième fois, tous les visiteurs officiels et privés qui ont séjourné la semaine dernière dans la capitale du cuivre ont eu le bonheur de se rendre à l’évidence : le Katanga reste un modèle pour les autres provinces de la RDC, en tout et pour tout. Il contribue à concurrence de 51% au budget national.

La critique est aisée mais l’art est difficile. Des adversaires impénitents se sont acharnés plusieurs mois durant sur la gouvernance du gouverneur du Katanga. Ils ont accusé Moïse Katumbi Chapwe de tous les péchés du monde voire de l’enfer. L’objectif poursuivi était facilement à deviner : décourager le chef de l’exécutif provincial et le pousser à rendre le tablier avant le terme légal. Il s’agit là d’une stratégie bien connue : « ôte-toi de là pour que je m’y mette ! ».

Acculé de tous côtés, Moïse Katumbi a tenu ferme, conscient des sacrifices qu’il ne cesse de consentir mais aussi de l’abnégation dont il fait preuve pour satisfaire au mieux ses administrés et sa hiérarchie. Raison : il a été élu sur la base d’un programme de campagne et a prêté serment en promettant de respecter la Constitution et les lois du pays.

En sa qualité de représentant du chef de l’Etat au Katanga, il avait cette obligation d’appliquer la vision du garant de la nation, lequel avait été élu sur la base d’un programme national articulé sur cinq axes appelés cinq chantiers de la République. En son temps, le Katanga s’était distingué en démarrant ce programme sur les chapeaux de roue. Etant tous prioritaires, les chantiers eau, électricité, infrastructures, habitat, éducation ont démarré au même moment et restent ouverts.

Réélu pour un second mandat en 2011, Joseph Kabila Kabange a placé les cinq chantiers de la République sous le signe de la révolution de la modernité. Il s’agit de la continuité de grands axes de sa vision pour la mise sur orbite de la RDC, en faisant un pays émergent.

Qu’il s’agisse de la période de 2006 à 2011 ou celle qui s’est ouverte avec la réélection du chef de l’Etat, le Katanga n’a cessé de caracoler en tête du palmarès du classement des provinces. Tous les sondages d’opinion l’ont confirmé. A ce jour, il n’y a que des aveugles pour ne pas voir ses réalisations dans tous les domaines de la vie.

Il est vrai que des plébiscites répétés à l’endroit du gouverneur du Katanga ont fini par attiser la jalousie des adversaires politiques qui auraient aimé tant être à la place de Moïse Katumbi Chapwe. Ajoutés à cela des distinctions et autres prix au plan interne et externe. C’est le cas du prix Black Star of Africa 2012, lui décerné à Nairobi au Kenya par Millenium Excellence Foundation.Les jaloux ont donc multiplié des attaques et fait des montages de toutes sortes pour dénigrer le chef de l’exécutif provincial du Katanga et le descendre de son piédestal. En vain.

Il y a une semaine, la capitale de la RDC a été déplacée à Lubumbashi. Le chef de l’Etat y a séjourné avec tout son gouvernement et des chefs des institutions. Le travail que ne cesse d’abattre Moïse Katumbi a brillé de mille feux. Ces visiteurs de marque ont fini par prend la mesure du travail de titan que ce dernier abat à la tête de cette province qui contribue à concurrence de 51% au budget national.

Ce qui est dû aux recettes réalisées par les régies financières au Katanga. En 2006, le Katanga participait au budget national pour un montant de 21 millions USD. A ce jour, cette contribution est passée à un milliard USD. Les recettes des régies financières qui étaient de l’ordre d’un million USD sont passées à 50 millions USD l’an.

Le Katanga reste la seule province où il n’a pas été noté une interruption dans l’exécution des cinq chantiers de la République. Tous les visiteurs officiels et privés s’en sont rendu compte, Lubumbashi étant le miroir de la province. La Cour des comptes lui a renouvelé ses félicitations pour être la seule province à rendre compte régulièrement de sa gestion de la chose publique.

Le Premier ministre Matata Ponyo est allé dans le même sens en encourageant le gouverneur du Katanga à poursuivre sur la même lancée son rythme de travail qui devrait inspirer ses collègues d’autres provinces. Quant à ces derniers, ils ont été frappés d’admiration devant la transformation du Katanga vers le développement et la modernisation, à tous points de vue.

Droits de l’Homme

Le respect des droits de l’Homme sont cet autre aspect des réalisations du gouverneur du Katanga dont on parle assez. Et pourtant, contrairement à tous les chants de cygne entendus çà et là, des visiteurs ont, après une petite enquête, constaté que Moïse Katumbi est l’un des rares gouverneurs de province à n’avoir arrêté aucun activiste des droits de l’Homme, aucun journaliste, ni fermé un organe de presse durant son mandat électoral.


Écrit par LP

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06/07/12

RDC: les fonctionnaires de l'Etat invités à utiliser les nouvelles coupures


Le secrétaire général de l'administration publique chargé des agents actifs, Ferdinand Tudienu, a invité les fonctionnaires de l'Etat à faire pleine confiance à la Banque Centrale du Congo (BCC) et à utiliser les nouvelles coupures à valeur faciale élevée mises en circulation le 2 juillet.

M. Tudienu a lancé cet appel au cours d'une matinée organisée jeudi à Kinshasa conjointement avec le ministère de la Fonction Publique et la Banque Centrale du Congo.

De son côté, le directeur général de la Banque Centrale du Congo en charge des questions monétaires, Jean- Louis Kayembe wa Kayembe, a expliqué la nécessité de la mise en circulation de la nouvelle coupure de 1000, 5000, 10.000 et 20.000 Fc, le contexte et la stratégie arrêtée par la BCC à ce sujet, ainsi que les mesures d'encadrement et les avantages de ces billets.

Pour M. Kayembe, la direction de la BCC avait initié, avant d' arriver à l'étape finale, plusieurs études comparatives en RDC et à l'étranger, particulièrement dans les pays limitrophes, qui ont abouti à la nécessité de disposer d'un éventail fiduciaire large pour éviter la dollarisation du système économique et la baisse du pourvoir d'achat de la population.

"Aujourd'hui le gouvernement applique une politique prudente", a-t-il souligné, stigmatisant la situation des années antérieures depuis 1990, où la situation était caractérisée par une inflation à trois chiffres, conséquence d'une politique monétaire expansionniste. Concernant les stratégies, M. Kayembe a indiqué que la banque centrale a décidé de mettre graduellement en circulation les nouvelles coupures à partir du second semestre de l'année en cours.

L'ensemble des billets de banque à imprimer cette année est évalué à 20,4 millions toutes coupures confondues, soit 8 millions pour le mois de juillet. l'objectif de cette mesure est d' adapter la structure fiduciaire aux normes internationales, a-t-il affirmé.

Il a conseillé aux autorités du pays d'éviter le financement monétaire de la part de la BCC, d'éviter la planche à billets et de veiller à ce que l'offre ne dépasse pas la demande sur le marché.

Il a annoncé la possibilité pour la BCC de lancer sur le marché des pièces de monnaie en 2013.

Les fonctionnaires l'Etat organisent ce vendredi un sit in devant la primature, pour revendiquer notamment l'amélioration de leurs conditions salariales.


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09/06/12

Lancement des coupures de 1 000, 5 000 et 10 000 Fc : Masangu rassure
















L’injection dès le 2 juillet 2012 de nouvelles coupures de franc congolais (1 000, 5 000 et 10 000 Fc) a été commentée en sens divers au sein de l’opinion nationale, craignant une résurgence des tensions inflationnistes. Il était donc temps pour la Banque centrale du Congo (BCC), autorité monétaire de la RDC, de calmer le jeu. C’est l’exercice auquel s’est livré hier vendredi le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu Mulongo, devant la presse.

Entouré de son état-major, dont le vice-gouverneur Bondombe, les deux directeurs généraux, Muderwa et Kayembe, ainsi que le directeur de l’Hôtel des monnaies, Ngonga, le gouverneur Masangu a été plus que « rassurant » devant la presse réunie dans la salle de réunion de l’Institut d’émission. «Je veux tout faire pour que nous puissions garantir la stabilité du cadre macroéconomique», a-t-il dit, comme pour barrer la route à tous les pêcheurs en eaux troubles qui prédisent déjà des flammées des prix de biens et services à la suite de l’injection de ces nouvelles coupures.

Selon lui, tous les scenarii possibles ont été imaginés à la Banque centrale pour éviter que la mise en circulation de ces billets soit porteuse d’inflation. C’est notamment, a-t-il indiqué, le temps mis par son institution pour procéder à ces injections, soit sept (7) ans dans la mesure où ces billets ont été imprimés et gardés en sécurité dans les coffres forts de la Banque depuis février 2005.

Le lancement de ces billets est donc, à en croire le gouverneur de la BCC, un processus mûri qui aura franchi toutes les étapes pour tout retournement brusque de la conjoncture, marquée depuis trois ans par une stabilité du cadre macroéconomique.

Pour l’essentiel, la rencontre de Masangu avec la presse s’est voulue avant tout pédagogique. Aussi, s’est-il attardé sur les raisons qui ont milité en faveur de l’élargissement de la structure fiduciaire de la monnaie nationale en insistant, notamment sur la nécessité et l’opportunité de cet élargissement, la stratégie de lancement de nouveaux billets ainsi que les mesures d’encadrement et les avantages attendus de cette restructuration.

D’entrée de jeu, il a fixé l’opinion sur les prérogatives dévolues à la BCC telles que définies par la loi n° 005/2002 du 7 mai 2002 relative à sa constitution, à son organisation et son fonctionnement. Il a fait savoir que la mise en circulation de nouvelles coupures au 2 juillet 2012 tient à une logique. Il s’agit, note-t-il, de répondre aux besoins de monnaie nationale au sein de l’économie nationale. Dans sa démarche, il a fait remarquer que la BCC n’évolue pas en solitaire. Car, «cette décision intervient après que l’institut d’émission a entrepris depuis 2002 plusieurs études sur l’opportunité de réformer l’éventail fiduciaire. Elle intervient aussi après avoir sollicité et obtenu du gouvernement l’accord de concrétiser ladite réforme».

Les raisons de la réforme

Plusieurs opportunités ont légitimé cette démarche, a dit Masangu. C’est essentiellement «l’aggravation de la dollarisation de l’économie à concurrence de 89,0% ; la déformation du processus de détermination des prix des biens et services ; la réduction de l’éventail fiduciaire de la monnaie nationale, lequel ne compte à ce jour que quatre coupures, à savoir les coupures de 50, 100, 200 et 500 Fc alors qu’il en comptait 11 en 1998 quatorze ans plus tôt ; l’aggravation continue du coût de fabrication et de distribution des billets de banque actuellement en circulation ; la réduction de la portée de la politique monétaire, car ne visant qu’une masse monétaire résiduelle en Franc congolais».

Pour le gouverneur Masangu, il y avait urgence. Et le choix de la période actuelle, marquée par une consolidation de la stabilité macroéconomique, était bien propice pour le lancement d’une telle opération. «L’environnement macroéconomique est au beau fixe à la faveur des réformes structurelles opérées dans des secteurs clés de l’économie ainsi que du renforcement du cadre de mise en œuvre des politiques budgétaire, monétaire et de change», a-t-il relevé.

En effet, le taux de croissance est entre 5 et 7%. Ce qui accroît la demande de monnaie ainsi que les besoins des agents économiques en billets de banque adaptés pouvant faciliter le dénouement de leurs transactions. Le taux de change est, quant à lui, remarquablement stable autour de CDF 920 — 925 le dollar sur les trois dernières années. Les réserves de change s’élèvent à 1 424,0 millions Usd, soit 8,06 semaines d’importation de biens et services à la date du 6 juin 2012. Et enfin, les finances publiques affichent un solde consolidé excédentaire sans précédent. Un autre fait important est l’expansion de l’activité financière ainsi que sa pénétration progressive dans différents coins du territoire national à travers l’introduction de nouveaux produits et services, notamment la monnaie électronique ou Mobile Banking.

Autant des raisons qui, pour le gouverneur Masangu, militaient en faveur du lancement de ces coupures en cette période précise. «Le contexte ci-dessus constitue donc le moment propice pour une mise en circulation des billets à valeurs faciales adaptées», a-t-il alors renchéri.

Stratégie de lancement

Mais, comment la BCC compte s’y prendre pour éviter tout effet surprise ? A cet effet, Masangu a décliné la stratégie de lancement de ces nouvelles coupures et les mesures d’encadrement prises au niveau de son institution.

La stratégie de lancement consistera, a-t-il révélé, en leur mise en circulation de manière graduelle tout en tenant compte du contexte et des cycles de l’économie congolaise, sans oublier l’état psychologique de la population. En début d’opération, le volume des billets de banque à émettre sera faible – soit 20 milliards jusqu’à fin 2012 - et ne touchera que les grandes villes, particulièrement dans les principaux pôles d’activité économique. Ces émissions se feront uniquement à travers les banques commerciales et non aux guichets de la Banque centrale, avec possibilité de poursuivre progressivement vers les autres centres urbains et ruraux, assorties d’émission de coupures de 50 et 100 Fc.

L’impact de ces nouvelles coupures sur le PEG 2 et la programmation monétaire a été également pris en compte, a rassuré Masangu. Tout repose, a-t-il déclaré, sur les garanties d’une parfaite coordination dans la mise en œuvre des politiques budgétaire, monétaire et de change avec pour objectif de «pérenniser la stabilité du cadre macroéconomique, de préserver le pouvoir d’achat de la population et de stopper toute forme de spéculation».

C’est par les avantages qu’offrent ces nouvelles coupures que le gouverneur Masangu a bouclé sa conférence de presse. Ces avantages se résument notamment à la réhabilitation de la monnaie nationale dans ses trois fonctions traditionnelles (unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges) ; la lutte contre la dollarisation de l’économie nationale par l’incitation du public à utiliser le Franc congolais ; la réduction des coûts de production, de stockage, de transport et de distribution des billets de banque que supporte l’Institut d’émission.

Par Faustin Kuediasala




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15/05/12

Butembo : JED regrette la fermeture de « Radio Liberté » et appelle les journalistes à plus de responsabilité












Journaliste en danger (JED) a appris la décision de la suspension pour trois mois de la Radio Liberté, une chaîne privée émettant à Butembo, troisième ville de la province du Nord- Kivu (Est de la RDC). Cette décision a été prise par le maire de cette ville à la suite de la diffusion par « Radio Liberté » des déclarations d’un responsable d’une milice armée et d’un mutin, appelant à combattre les forces régulières de la RDC (FARDC). Dans la suite de cette décision, plusieurs journalistes ont été interpellés et un autre détenu dans un cachot de la police. JED regrette cette décision de fermeture d’un média et considère que tout acte qui tend à museler la presse ou à supprimer un espace de liberté et d’expression, est un acte négatif et nuisible à la démocratie.

Pour autant, JED appelle les journalistes et médias à faire preuve de grande responsabilité dans leur travail. « Quand un pays est en guerre, les journalistes doivent faire preuve de la plus grande prudence et avoir un maximum de réserve, ne serait ce que pour leur propre sécurité », a déclaré le Secrétaire général de JED, Tshivis Tshivuadi. « Cet incident pouvait se régler autrement que par la fermeture, notamment par une mise en garde ou une sanction professionnelle », a conclu le Secrétaire général de JED.

Selon les informations recueillies par JED, les installations de la Radio Liberté ont été quadrillées, dimanche 13 mai 2012 vers 7 heures locales, par plusieurs éléments des Forces Armées de la RDC (FARDC), de la police nationale congolaise et de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) qui ont emporté l’émetteur de la chaîne et le groupe électrogène avant de procéder à l’arrestation de huit journalistes trouvés sur le lieu.

La veille, M. Sikuli Masaka, maire de la ville de Butembo, a adressé au responsable de la Radio Liberté une correspondance dans laquelle il a suspendu pour trois mois les émissions de ce média. La Radio Liberté a été accusée de « démoraliser les troupes des FARDC qui s’affrontent avec les mutins » dans la province du Nord- Kivu.

La Radio Liberté a diffusé, lundi 7 mai 2012, une émission intitulée « Animation Volcan » au cours de laquelle le journaliste Pili Pili Kasayi a accordé, au téléphone, deux interviews au général La Fontaine et au colonel Kahasa, respectivement chef de la milice dénommée Patriotes Résistants Congolais (PARECO) et ancien officié des FARDC en défection. La Fontaine a déclaré qu’il combattrait les FARDC afin de contrôler certains territoires de la province et le colonel Kahasa a dit qu’il a quitté les FARDC pour des raisons personnelles et qu’il se trouverait présentement en brousse entrain de s’organiser.

Pili Pïli a été arrêté, dimanche 13 mai tôt le matin, à son domicile et conduit à la police où il est détenu. Les huit journalistes interpellés à la station, ont été conduits au bureau local de l’ANR où ils ont été gardés pendant quelques heures avant leur libération grâce à la mobilisation de la population locale. Contacté par JED, Ulrich Mohindo, directeur de la Radio Liberté, a rapporté que les agents de l’ordre et des renseignements ont emporté les matériels de la chaîne sans signer un procès verbal. JED demande instamment aux autorités provinciales de clore cet incident, d’ordonner la libération du journaliste détenu et de permettre à la Radio Liberté de reprendre ses activités.

L’Avenir/JED

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04/05/12

RDC : la situation économique jugée appréciable par le FMI


KINSHASA -- La situation économique de la RDC est très bonne, a indiqué jeudi, M. Samir Jaja, représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI), à Kinshasa, lors de sn entretien avec le président de l'Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku.

M. Samir a souligné que la situation économique de la RDC est appréciable au niveau des structures macroéconomiques notamment : l'inflation jugée faible, la stabilité du taux d'échange et les dépenses qui sont sous contrôle.

Le représentant résident du FMI en RDC a indiqué que son institution est tout à fait ouverte à travailler avec l'Assemblée nationale. Il a rappelé un programme en cours depuis décembre 2009 en faveur de l'accès au crédit, affirmant que des discussions seront reprises pour amener ce programme à son terme, d'ici fin décembre 2012.

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22/03/12

Conférence internationale à Kinshasa : Rd Congo-FMI, mettre fin à la malédiction des ressources naturelles














*Il est de notoriété publique que les ressources naturelles de la Rdc suscitent des convoitises qui constituent des causes de guerres que la Rd Congo a connues. Et pourtant, il n’y a aucune fatalité attachée aux ressources naturelles, d’autant plus que l’expérience démontre que la clé de voûte du succès réside dans la trilogie Leadership-Bonnes politiques-Bonne gouvernance.

*Qu’on appelle cela malédiction des ressources naturelles ou le paradoxe de l’abondance, le message est le même : les obstacles à surmonter sont colossaux pour faire en sorte que les richesses naturelles contribuent de façon soutenue et sans exclusion à la croissance et à l’amélioration du niveau de vie de tous les citoyens.

*Aucun miracle n’est possible dans le contexte actuel lorsqu’on n’aura pas résolu le problème de fond, celui de faire en sorte que tous les pays, notamment la Rd Congo, soient dotés de capacités institutionnelles adéquates. Voilà la nécessité de mettre à profit le savoir pour faire en sorte que l’exploitation de ces richesses naturelles considérables aboutisse à un plus grand bien-être économique.

C’est hier que s’est ouverte à Kinshasa une Conférence internationale sur la gestion des ressources naturelles en Afrique subsaharienne. Organisée conjointement par la Rd Congo et le Fonds monétaire international (FMI), la Conférence de deux jours connaît la participation des personnalités du monde politique et scientifique et va permettre d’adopter de bonnes pratiques qui ont permis aux autres nations de tirer largement profit de leurs ressources naturelles, afin de construire le développement économique et social de leurs peuples.

En effet, il est constaté un contraste d’après lequel depuis la nuit des temps, les hommes se sont posés, de façon récurrente, la question de savoir si les ressources naturelles constituaient une bénédiction ou une malédiction. Cela, étant donné que leur présence a été depuis toujours à l’origine d’événements négatifs qui ont émaillé le cours de l’histoire des nations et qui ont provoqué des souffrances innommables. C’est la raison pour laquelle le ministre des Finances de la Rd Congo, Matata Ponyo a indiqué dans son discours d’ouverture que la présence des ressources naturelles suscite des convoitises. En outre, elle a été dans un grand nombre de cas à l’origine de conflits. Même s’il n’y a pas de fatalité attachée aux ressources naturelles.

Ceci, parce que l’expérience des pays sud-asiatiques, de certains pays d’Afrique et de l’Amérique latine, prouve à suffisance des cas de succès basé sur une utilisation judicieuse des ressources naturelles. Ainsi, la clé de voute de ces « success stories » réside dans la trilogie Leadership-Bonnes politiques-Bonne gouvernance.

Le bon et le mauvais côté des richesses naturelles

Que l’on appelle cela la malédiction des ressources naturelles ou le paradoxe de l’abondance, Mme Antoinette M. Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI estime que le message est le même : les obstacles à surmonter sont colossaux pour faire en sorte que les richesses naturelles contribuent de façon soutenue et sans exclusion à la croissance et à l’amélioration des niveaux de vie pour tous.

« Une grande responsabilité nous incombe donc aujourd’hui. Il nous appartient de mettre en commun notre savoir pour faire en sorte que l’exploitation de ces richesses naturelles considérables aboutisse à un grand bien-être économique », a-t-elle souligné, avant d’expliquer qu’aucun miracle n’est possible tant que l’on n’aura pas résolu le problème de fond, qui est de faire en sorte que tous les pays soient dotés de capacités institutionnelles adéquates. Dans l’immédiat, l’une des principales tâches de responsables économiques est de réduire les effets de la volatilité des cours des ressources naturelles sur l’économie intérieure.

Pour la patronne du Département, la politique de finances offre d’une part quelques solutions. Si par exemple la politique budgétaire est conçue en fonction d’objectifs à moyen terme plutôt qu’en réaction aux fluctuations des recettes d’une année sur l’autre, elle peut contribuer à atténuer les effets de la volatilité des cours des ressources naturelles. D’autre part, la politique budgétaire doit aussi s’attaquer aux problèmes de long terme. Elle a indiqué que les pays d’Afrique subsaharienne ont d’énormes besoins en matière de santé et d’éducation, ainsi que des déficits d’infrastructures considérables. Or, il est prouvé que les dépenses dans ces domaines rehaussent sensiblement le PIB par habitant en stimulant la productivité et en allongeant l’espérance de vie.

Capitaliser les expériences

Aujourd’hui jeudi, les conférenciers aborderont des questions macroéconomiques et les expériences des experts des relations public-privé et de la fiscalité dans le secteur des ressources naturelles sera très instructive.

Etant donné que les recettes publiques représentent moins de 10% du total des exportations dans un grand nombre des pays riches en ressources naturelles, ces questions revêtent d’autant plus d’importance. Et conséquence, beaucoup de pays se tournent maintenant vers la taxation des ressources naturelles comme moyen d’accroître leurs recettes. On ne peut donc pas s’en féliciter, avoue Antoinette Sayeh, qui dit que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables, les financements publics provenant des pays avancés vont sans doute diminuer au cours des années à venir et les besoins sociaux et d’infrastructures des pays à faible revenu sont gigantesques.

Surtout qu’un grand nombre de contrats ne prévoient pas que les pays africains bénéficient d’une forte augmentation de leurs recettes en cas de hausse des cours, comme cela a été le cas ces dernières années. Avant de boucler son allocution, Antoinette Sayeh souligne que la mise en œuvre des changements qui s’imposent pour mieux gérer les ressources naturelles se heurte en particulier au manque de moyens dans de nombreux pays à faible revenu.

« Lorsque les capacités techniques sont limitées, il n’est pas facile de mettre en place des régimes fiscaux appropriés pour taxer l’exploitation des ressources naturelles, des systèmes de gestion des finances publiques et des instruments d’épargne à long terme, tels que les fonds souverains ». C’est la raison pour laquelle le FMI, avec d’autres organisations internationales, accorde un degré de priorité élevé à la prestation d’assistance technique dans ces domaines.

En dépit des efforts menés par le Gouvernement, la contribution du secteur extractif à la richesse nationale n’est pas encore à la hauteur du potentiel du pays. Des goulots d’étranglement demeurent. Mais le Gouvernement de la République s’y attèle avec détermination. Voilà pourquoi la Rd Congo entend tirer profit des recommandations qui sortiront de ce forum, à l’effet de libérer les forces de la croissance, réaliser notre rêve d’un taux de croissance à deux chiffres et concrétiser l’engagement pris par le Président de la République Joseph Kabila, de faire accéder la Rd Congo au club des pays émergents dans un horizon très rapproché.

L’Avenir
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21/02/12

Le ton monte entre le gouvernement congolais et les pays occidentaux















"Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n'avons pas de leçons à recevoir d'eux". Deux mois après des élections controversées, le ton monte entre le gouvernement de Kinshasa et ses partenaires occidentaux, de plus en plus enclins à dénoncer les dérives du régime, constate lundi la presse kinoise. "Entre le gouvernement et l'Occident, c'est le +Je t'aime, moi non plus+.
Les dernières sorties médiatiques des ambassadeurs de l'Union européenne et de France en disent long sur les écarts de langage existant entre les deux parties. Ces échanges, encore verbaux, pourraient basculer vers un bras de fer, si jamais les divergences persistaient. S'engager dans une zone de turbulences en cette période serait préjudiciable. De part et d'autre", résume ainsi le journal 'Le Potentiel'.

Le quotidien fait référence aux "préoccupations" exprimées par les Nations Unies et plusieurs pays après la répression de la "Marche des chrétiens" de jeudi dernier.

La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) a appelé les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales, la Belgique a, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, condamné vendredi un usage "excessif de la force" par la police et des bandes armées et la délégation de l'Union européenne à Kinshasa a dit regretter l'interdiction de la marche et la décision des autorités de couper les signaux de cinq chaînes de télévision et de radio.

En réponse, le ministre congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a accusé l'UE de s'ingérer dans les affaires intérieures de la RDC. "Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n'avons pas de leçons à recevoir d'eux", a-t-il affirmé.

Ce qui lui a valu en retour une réaction de l'ambassadeur de France à Kinshasa, Luc Hallade. "Quand il s'agit de respecter la liberté d'expression, de manifestation de la population congolaise, cela nous paraît important de s'y intéresser. Nous sommes partenaires, et des amis et quand on est des amis et des partenaires, on doit pouvoir se dire, y compris des choses qui quelquefois froissent éventuellement, mais contribuent à ce que le pays avance aussi dans la bonne direction", a dit M. Hallade à Radio France Internationale (RFI).

"Cette escalade verbale n'arrange pas les choses. Bien au contraire, elle risque d'affecter la coopération bilatérale ou multilatérale. L'expérience du passé aidant, ce genre de +polémique+ est un signe annonciateur d'escalades dangereuses", commente 'Le Potentiel'.

"La RDC ne se passera pas des appuis de la communauté internationale, particulièrement de l'Occident, pour son développement. Et l'Occident n'a aucun intérêt à couper le pont avec les autorités congolaises", ajoute le quotidien.

Les pays occidentaux avaient dans l'ensemble exprimé leur déception face au déroulement des élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier, qui avaient été "entachées de graves irrégularités, avec un manque de transparence".

Elles n'étaient "pas à la hauteur des progrès démocratiques observés lors des dernières élections africaines", avaient même dénoncé les Etats-Unis, sans toutefois remettre en cause - tout comme la Belgique - la victoire du président sortant Joseph Kabila et sa réélection pour un second mandat de cinq ans.


Belga

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13/02/12

La Banque mondiale sanctionne Kinshasa

Après la réélection contestée de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), les premières sanctions tombent sur les autorités congolaises... et elles sont financières. La Banque mondiale, qui estime que les "contrôles démocratiques sont insuffisants "en RDC a décidé de ne plus contribuer au budget général du pays.

Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale s'est montré très sceptique sur les "contrôles démocratiques", ainsi que sur le manque de "contre-pouvoirs" en RDC dans une conférence diffusé sur internet. Il a donc décidé de stopper la contribution de la Banque mondiale au budget général du Congo, tout en précisant que les programmes sur la nutrition, l'éducation, le Sida ou le paludisme continueraient à être soutenus.

Robert Zoellick a qualifié la RDC de "zone grise", à l'image de l'Afghanistan ou de Haïti. Cette décision intervient après des élections présidentielle et législatives particulièrement chaotiques et entachées de nombreuses irrégularités. L'Union européenne et les Etats-unis avaient notamment relevé le manque de transparence et de crédibilité du scrutin. La Banque mondiale est le premier organisme international a infliger ainsi une sanction financière à la République démocratique du Congo. D'autres vont-ils suivre ?

Christophe RIGAUD
10 février 2012

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06/10/11

RDC : le Programme économique du gouvernement ne connaît pas de blocage, selon le ministre des Finances
 


KINSHASA -- Le ministre des Finances de la République démocratique du Congo (RDC), Augustin Matata Mponyo Mapon, ne reconnaît pas l'existence d'un quelconque blocage dans l' exécution du PEG II (Programme économique du gouvernement) entre Kinshasa et les institutions de Bretton Woods.

Au cours d'un entretien mercredi avec la presse, M. Matata a indiqué que la question de la gouvernance est sur la table à toutes les discussions entre le gouvernement congolais et les institutions de Bretton Woods.

Il se fait qu'il y a eu des sessions d'actions qui se sont passées dans deux entreprises minières congolaises pour lesquelles la Banque mondiale et le FMI n'étaient pas informés, a-t-il precisé, ajoutant que les responsables de ces entreprises minières sont disposées à fournir les informations sollicitées.

Pour lui, l'économie congolaise d'aujourd'hui est stable et beaucoup mieux qu'en 1998 et est stable, et les salaires sont régulièrement payés.

M. Matata a affirmé qu'il croit au développement de la RDC, avec ce rythme de développement dans la discipline, la rigueur et le sacrifice. 

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30/09/11

Rd Congo – FMI – Banque mondiale, la 4ème revue dans l’impasse : Au centre, le manque de transparence dans le secteur minier



Selon les échos qui nous parviennent de Washington où se sont tenues les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) du 23 au 25 septembre 2011, nous apprenons que la délégation congolaise a confirmé dans les médias que les négociations entre la Rd Congo et ces deux Institutions de BrettonWoods sont bloquées. *En cause, des pratiques dans le secteur minier, mais surtout la politique menée par le Président du conseil d’administration de la Gécamines et Président de la fédération des entreprises du Congo (FEC), M.Albert Yuma, depuis son arrivée il y a moins d’un an. Surtout que celui-ci a déclaré il y a peu à l’Agence Reuters que depuis sa transformation en société commerciale, la Gécamines n’était plus soumise aux règles de transparence et de bonne gouvernance imposées par la Banque mondiale et le FMI. *Il s’agit donc des problèmes qui vont à l’encontre des recommandations du FMI et de la Banque mondiale. Et c’est donc toute la quatrième revue du deuxième Programme Economique du Gouvernement (PEG 2) qui est bloquée et suspendue, dans l’attente de plus de transparence et de la publication de tous les contrats de ventes suspects.

Les nouvelles qui nous parviennent de Washington DC où se sont tenues, du 23 au 25 septembre 2011,les Assemblées annuelles d’automne, entre le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), ne sont pas du tout rassurantes. Le gouvernement congolais qui attend franchir le cap de la 4ème revue, était représenté par une forte délégation conduite par MatataPonyo, ministre des Finances. Celui-ci, dans des interviewes accordées à plusieurs médias, dont Top Congo FM, a reconnu que les négociations entre la Rd Congo, le FMI et la Banque mondiale sont à ce jour bloquées.

En cause, les pratiques, dans le secteur minier, qui inquiètent tous les partenaires. A ce jour, le second programme économique du gouvernement (PEG2) est donc à l’arrêt. Les crédits du FMI et de la Banque mondiale sont bloqués jusqu’à nouvel ordre. Et tout ceci, au détriment du peuple congolais qui attend les fruits de tous les efforts consentis depuis plusieurs années.

Les dossiers à problème

Dans son rapport de fin de mission en Rdc, le représentant du FMI avait déjà mis en cause « la gouvernance et la transparence dans les industries extractives ». Et le gouvernement congolais ne s’est pas efforcé de résoudre ce problème, qui en quelque sorte est un des points faibles de la Rd Congo depuis des années. C’est, en fait, la politique menée par le Président du Conseil d’administration de la Gécamines, M.Albert Yuma depuis son arrivée, il y a moins d’un an, qui est ici mise en cause à travers plusieurs exemples. Notre source cite la vente d’actifs par la Gécamines à des sociétés étrangères. C’est par exemple le cas de sa participation dans MutandaMining, revendue aux Îles Vierges dans des conditions inconnues, sans transparence.

Il y a aussi la vente d’actifs par la Sodimico à des sociétés étrangères. Il en est de même avec le cas de Frontier (qui était gérée par le Canadien First Quantum avant d’être cédée au groupe Kasakh ERNC). Pour rappel, Frontier a été également vendue à un prix que certains analystes anglo-saxons évaluent seize fois moins élevé que son prix normal. Parmi les exemples, la source épingle le cas de CMSK et le manque de transparence de la Gécamines qui tente une expropriation de force.

A ceci, sans oublier les déclarations récentes du Président du Conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma qui affirmait à l’Agence Reuters que depuis sa transformation en société commerciale, la Gécamines n’était plus soumise aux règles de transparence et de bonne gouvernance imposées par la Banque mondiale et le FMI.

Enfin, il ya l’intention de la Gécamines de procéder à un audit de tous les partenariats miniers sans donner de précisions sur ces objectifs et créant de fait une grande insécurité dans le secteur des affaires en Rdc. Ce sont tous ces problèmes qui vont à l’encontre des recommandations du FMI et de la Banque mondiale. C’est donc toute la quatrième revue du deuxième Programme Economique du Gouvernement (PEG 2) qui est bloquée et suspendue, dans l’attente de plus de transparence et de la publication de tous les contrats de ventes suspects. Le problème est pris très au sérieux par la Banque Mondiale qui serait prête, selon certaines sources, à mettre un veto sur la conclusion de la 4ème revue du PEG 2. La situation est donc grave pour le Gouvernement de la Rdcqui a adopté en mars dernier la matrice de gouvernance dans le secteur des ressources naturelles de la Banque mondiale.

Les entreprises d’Etat comme la Gécamines et Sodimico ne suivent pas ces recommandations (…) au détriment du pays et de ses habitants. La suspension des aides signifie en effet l’arrêt de projets de coopération et un manque à gagner évident pour le budget de l’Etat. Elle entraînera également la méfiance, voire la suspension d’aides d’autres partenaires de la Rdc.

Des Joint-Ventures stériles

Nommé en novembre 2010, Albert Yuma dit que le Chef de l’Etat lui avait donné comme mission de redresser la Gécamines et en faire un opérateur minier indépendant, surtout que tous les Joint-Venture signées entre son entreprise et les entrepreneurs étrangers n’ont rien donné à l’Etat propriétaire. C’est la raison pour laquelle il devait faire en sorte qu’il récupère tous les titres miniers non productifs. C’est ce qui justifierait la vente d’actifs que nous avons ci-haut épinglée. Mais ceci ne justifie pas le fait que Frontiersoit vendue à un prix que certains analystes anglo-saxons évaluent seize fois moins élevé que son prix normal.

A la même occasion, il avait aussi rappelé que lors de sa nomination, il s’était doté d’un plan d’actions en 6 axes : relancer la prospection des gisements miniers, mobiliser les investissements nécessaires à la relance des activités de l’entreprise, restructurer le passif qui du reste est très lourd, transformer les activités non minières en centre de profit, restructurer les effectifs, réfléchir dans quelle mesure il faut se désengager des activités non minières sociales, tout en respectant le Code minier congolais. Pour ce faire, il devait trouver les moyens dont la récupération des titres pour lesquels les partenaires ne respectent pas leurs obligations semblait être la meilleure solution.

Un pas en avant, deux en arrière !

C’est du moins ce que l’on peut constater dans la marche de la Rd Congo. Un pays où il est permis de faire un pas en avant aujourd’hui et deux pas en arrière demain. Ceci, lorsqu’on sait que la Banque mondiale avait, il y a peu, observé une pause dans ses relations avec la Rd Congo. La conséquence était lourde, non seulement le gel de tous les projets en pipe-line, mais aussi de tous les financements au cours de cette même période. Cela, à cause de la non-transparence dans le secteur des industries extractives.

A ce jour, on ne comprend pas pourquoi la Rd Congo n’a pas tiré les leçons l’expérience de ce contentieux qui ne lui a pas du tout profité. Tout juste après ces nuages dans le ciel de la Rd Congo, une matrice de la gouvernance a été adoptée entre la Rd Congo, le FMI et la Banque mondiale. L’objectif visé était non seulement de rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, mais aussi d’améliorer le climat des affaires et l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif.

Dans le secteur minier par exemple, plusieurs mesures ont été proposées, notamment le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale ; Le résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site web, ce qui va servir d’exemple pour les autres secteurs ; la publication de la carte de retombe minière et des listes de permis miniers ; l’accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site web du CTCPM.

La Rd Congo en difficulté

Au regard des performances engrangées par le gouvernement congolais à travers la Banque centrale du Congo (BCC), tout le monde était d’avis que le dossier congolais passerait comme sur des roulettes auprès des Institutions de BrettonWoods,en vue de la conclusion de la 4ème revue. Malheureusement, les deux Institutions exigent la transparence dans le secteur des industries extractives et seraient même prêtes d’activer leur véto afin d’empêcher cette démarche. C’est donc un coup dur pour ce pays qui doit aller aux élections d’ici le 28 novembre prochain et pour lequel cette 4ème revue était un élément de taille de la campagne électorale qui pointe à l’horizon.

Et tout ceci arrive, pendant que la Banque mondiale prédit l’effondrement des marchés et l’érosion de la confiance qui pourraient précipiter la chute des investissements en Rd Congo et provoquer éventuellement une contraction de la consommation. Et pourtant, la Rd Congo ne dispose pas, comme en 2007 -2008, des moyens de résister à un nouveau choc. Ses ressources budgétaires ne lui permettent plus de sortir de la récession en augmentant simplement les dépenses.

L’Avenir

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12/07/11

Recul de l’inflation et maintien de la stabilité macroéconomique : le CPM reste prudent




Le recul de l’inflation et la stabilité du cadre macroéconomique sont deux faits importants retenus par le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo au cours de sa réunion du lundi 11 juillet 2011.

Le Comité de politique monétaire, ce groupe d’experts qui a en charge la définition de grands axes de la politique monétaire de la Banque centrale du Congo, a, au cours de sa réunion d’hier lundi 11 juillet, recommandé plus de prudence aux autorités budgétaires en vue de préserver la stabilité du cadre macroéconomique. 

Présidé par son vice-président et directeur général de la politique monétaire et opérations bancaires de la BCC, Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, le CPM s’est notamment félicité du recul de l’inflation et de la consolidation de la stabilité du cadre macroéconomique. 

Ainsi, confiant de l’efficacité des actions déployées aussi bien à la Banque centrale du Congo qu’au niveau du gouvernement, le CPM a décidé de maintenir inchangés le coefficient de la réserve obligatoire ainsi que le taux directeur, soit respectivement 7 % et 29,5 %. En matière de politique monétaire, l’option a été levée de « maintenir le statu quo de son dispositif de politique monétaire et de renforcer la surveillance de l'évolution des objectifs intermédiaire et opératoire (masse monétaire et base monétaire) de cette politique ». 

En matière de politique de change, les experts réunis au sein du CPM ont appelé l’autorité monétaire à « tempérer les achats des devises qui auraient pour effet d'accélérer l'expansion de la base et de la masse monétaire ». Alors qu’en matière de politique budgétaire, le CPM a recommandé au gouvernement « la poursuite d'une politique budgétaire prudente axée sur le respect strict du Plan de trésorerie du secteur public ». A l’endroit du gouvernement, le CPM pense qu’il est nécessaire de réduire les paiements en devises, lesquels, pense-t-il, à en croire les informations recueillies dans ses rangs, perturbent la réalisation du critère du PEG 2 relatif au plancher sur les avoirs extérieurs nets.

Dans l’évaluation des critères quantitatifs du PEG II à fin juin 2011, à savoir le plancher sur les avoirs extérieurs nets (AEN), les plafonds sur les avoirs intérieurs nets (AIN) et le crédit net à l'Etat (CNE), le CPM s’est dit satisfait, tous ces critères ayant été « respectés ». 

Dans ses échanges, le CPM a fait également le point de la conjoncture internationale, marquée notamment par le relèvement du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) suite à la réalisation dans la zone euro d'un taux d'inflation à fin juin supérieur à la prévision ; la dépréciation de l'euro face à la monnaie américaine ; l'affermissement des cours sur le marché des matières premières et ; la baisse des prix produits alimentaires, principalement les céréales. 

Point sur la conjoncture au 8 juillet 

Sur le plan national, le CPM a fait part de la poursuite de la décélération du rythme hebdomadaire de formation des prix sur le marché des biens et services, s'établissant à 0,27 % contre 0,31 % une semaine plus tôt. Ce qui, en cumul annuel, situe le taux d'inflation à 12,94 % contre 12,64 % une semaine plus tôt. En prolongeant cette tendance, la variation globale des prix intérieurs se situerait, prédit-il, à 26,42 % à fin décembre contre un objectif annuel révisé de 18,35 %. 

Même tendance sur le marché des changes où la stabilité des cours s’est poursuivie. En effet, selon le CPM, le cours indicatif s'est apprécié de 0,5 % entre le 1er et 8 juillet, passant de 925,8 Fc le dollar américain à 921,0 Fc. Les cours libre et parallèle se sont stabilisés autour de 929,0 Fc le dollar américain depuis plusieurs jours. 

Par contre, sur le marché monétaire, la séance des opérations d'adjudication des Billets de trésorerie (BTR) du 6 juillet 2011, à l'instar de la précédente, s'est soldée par une injection de la liquidité. L'encours global a baissé, s'établissant à 102,1 milliards Fc contre 106,5 milliards Fc une semaine plus tôt, soit une injection de 4,4 milliards Fc. Par conséquent, la marge de positivité du taux directeur a légèrement augmenté, passant de 2,62 points à 3,08 points suite au recul de l'inflation annualisée. En fin de compte, le taux moyen pondéré réel des BTR à 7 jours s'est lui aussi amélioré bien qu'il demeure négatif. Il est ainsi passé de -3,5 points à -0,1 point lors de l'opération du 6 juillet, suite à la hausse de son niveau nominal qui est passé de 23,8 % à 26,36 %. 

S'agissant cependant des objectifs de la politique monétaire, à fin juin, le CPM a fait remarquer qu’ils ont accusé « tous un léger dépassement de leurs cibles mensuelles respectives ». Une situation qui ne devait pas, pense Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, perturbé les prévisions de grands agrégats macroéconomiques. 

Aussi, a-t-il une fois de plus appelé à l’extrême prudence, surtout dans le contexte du processus électoral. Pendant ce temps, à la Banque centrale du Congo, a-t-il fait savoir, tout est mis en place pour parer au plus pressé. « La Banque centrale est prête à mettre en œuvre ses instruments de régulation des liquidités pour garantir la stabilité » chaque fois des dérapages se déclencheraient dans le système, a indiqué, très rassurant, Jean-Louis Kayembe. 


Par Faustin Kuediasala

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21/06/11

Dans la perspective des élections: Le Comité de politique monétaire recommande un « strict respect » du plan de trésorerie
 


Malgré des mesures prises en interne pour contenir les pressions inflationnistes, les prix intérieurs ne cessent de grimper, alimentant le cycle inflationniste. Dans la perspective des élections, le Comité de politique monétaire craint qu’une explosion des dépenses n’envenime la situation, déjà précaire sur terrain. Aussi, a-t-il recommandé au gouvernement, lors de sa réunion du vendredi 17 juin , un ‘strict respect’ du plan de trésorerie dans la programmation des dépenses. 

En interne, la Banque centrale du Congo pense que les politiques (monétaire et de change) mises en œuvre à la Banque centrale du Congo ont pu contenir le choc. Mais, une certaine détente dans l’économie, l’inflation ne cesse d’augmenter. 

Jusqu’à la date du vendredi 17 juin 2011, le même jour où se réunissait à la Banque centrale du Congo (BCC) le Comité de politique monétaire (CPM), le taux d’inflation annualisé a atteint 27,49% contre un objectif annuel de 13%. Il y a donc danger en perspective, pour autant, commente la Banque centrale, que cette inflation est d’origine extérieure, c’est-à-dire provoquée par des variables qui échappent au contrôle des dirigeants congolais tels que la hausse du baril de pétrole ou celle des produits alimentaires, a alerté le CPM. 

Ainsi, en attendant des mesures structurelles, comme l’intensification de réformes sectorielles pour accroître la production agricole et diversifier les sources d’approvisionnement en RDC, le CPM a formulé, à sa réunion du vendredi, une série de mesures pour parer au plus pressé. 

Pour l’essentiel, ce comité d’experts, qui s’est réuni sous la présidence du vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jules Bondombe Assango, a recommandé, entre autres, au gouvernement de « s’en tenir au strict respect du plan de trésorerie du secteur public dans l’exécution de ses dépenses ». Il s’agit, pense le CPM, de limiter une expansion monétaire qui pourrait en s’ajoutant aux facteurs exogènes, relancer davantage le cycle inflationniste, bien présent sur terrain. 

Toutefois, le CPM a décidé de maintenir le cap dans la mise en œuvre à la fois de la politique monétaire et de la politique de change. 

Aussi, a-t-il maintenu inchangé le taux directeur de la BCC, soit 29,5% du fait des « niveaux de la base et de la masse monétaire qui sont en déça de leurs cibles respectives. Le coefficient de la réserve obligatoire, qui est un instrument généralement amélioré en cas des chocs structurels entrainant de fortes modifications de tendance de l’économie, est également resté inchangé. 

Même réaction dans la politique de change en matière de politique de change où le CPM a trouvé mieux de « poursuivre sur la lancée de la suspension des achats des devises ». 

CONJONCTURE ECONOMIQUE AU 16 JUIN 

De l’analyse de la conjoncture au 16 juin 2011, le CPM a retenu que, sur le marché des biens et services, après une décélération observée pendant trois semaines, une hausse a été enregistrée dans la formation des prix intérieurs. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,48 % contre 0,46 % une semaine plus tôt. En cumul annuel, le taux a atteint 11,34 % et en annualisé 27,49 % contre un objectif annuel de 13 %. 

Par contre, sur le marché des changes, il s’observe une poursuite de la stabilité sur tous les segments du marché où le cours de change a évolué globalement dans la fourchette de 920 et 929 Fc le dollar américain entre les 8 et 16 juin 2011. Sur le marché monétaire, l’encours des Billets de trésorerie (BTR) est demeuré constant depuis trois séances d’adjudication. Il s’est établi à 130,0 milliards Fc au 15 juin, soit une injection globale de 5,6 milliards Fc par rapport à fin 2010. Par ailleurs, il s’observe une baisse de la liquidité bancaire attestée par celle des avoirs libres des banques dont le niveau est passé, en une semaine, de 32,5 milliards à 17,6 milliards Fc. 

En outre, la marge de positivité du taux directeur a légèrement reculé, passant de 2,03 points à 2,01 points entre les 8 et 15 juin. 

S’agissant des objectifs de la politique monétaire, au 15 juin, les experts du CPM ont noté que la cible de l’objectif final a été dépassée de plus de trois points, alors que les objectifs intermédiaire et opératoire sont demeurés en deçà de leurs cibles programmées. Ces évolutions ont été suivies de celles de la base et de la masse monétaire qui ont connu des progressions respectives de 1,8 % et de 0,12 % par rapport à fin mai, suite à l’augmentation des avoirs intérieurs nets. 

Par Faustin Kuediasala

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01/06/11

Après le Royaume de Belgique : L’Italie et le Royaume des Pays-Bas annulent plus d’1 milliard de dollars Us de la Rdc
 


Après le Royaume de Belgique, le temps était venu pour l’Italie et le Royaume des Pays-Bas d’accorder l’allègement de la dette congolaise. Il s’agit de 740 millions de dollars Us l’Italie et 400 millions pour le Royaume des Pays-Bas. Le ministre des Finances a demandé à ses interlocuteurs de convaincre leurs compatriotes afin de venir investir massivement en Rd Congo. Il a prévenu ses hôtes qu’ils ne doivent pas attendre que la Rd Congo occupe le top dans le classement Doing Business pour venir investir. Sinon, ils ne trouveront pas de place disponible. Hier mardi, le cabinet du ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon a connu une intense activité diplomatique. D’abord, il a signé un accord portant allègement de la dette de la Rdc avec l’Ambassadeur de la République d’Italie, avant de faire le même exercice avec l’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas.

En effet, il s’agit d’environ 740 millions de dollars Us qui ont été annulés par le Gouvernement Italien. C’est leur Ambassadeur en Rdc, M. Pio Mariani qui a signé avec Augustin Matata Ponyo. Dans son discours, le ministre des Finances a indiqué que conformément à la volonté du Chef de l’Etat, le développement de la Rdc est une priorité des priorités. Et c’est dans ce contexte que cet allègement garantit en plus une meilleure gestion de la dette extérieure. Il a rassuré l’Ambassadeur Pio Mariani que son Gouvernement s’engage à prendre un ensemble des mesures pour ne plus tomber dans le surendettement. « Toutes les précautions sont prises au niveau du Gouvernement pour ce faire et il y a même des référentiels économiques pour améliorer le climat des affaires en Rdc », a-t-il indiqué, avant de demander à l’Ambassadeur d’être le porte-voix de la Rdc auprès des investisseurs italiens, car son pays est résolument tourné vers l’amélioration du climat des affaires.

Il a aussi invité les Italiens de venir en ce moment, qu’ils n’attendent pas jusqu’au point où la Rdc sera classée au top du Doing Business, car ils risquent de manquer de place. De son côté, l’Ambassadeur Pio Mariani a rassuré le ministre des Finances qu’il sera le porte-voix de la Rdc auprès des investisseurs de son pays. Tout en félicitant le Gouvernement des efforts fournis dans l’atteinte du Point d’Achèvement, il est confiant que sous la gouvernance du ministre Matata, la ligne droite sera maintenue à travers la stabilisation du cadre macroéconomique. Il a encouragé la Rdc qui a signé son adhésion au traité de l’OHADA, car cela rassurera les investisseurs à venir en Rdc, surtout que son pays l’a ratifié depuis 2006.

L’annulation de la dette ferme un chapitre et ouvre un autre

Après avoir annoncé l’annulation par son pays de 400 millions de dollars Us, Robert Van Embden, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas a manifesté la volonté de son pays d’accompagner la Rdc dans la quête de l’amélioration de la gestion des finances publiques. « Nous considérons que l’allègement de 400 millions de dollars Us clôture un chapitre et ouvre un autre », dit-il, avant d’insister sur le fait qu’il y a beaucoup de possibilités d’investissement en Rdc. Même s’il y a beaucoup à faire, il assure que beaucoup a été fait. Il a souligné qu’il y a déjà en Rdc des entreprises néerlandaises et espère qu’au fur et à mesure de l’amélioration du climat des affaires, beaucoup d’investisseurs seront convaincus d’investir massivement en Rdc et le Point d’Achèvement est considéré par ce pays comme un grand signal en leur direction.

Pour le ministre des Finances de la Rdc, cette cérémonie marque la consolidation des rapports de partenariat économique entre les deux pays. « Elle consacre l’allègement de la dette », dit-il, avant de souligner que l’allègement de cette dette est l’aboutissement d’un effort soutenu du Gouvernement. Il a rappelé à l’intention de ses hôtes que c’est en 2003 que le pays avait accédé au Point de Décision de l’IPPTE et que le Point d’Achèvement devait intervenir deux ans après. Mais pour des raisons de troubles politiques et de difficultés dans la gestion macroéconomique, on n’a atteint le Point d’achèvement qu’en 2010.

Le pays reste conscient des efforts qu’il a fourni dans le cadre de ce mécanisme et a pris des mesures idoines pour éviter un endettement excessif. « Je vous rassure de notre volonté de ne plus retomber dans le piège de l’endettement excessif et nous sommes engagés sur la voie de la réforme », mentionne-t-il, avant d’informer l’assistance qu’une mission du FMI est présentement en Rdc, dont l’objectif est d’évaluer le PEG 2. Cette revue pourra affirmer de la détermination du Gouvernement à poursuivre les réformes.

Pour lui, la 4ème revue sera satisfaisante. Exprimant la volonté de son pays d’améliorer le climat des affaires, Matata Ponyo a lancé un appel en faveur des Néerlandais pour qu’ils viennent investir au pays. Car selon lui, il ne faut pas attendre que le pays occupe la 1ère place dans le classement de la Banque mondiale. Peut-être, ajoute-t-il, vous ne trouveriez plus de place pour investir. Il a insisté sur la pratique des affaires avec l’approche « gagnant-gagnant » pour la maximisation des recettes pour les investisseurs et le payement des taxes au profit du Trésor publique.

Jean-Marie Nkambua

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23/05/11

Principal bailleur de fonds de la Rd Congo : La Banque mondiales s’ouvre aux ressortissants de la province Orientale


Que fait la Banque mondiale en province Orientale, Sur quels critères se fonde-t-elle pour financer un projet, Comment capitaliser les acquis de la réhabilitation des infrastructures dans la province Orientale, Quels sont les outils de contrôle de qualité lorsqu’on accorde un marché à l’exécutant, Qu’est-ce qui se passe après cette rencontre ? Sont autant de questions qui ont réuni autour d’une même table les ressortissants de la province Orientale et la Banque mondiale, renforcée par les Coordonnateurs des projets qu’elle finance. C’était le samedi dernier à la Maison de de France, en présence de Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice des Opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, de toutes les notabilités de cette province : les Sénateurs et Députés, les scientifiques, les hommes d’affaires, la société civile, les étudiants, etc.

A l’occasion, la parole a été accordée aux Coordonnateurs, voir les responsables du PMURR, du PUSPRESS, du PNDDR, du MAP, du PASU, du PARSE, du PRO ROUTES, du PREPAN. En effet, l’objectif pour chaque Coordonnateur du projet était non seulement de présenter le projet, mais aussi de dire en quoi il a été bénéfique pour la population de la province Orientale, sans oublier de jeter un coup d’œil sur les difficultés ainsi que les défis. Nous concernant, nous avons retenu trois projets : le projet MAP, le PASU et PRO ROUTES.

Disons que le Projet multisectoriel de lutte contre le Sida (MAP), piloté par le Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), est exécuté depuis le 18 avril 2005. Pour son Coordonnateur Moïse venu tout droit de Kisangani, ce programme est très capital dans la mesure où aucun malade ne pouvait avoir une molécule d’ARV sans aller en Ouganda ou au Burundi. Il a aussi dit que la ville de Kisangani a une moyenne de taux de séroprévalence de 6,2%, pendant qu’il est de 3,1% à Kinshasa (résultats 2009). Ce qui d’après lui doit inspirer le Gouvernement et les bailleurs de fonds pour investir massivement dans cette partie de la République. Il a toutefois regretté que le programme MAP se clôture le 30 mai 2011, pendant que le Chef de l’Etat a besoin d’une génération des jeunes sans VIH/Sida.

Quant aux leçons à tirer du projet MAP, le Coordonnateur en province Orientale du PNMLS a apprécié le financement multi-bailleurs, avant d’encourager la décentralisation de la coordination. Il a aussi encouragé le fait que la lutte contre le Sida en Rdc s’appuie sur une politique nationale. « Le MAP va se clôturer d’ici le 30 mai 2011, un autre bailleur de fonds, le MSF/Belgique s’est retiré, sans oublier l’UNFPA », souligne-t-il, avant de plaider en faveur du maintien du partenariat pour la mobilisation des ressources, l’application des nouvelles orientations issues du PNMLS et le passage à l’échelle des interventions pour inverser les tendances.

L’étendu de la province complique le travail du PASU

Le Projet d’action sociale d’urgence (PASU) est exécuté en province Orientale par le Fonds social de la République. Il est intervenu dans cette province de la République pour 63 projets pour un montant évalué à 2.726.480 de dollars Us. A ce jour, il reste 48 sous-projets à valider. Il sied de souligner que le Fonds social de la République, même s’il bénéficie du financement de la Banque mondiale, intervient dans le cadre des programmes sociaux du Gouvernement. Il est doté de quatre composantes : infrastructures, renforcement des capacités, études et coordination (gestion et communication). Parmi les difficultés rencontrées sur terrain, il est à noter l’étendue de la province, la difficulté pour les communautés de réunir le montant de 10% pour le début des travaux, l’insécurité dans certaines parties de la province, l’absence des partenaires fiables, l’appropriation insuffisante des projets, etc.

Concernant le Projet de réouverture et d’entretien des routes hautement prioritaires (PRO ROUTES), retenons qu’il vise à rétablir et à préserver de façon durable les infrastructures routières nécessaires à la relance socio-économique et à la réintégration interne et externe de la Rd Congo. Pour la province Orientale, disons que PRO ROUTES visait la réhabilitation de 626 Km sur la RN 4 (Kisangani-Buta-Dulia-Bondo, soit 485 Km ; Dulia-Aketi-Bunduki, soit 141 Km). Pour le Coordonnateur de ce projet, même si c’est le premier à intégrer les ministères sectoriels, qui vise à appuyer et à renforcer l’Office des Routes, il n’a pas réalisé tous ses objectifs, mais les mesures ont été prises pour accélérer les résultats.

Quant à son impact socio-économique, PRO ROUTES a permis l’augmentation du trafic, l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) s’est même installée sur le tronçon. Toujours dans la même ligne, notons qu’à l’époque il fallait 7 jours à vélo pour relier Kisangani et Banalia, aujourd’hui deux heures suffisent pour relier la même distance. En plus de ceci, 7 marchés fonctionnent normalement, les paysans acheminent leurs produits à Kisangani, les mêmes paysans produisent beaucoup plus. A titre d’exemple, un panier de cossettes de manioc qui coûtait 7.500 FC coûte aujourd’hui 2.000 FC, sans oublier que la réhabilitation a permis qu’il y ait beaucoup de facilités et d’accès.

Comme tout programme, soulignons que PRO ROUTES a aussi rencontré quelques difficultés. C’est le cas par exemple du long délai d’approvisionnement (deux ans pour transporter les matériels de construction ainsi que d’autres produits de Matadi à Kisangani), la rupture de carburants, la démotivation des travailleurs (étant donné que PRO ROUTES utilise les agents de l’Office de routes qui sont payés par l’Etat congolais), l’inappropriation et le manque d’accompagnement du projet dans la province. Pour l’avenir, PRO ROUTES compte accélérer la cadence d’exécution du travail et est en train de négocier un financement additionnel pour intervenir sur la RN 4.

Les ressortissants de la province Orientale s’expriment

Après les exposés des Coordonnateurs, la parole a été donnée aux ressortissants de la province Orientale qui n’ont pas manqué d’encourager la démarche de la Banque mondiale, avant de poser quelques questions. Les honorables Sénateurs et Députés Jean-Pierre Lola Kisanga, Idambito, Bamanisa et d’autres, se sont tous exprimés. Tout en félicitant la Banque mondiale pour l’initiative, l’honorable Idambito a indiqué que lorsque la Banque mondiale finance un projet, l’effort fait doit être comparé à ce qui est fait dans d’autres provinces. La province Orientale entant que 3ème pôle économique du pays, le député a l’impression que les projets ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan. Lola Kisanga a loué le travail fait par la Banque mondiale dans la reconstruction de la RDC. Cependant, son souci est de voir les parlementaires accéder à toutes les informations pour leur permettre de faire le suivi. Il a quand même demandé à la Banque mondiale les outils de contrôle de qualité, lorsqu’un marché est accordé à un exécutant.

Marie Françoise Marie-Nelly a expliqué à ses interlocuteurs que son Institution n’a repris ses activités qu’en 2001 suite à une demande expresse de Joseph Kabila Kabange, Président de la République. A cette époque, le pays était caractérisé par une dégradation de toutes ses infrastructures, une situation macroéconomique intenable et un pays fragmenté. Pour permettre ce pays à décoller, trois phases ont été mise en œuvre : il s’agit de la phase d’urgence qui va de 2001 jusqu’en 2006 ; de la deuxième phase (2006-2010) consécutive à l’organisation des élections et à l’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE et la troisième phase (2010-201…). Pour réagir aux questions lui posées, la n°1 de la Banque mondiale a répondu que ce n’est pas son Institution qui définit les projets et ce n’est même pas elle qui doit développer la Rdc à elle seule. Pour elle, lorsque la BM avait repris ses activités en Rdc, l’objectif était de rouvrir d’abord le pays, voir la province Orientale qui était très enclavée. Et toujours dans ce secteur, elle dit que la Rdc ne pourra rattraper son retard que lorsqu’elle investira au moins pour 5 milliards de dollars Us chaque année. Ce qui n’est pas du tout facile, vue la modicité du budget national. Elle a aussi dit que le budget national ne prévoit qu’une somme de 230 millions pour la santé, un montant très insignifiant au regard de besoins énormes du pays. D’où la nécessité pour elle d’accroître les recettes de l’Etat.

La nécessité d’une nouvelle stratégie

Qu’est-ce qui se passe après cette rencontre, a ainsi demandé la patronne de la Banque mondiale, qui a rappelé aux Boyomais que cette rencontre devra vous préparer, surtout que la Rdc est en train de rédiger un nouveau DSRP pour 2010-2015. Elle a aussi dit que son Institution a revu sa politique en Afrique, surtout que ce continent a eu un taux de croissance de 5%, mais une croissance qui ne génère pas de l’emploi. De même a-t-elle ajouté, on fait face à une vulnérabilité du fait de la structure même de l’économie. « Ces discussions doivent aider le Gouvernement pour savoir comment intervenir au niveau décentralisé, comment s’assurer d’une meilleure coordination des bailleurs, comment faire une intégration afin d’avoir beaucoup de résultats », dit-elle, avant d’ajouter qu’étant donné que le Gouvernement prépare un nouveau DSRP, les ressortissants de la province Orientale ont un moment favorable pour agir et se mobiliser. Ils doivent réfléchir sur quels sont les éléments qui vont attirer la croissance en province, et quelles sont les conditions pour que ce pôle de croissance marche ?

Jean-Marie Nkambua

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04/05/11

Coopération bilatérale : Le Japon et la Rdc envisagent une coopération dans le domaine de la télécommunication


Le royaume du Japon et la République démocratique du Congo envisagent de coopérer dans le domaine de la télécommunication. Ce souhait a été exprimé hier par l’ambassadeur du Japon, au sortir de l’audience que lui avait accordée le ministre congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga. « C’est la première fois pour moi de rendre visite au ministre de la Communication et des Médias. J’ai commencé par lui expliquer la coopération japonaise et la Rdc, et lui ai fait comprendre les domaines congolais que nous avons financé jusqu’à présent. Et donc, jusque-là, nous avons financé pour le développement durable mais aussi pour a stabilisation de la paix », a affirmé le diplomate japonais.

L’ambassadeur a fait savoir que le budget réservé par son pays à la coopération a augmenté ces dernières années. La situation financière est passée de 30 millions à 180 millions de dollars américains pour la coopération bilatérale et multilatérale. C’est donc, dans ce contexte que le diplomate et le patron de la Communication et des Médias en Rdc ont jeté les bases d’une future coopération fructueuse dans le domaine de la télécommunication.

Outre la télécommunication, les deux parties vont étendre leur coopération pour le développement de la télévision numérique en République démocratique du Congo. Un domaine déjà maîtrisé par le Japon, qui a développé ses systèmes de la télévision numérique, dont la Rdc a énormément besoin.

Yassa

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29/03/11

Gouvernance économique : La Bm et le Fmi satisfaits des avancées en Rdc



En dépit des préoccupations politiques liées à cette fin mandat, le Premier ministre est sans répit au chevet de l’économie congolaise. A l’instar de l’artiste de Abdou Anta-Ka, artiste qui sculptait « autour de lui la ville brûlait. Il sculptait toujours ». Il était sûr de sa victoire dans ce que Mzée Kabila appelait « la certitude anticipée ».

Si donc la victoire n’est pas pour ce midi, elle sera reportée à une autre date. Mais elle aura lieu. Ainsi donc, en perspective de la réunion du conseil d’Administration de la Banque Mondiale prévue le 12 avril 2011 à Washington, le Premier Ministre, Chef du gouvernement Adolphe MUZITO a présidé ce samedi 26 mars 2011 à l’Hôtel du Gouvernement une importante rencontre sur la gouvernance économique qui a regroupé la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale Mme Marie-Françoise Marie Nelly, M. Samir Jahjah le Représentant Résident du FMI en RD Congo ,le Vice-ministre des Finances et des experts des du gouvernement et des ces deux institutions.

La réunion a permis de discuter sur l’aide-mémoire portant sur la gouvernance économique, objet de la mission de revue conjointe Gouvernement-Banque mondiale qui s’est déroulée à Kinshasa du 18 au 24 mars 2011. Dans la gouvernance économique, il faut indiquer que quatre objectifs suivants guident les actions à mener dans la gouvernance économique, à savoir :

* Rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles ; * Améliorer le climat des affaires ; * Améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif ; * Améliorer la transparence, l’efficacité et l’économie dans les procédures d’exécution de la dépense publique. C’est pourquoi la publication et l’accès à l’information sont recommandés pour une gestion transparente.

Cette mission a noté dans un document de synthèse élaboré que les discussions ont été constructives et positives pour les importantes avancées sur les secteurs suivants :

1.Secteur des mines :

* Le débat sur le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques est stratégique afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale * Le résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site web, ce qui servir d’exemple pour les autres secteurs * Publication de la carte de retombe minière et des listes de permis miniers * Accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site web du CTCPM. 

2. Secteur forestier :

La publication des de la liste de titres convertis depuis le 10 février 2011 sur le site web du ministère : www.mecnt.cd Il faut ajouter la liste des permis de coupe délivrés est disponible sur le site web du ministère des l’environnement. La liste des détenteurs des droits forestiers ayant payé leurs impôts et information de l’administration des forêts pour suivi.

3. Secteur des hydrocarbures :

La mission souligne l’importance de finaliser la lettre de politique sectorielle qui sert à communiquer la vision stratégique de développement sectoriel aux investisseurs et au public en général. Cette lettre représente la pierre angulaire pour le développement ordonné et durable du secteur et orient la définition du cadre légal et institutionnel du secteur. Il faut relever, en effet, que la mise sur pied du site web du ministère revêt une importance capitale quant à l’obligation de transparence. Il convient de noter par ailleurs que dans le cadre d’amélioration du climat des affaires, la RD Congo a manifesté son intention d’adhésion à la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales.

Le Premier Ministre l’a fait savoir dans une correspondance datée du 18 mars 11 adressée au Président de la Banque Mondiale. Ce dispositif compléterait le cadre juridique national relatif à l’arbitrage et la Loi Uniforme de l’OHADA sur l’arbitrage dont le dépôt des instruments de ratification est en cours. Ceci permettrait de rendre le système de l’arbitrage plus efficace. Tout cela vise le renforcement de la sécurité juridique et système d’arbitrage plus efficace.

* Les marchés publics :

La mission a apprécié l’ensemble des avancées constatées, notamment les nominations effectives des différents responsables de l’Autorité de Régulation de Passation des Marchés Publics. Ce qui donne permettra de rendre opérationnel cette structure de passation de marchés publics.

Sachez enfin que les Autorités ont confirmé que l’aide-mémoire dont question de la mission conjointe sera publié sur le site web conformément à la politique de la Banque Mondiale en matière d’accès à l’information en vigueur depuis le 1er juillet 2010. La mission conjointe sur la gouvernance économique s’est conclue sur une note de satisfaction des avancées réalisées malgré quelques retards observés dans certains domaines en rapport avec le plan d’action pour la mise en œuvre des réformes.

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02/03/11

Stabilité du cadre macro-économique : le gouvernement reçoit les félicitations du FMI
















En séjour à Kinshasa depuis le 20 février 2011, la mission du FMI, conduite à Kinshasa par Robert York, a donné une note positive aux performances affichées dans la mise en ouevre du programme (PEG 2) conclu avec le FMI depuis décembre 2009./P> 

C’est un Robert York, chef de mission du Fonds monétaire international pour la RDC, convaincant et convaincu qui s’est présenté hier mardi 1er mars devant la presse à la clôture, au ministère des Finances, de la visite d’une semaine en RDC en vue de la 3ème revue d’un second programme économique du Gouvernement (PEG 2), qui lie depuis décembre 2009 la RDC à l’institution siégeant sur la 19ème avenue de Washington D.C. 

C’est au sortir d’un entretien entre, notamment le ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon, et le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, que l’expert du FMI a livré ses impressions à la presse. Robert York n’a donc pas caché sa satisfaction quant à la bonne tenue du PEG 2 par le gouvernement durant ces dernières années. Les résultats sont « meilleurs », a-t-il dit. « Nous encourageons le gouvernement à faire plus, notamment dans la maximisation des recettes et la bonne gouvernance pour garantir les réalisations du programme conclu avec le FMI », a-t-il dit, répondant à, une question de la presse. 

Lorsqu’il s’est agi de passer en revue les indicateurs conjoncturels du PEG 2, le chef de mission du FMI pour la RDC a fait comprendre que la RDC est sur la bonne voie depuis quelques mois. En effet, a-t-il dit, le taux de change et le taux d’inflation ont été maitrisés si bien que les signes de reprise de croissance ont été enregistrés sur l’activité économique. En corollaire, note-t-il, les réserves internationales se sont réconfortées dépassant un (1) milliard de dollars américains, soit l’équivalent de huit mois d’importations. Ce qui, selon lui, augure de bonnes perspectives pour la relance de l’appareil économique congolais. 

Dans le communiqué diffusé à l’issue de sa mission en RDC, Robert York a noté que : « Les résultats macroéconomiques ont été solides en 2010. Le taux de croissance du produit intérieur brut (P111) réel a dépassé 7%, l’inflation est descendue en dessous de 10 % pour la première fois depuis plusieurs années et la situation extérieure s’est améliorée. Une politique budgétaire et monétaire prudente a contribué à ce bon comportement. Cependant, l’actuelle conjoncture économique mondiale soulève cette année d’importants défis pour le gouvernement, défis qui pourraient être exacerbés par les élections nationales prévues pour novembre. La montée des cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques exercera vraisemblablement des tensions sur la gestion économique et exigera des autorités qu’elles soient vigilantes afin de préserver les récents acquis dans la consolidation de la stabilité macroéconomique ». 

Toutefois, a-t-il indiqué, ces bons résultats ne devaient pas pousser le gouvernement à dormir sur ses lauriers. Bien plus, a-t-il souligné, un effort supplémentaire lui est demandé dans la mise en œuvre des politiques monétaire et budgétaire, à la fois restrictive et prudente de part et d’autre, en vue de prévenir toute forme de renversement brusque de la conjoncture. Le tout, pense-t-il, devant être appuyé par des signes évidents dans l’amélioration de la bonne gouvernance, particulièrement dans le secteur des industries extractives. 

DEUX AXES PRIORITAIRES

De l’avis de Robert York, complété du reste par le ministre Matata Ponyo, le FMI veut voir le gouvernement agir efficacement sur deux axes, à savoir la maximisation des recettes et la bonne gouvernance dans le secteur des ressources naturelles. « Le renforcement de la gouvernance et de la transparence fait également partie du dialogue courant avec les autorités congolaises. À cet égard, les entretiens se sont centrés sur les efforts qu’elles déploient pour réformer la gestion des finances publiques, renforcer l’indépendance et l’efficacité de la banque centrale et améliorer le climat des affaires, notamment dans les industries extractives, la source du potentiel de croissance de la RDC à long terme », a fait savoir Robet York dans le communiqué de fin de mission. 

De l’avis du FMI, « les grands axes macroéconomiques devraient être maintenus pour 2011 afin d’atténuer les risques du renchérissement des produits alimentaires et énergétiques et de préserver la situation budgétaire ». A cet effet, il pense que « la Banque centrale du Congo pourrait tolérer l’impact initial de ces renchérissements sur le niveau des prix mais elle devra veiller à ce que leurs effets de second tour ne mettent pas en péril l’objectif à moyen terme d’un taux d’inflation à un seul chiffre ». Interrogé à ce sujet, Matata Ponyo s’est dit prêt à relever le défi. « Devant vous, le FMI a reconnu les performances que nous avons réalisées au bout de quelques mois. C’est un réconfort pour nous. C’est la preuve que nous sommes sur la bonne preuve. Et, nous avons la détermination à faire plus pour garantir la stabilité du cadre macro-économique », a indiqué le ministre des Finances. 

A noter que la mission du FMI a séjourné à Kinshasa du 20 février au 1er mars 2011 pour dresser un bilan des progrès enregistrés par les autorités et débattre avec elles des politiques économiques dans le cadre de la troisième revue de l’accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). 

Pendant son séjour, la délégation a rencontré le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, le Premier ministre, Adolphe Muzito, le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa, le ministre de l’Economie, Jean-Marie Bulambo Kilosho, le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu, et d’autres hauts responsables du gouvernement ainsi que des représentants des bailleurs de fonds. 

Les entretiens se sont centrés sur l’évolution récente de la situation économique, la mise en œuvre des politiques dans le cadre de l’accord FEC, l’exécution du budget de 2011 et les réformes structurelles prioritaires requises pour consolider la stabilité macroéconomique, entretenir une croissance élevée et améliorer le climat des affaires. 

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10/02/11

Bientôt 77 millions de dollars US pour la BCC / Muzito : voici un nouveau satisfecit du FMI !











 





*Le Conseil d’Administration du FMI a déclaré satisfaisante la deuxième revue du Programme Economique conclu avec la RDC. La conséquence qui pourra découler de cette approbation, c’est le décaissement de USD 77 millions, en faveur de la BCC, au titre d’appui à la balance de paiement. La bonne nouvelle est tombée hier, mercredi 9 février 2011. A la primature, on se frotte les mains. Ce satisfecit, a affirmé un proche du PM Muzito joint par La Prospérité, est une preuve de bonne gouvernance du Gouvernement des nationalistes qui, après avoir réussi à convaincre le Club de Paris, ce carter de créanciers de la RDC, a finalement atteint le Point d’achèvement de l’IPPTE, avec l’effacement de plus ou moins 90 % de la dette extérieure de la RD-Congo. A l’Hôtel du Gouvernement, on se refuse de se contenter de ces succès. 

Des efforts sont, sans cesse, déployés pour accélérer la croissance. Il s’agit notamment, des réformes structurelles d’envergure entreprises par l’équipe Muzito en vue de rehausser la compétitivité de la RDC. Parmi ces réformes, l’on cite des mesures visant à mettre un terme aux tracasseries dans les postes frontaliers de la RDC. Ceci, dans la droite ligne de l’amélioration du climat des affaires. Ici, les Gouverneurs des provinces ont été mobilisés, pour veiller au strict respect des instructions du Chef de l’Etat qui tient, plus que jamais qu’auparavant, à attirer les investisseurs en RD-Congo et, partant, à créer des emplois, un des chantiers qu’il s’est assignés, dès cette législature finissante. C’est le tournant décisif. Le très méticuleux Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International vient de déclarer satisfaisante, la deuxième revue du Programme Economique conclut avec la République Démocratique du Congo en décembre 2009. Conséquence immédiate, cette importante décision pourra donner lieu à un décaissement de USD 77 millions en faveur de la Banque Centrale du Congo, BCC, au titre d’appui à la balance de paiement. Cette deuxième revue, a-t-on indiqué, couvre la période de janvier à juin 2010. Côté Gouvernement des nationalistes, on se félicite de cette décision des administrateurs du FMI. Un proche du Premier Ministre Adolphe Muzito joint par La Prospérité n’a pas caché sa joie. Pour lui, ce satisfecit est une preuve éloquente de la bonne gouvernance dont a fait montre le Gouvernement Muzito, qui ne ménage aucun effort pour maintenir, en pôle position, le cadre macroéconomique RD-Congolais. Comme pour dire qu’après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés, le Gouvernement n’a pas croisé les bras. Bien au contraire. Des efforts sont sans cesse déployés pour accélérer la croissance, dans un environnement politique et économique difficile, caractérisé par l’incertitude pesant sur la reprise de l’économie mondiale. L’interlocuteur de La Prospérité n’a pas oublié la bataille livrée, pour convaincre le Club de Paris, ce cartel des créanciers de la RDC à effacer une portion importante de la dette Congolaise. Faudra-t-il se contenter de ces succès ? Loin de là. D’autres efforts sont également déployés pour accélérer la croissance. Il s’agit notamment, des réformes structurelles d’envergure entreprises par l’équipe Muzito en vue de rehausser la compétitivité de la RDC. Parmi ces réformes, il faut citer l’entrée de la RDC à l’OHADA, des mesures visant à éviter les tracasseries aux postes frontaliers de la RDC ; tout ceci dans la droite ligne de l’amélioration du climat des affaires. La preuve, le PM Muzito n’a pas attendu la décision du FMI pour convoquer, le mardi 8 février 2011, à la primature, une réunion d’évaluation de l’ordre opérationnel visant à mettre un terme aux tracasseries dans les postes frontaliers du pays. Les Gouverneurs des provinces ont été mobilisés pour veiller au strict respect des instructions du Chef de l’Etat qui tient, plus que jamais qu’auparavant, à attirer les investisseurs en RD-Congo et, partant, à créer des emplois, un des chantiers de la République. 

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Planification à l’ordre du jour du désengagement de la Banque centrale de ses activités non bancaires

(Digitalcongo.net 22/10/2010) 

La Banque centrale du Congo en tant qu’Institut d’émission d’un pays sous-continent comme la RDC doit concentrer une telle attention à la gestion de l’activité bancaire qu’un désengagement d’autres charges est nécessaire et c’est apparemment l’option que la direction de cette institution adopte en recourant pour ce faire à une expertise burkinabé

Un cabinet burkinabé, expert en audit informatique et comptable, est chargé depuis le jeudi 21 octobre 2010 de mener l’étude préalable au désengagement de la Banque centrale du Congo de ses deux directions autonomes de l’Hôtel des monnaies et du Centre hospitalier.

Le processus de désengagement de la Banque centrale du Congo de ses deux directions autonomes, à savoir l’Hôtel des monnaies (HDM) et le Centre hospitalier, est entré dans sa phase de concrétisation avec la signature, hier jeudi 21 octobre dans la salle des réunions du Conseil de la Banque centrale du Congo, du contrat relatif à la réalisation de l’étude préalable confiée au Cabinet africain de gestion informatique et comptable (CGIC-Afrique), un cabinet d’expertise comptable et informatique basé à Ouagadougou au Burkina Faso.

Pour marquer d’un sceau officiel, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, a rehaussé sa présence cette cérémonie qui, a-t-il dit, rentre dans le cadre du plan de recapitalisation de l’Institut d’émission. Il s’agit, pour l’essentiel, a-t-il indiqué, d’aider la Banque centrale du Congo à se concentrer davantage sur sa mission essentielle, celle de garantir la stabilité du niveau général des prix par la conduite de la politique monétaire.

Ayant fait le déplacement de Kinshasa pour sceller ce partenariat avec la Banque centrale du Congo, Barry Issa, président de CGIC-Afrique, s’est dit flatté par la confiance que la haute direction de la Banque centrale du Congo a placé à son « modeste » cabinet. Il a, à cet effet, rassuré que ce cabinet ne ménagera aucun effort pour être à la hauteur des attentes de la Banque centrale du Congo. Il s’agit, a-t-il souligné, de dégager des pistes de solutions et des stratégies à mettre en œuvre pour réussir cette phase de désengagement - partiel ou total, selon que le dicteront les conclusions de l’expertise confiée à CGIC-Afrique.

Bien avant le gouverneur Masangu, le directeur général de la Banque centrale en charge des questions de politique monétaire et opérations bancaires, Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, a rappelé les grandes étapes déjà parcourues dans le processus de désengagement depuis l’ordre de service n°084/10 du 31 mai 2010 du gouverneur instituant au sein de la Banque un Groupe chargé de réflexion sur le désengagement de la Banque centrale du Congo de l’Hôtel des Monnaies et du Centre hospitalier (GRD).

Les grandes étapes du processus

Le GRD a élaboré un Plan d’actions qui se fonde notamment sur les échéances fixées dans la matrice des réformes arrêtée dans le cadre du programme économique du Gouvernement (PEG 2) et le Code des Investissements. En outre, ce plan s’est largement inspiré des principes définis par la loi n° 08/008 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives au désengagement de l’État des Entreprises du Portefeuille.

Ainsi, le Plan d’actions du désengagement de la Banque de l’Hôtel des monnaies et du Centre hospitalier avait prévu le recrutement d’un expert indépendant sur base d’un appel à la concurrence par un avis d’appel d’offres publié le 17 août 2010 dans les médias locaux et étrangers. Cet avis invitait les personnes intéressées à se procurer le cahier spécial des charges relatif à ce marché. La date ultime de dépôt des soumissions était fixée au 17 septembre 2010, à 16 heures précises. Quatre sociétés ont manifesté leur intérêt, à savoir: DFC Barcelone, CGIC-Afrique, DLA PIPER & GBC Sprl et Wordson Consulting Company Sprl.

En vue de l’attribution dudit marché, le GRD a procédé, le 22 septembre, en présence des représentants des soumissionnaires et de la presse, à l’ouverture publique des offres. Durant trois jours, les 23, 24 et 27 septembre 2010, le GRD a procédé à l’analyse à huis clos des offres techniques et financières.

A l’issue de cette analyse, le soumissionnaire CGIC-Afrique a été sélectionné et une copie du contrat à signer avec l’Institut d’émission dans le cadre de la réalisation d’une étude préalable au désengagement de la Banque de l’Hôtel des monnaies et du Centre hospitalier lui a été remis pour examen le 1er du mois en cours.

Au terme de la cérémonie de la signature de ce contrat, les responsables de CGIC-Afrique ont été confiés à une séance de travail l’équipe de GRD.

Créé en juillet 1991, transformé en Société SARL le 05 avril 2000, CGIC-Afrique a une longue expérience en matière d’assistance comptable, d’audit, d’organisation, de mise en place des systèmes comptables et de manuels de procédures. Le cabinet, société à responsabilité limitée, est présent dans plusieurs pays d’Afrique, tel que le Tchad, le Niger, la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe sous forme de filiales ou succursales.

Le cabinet a eu à collaborer comme correspondant sur le plan international et africain avec des partenaires dont Deloitte et Touche Abidjan (Côte d’Ivoire) et bien d’autres cabinets internationaux. Aussi, nous avons une grande expérience dans la réalisation des missions d’audit, de commissariat aux comptes, de formation et d’assistance comptable des projets, ONG et sociétés.

Le Cabinet africain de gestion informatique et comptable (CGIC-Afrique International) est un cabinet d’audit et d’assistance comptable fondé sur l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique et sur le droit international nantis d’expérience touchant un large éventail des différents domaines de développements socio-économique.

Faustin Kuediasala/Le Potentiel

(DN/PKF/GW/Yes)
Last edited: 22/10/2010 16:06:42


Banque Centrale : le Gouverneur Massangu recourt à l’expertise du banquier Mawakani à la place de l’administrateur Mupepe

Le redressement de la Banque centrale est un enjeu capital du défi de la bonne gouvernance en RDC, ce qui exige des compétences éprouvées auxquelles l’autorité de l’Institut d’émission recourt en désignant le banquier chevronné Mawakani en remplacement de l’administrateur Mupepe

Jean-Claude Masangu Mulongo, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, vient d’envoyer un nouveau signal en direction du secteur bancaire. Il s’agit d’un signal d’efficacité et d’engagement effectif sur la voie du redressement à travers la désignation de Mawa kani, un banquier bien connu sur la place de Kinshasa, pour piloter les efforts de redressement enclenchés à la Banque Congolaise.

L’homme a la cote dans les milieux bancaires où chacun se souvient encore des passes d’armes de l’époque de la Conférence Nationale Souveraine qui avait décidé d’en faire son gardien du temple en ce qui concerne la politique monétaire du Congo-Zaïre.

Empêché d’exercer les fonctions de Gouverneur de la Banque Centrale par le Maréchal Mobutu qui savait qu’il ne pouvait pas compter sur lui pour endosser sa politique de prédation et de désarticulation monétaire marquée par la double billetterie avec l’impression de la monnaie en Amérique latine, en dehors de tout contrôle de la Banque centrale ainsi que l’injection tout aussi incontrôlée des « mokom boso » (coupure d’un million de Zaïres) et autres « Dona Beija » (coupure de Cinq millions de Zaïres) sur le marché monétaire, Mawakani a aujourd’hui l’occasion de démontrer ses qualités managériales à la faveur de la mission que vient de lui confier Jean-Claude Masangu. Il s’agit pour lui d’être non seulement l’homme de la vraie gestion, mais surtout d’avoir les épaules suffisamment larges pour faire face à toute tentative de manipulation et d’avoir la persuasion nécessaire pour obtenir le recouvrement des fonds prêtés par la Banque Congolaise aussi bien aux privés qu’à l’Etat.

C’est ici le lieu de saluer la réaction rapide du Gouverneur de la Banque centrale qui, face à l’accueil mitigé réservé par la profession bancaire, les milieux d’affaires et la clientèle à la nomination de Mopepe Lebo en qualité d’Administrateur provisoire de la Banque Congolaise, a décidé de le dégager très rapidement de l’avenue des Aviateurs pour éviter que sa fonction traditionnelle de liquidateur n’influe négativement sur les comportements des partenaires de la Banque Congolaise et ne porte ombrage aux efforts de redressement, initiés par la Banque Centrale et les actionnaires.

L’écueil Mopepe éliminé, il reste maintenant à jouer serré pour rattraper le temps perdu et, surtout, restaurer la confiance des épargnants. Ces derniers, on le sait, risquaient de se détourner d’un secteur qui ne rassure pas en relançant la traditionnelle solution de la thésaurisation dont chacun connaît pourtant les limites.

Dans une cité aujourd’hui envahie par les « kuluna » – souvent en cravate – et où les hommes en uniforme éprouvent de plus en plus un malin plaisir à visiter les chambres à coucher des citoyens pour se servir, la thésaurisation apparait aussi comme une solution dangereuse au double plan de la conservation de la monnaie et de la sécurité des citoyens.

Dans les milieux des agents de la Banque Congolaise, on croise les doigts. L’arrivée de Mawa kani a certes été précédée par des échos sur son passé rassurant et la réaffirmation de sa technicité dans le secteur bancaire, mais cela ne suffit pas. L’Etat qui l’a désigné à travers le Gouverneur de la Banque Centrale doit être conséquent avec lui-même en lui donnant les moyens d’atteindre le point d’achèvement qui lui est fixé.

Cela passe naturellement par la libération progressive des sommes colossales que l’Etat doit à la Banque. Un geste indispensable si on veut sauver des emplois aussi bien dans la capitale que dans l’arrière-pays.

Affaire à suivre.

Le Phare
15/02/13

Le Fonds monétaire international claquera-t-il la porte ?














Le gouvernement bataille dur pour ne pas rompre le pont avec le FMI. Aux Etats-Unis où a été en tournée du 3 au 9 février 2013, le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, a tenté de déblayer le terrain dans l’espoir de convaincre le Fonds à reprendre des discussions avec la RDC pour un nouvel accord formel.

Faute d’avoir donné des renseignements suffisamment précis sur la vente d’une société minière par la Gécamines, la RD Congo pourrait définitivement perdre les 225 millions de dollars de prêts promis par le Fonds monétaire international (FMI).
Selon des informations divulguées ces derniers jours par l’agence de presse Bloomberg, le Fonds monétaire international (FMI) aurait décidé de mettre un terme à son programme de prêt sur trois ans en faveur de la RD Congo. Les agences citent « le manque de transparence dans les transactions minières ». Si la décision était confirmée, le pays verrait ainsi s’envoler 225 millions de dollars de prêts, qui auraient pu servir à consolider les réserves extérieures du pays. Selon Bloomberg, le FMI mettrait en cause « l’incertitude » autour d’une opération minière remontant à 2011, conclue entre la Gécamines, une société commerciale totalement détenue par l’État congolais, et un acheteur mystérieux, baptisé Straker International Corp.

« CONTENTIEUX TECHNIQUE »

Selon des documents rendus publics récemment par le ministère des Mines de la RD Congo, la Gécamines aurait vendu une part de 25% dans la société La Congolaise de Mines et de Développement (Comide Sprl), qui détient les licences d’exploration dans les mines de cuivre de Kii, Mashitu et Pangalume, à Straker, une société basée dans les Îles Vierges britanniques dont on ne connaît toujours pas les propriétaires. L’acquéreur n’aurait rien payé, l’opération étant présentée comme le règlement d’un « contentieux technique ». Le FMI avait demandé il y a quelques mois que la transparence soit faite sur cette opération.
Le FMI aurait jugé les éléments divulgués par la RD Congo insuffisants. « Nous avons appliqué le concept d’une conditionnalité stricte parce que nous croyons que la transparence dans le secteur minier est un élément clé pour le pays », aurait déclaré à Bloomberg Oscar Melhado, le représentant du FMI en RD Congo.

PAS DE COMMENTAIRES

Pour l’instant, le FMI n’a fait aucune communication officielle sur le sujet et aucun document n’est disponible à ce propos sur son site. Contacté par Jeune Afrique, le Fonds n’a voulu faire aucun commentaire sur les propos de son représentant en RD Congo.
Joint au téléphone, Albert Yuma, président du conseil d’administration de la Gécamines, s’est refusé lui-aussi à tout commentaire. « Je n’ai pas de commentaires dans la mesure où nous n’avons pas été informés officiellement de cette décision», a répondu à Jeune Afrique celui qui est aussi patron des patrons congolais.

LE PLAIDOYER DE MATATA

En tournée aux États-Unis du 3 au 9 février, Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre congolais, estime avoir été entendu par les Occidentaux et les bailleurs de fonds. Devant les ambassadeurs américain, français, britannique et russe aux Nations unies, il a qualifié d’« agression caractérisée » du Rwanda la rébellion du Mouvement du 23-Mars dans l’Est de son pays.
À Washington, Matata Ponyo a plaidé auprès de Christine Lagarde, la patronne du FMI (rencontrée à deux reprises) pour le déblocage d’un prêt de 225 millions de dollars gelé en décembre 2012. L’institution avait souhaité sanctionner le manque de transparence de certains contrats conclus par l’entreprise publique Gécamines... Selon un conseiller du Premier ministre, Lagarde est disposée à « étudier le dossier» et à « dépasser le problème ».
Pour sa part, Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, a exprimé le souhait de souhaite continuer à appuyer la RDC.
Le programme de prêt sur trois ans, d’un total de 532 millions de dollars, avait été conclu fin 2009 entre le FMI et la RD Congo. Ce programme est arrivé à échéance le 10 décembre 2013, selon le FMI. Les relations entre le FMI et la RD Congo sont tendues depuis plus d’un an en raison du manque de transparence dans le domaine des contrats et des opérations minières.

Écrit par Groupe de Presse Le Potentiel

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04/02/2013

Katanga: nouveau bilan des pluies à Malemba Nkulu, 23 000 sans abris


















Le bilan des pluies qui se sont abattues sur le territoire de Malemba Nkulu entre le 15 et le 17 janvier derniers a été revu à la hausse. Estimé d’abord à dix mille, le nombre des sans abris serait finalement de vingt-trois mille, a annoncé, vendredi 1er février, l’administrateur de ce territoire de la province du Katanga. Certains sinistrés s’abritent dans des habitations de fortune, d’autres vivent encore dans des églises ou sont logés dans des familles d’accueil. Selon l’administrateur du territoire, ces personnes vivent dans des conditions difficiles et ne reçoivent aucune assistance.

Au total, ce sont trois mille cent une maisons qui se seraient écroulées à Malemba Nkulu à la suite des pluies de janvier.

«Toutes les maisons dont je disposais se sont écroulées. Actuellement, je vis avec ma famille dans une bicoque qui suinte », témoigne un enseignant d’école primaire, indiquant avoir perdu tous ses documents :

« Pour enseigner, j’éprouve beaucoup de difficultés. Tout a été emporté par la pluie, le petit Larousse dont je disposais ainsi que mes livres ».

Les responsables de la société civile de Malemba Nkulu appellent à une aide urgente en faveur des sinistrés, réclamant notamment des bâches et des ustensiles de cuisine.

« Le besoin immédiat, c’est une assistance en bâches pour se construire des habitations », plaide un animateur de cette structure.

L’administrateur du territoire affirme être dépourvu des moyens conséquents pour venir en aide à ces vingt-trois mille sans abris. Mais il affirme mener quelques démarches auprès des ONG internationales et agences des Nations unies pour obtenir leur appui.

En outre, le ministre des Affaires humanitaires et sociales séjourne à Lubumbashi depuis le jeudi 31 janvier pour évaluer la situation humanitaire à Malemba Nkulu.

La pluie du 15 janvier avait également fait des victimes à Lubumbashi, la capitale provinciale, causant la mort d’une personne et emportant une vingtaine de maisons.

radiookapi.net

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11/09/12

RDC-FMI : les « surdoués » de nouveau recalés















L’avenir du second Programme économique du gouvernement (PEG 2) se joue en ce mois de septembre à Washington où le Conseil d’administration du Fonds monétaire international doit se prononcer sur les 4è et 5èmes revues de ce programme, conclu en décembre 2009. A Kinshasa, on retient son souffle. Mais, apparemment, rien n’est encore gagné. Le respect des critères quantitatifs du PEG 2 jusqu’à fin août 2012 n’a que peu d’influence sur la décision du FMI. Maintes fois reportées, les conclusions des 4è et 5èmes revues ne sont pas acquises. Les « surdoués » de Matata pourraient à nouveau être recalés par le FMI.

Entre la RDC et le Fonds monétaire international, ce n’est pas encore le divorce. Mais, ce n’est pas non plus le grand amour. Le retard pris par le Conseil d’administration du FMI pour boucler les revues, encore en suspens, notamment les 4è et 5èmes, soulève bien des interrogations. Deux ans se sont écoulés sans que l’institution financière internationale ne se hâte de libérer la voie tracée dans le programme qui le lie depuis décembre 2009 à la RDC. Si jusqu’à la 3ème revue, la RDC a pu passer le cap, moyennant diverses dérogations du Conseil d’administration, cela ne semble pas être le cas pour les 4è et 5èmes revues. Pourquoi le FMI tarde à se prononcer ? That is the question.

Au départ, le FMI avait exigé de la RDC la publication des contrats miniers signés par la Générale des carrières et des mines (Gecamines) et la Société de développement industriel et minier du Congo (Sodimico) avant de se prononcer, particulièrement, sur la 4ème revue du Peg 2. Sur papier, rien ne devait vraisemblablement obstruer la voie, la RDC ayant rempli tous les critères quantitatifs du PEG 2. Cependant, le FMI est resté de marbre, dans l’attente des explications sur des contrats de cession d’actifs signés par ces deux sociétés commerciales, entièrement contrôlées par l’Etat congolais.

Acculé de toute part, et par souci de sauver un programme durement négocié pendant trois ans, après la fin brutale du PEG1, le 31 mars 2006, la RDC a fini par se plier aux exigences du FMI, en publiant sur le site du ministère des Mines les contrats mis en cause. A Kinshasa, l’on espérait obtenir gain de cause. Rien n’est venu. Il en est de même de la 5ème revue du PEG 2, également soumise à de dures contraintes du FMI. L’avenir du PEG 2 se joue donc autour de ces deux revues. A Kinshasa, le gouvernement continue de compter sur la bonne tenue des indices sur le plan macroéconomique où de principaux indicateurs du PEG 2 sont présentés comme étant au vert. Et que, pour les critères quantitatifs, la RDC évoluerait dans les marges fixées dans le PEG 2. Jusqu’à fin août 2012, il est fait état du taux de change et du taux d’inflation. Malgré ce beau tableau, le FMI ne se montre pas convaincu. A Kinshasa, on espère un dénouement heureux avant les prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, prévues à Tokyo (Japon) du 9 au 12 octobre 2012.

Les nouveaux préalables

Des nouvelles en provenance de Washington, siège du FMI, renseignent que le Conseil d’administration du FMI a promis d’inscrire le dossier à son Conseil d’administration, prévu courant septembre. Le FMI est déterminé à lever le bouclier qui plombe encore le PEG 2. Mais, tout dépendra de l’attitude de Kinshasa. Car, la prise en compte du dossier RDC en ce mois de septembre au Conseil d’administration du FMI pour la conclusion des 4è et 5èmes revues du PEG 2 est conditionnée par deux préalables. Le premier est lié au budget 2012. Le FMI exige de la RDC la révision de ses principales orientations pour conformer la loi financière 2012 aux exigences de la Facilité élargie de crédit, programme sur lequel est calqué le PEG 2. Le deuxième touche, une fois de plus, au secteur minier. Il s’agit de la publication du contrat sur la Congolaise des mines et de développement (COMIDE), partenariat dans lequel est impliquée la Gecamines.

Au niveau du gouvernement, des équipes d’experts, renseignent des sources concordantes, travaillent sur le dossier dans l’espoir d’aligner, dans la mesure du possible, la programmation financière du PEG 2 avec la loi financière 2012. Mais, au FMI, l’on reste circonspect, rapportent plusieurs sources. En effet, le FMI voudrait se convaincre de la volonté du gouvernement d’évoluer dans le sens du PEG 2 à la lecture du projet de loi des finances 2013 qui sera présenté au Parlement durant la session de septembre. Or, sur papier, c’est peu probable que le gouvernement remplisse, avant les prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, les nouvelles exigences du FMI.


D’ores et déjà, il faut craindre le pire – pourtant inévitable au regard de l’évolution des faits. La conclusion des 4è et 5èmes revues du PEG 2 n’est pas pour demain. En multipliant des conditionnalités, le FMI envoie un message que, malheureusement, Kinshasa peine à décrypter. L’on est donc parti pour un nouveau recalage. Est-ce que les « surdoués » feraient preuve de leur super intelligence un miracle et faire sauter le verrou qui obstrue la voie du programme conclu en décembre 2009 avec le FMI ? Pas évident. Raison pour laquelle ils vont essuyer un nouveau revers.


Écrit par Le Potentiel

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23/06/12

Assemblée nationale : Matata défend un projet de Budget 2012 de 7 577,9 milliards FC














L'élaboration du projet de loi des Finances a pris en compte la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment l'organisation effective en 2013 des élections provinciales et sénatoriales et la conclusion de la dernière revue du programme économique du gouvernement.

Le Premier ministre, Matata Ponyo, a présenté, hier vendredi 22 juin devant la représentation nationale, le projet de loi des Finances pour l'exercice 2012.

Arrêté en équilibre, en recettes et en dépenses à 7 577,9 milliards de francs congolais équivalent à près de 8 069 milliards de dollars américains, ce projet met en application, selon Matata Ponyo, les dispositions pertinentes de la loi des Finances publiques, précisément dans son article 228.

Les recettes propres des provinces ne sont plus reprises dans le projet de loi des Finances qui se rapportent aux Finances du pouvoir central. Elles seront d'abord présentées dans les édits budgétaires, puis incluses dans la loi de consolidation budgétaire, qui représente les recettes et les dépenses de toute l’administration publique, neutralisant les transferts intergouvernementaux.

En ce qui concerne le cadre macroéconomique qui sous-tend à l'élaboration des prévisions budgétaires de l'exercice 2012, le Premier ministre Matata le présente visiblement avec satisfecit: «le taux de croissance du PIB 6,6%. Déflateur du PIB 9,7%. Taux d'inflation moyen 12,7%. Taux d'inflation à fin période 9,9%. Taux de change moyen 939,12 FC le dollar. Taux de change a fin période 967,59FC le dollar. Et le PIB nominal est de 17.260,9 milliards de FC».

Le premier ministre précise la constitution de l'enveloppe budgétaire. «Ainsi, le montant de 7 577,9 milliards de francs congolais est constitué de recettes internes hors provinces estimées à 4 717,4 milliards de FC et des recettes extérieures chiffrées à 2 860,5 milliards de FC.

Les recettes internes accusent ainsi un taux de croissance de 43,6% par rapport à leur niveau de l'exercice 2011. Elles sont pour l'essentiel constituées de recettes courantes à l'ordre de 4 696 milliards de FC. Les recettes extérieures s'élèvent à 2 860,5 milliards de FC et sont regroupées en deux catégories, à savoir les appuis budgétaires de l'ordre de 323,9 milliards de FC et les recettes de financement des investissements chiffrées à 536,7 milliards de FC», a indiqué le Premier ministre.

Par ailleurs, Augustin Matata Ponyo, qui dispose de quarante-huit heures pour rencontrer les diverses préoccupations soulevées par les députés nationaux, a fixé ces derniers sur la conjugaison des facteurs qui ont caractérisé l'élaboration de ce projet de loi.

Il y a d'abord, l'organisation effective en 2013 des élections provinciales et sénatoriales impliquant des dépenses subséquentes en 2012.

Ensuite, c'est la conclusion de la dernière revue du programme économique du gouvernement et la négociation d'un autre programme avec les institutions de Bretton Wood, notamment le Fonds monétaire international.

Enfin, c'est aussi l'entrée en vigueur des dispositions pertinentes de la loi numéro 11/011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances publiques qui intègre le contexte de la décentralisation telle que consacrée par la Constitution et l'approche de la gestion axée sur les résultats.

S'agissant de la mise en perspective du programme du gouvernement, le Premier ministre a fait remarquer que le gouvernement veut établir un lien étroit entre les politiques publiques et le budget de l'Etat afin d'introduire la culture des résultats et de la performance dans la gestion des Finances publiques.

«A travers son programme, le gouvernement traduisant la vision de la révolution de la modernité prônée par le président de la République, poursuit 6 grands objectifs autour desquels est bâti la stratégie budgétaire qui sous- tend désormais le budget de l'Etat». Il faudra poursuivre et finaliser les réformes institutionnelles en vue de renforcer l'efficacité de l'Etat.

Il faudra consolider la stabilité du cadre macro-économique et accélérer la croissance afin de réduire la pauvreté ; poursuivre la construction et la modernisation des infrastructures de base ; améliorer le cadre de vie et les conditions sociales de la population ; renforcer le capital humain et l'éducation à la citoyenneté, et enfin renforcer la diplomatie et la coopération au développement», a- t-il déclaré.

Des réactions

Si la Majorité n'hésite pas d'emblée à montrer le soutien inconditionnel à ce projet du gouvernement présenté par le Premier ministre, l'Opposition n’est pas allée par quatre chemins pour qualifier son caractère irréaliste. Jean Lucien Bussa y voit une rigueur à double vitesse, avec les institutions président de la République et gouvernement passés pour être de mauvais élèves dans la discipline budgétaire.

Selon le MLC Bussa, en ce qui concerne les recettes d'origine interne, il y a un potentiel fiscal énorme qui, par le mécanisme de fraude et de la mauvaise gouvernance ne permet pas à l'Etat congolais de saisir l'ensemble de ces recettes et d'améliorer les moyens qui lui permettent de pouvoir les affecter pour le développement du pays.

Quant à Rémy Massamba de l'UDPD, il attend du Premier ministre l'engagement ferme pour la décentralisation administrative et financière.

Le député Valentin Senga, lui, s'insurge contre la disparité en terme de budget d'investissement entre les provinces. D'autres critiques sur le Budget 2012 concernent la minorisation des moyens alloués à la défense pour un pays en guerre. 6,9 % en 2011, le budget ne prévoit que 2% en cette année, alors que soutient François Zekuye le pays est en guerre. Ce dernier regrette aussi la diminution sensible de fonds alloués à la diplomatie et à la lutte contre la corruption et l'impunité.

Pitshou Mulumba

Par Le Potentiel
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07/05/12

A un mois de clôture officielle du PEG 2 : Le FMI juge «appréciable» la situation économique de la RDC














A un mois de clôture du programme signé en décembre 2009 entre le FMI et la RDC, Samir Jaja juge «appréciable» la situation économique de la RDC. Ce qui augure de bonnes perspectives pour la négociation d’un nouveau programme censé succéder au PEG 2.

Le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) à Kinshasa, Samir Jaja, a qualifié d’« appréciable » la situation économique de la République démocratique du Congo (RDC). C’était au sortir d’un entretien, jeudi 03 mai à Kinshasa, avec le président de l'Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, au Palais du peuple.

«La situation économique est appréciable au niveau des structures macroéconomiques, notamment l'inflation jugée faible, la stabilité du taux d'échange et les dépenses sont sous contrôle», a-t-il précisé.

S’agissant du programme en cours depuis décembre 2009 en faveur de l'accès au crédit, Samir Jaja a indiqué que les discussions seront reprises pour le conduire à son terme, d'ici à fin décembre 2012.

Le Programme économique du gouvernement (PEG 2), soutenu par la Facilité élargie de crédit du FMI et approuvé en décembre 2009, est censé avoir débuté le 1er juillet de la même année. La RDC y a tiré une tranche supplémentaire d’environ 80 millions Usd à chaque revue conclue au titre d'appui à la balance de paiement.

Alors que les trois premières revues semestrielles ont été jugées «satisfaisantes» par son Conseil d'administration, le FMI ne s'est pas encore prononcé sur l’évaluation de la quatrième revue portant sur la période allant de janvier 2011 à juin 2011.

A ce propos, la RDC affirme que les principaux critères de réalisation quantitatifs du programme ont été respectés (avoirs intérieurs nets, avoirs extérieurs nets et crédits nets à l'Etat) tandis que les réformes structurelles ont été mises en œuvre pendant la période concernée.

«En raison du contexte électoral en RDC, le Conseil d'administration du FMI ne pouvait pas décider du sort de la 4ème revue du PEG 2. En principe, cette instance doit attendre la mise en place effective des institutions issues des élections présidentielle et législatives, notamment le gouvernement et le Parlement», expliquent des sources concordantes.

Elles rappellent que l'Accord pour la Facilité élargie de crédit triennal en faveur de la RDC a été approuvé pour un montant équivalant à 346,45 millions de DTS, soit quelque 561,1 millions Usd, ou 65 % de la quote-part du pays au FMI.

RESUME DU PEG 2

Pour rappel, c’est depuis le 11 décembre 2009 que le Conseil d’administration du FMI a approuvé aujourd’hui un accord triennal de 346,45 millions de DTS (environ 551,45 millions Usd) en faveur de la RDC au titre de la Facilité élargie de crédit. Le nouvel accord, mieux connu sous la dénomination de PEG 2 étalé sur la période 2009-2012, est destiné à aider les autorités à mettre en œuvre leur stratégie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance ainsi que leur programme de réformes économiques. Les principales priorités sont les suivantes : assurer une croissance vigoureuse de l'économie, faire revenir l'inflation en dessous de 10%, renforcer la gestion des finances publiques, ramener la dette à un niveau viable et accélérer les réformes structurelles.

Le programme qui se termine en juin 2012 poursuit les objectifs suivants : une croissance moyenne du PIB réel de 5,5%; un taux d’inflation en fin de période de 9% d’ici 2012; des réserves brutes équivalentes à 10 semaines d’importations, aide non comprise, d’ici 2012; et la limitation du déficit extérieur courant (dons compris) à 25% du PIB en moyenne.

Ce programme comporte des réformes structurelles axées sur les objectifs suivants : une meilleure mobilisation des recettes intérieures par l’élargissement de la base d’imposition et l’amélioration de sa gestion ; le renforcement de la gestion des finances publiques par l’amélioration de la préparation, de l’exécution et de la responsabilité budgétaires ; la réforme de la banque centrale, en vue en particulier de rétablir l’indépendance de la Banque centrale du Congo et de renforcer son pouvoir de surveillance au moyen d’une assistance technique du Département des marchés monétaires et de capitaux du FMI ; le développement du secteur privé, notamment par la réforme des entreprises publiques, la rationalisation de la réglementation, la protection de l’investissement étranger et l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources naturelles.


Par Angelo Mobateli


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22/03/12

Modernisation du système national de paiement : la BCC salue le lancement du Mobile banking












La Banque centrale du Congo vient d’effectuer un pas de géant dans son projet de modernisation du système national de paiement. Le service financier via le téléphone cellulaire est désormais une réalité en RDC, avec le lancement depuis le 20 mars 2012 du Mobile banking.

La Banque centrale du Congo (BCC) ne se lasse pas dans son ambitieux plan de modernisation du système national de paiement. Depuis le mardi 20 mars 2012, une étape importante vient d’être franchie avec le lancement du mobile banking.

« Avec Mobile banking, le téléphone devient un porte-monnaie », a dit, dans son allocution d’ouverture, le directeur général d’Airtel Congo, première société de télécommunication à inaugurer ce système de paiement par voie de téléphonie cellulaire sur le sol congolais. Présent à cette cérémonie, Louis-Alphonse Koyagialo, Premier ministre ad intérim et vice-Premier ministre en charge des Postes et Ntic, a presqu’abondé dans le même sens. « Avec Mobile banking, c’est la communication au service de l’économie », a-t-il dit, soulignant, par ailleurs, que « cette innovation rime avec la révolution de la modernité prônée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange».

Mais, c’est à Jean-Claude Masangu Mulongo, gouverneur de la BCC, qu’est revenu l’honneur de retracer le chemin parcouru jusqu’à la concrétisation de ce grand projet qui s’inscrit, a-t-il déclaré, dans la série de réformes en œuvre au niveau de l’Institut d’émission depuis 1997. C’est un homme comblé et content d’avoir gagné son pari qui est monté sur le podium à cet effet pour dire un mot au nom de la Banque centrale du Congo. D’entrée de jeu, le gouverneur de la BCC n’a pas caché sa satisfaction à l’issue du lancement de ce nouveau qui vient ainsi allonger la liste des moyens de paiement en vigueur en RDC.

« En effet, l'introduction d'un nouveau service dans la gamme des produits et services financiers existants constitue en soi un évènement marquant pour tout banquier », convaincu que « ce nouveau service a pour conséquence une augmentation significative du taux de bancarisation du pays et une inclusion financière tout aussi significative de non seulement la population la plus démunie et exclue du système bancaire classique, mais aussi de tous ceux qui opèrent dans le secteur informel, alors l'évènement se transforme en une avancée mémorable». Avec le Mobile banking, «le paysage bancaire peut porter un habit tout neuf», a-t-il fait remarquer.

Mais, «le projet visant à faire du mobile banking une réalité en RDC n’est pas en soi une action isolée», a rappelé le gouverneur de la BCC. Il a, à cet effet, survolé toutes les étapes parcourues pour arriver enfin à la matérialisation de ce projet.

La première expérience de faire participer la téléphonie cellulaire au système national de paiement a été tentée, a-t-il dit, en 2003 avec le service Celpay, lancée à l’époque par Airtel, opérant alors sous la marque Celtel, devenant ainsi le pionnier de la téléphonie mobile en matière financière, en partenariat avec quatre banques bénéficiant chacune disposant d'une licence d'opérer de la BCC. Mais, l’expérience ne fut pas «concluante», en raison, pense-t-il, de plusieurs contraintes, dont «le coût élevé des transactions où l'opérateur téléphonique, les banquiers ainsi que les distributeurs prenaient chacun leur marge sur chaque opération; l'absence d'un cadre juridique et réglementaire adapté, qui n'avait pas pu notamment favoriser l'interopérabilité ni l'existence d'un nombre critique de distributeurs».

Ce qui n’a, d’ailleurs, pas découragé les promoteurs de la téléphonie mobile, dont Airtel, a fustigé le gouverneur de la BCC. Le désir d’innover est aujourd’hui couronné par le lancement de Mobile banking, sous l’étiquette de «Airtel money», faisant ainsi de cette entreprise la «première société financière spécialisée à bénéficier de l'agrément de la Banque centrale du Congo pour opérer dans le secteur de la monnaie électronique».

LES ATTENTES DE L’INSTITUT D’EMISSION

De l’avis du gouverneur de la BCC, l'introduction de la téléphonie mobile comme moyen de paiement devait influer sur trois majeurs de son plan stratégique.

Avec l'introduction du Mobile banking le nombre de comptes bancaires en l'espace de deux ans pourrait passer à 15 millions, soit 10 fois plus tandis que le taux de bancarisation se chiffrerait à 22 %. Par ailleurs, ces comptes additionnels se retrouveraient en majorité non plus dans les grands centres urbains, mais dans tout l'arrière-pays desservi par les opérateurs de télécommunication cellulaire.

Un autre avantage du Mobile banking, pense-t-il, réside dans la réduction de la manipulation des espèces, de la monnaie fiduciaire.

Prenant en compte l'impact de la téléphonie mobile particulièrement quant à l'objectif d'inclusion financière et de réduction de la pauvreté, Jean-Claude Masangu a vivement salué l’esprit d’innovation dont faite preuve depuis son implantation en RDC, l’entreprise Airtel. « Je profite de cette occasion pour féliciter chaleureusement Celtel qui aujourd'hui opère sous la marque Airtel pour avoir été et toujours être le pionnier dans le lancement de la monnaie électronique. Et pour cette fois-ci, c'est le succès qui est au rendez-vous! », a-t-il dit, relevant qu’avec ce système «les plus démunis, les non-bancarisés, ceux vivant en milieux ruraux auront enfin accès aux services financiers minima tels que l'épargne, le transfert d'argent, le paiement de biens et services et l'obtention de crédit», permettant, par la même occasion, de «rendre les populations à faibles revenus ou pauvres moins vulnérables».

Dans son intervention, il n’a pas manqué de remercier toutes les parties impliquées dans ce projet «révolutionnaire qu'est le Mobile banking». Il s'agit, outre l’ambassade des Etats-Unis en RDC, des délégués des ministères des Postes et Télécommunications et des Finances, de la Société congolaise des postes et télécommunications, de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, des opérateurs des télécommunications, de l'Association congolaise des banques, des institutions de la micro-finance, de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Banque centrale du Congo.

Pour Jean-Claude Masangu, ces parties prenantes ont, avec leur contribution, «rendu un très grand service à la Nation congolaise en menant à bon port ce projet qui est en parfaite harmonie avec le projet de modernisation du chef de l'Etat».


Par Faustin Kuediasala


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12/03/12

Après les incertitudes du début d’année : La stabilité du cadre macroéconomique ramène la confiance dans le monde des affaires













Après un début d’année difficile, les chefs d’entreprises ont finalement repris confiance. Leur moral est au zénith, aucun secteur ne s’étant montré indifférent à ce vent de reprise. Confirmation de la Banque centrale du Congo qui l’atteste dans sa dernière livraison du baromètre de conjoncture de l’économie nationale pour le mois de février 2012.

Si les incertitudes créées par la mise en œuvre de la Taxe sur la valeur ajoutée et l’installation de l’Assemblée nationale ont eu raison du moral des chefs d’entreprises en janvier 2012, la stabilité retrouvée du cadre macroéconomique dès le mois de février a ramené le calme dans le monde des affaires. C’est ce que confirme la Banque centrale du Congo (BCC) dans sa dernière livraison du baromètre de conjoncture économie congolaise.

Dans le communiqué de presse diffusé à cet effet par la Direction générale de la politique monétaire et opérations bancaires de la BCC, son responsable, Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, note que «l'activité économique en RDC, qui a connu un ralentissement au cours des mois de décembre 2011 et janvier 2012, à travers, notamment la détérioration de l'indice de confiance des chefs d'entreprises, renseigne des signes de redressement en février. En effet, poursuit-il, les entrepreneurs qui sont demeurés pessimistes concernant l'évolution favorable de la conjoncture, se montrent plus optimistes en ce deuxième mois de l'année 2012».

Bien avant que l’Institut d’émission ne rende public son baromètre de conjoncture pour le mois de février 2012, le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, s’était auparavant félicité, devant la presse, de la confiance affichée par les hommes d’affaires à la suite de la consolidation des efforts de stabilité du cadre macroéconomique. Position du reste défendue par la BCC dans le baromètre de conjoncture.

De l’avis de la Banque centrale, la reprise de confiance dans le chef des entrepreneurs est «soutenue essentiellement par le retour à la stabilité du cadre macroéconomique, après le choc induit par l'entrée en vigueur de la réforme fiscale de la TVA, laquelle s'est accompagnée d'une flambée des prix sans précédent sur le marché des biens et services au cours du mois de janvier». De même, note-t-elle, «cet optimisme est renforcé par le début de la mise en place effective de nouvelles institutions du pays, avec la rentrée parlementaire du 16 février dernier, qui a fini par balayer la grande psychose qui avait plombé l'activité dans sa globalité pendant la période postélectorale».

Le spectre de tensions apparues en début de cette année s’est donc estompé dès le mois de février à la suite, estime la BCC, de la stabilité de principaux agrégats macroéconomiques. Cette évolution positive de la conjoncture fait, par ailleurs, remarquer la Banque centrale, «a significativement influencé l'opinion des opérateurs économiques dont le solde global brut s'est situé à +13,5% en février 2012, contre -27,0% et -17,2% respectivement en décembre 2011 et janvier 2012».

Apparemment, aucun secteur de la vie économique nationale n’est resté indifférent à ce vent de reprise. Cette reprise de confiance a donc couvert pratiquement, se félicite la BCC, l'ensemble des secteurs de l'économie.

Analyse sectorielle

En effet, les résultats du calcul du solde d'opinions par secteur d'activités économiques révèlent de très forte performance pour le secteur des services où les chefs d’entreprises ont sérieusement repris la confiance après un effritement en janvier dernier. Pour ce qui est de ce secteur, les entrepreneurs ont affiché leur optimisme quant aux perspectives favorables de la conjoncture économique. En effet, le solde brut d'opinions de chefs d'entreprises de ce secteur, après s'être effondré à -66,7% en décembre dernier pour ensuite amorcer progressivement un redressement à -21,1% en janvier dernier, est redevenu positif en franchissant la barre de zéro en février en s'établissant à +7,7%.

Coup de chapeau également au secteur de la construction où le moral des chefs d’entreprises s’est nettement raffermi en février. Ainsi, en dépit du repli notable de la confiance des entrepreneurs de ce secteur observé en février, ils restent autant optimistes quant à l'évolution favorable de la conjoncture économique. En effet, pendant la période sous revue, le solde brut d'opinions des chefs d'entreprises opérant dans ce secteur a accusé un repli à +6,3%, revenant de +30,0% un mois plus tôt.

Le secteur des industries extractives n’a pas été en marge de cette évolution positive du moral des chefs d’entreprises. Après avoir affiché, en janvier dernier, un pessimisme outré pour la toute première fois depuis juillet 2010, les chefs d'entreprises de ce secteur ont repris confiance. L’opinion reflétée par les opérateurs de ce secteur, qui était en recul au cours de deux derniers mois, est redevenue positive traduisant une nette reprise de l'activité. Ainsi, le solde brut d'opinions des chefs d'entreprises évoluant dans ce secteur s'est établi à +40,0% en février contre -29,4% un mois auparavant.

Même tendance aussi dans le secteur des industries manufacturières où l'opinion des chefs d'entreprises s’est également améliorée. Dominée par un pessimisme marqué en décembre 2011 et accentué en janvier 2012, la confiance des opérateurs économiques de ce secteur s'est finalement redressée en février dernier. Le solde brut d'opinions des entrepreneurs œuvrant dans ce créneau a repris une tendance haussière pour atteindre +14,1%, après avoir chuté à -18,2% un mois auparavant.

Comme à l’accoutumée, la Banque centrale du Congo a de nouveau exprimé sa gratitude à tous les chefs d'entreprises qui participent fidèlement à ces enquêtes de conjoncture, invitant, à l’occasion, d’autres entrepreneurs d’adhérer à ce projet pour plus de visibilité dans l’administration des affaires en RDC.
Par Faustin Kuediasala

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15/02/12

Sanction contre la Rd Congo : La Banque mondiale dément
 


Contrairement aux informations publiées par une certaine presse, faisant état des sanctions prises par la Banque mondiale à l’encontre de la Rd Congo, suite à la réélection dite contestée du Chef de l’Etat, le Directeur des Opérations de cette Institution de Bretton Woods à Kinshasa, Eustache Ouayoro dément et précise que c’est depuis plusieurs années que la BM n’accorde pas d’appuis budgétaires à la Rd Congo * La Banque mondiale gère près de 17 projets nationaux et 2 projets régionaux en Rd Congo. Elle a aussi un programme d’investissement d’environ 3 milliards de dollars Us en Rdc. Aidant ainsi de plusieurs manières les pays membres, elle n’est pas obligée d’utiliser tous les instruments en sa possession *Comment parler d’appui budgétaire en Rd Congo, pendant que ce pays ne s’est même pas doté d’un budget pour l’exercice 2012 ? La population ne devra pas s’affoler, parce qu’il y a des progrès à faire dans le domaine de la gouvernance ; le Gouvernement Congolais est conscient et s’y attèle.

Après la série des contestations suscitées par les dernières élections du 28 novembre 2011 en Rd Congo, plusieurs commentaires fusent de partout. A l’époque, le FMI avait dit qu’il était préoccupé par la situation de la Rd Congo et suivait jour après jour comment évoluait le processus électoral, notamment les différents recours interjetés devant la Cour suprême de justice.

De fausses accusations

Selon une dépêche parvenue à notre rédaction, « après la réélection contestée de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC), les premières sanctions tombent sur les autorités congolaises... et elles sont financières ». En effet, la Banque mondiale, qui estime que les « contrôles démocratiques sont insuffisants » en RDC, a décidé de ne plus contribuer au budget général du pays.

La même dépêche qui cite Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, dit que ce dernier s’est montré très sceptique sur les « contrôles démocratiques », ainsi que sur le manque de « contre-pouvoirs » en RDC dans une conférence diffusée sur internet. Il a donc décidé de stopper la contribution de la Banque mondiale au budget général du Congo, tout en précisant que les programmes sur la nutrition, l’éducation, le Sida ou le paludisme continueraient à être soutenus.

Robert Zoellick a qualifié la RDC de "zone grise", à l’image de l’Afghanistan ou d’Haïti. Cette décision intervient après des élections présidentielles et législatives particulièrement chaotiques et entachées de nombreuses irrégularités. L’Union européenne et les Etats-Unis avaient notamment relevé le manque de transparence et de crédibilité du scrutin. La Banque mondiale est le premier organisme international à infliger ainsi une sanction financière à la République démocratique du Congo. D’autres vont-ils suivre ?

La Banque mondiale dément !

Contacté au téléphone par le journal l’Avenir, M. Eustache Ouayoro, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo a démenti cette information, qui n’est pour lui qu’une simple rumeur. « Cela fait longtemps que la Banque mondiale n’accorde pas de crédits à la Rd Congo et à certains pays du monde, s’est-il exprimé, avant d’ajouter que son Institution gère un portefeuille de 3 milliards de dollars Us. Avec ses 17 projets nationaux et 2 projets régionaux, la BM est pratiquement le premier bailleur de fonds de la Rd Congo.

Dans cet entretien qu’il nous a accordé, la Banque mondiale estime qu’il y a plusieurs manières d’aider un pays. Ça peut être à travers une assistance technique, un appui budgétaire, etc. Et elle n’est pas obligée d’utiliser tous les instruments en sa possession, mais elle fait un choix. Il a demandé à la population de ne pas s’affoler, car il y a des progrès à faire au niveau de la Gouvernance et le Gouvernement de la Rd Congo est conscient et s’y attèle déjà.

Par ailleurs, Eustache Ouayoro a présenté ses condoléances à la famille des victimes du crash de Bukavu de dimanche dernier et a souhaité un prompt rétablissement au ministre des Finances, Matata Ponyo, leur partenaire privilégié. Il a aussi émis le vœu de voir le transport aérien être la priorité du Gouvernement de la Rd Congo. « On a déjà des projets qui sont sur la table du Gouvernement, notamment concernant le système de certification de pilotes de ligne », a-t-il indiqué, tout en envisageant de voir de quelle manière faudra-t-il appuyer le Gouvernement pour améliorer cet état de choses.

Il n’y a aucun problème entre la Rd Congo et la BM

Intervenant sur Top Congo, peu avant de s’envoler à Bukavu, le ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo avait démenti l’information selon laquelle il y aurait désaccord entre les Institutions de Bretton Woods et la Rd Congo. Pour lui, il s’agit de simples rumeurs et il n’y a pas eu suspension de la coopération avec l’Institution.

Selon le ministre des Finances, la rumeur est inventée de toutes pièces pour des buts inavoués. « Les relations sont au beau fixe, surtout avec la publication récente de deux contrats miniers qui bloquaient les 4ème et 5ème revue, jugées satisfaisantes par le Fonds monétaire international (FMI). Tout se porte bien », avait-il déclaré à Top Congo Fm. Augustin Matata Ponyo a annoncé aussi que la Banque Mondiale finance de nombreux projets, mais pas le budget de la Rd Congo.

Il faut noter que les revues du FMI font l’état de la situation des finances publiques pour les périodes juin et fin 2011. Le ministre Matata Ponyo qui s’est réjoui de ces bons résultats, tient à ce que la 6ème revue (celle de juin 2012) soit aussi satisfaisante. « Satisfaire à toutes les revues depuis 3 ans serait une grande première depuis plus de 50 ans et le ministre des finances que je suis y tient », a-t-il renchéri, tout en rappelant que la Banque Mondiale, à ce jour, finance en RDC des projets de l’ordre de plus de 2 milliards de dollars américains.

Pas de budget pour l’exercice 2012

Comme tout le monde le sait très bien, la Rd Congo n’a pas encore de budget pour l’exercice 2012. Ceci, parce que, lors de la session de septembre 2011, le parlement avait beaucoup plus privilégié la campagne électorale qu’un débat d’idées pour doter le pays d’un budget. Dans cette optique, on ne peut même pas parler d’appuis budgétaires, dans la mesure où ceux-ci sont prévus par le budget de l’Etat.

Voilà qui nous permet de conclure sur la fausseté de cette rumeur, d’autant plus que l’Ambassadeur de Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale en Rd Congo, s’est adressé il y a quelques jours à la presse. Dans ce face-à-face avec la presse, il n’a nullement indiqué que son Institution avait, ou se préparait à sanctionner la Rd Congo. Si tel était le cas, pourquoi se réserverait-il de le dire à la presse ? Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, nulle part dans le site de la Banque mondiale on a retrouvé la prétendue information. Alors on se demande : pour quelles raisons et dans quel objectif cette information a été mise sur la place publique ? N’est-ce pas une campagne pour toujours diaboliser le pouvoir de la Rd Congo ? Peut-être que l’avenir nous dira le contraire !

L’Avenir
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10/10/11

Aujourd’hui au Ghk : Un Forum de haut niveau pour engager la Rdc sur la voie du développement vert



Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue), la Banque mondiale et l’Union européenne, organisent, les 10 et 11 octobre 2011 à Kinshasa, un Forum de haut niveau sur les forêts congolaises et le changement climatique.

Cette rencontre de tous les enjeux pour le développement de la Rdc par ses forêts, se tient sous le Haut Patronage du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Elle réunira des représentants du gouvernement et de la société civile, des organisations internationales, des partenaires au développement et des experts nationaux et internationaux.

Ce forum a pour objectif de lancer un processus de dialogue autour de la forêt, du changement climatique et du développement en République démocratique du Congo (Rdc).

Yassa

© Copyright L'Avenir Quotidien


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06/10/11

Selon le rapport final des comptes nationaux de la santé 2008-2009 / RDC : les soins et services de santé sont à la charge des ménages à 43%


La plus grande part de financement des soins et services de santé revient à la charge des ménages en RDC. C’est ce qui ressort du premier rapport sur les comptes nationaux de la santé 2008-2009 remis lundi au ministre de la Santé, Dr. Victor Makwenge Kaput. 

Le Programme national des comptes nationaux de la santé (PNCNS) vient de publier son premier rapport sur les comptes nationaux de la santé 2008-2009. Ce, avec l’appui de l’Usaid qui a aussi apporté le soutien financier et technique à son élaboration. Ce rapport a été officiellement remis au ministre de la Santé, Dr Victor Makwenge Kaput par le directeur de PNCNS, Dr Gérard Eloko. 

Et, en présence des députés et sénateurs, des partenaires dans le domaine de la santé, des représentants des agences de l’Onu et des directeurs des services centraux et des programmes spécialisés du ministère de la Santé. 

De cette investigation qui analyse les dépenses de santé publique, privée et de donateurs, il ressort que la plus grande part de financement des soins et services de santé est à la charge des ménages. Selon le rapport, le financement du système de santé de la RDC en 2008 et 2009 a été essentiellement assuré par les ménages à 43% en 2008 et 42% en 2009. Suivent la coopération et les ONG internationales avec 34% en 2008 et 36% en 2009 et les fonds publics avec 15% en 2008 et 12% en 2009. Enfin, les entreprises avec 8% en 2008 et 10% en 2009. 

Pour Dr Gérard Eloko qui a présenté ces résultats, la conclusion est que, ce sont plus les ménages déjà démunis, qui dépensent plus pour les soins de santé. Il a relevé que ces dépenses de ménages sont faites par paiement direct aux prestataires et que le médicament représente le principal poste de dépenses des ménages avec 41%, suivis de l’hospitalisation avec 37% , puis des soins curatifs ambulatoires 14%, des examens de laboratoire et imagerie médicale 6% et l’acquisition des appareils thérapeutiques et autres biens médicaux 2%. 

Le rapport révèle également que les dépenses de ménages en soins de santé portent sur la santé de l’enfant, précisément des soins curatifs, sur la santé de la reproduction et la prise en charge des personnes vivant avec le sida. «La contribution des ménages au financement des dépenses de santé de l’enfant est réalisée essentiellement pour l’hospitalisation du nouveau-né et l’acquisition du médicament », précise le rapport. Pour ce qui est de la santé de la reproduction, l’étude indique que la contribution des ménages au financement de la santé reproductive est très importante et est réalisée essentiellement pour l’accouchement. 

Somme toute, selon ce rapport, la contribution de l’Etat au financement de la santé est faible et est quasi inexistante pour les activités spécifiques de santé de l’enfant, de santé de la reproduction et de la lutte contre le vih ; les investissements et la recherche sont faiblement financés ; le contrôle de l’Etat est faible et le fardeau des ménages en dépenses de soins de santé est très lourd. D’où, l’appel du directeur du PNCNS au gouvernement. 

Des recommandations 

Pour alléger le fardeau des ménages, Il est demandé à l’Etat d’augmenter les dépenses de santé. Il doit aussi promouvoir et organiser le système de partage de risque maladie et pourquoi pas subventionner la prestation des soins et services de santé pour les familles. Le budget de la santé doit refléter la priorité accordée à la vaccination, à la planification familiale et au Vih/sida. A la coopération et aux ONG, il a été recommandé d’augmenter leur contribution au financement de la santé au profit des ménages. 

Prenant à son tour la parole, le ministre de la Santé a reconnu que le financement du système de santé de la RDC en 2008-2009 a été essentiellement assuré par les ménages en dépit des efforts déployés par le gouvernement. Il a également noté qu’on est encore loin de 20 Usd par habitant par an requis pour assurer le paquet minimum d’activités et le paquet complémentaire d’activités au niveau opérationnel de la zone de santé. Dr Victor Makwenge a, par ailleurs, reconnu que l’information que fournissent les comptes nationaux de la santé est utilisée dans le processus de prise de décision et peut être utilisée pour comparer le système de santé d’un pays avec celui d’autres pays. 

La représentante de l’Usaid a, quant à lui, appelé le gouvernement congolais à mobiliser des partenaires locaux pour appuyer le système de santé afin d’alléger le poids des ménages. 

Par Raymonde Senga Kosi





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01/10/11

Budget 2012 : Le Katanga annonce la retenue à la source des 40 %



Les Katangais sont en colère. Ils n’acceptent plus d’être pris pour des dindons de la farce. Aussi ont-ils décidé d’appliquer très prochainement la disposition constitutionnelle qui stipule la retenue à la source par les provinces des 40 % des ressources nationales. L’Assemblée provinciale et le Gouvernement provincial se sont accordés sur ce point à l’issue de la présentation par ce dernier du budget pour l’exercice 2012. 

Le Katanga serait-il la mal aimée des provinces de la RDC ? La réponse se trouve dans les chiffres publiés par le gouvernement central. 

En effet, le dernier tableau rendu public par le ministère national du Budgets est plus éloquent sur ce que les Katangais ressentent comme une injustice commise à leur endroit. Ledit tableau présente la répartition des enveloppes entre provinces et celle des enveloppes de fonctionnement entre les institutions bénéficiaires au sein des provinces. 

La lecture comparée de cette ventilation renseigne que le Katanga produit plus pour gagner moins. A première vue, l’on peut s’y tromper facilement. Mais à y regarder de près, il n’y a aucune commune mesure entre ce que la province du cuivre cède au gouvernement national et ce que celui-ci lui rétrocède. 

Sur le fameux tableau, le Katanga est à la queue en termes d’enveloppe de fonctionnement et celle relative à la dotation annuelle destinée à l’Assemblée provinciale. Il en est de même en ce qui concerne le fonds d’investissement qui ne sont tombés dans les caisses du Katanga depuis 2007. 

De l’avis des observateurs avisés, cette position occupée par la province du Katanga dans ce classement contraste avec son poids économique et démographique. Surtout qu’il est de notoriété publique que cette province contribue à elle seule au budget national à hauteur d’environ moins 50 %. 

Voilà qui crée frustrations dans le chef des responsables et populations du Katanga. Ceux-ci se sentent victimes d’une injustice qui ne dit pas son nom. Pas de reconnaissance et partant, une sorte de mépris à l’endroit de la poule aux œufs d’or. 

Donnant de la voix vendredi devant l’Assemblée provinciale, le chef de l’Exécutif provincial n’a pas donné dans la dentelle. Il a annoncé aux élus du peuple katangais que désormais il sera procédé à la retenue à la source des 40 % des recettes produites par la province, conformément à la Constitution de la République. C’était à l’occasion de la présentation du budget provincial pour l’exercice 2012. 

Commentant l’annonce de la retenue à la source, le président de l’Assemblée provinciale du Katanga a relevé en substance ce qui suit : « Quand le président Sarkozy dit qu’il faut travailler plus pour gagner plus, en RDC il faut travailler moins pour gagner plus ». Qu’est-ce à dire ? Tout simplement ceci : le renversement des valeurs. 

Nous laissons aux lecteurs le soin de procéder à la comparaison des chiffres présentés par le ministère national du Budget pour 2012 et d’en tirer toutes les leçons qui s’imposent. Mais aussi, comprendre pourquoi les Katangais se disent frustrés et victimes d’une injustice et d’une absence de reconnaissance difficiles à cerner. 

Par Le Potentiel

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19/07/11

La Suède annule la totalité de la dette de la RDC, 180 millions USD

 


Le ministre congolais des Finances, Matata Mponio, et la chargée d’affaires de l’ambassade de Suède en RDC, Mette Sunnergren, ont signé, ce lundi 18 juillet matin, à Kinshasa, le document sanctionnant l’annulation de la dette congolaise vis-à-vis de la Suède. Le montant de la dette s’élevait à 180 millions de dollars américains.
Lors de la signature de cet accord, Mette Sunnergren a insisté:

«Notre souhait est que l’état congolais veuille bien accorder plus de priorités aux plus vulnérables et que les fonds qui résultent de cette annulation soient alloués aux secteurs de santé et de justice. [Ces secteurs occupent des parts] encore très faibles dans le budget congolais.»

La gestion des finances publiques et le climat des affaires en RDC doivent être améliorés, a-t-elle poursuivi:



Pour la partie congolaise, des efforts sont fournis pour éviter au pays de sombrer dans le surendettement.

La RDC a signé un programme avec les institutions de Breton Woods et ne va plus retomber dans les mêmes erreurs du passé, a assuré Matata Mponyo:



Cette dette a été surtout été contractée vers les années 1970, a indiqué le communiqué de presse de l’ambassade suédoise.

La Suède est le 9è pays à annuler la dette de la RDC après:

.les Etats-Unis d’Amérique,
.la France,
.les Pays-Bas,
.le Japon,
.la Belgique,
.l’Italie,
.l’Autriche et
.la Grande Bretagne

http://direct.cd/2011/07/18/la-suede-annule-la-totalite-de-la-dette-de-la-rdc-180-millions-usd/
Publié par admin,

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28/06/11

Financement des élections : une enveloppe supplémentaire du gouvernement octroyée à la Céni
 

La deuxième tranche de la contribution de l'exécutif national est destinée aux élections de novembre 2011. 
Le gouvernement a mis à la disposition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) une enveloppe supplémentaire de 20 millions de dollars américains pour l'organisation des élections. Le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, en a remis la preuve de paiement au président de cette institution, le 26 juin en son bureau de travail, en présence des membres du cabinet des Finances et de la Céni.

Le montant servira à l'acquisition de la quincaillerie électorale (urnes, isoloirs, etc.). Avec cette nouvelle contribution, la part du gouvernement dans l'organisation des élections passe de 65 à 85 millions de dollars Us fixant ainsi son apport à 75% par rapport à celle de la communauté internationale. Une nouvelle participation de l'exécutif national évaluée à 20 millions de dollars Us est attendue au mois de juillet.

« Plusieurs personnes dont des compatriotes doutaient de la bonne volonté et de la capacité du gouvernement à pouvoir financer les élections. Aujourd'hui, la preuve de son engagement est là », a déclaré Daniel Ngoy Mulunda au sortir de la cérémonie. Pour Matata Ponyo, toutes les dispositions ont été prises pour que le cadre macroéconomique n'explose pas malgré la remise de ces différentes enveloppes à la Céni. Ces allocations ne présagent aucun effet négatif notamment sur le taux de change censé demeurer stable. « Nous voulons que ces élections soient organisées sans entamer la sécurité sociale », a dit le ministre des Finances.

Par ailleurs, une délégation de l'UE sous la conduite de l'ambassadeur Richard Zink a signé, avec le gouvernement congolais, le 25 juin, une convention de financement pour l'appui à l'organisation des élections en RDC. D'un montant global de 47,5 millions d'euros, la subvention accorde la priorité aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre qui, selon l'ambassadeur de l'UE en RDC, sont une étape essentielle pour la stabilisation et la démocratisation du pays.

Richard Zink souhaite que les élections congolaises soient transparentes et crédibles. D'où la nécessité, a-t-il ajouté, de voir les électeurs adhérer massivement au processus et le gouvernement organiser les scrutins dans le strict respect de la liberté d'expression, d'association et de rassemblement de chacun, jusque dans les coins les plus reculés de la RDC. L'UE avait déjà pris une part active aux échéances de 2006 notamment avec l'envoi d'une force européenne.

La cérémonie de signature de cette convention de financement a eu lieu au cabinet du ministre des Finances, en présence du président de la Céni et du vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Milenda Bwana Sefu.

Jules Tambwe Itagali

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07/06/11

Nouveau succès du Gouvernement sur le front financier/ France-RDC : plus d’un milliard Usd de dette effacés
 


Après l’atteinte du point d’achèvement, le gouvernement continue à aligner des succès dans les négociations bilatérales engagées avec les créanciers du Club de Paris. A l’espace de quelques mois, plusieurs de ces créanciers ont répondu à l’appel. Depuis le lundi 6 juin 2011, la France vient de se joindre à ce groupe en signant, depuis Paris, l’accord d’annulation de la dette envers la RDC pour plus d’un milliard Usd. Témoin de l’événement : le ministre des Finances, Matata Ponyo. 

Longtemps considéré comme un leurre, l’accord d’annulation de la dette de la RDC depuis l’atteinte le 1er juillet 2010 du point d’achèvement de l’initiative PPTE, se concrétise au jour le jour. A l’espace de quelques mois, le gouvernement, par l’entremise du ministre des Finances, est parvenu à amener ses principaux créanciers du Club de Paris à signer, enfin, des accords d’annulation, suivant les termes convenus au point d’achèvement de l’Initiative PPTE. L’Autriche et les Etats-Unis ont été les premiers à inaugurer ce cycle. Tout récemment, la Belgique, le Pays-Bas et l’Italie leur ont emboîté le pas. 

Aujourd’hui, c’est la France qui a décidé de rejoindre cette dynamique pour marquer, comme les autres, son soutien à la reconstruction. 

Depuis Paris, capitale de la France, où il se trouve en mission de service, Matata Ponyo Mapon, ministre des Finances, a pu obtenir du gouvernement français l’accord d’annulation de 91,44% du stock de la dette de la RDC envers la France, soit l’équivalent de plus d’un milliard Usd. Avec cet accord d’allègement, la dette due à la France passe de 1.043,56 millions d’euros à 89,30 millions d’euros. 

Cet accord d’allégement a été signé à l’issue de l’entretien que le ministre Matata Ponyo a eu hier lundi 6 mai dans la matinée avec Mme Christine Lagarde, ministre française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. 

Une fois de plus, la France vient de poser un acte qui confirme son soutien au plan de reconstruction de la RDC. Ce qui rejoint, d’ailleurs, les assurances faites récemment par son ambassadeur en RDC, Pierre Jacquemot, lors de sa conférence d’adieu avec la presse congolaise. Plus de doute possible, la France se met bel et bien aux côtés de la RDC pour l’accompagner dans le vaste chantier de reconstruction. 

A l’actif du Gouyvernement 

Nombre d’observateurs de la scène économique congolaise pensent que cet accord d’allégement est une marque de confiance aux efforts inlassables que mène le gouvernement pour consolider davantage la stabilité du cadre macroéconomique, tout en garantissant la transparence dans la gestion des Finances publiques. 

Le soutien de la France témoigne de la bonne tenue des finances publiques depuis un temps. C’est dire que l’atteinte le 1er juillet 2010 du point d’achèvement de l’initiative PPTE n’a pas été le fait du hasard. Elle a été le couronnement d’un travail méthodique mené sous la houlette du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, pour donner la chance à la RDC de se décharger du poids d’une dette odieuse de plus de 13 milliards Usd. Pour y parvenir, le chef de l’Etat s’est appuyé sur le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon. 

En effet, depuis son arrivée au ministère des Finances, des lignes ont bougé – dans le bon sens d’ailleurs – dans la tenue des finances de l’Etat. Tous, sans exception (gouvernement, partenaires et services rattachés au ministère des Finances, etc.), se sont impliqués dans la nouvelle dynamique insufflée par Matata Ponyo. Le couronnement a été obtenu le 1er juillet 2010 par l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE. Depuis cette date, le gouvernement va de succès en succès sur le front financier. 

Plus rien ne peut donc obstruer la marge vers l’émergence des « finances de développement », terme qu’affectionne bien le ministre des Finances, qui a dit fonder toute son action sur ce crédo. 

Avec son arrivée au ministère des Finances, Matata Ponyo a démontré que l’impossible n’était pas congolais. Là où les mauvaises langues prédisaient le naufrage, le ministre des Finances a continué à aligner des succès, concrétisant la vision clairement exprimée par le chef de l’Etat au travers du grand projet de la reconstruction : les cinq chantiers. 

Christine Lagarde reçoit le soutien de la RDC

La rencontre entre les deux argentiers a été l’occasion pour Matata Ponyo Mapon de confirmer tout le soutien total du gouvernement congolais à la candidature de Mme Christine Lagarde au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI). En effet, pour le chef de l’Etat qui a, à maintes reprises, réaffirmé pleinement le soutien de la RDC à la candidature de Mme Lagarde, les réformes du FMI entreprises sous l’égide de l’ancien directeur général, et dont un des volets visait à donner plus d’importance dans les organes du FMI aux pays émergents et à mieux faire entendre la voie des pays, méritent d’être poursuivies et conduites à leur terme. 

La RDC, a fait savoir Matata Ponyo, est d’avis que Mme Lagarde concilie bien compétence technique et expérience politique pour continuer à la tête du FMI la mission entamée par son prédécesseur. Ainsi, en tant que pays africain et francophone, la RDC s’est d’ores et déjà rangée du côté de Christine Lagarde dans la course à la succession de Dominique Strauss-Kahn. 

Bien des sujets de grande importance ont été abordés au cours du séjour parisien du ministre des Finances, en route vers Lisbonne où il participe du 9 au 10 juin 2011 aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement. 

Ainsi, concernant la réforme des régies financières, Matata Ponyo a sollicité de la France un appui de son ministère des Finances pour conduire un diagnostic et définir un plan d’actions à court et moyen terme visant à améliorer la performance des régies financières en matière de mobilisation des recettes. Concrètement, la RDC entend de la France le détachement d’un inspecteur des finances chevronné pour la conduite d’une mission chargée de diagnostiquer les régies financières et la direction générale de la dette publique en vue de la définition de principales mesures du plan d’actions. 

La faible participation des entreprises française à la relance de l’économie congolaise a été également au centre de cet entretien. A ce sujet, le ministre des Finances a sollicité l’appui de son homologue de la France pour qu’ensemble les deux pays examinent les voies et moyens de mobiliser un plus grand nombre d’investisseurs français. 

La mobilisation d’un appui budgétaire de la France en faveur de la RDC, la concrétisation des promesses du FMI pour un appui aux pays membres, le lancement du mécanisme C2D (contrats désendettement et développement) ont figuré en bonne place dans les discussions que le minisre des Finances a eues à Paris avec la ministre française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. 

A noter qu’à l’étape de Bruxelles, le ministre Matata Ponyo s’est entretenu avec le commissaire européenn au Dévéloppement, Andris Pielbags. L’essentiel de leur entretien a tourné autour de l’évaluation du partenariat qui lie la RDC à l’Union européenne. C’était donc l’occasion pour l’argentier national de réafirmer la ferme volonté du gouvernement à tout mettre en oeuvre pour engager la RDC sur la voie du développement. 

Il faut reconnaître qu’avec l’accord d’allégement de la dette obtenu de la France, le gouvernement a le champ libre pour intensifier des discussions avec d’autres bailleurs de fonds pour concrétiser les engagements souscrits au point d’achèvement de l’Initiative PPTE. 



Par Le Potentiel

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30/05/11

Baisse de 5% des prix des biens importés : L’UDECOM doute de la compétence du ministre de l’Economie



La semaine dernière, le ministre de l’Economie, Jean-Marie Bulambo Kilosho, a annoncé à la presse que les prix de tous les produits importés vont baisser de 5 à 8%. Et c’est au courant de cette semaine que les consommateurs pourront réellement constater si oui ou non il y a eu baisse. Mais déjà, tous ceux qui vont au marché constatent que rien n’a changé jusque-là. Des produits comme « la farine, les huiles et le lait, qui étaient frappés de droit de consommation, connaissent le taux de réduction le plus élevé », a-t-il précisé. Pour arriver à cette baisse, le gouvernement a dû procéder à la suppression de certaines taxes sur les produits importés, mais sans d’autres précisions sur ces taxes. Il a également annoncé une défiscalisation dans l’importation des produits de première nécessité, qui pourrait aller jusqu’à 50% des droits de douanes et de l’impôt sur le chiffre d’affaire. Les effets de cette défiscalisation, selon lui, pourraient être ressentis sur le marché dès la semaine prochaine. Elle devrait concerner uniquement les produits de première nécessité : la viande, le poisson, l’huile végétale, le poulet, le blé, le riz.

Des réactions du public

Par rapport à cette décision, le quotidien l’Avenir est allé à la rencontre de Me Chief Tshipamba Ngambamalu, Président de l’Union pour la Défense des Droits des Consommateurs (UDECOM), qui a donné son avis. « Nous saluons cette décision qui rentre dans le cadre de la gestion du pays et qui concerne tout le monde. Cependant, nous regrettons qu’elle intervienne en retard par rapport à la lettre prémonitoire déposée par l’UDECOM à l’époque, à son intention, lui demandant les vraies raisons de la flambée des prix. Mais il existe en nous d’autres soucis majeurs », a déclaré Me Chief Tshipamba. En effet, l’homme en toge noire s’interroge si le Ministre de l’Economie, en décidant de la réduction à 5% du prix des biens importés, est compétent pour le faire, sauf erreur de notre part, indique-t-il. Car la fixation du prix des biens est de l’apanage des opérateurs économiques et le ministère n’exerce qu’un contrôle à postériori.

Par la suite, Me Chief Tshipamba, relativement à cette décision se pose une fois de plus la question de savoir, quelles sont les éléments qui composent les structures des prix des biens de 1er nécessité qui, constate-t-on se dérèglent couramment en vue d’une hausse vertigineuse , comme cela a été le cas du carburant dont les prix ont pris de l’ascenseur face à la montée du baril. Mais il constate aussi qu’il est mis en exergue la politique compensatoire de l’Etat, un refrain habituel. Quel est le paramètre de production qui a encouragé ladite décision, se demande-t-il, avant de dire qu’il faudrait comprendre réellement les contours en vue de mieux répercuter l’information, par ricochet nous continuons à solliciter de vive voix une rencontre avec le Ministre de l’Economie pour discuter sur une même table à ce problème social. Car point n’est besoin de rappeler qu’au mois de décembre de l’an passé, le Ministre de l’Economie a reçu en audience le questeur adjoint du Sénat en vue de débattre sur la hausse des prix.

En plus, en début de cette année, le 1er Ministre Adolphe Muzito a mis en place, avec le concours des opérateurs économiques influents de la RDC, la Commission Vie chère, en vue de prendre certaines décisions dont votre syndicat ignorait les résolutions. Ce qui nous pousse à rechercher la motivation de cette décision », s’est-t-il exprimé. Plaidant en tout moment l’installation du Conseil Economique et Social comme base de réflexion de toute question en matière économique , Me Chief Tshipamba a écrit au 1er Ministre Adolphe Muzito et au Ministre de l’Economie (lettres datées respectivement du 15 novembre 2010 et du 18 avril 2011).

Pour l’OCDE, la crise n’est pas finie

Une autre frange de la population congolaise se demande si le ministre, en prenant cette décision, a tenu compte du contexte international. Car, comme tout le monde le sait, l’actuelle hausse des prix sur les différents marchés est dictée par le renchérissement des prix des produits pétroliers et alimentaires. Pour l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) qui rassemble les pays développés, la crise n’est pas terminée. Pour cette organisation, la reprise risque d‘être freinée si les menaces qui planent sur l‘économie mondiale – une flambée durable des prix du pétrole ou un ralentissement plus marqué que prévu en Chine – s’additionnent les unes aux autres. “La reprise est générale, affirme Angel Gurrìa, le secrétaire de l’OCDE. Mais cette reprise n’est pas aussi forte que nous le voudrions et pas aussi généralisée, en plus elle n’est pas sans risques avec un haut niveau de chômage, des déficits élevés et de nombreuses conséquences post-crise pour les plus vulnérables. L’héritage de la crise est toujours présent et c’est très dur pour les plus vulnérables”.

L’OCDE a relevé ses prévisions de croissance cette année pour les Etats-Unis dont le rythme passe de 2,2 à 2,6% : même chose pour la zone euro 2% de croissance en 2011 contre 1,7% prévu précédemment. 2,2% c’est la prévision de l’OCDE pour la croissance économique en France en 2011 et 2,1% en 2012, soit au-dessus de la moyenne des prévisions pour la zone euro. En revanche, le ciel continue de s’assombrir sur le Japon avec une contraction prévue de l‘économie de 0,9% en 2011 avant un rythme de 2,2% pour la croissance l’an prochain.

JMNK et Franck Ambangito

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18/05/11

Selon le FMI : La démocratie s’accompagne souvent des réformes économiques


Les réformes économiques peuvent faire peur aux décideurs politiques, mais démocratie et libéralisation économique vont souvent de pair. La démocratie est bénéfique pour les réformes structurelles, mais l’inverse n’est pas vrai : la libéralisation économique pratiquée par les autocrates ne provoque pas de transition vers la démocratie. De plus, rien ne confirme les craintes des politiciens qui pensent que les électeurs punissent toujours ceux qui réforment le secteur financier ou qui réduisent les déficits budgétaires.

La crise financière mondiale a montré que les pays doivent entreprendre des réformes structurelles pour rehausser leur revenu et stabiliser leur économie. En supprimant les obstacles à la croissance, les réformes comme la libéralisation des échanges, les privatisations et la réglementation des monopoles peuvent accroître la production potentielle et donc, à terme, profiter à tous. Cependant, les réformes structurelles touchent souvent des intérêts puissants et peuvent être difficiles à mettre en œuvre.

Pour le Fonds monétaire international (FMI), ceux qui sont convaincus que les régimes moins démocratiques sont bénéfiques pour la libéralisation économique peuvent citer les importantes réformes entreprises au Chili par la junte militaire sous Augusto Pinochet dans les années 70 et 80 et en Corée du Sud pendant le règne autocratique de Park Chung-hee dans les années 70 et 80. Bon nombre de pays actuellement industrialisés n’étaient pas des démocraties lors de leur décollage économique. En Asie de l’Est par exemple, le développement a souvent eu lieu sous des régimes non démocratiques.

En effet, un régime entièrement démocratique peut être la proie de certains groupes d’intérêt qui font passer leurs objectifs avant le bien-être de la société. Des capitalistes campant fermement sur leurs positions de recherche de rente sont parfois les premiers à s’opposer aux réformes. Dans un pays nouvellement indépendant, il peut falloir un « dictateur bienveillant » pour protéger les institutions, empêcher le gouvernement de tomber sous la coupe de groupes d’intérêt et faire fonctionner l’Etat efficacement. Des groupes d’intérêt peuvent, en particulier, bloquer les réformes si la répartition des bénéfices à en attendre est incertaine. La démocratie peut aussi aller de pair avec une consommation privée et publique excessive et un manque d’investissements, tandis que les régimes dictatoriaux peuvent faire augmenter le taux d’épargne intérieure par la répression financière. Les salaires sont généralement plus élevés dans une démocratie. Plusieurs pays, dont ceux de l’ex-URSS et une grande partie de ceux d’Asie de l’Est, ont accru leur épargne et sont finalement parvenus à un rythme de croissance économique élevé grâce à un système politique répressif, doublé d’un système financier très réglementé. Des arguments théoriques puissants et des éléments empiriques solides confortent l’idée que la démocratie accompagne souvent les réformes économiques.

Quelques arguments théoriques

Le premier élément que le FMI donne, ce sont les préférences des dictateurs qui peuvent varier avec le temps. Puisque aucune loi ne les empêche de changer d’avis, la volonté de réforme des dictateurs ne peut pas être crédible. Les autocrates ont tendance à se comporter de façon prédatrice, ce qui perturbe l’activité économique et réduit à néant les efforts de réforme, c’est le deuxième élément. Comme troisième élément, les régimes autocratiques ont tout intérêt à différer les réformes et à réserver à leurs partisans l’accès aux activités génératrices de rentes. A l’opposé, les dirigeants démocratiques sont généralement plus sensibles aux intérêts de la population et plus enclins à entreprendre des réformes qui démantèlent les monopoles dans l’intérêt de tous. Comme quatrième élément, la protection des droits de propriété que garantit une démocratie est essentielle pour le développement économique.

Disons qu’il existe aussi de nombreux éléments empiriques qui prouvent que la démocratie et les réformes vont de pair. Mais les pays plus démocratiques sont aussi les plus réformés, mais une corrélation ne signifie pas nécessairement que la démocratie est la cause des réformes économiques. Cette relation pourrait très bien être inversée, ou il se pourrait encore qu’un troisième facteur commun soit le moteur des deux autres. La question de l’effet de la démocratie sur la réforme économique reste en grande partie sans réponse.

A ce niveau, il faut souligner que l’amélioration des Institutions démocratiques est significativement corrélée avec l’adoption de réformes économiques. La transition d’un régime autocratique à une démocratie totale s’accompagne d’une hausse de 25% de l’indice de réforme. Ainsi, la démocratie est bénéfique pour les réformes structurelles, mais que l’inverse n’est pas vrai : la libéralisation économique pratiquée par les autocraties ne provoque pas de transition vers la démocratie. De plus, rien ne confirme les craintes des politiciens qui pensent que les électeurs punissent toujours ceux qui réforment le secteur financier ou qui réduisent les déficits budgétaires.

Des pays africains font exception

Au-delà de tout ce que vient de dire le Fonds monétaire international (FMI), il faut vite retenir que certains pays africains avec leurs dictateurs font exception. C’est le cas de la dictature en Rd Congo ex. Zaïre, qui a beaucoup plus profité au régime de Mobutu qu’à la population. A l’exemple d’autres dictatures qui ont développé leurs pays, le pays de Mobutu ne s’est pas du tout développé, pendant que le pays disposait de tous les atouts pour ce faire. Nous citerons par exemple les réformes enclenchées dans le cadre du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) du FMI, qui a beaucoup plus apporté la misère que les réformes attendues par la population. Comme conséquence, tous les secteurs n’ont pas évolué, et les entreprises publiques sont restées des canards boiteux et des vaches à lait pour les différents mandataires, au grand dam de la population congolais. Et il a fallu un peu d’efforts et de sérieux de l’actuel Gouvernement pour que les réformes soient appliquées et profiter cette fois-ci à la population congolaise.

En ce qui concerne la Rd Congo, il est vrai que la démocratie a favorisé les réformes qui ont permis d’atteinte du Point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), signalons que les réformes ont été réalisées avec l’aide de la communauté internationale. Tel est le cas de la dernière matrice qui a été décidée entre le Gouvernement congolais et la Banque mondiale, représentant d’autres bailleurs de fonds de ce pays. Mais la volonté reste celle du Gouvernement congolais qui est déterminée à améliorer son climat des affaires, ainsi que la transparence dans la gestion des revenus issus des industries extractives.

Jean-Marie Nkambua

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25/04/11

Crise financière : l’économie de la RDC n’est pas concernée ?
 

Au début des secousses financières internationales, les analystes de Goldman Sachs lancèrent l’idée du découplage : les économies émergentes ne seraient pas affectées par la crise. Grosso modo, c’est là leur thèse. Cependant, au plus fort de cette idée, elle fut étendue, par certains, même aux économies africaines, car faiblement intégrées aux marchés financiers. Avec un peu de recul aujourd’hui, quoi en penser aujourd’hui ?

Considérons comment l’économie de la République démocratique du Congo (RDC), le centre de l’Afrique géographiquement parlant, a vécu la crise pour démontrer que cette idée était dès le début insoutenable pour les économies africaines.

Du point de vue macroéconomique, l’économie de la RDC est très vulnérable aux chocs de divers ordres, du fait de sa taille, de sa structure et de son interdépendance au reste du monde ; comme d’ailleurs beaucoup d’autres économies africaines. Ceux qui doutaient en ont eu finalement la preuve avec la récente crise économique internationale. En effet, celle-ci a fait vaciller les équilibres macroéconomiques du pays. L’économie a été plongée en récession au troisième trimestre 2008. Le taux de croissance, qui était de 6,7% au deuxième trimestre, est tombé à -1,8%. La non-résilience de l’économie congolaise a été mise à découvert.

Aussi, les réserves de change, qui représentaient moins d’un mois d’importation durant les premiers mois de 2008, n’ont cessé de se volatiliser au point de ne couvrir qu’un jour d’importation en février 2009. Hormis l’aide publique au développement – elle a augmenté de 1,019 à 1,499 milliard USD en 2008-2009, les autres postes de la balance des paiements étaient également en net recul. Exemple : le montant de l’argent envoyé en RDC par les congolais résidant à l’étranger et qui alimente la demande congolaise domestique est passé à 135 millions USD en 2009, alors qu’il s’élevait à 212 millions USD en 2008 ; l’investissement direct étranger, 1713 millions de USD en 2008, a baissé pour tomber à 626 millions de USD en 2009. Par voie de conséquence, le solde de la balance des paiements s’est fortement dégradé.

Le secteur financier du pays n’a pas été en reste. Les banques commerciales congolaises, loin de posséder les fameux « actifs toxiques », ont été frappées de plein fouet par le passage de la crise. Cela via, entre autres, les dépôts en devises auprès de leurs partenaires étrangers dans le souci de réagir aux besoins de leurs clients. La part des opérations de trésorerie et interbancaires est tombée à 35% à la mi-2009, alors qu’elle se situait à 16 points de pourcentage de plus au début de 2007. Et le taux de dégradation du portefeuille des banques, qui était de 1,3% en 2008, a été multiplié par 2,3 en 2009. 

Après cette description, cela tombe sous le sens : la RDC a des ramifications avec le reste du monde qui l’affectent. Cette affectation a suivi un chemin classique. Economie fortement extravertie, il était évident dès le début que la RDC – comme beaucoup d’autres nations africaines – ne serait pas épargnée par la crise, ne serait-ce via la réduction du volume des échanges extérieurs. La balance commerciale en a payé le prix : le solde, qui était de 886 millions de dollars américains en 2007, s’est effondré (-1447 millions de dollars en 2009). 80% de recettes en devises dont dispose le pays sont fonction de ses exportations minières. Avec la baisse de la demande au niveau international, il y a eu naturellement dégringolade des exportations, conjuguée tant aux faibles transferts des revenus des émigrés qu’à une diminution des Investissements Directs Etrangers – qui pour la majeure partie arrivent dans le secteur minier. L’activité des mines et hydrocarbures a connu une grande contraction en 2009 (-11%). Intuitivement, cette sensible baisse de l’activité minière ne pouvait qu’affecter d’autres pans de l’économie qui lui sont attachés directement comme indirectement. 

Alors que les exportations baissaient, les importations devraient être maintenues à un certain niveau, étant donné le fait les congolais consomment majoritairement des biens non produits par eux-mêmes. Cette situation mettait donc une pression sur le cours de la monnaie (taux de change) : le franc congolais a subi une nette dépréciation de l’ordre de 22,4% au premier trimestre 2009. Cette perte de la valeur externe de la monnaie congolaise s’est traduite également par une hausse de l’inflation au sein de cette économie fortement dollarisée.

Ce portrait de la crise vue de la RDC peut être extrapolé à d’autres économies africaines, avec des légères modifications. L’Afrique n’est pas seulement liée au monde par les marchés financiers, d’autres liens existent. C’est le cas par exemple du commerce, qui est le cordon ombilical. Sans commerce, le Congo démocratique, comme d’autres nations africaines, est étranglé. Hélas ! ignoré par les tenants de l’idée du découplage dans sa version extrême.

Ainsi toute crise importante, ayant pour origine la plus grande économie mondiale, et, qui affecterait d’autres nations a une probabilité non nulle de contaminer l’Afrique, la RDC en particulier. Au paroxysme du « triomphalisme aveugle », on a même oublié cette évidence. La trajectoire empruntée par la crise dans l’économie congolaise nous met bien en garde pour la prochaine catastrophe économique planétaire, si jamais elle devrait surgir. C’est bien là une leçon que nous sommes censés intérioriser : dans une économie mondialisée, le « découplage » tient du miracle.

Auteur : Oasis Kodila

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29/03/11

Le calvaire des fonctionnaires de l'Etat - Les banques commerciales grandement responsables
 


Les agents et fonctionnaires de l'Etat en Rd Congo sont, s'agissant de leur rémunération, en train de vivre un véritable calvaire, calvaire dans lequel les banques commerciales sont grandement responsables. En effet, depuis les dernières décennies du régime Mobutu jusqu'à ce jour, la situation des agents et fonctionnaires de l'Etat n'a été guère reluisante en Rd Congo, aussi bien du côté rémunération que du côté conditions de travail et de logement. Non seulement le fonctionnaire de l'Etat est mal payé, non seulement ce maigre salaire qui ne vaut même pas, dans certains pays, une bourse d'études consentie en faveur des étudiants, mais surtout ce maigre montant lui alloué comme l'aumône ne tombe qu'une fois les 3 mois.

Mais là où le bât blesse, c'est au niveau des billets qui lui sont remis après plusieurs semaines passées à jain, mais semaines pendant lesquelles un travail harassant était exigé de lui. Des billets qui dégagent une odeur suffocante comparable à celle de l'ammoniaque, et surtout ces manquants dans presque toutes les bottes préparées pourtant soigneusement par des agents bien motivés. S'agissants des manquants, ils sont variables, de 200 à 1000 Fc selon les bottes, voire un peu plus. Après une ronde passée dans quelques services qui viennent d'être payés pour le compte du mois de février 2011, nous avons constaté que l'argent ici controversé est celui payé par la Banque commerciale du Congo (BCDC). Allant en profondeur avec notre analyse, il revient que l'argent payé aux clients par la BCDC est celui préparé " soigneusement " par groupe services/BCDC, un service de sous-traitance basé à la8ème rue/Limete industriel. Pour en avoir le cœur net, nous publions ici quelques étiquettes anonymes, lesquelles ont été collées sur les bottes des billets de 100 Fc, bottes préparées le 15 mars et payées aux agents et fonctionnaires de l'Etat.



L'autre face de la médaille

Comme si cela ne suffisait pas, les agents des banques commerciales s'arrangent toujours pour livrer aux consommateurs qui sont les fonctionnaires de l'Etat des billets impropres à la consommation, et ce, quand bien même eux auraient reçu des billets pimpant neuf dans les sachets. En plus, l'opinion se demande si les principes de gestion des banques sont différents en Rd Congo où les banques se comportent comme des monarques. Riant souvent au nez et à la barbe des fonctionnaires, ils ne libèrent l'argent en le mettant à la disposition des comptables d'Etat, que quand ils veulent, mais c'est toujours trop tard, jamais avant 15 h00. Ce qui va sans dire que l'argent, après qu'il est sorti de la banque, ne peut atteindre les destinataires (fonctionnaires) que 24 heures plus tard. De là conclure que les probabilités de passer de la vie à trépas sont beaucoup plus grandes pour les fonctionnaires de l'Etat. Si tout ne dépendait que de l'argent payé à temps. Il revient aussi que ce retard peut-être dû à une autre cause : l'argent doit d'abord effectuer quelques mouvements et produire avant d'atterrir dans les mains des destinataires.

Si l'agent et le fonctionnaire de l'Etat ne sont pas traités beaucoup plus humainement, comment voulez-vous que l'administration publique en RD Congo puisse tourner d'après les règles classiques ? Ne dit-on pas " il faut ménager le chou et la chèvre ?" 

Pour revenir au problème de la BCDC avec son partenaire groupe services, nous n'avons pas intérêt à nous ingérer dans leur partenariat, mais nous voulons que chaque partie puisse se comporter de telle sorte que le fonctionnaire et l'agent de l'Etat ne soit pas le dindon de la farce, selon le principe qui veut que le client est roi. Et à travers leurs comptables, les agents et fonctionnaires de l'Etat sont rois à la BCDC.

Nous avons eu à déplorer ce comportement qui consiste à soutirer les billets des banques une première fois il y a de cela 3 ans, nous le faisons encore aujourd'hui. Que les agents de groupe services nous évitent une 3ème fois car persévérer dans l'erreur est diabolique.

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21/03/11

Après les échanges au vitriol / RDC-Banque Mondiale : harmonisation des vues


Le Potentiel n'avait pas tort de faire part dans l'une de ses éditions de la " difficile cohabitation" entre la RDC et la Banque mondiale. Le journal s'appuyait sur le " gel " depuis un temps de tout nouvel engagement de la Banque mondiale en faveur de la RDC, s'appuyant sur les déclarations faites devant la presse par la directrice des opérations en RDC, Marie-Françoise Marie-Nelly. 

Dans le temps, les faits portés au public par le journal lui avaient valu de vives critiques de la part de la représentation de la Banque mondiale en RDC. Mais, "quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par poindre ", dit un vieil adage. Ainsi, ce qui était jusque là classé " secret défense " set révèle au grand jour le vendredi 18 mars 2011 lors d'une réunion conjointe, au ministère des Finances, entre le gouvernement, conduit par le ministre des Finances, et la Banque mondiale, représentée pour la circonstance par l'administrateur de la RDC au siège de Washington. 

En effet, en février dernier lorsqu'elle s'est confiée à la presse, la directrice des opérations de la Banque mondiale en RDC avait déjà annoncé la rencontre pour le mois de mars 2011. Selon elle, cette rencontre - qu'elle qualifiait de tous les enjeux - devait aider les deux parties à aplanir leurs divergences et, éventuellement, permettre à la Banque mondiale de lever son embargo sur la RDC. L'essentiel des discussions devait donc, à en croire Marie-Nelly, tourner autour de la bonne gouvernance dans le secteur des ressources naturelles. La Banque mondiale attendait du gouvernement un engagement ferme et des actions précises à mener pour une gestion saine du secteur des ressources naturelles. 

Tout est parti, rappelle-t-on, des déboires que la Banque mondiale connus dans sa participation au projet KMT, résilié en août 2009 par Kinshasa. Depuis, la Banque mondiale avait contraint le gouvernement à mettre de l'ordre dans le secteur des ressources naturelles, étendant son actions bien au-delà du seul secteur minier. Pour être plus contraignante, la Banque mondiale avait trouvé un moyen de pression qui a finalement fait fléchir le gouvernement, en suspendant toute forme de nouvel engagement en faveur de la RDC, hormis celui destiné au secteur de la santé tel que la lutte contre la malaria. 

LE NOUVEAU DEPART 

Vendredi 18 mars, il était donc question pour la RDC de présenter ses moyens de défense. Qui pis est, il s'agissait aussi pour l'équipe menée par le ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon, de convaincre la Banque mondiale et l'amener à revenir sur sa décision de " gel " de tout nouveau projet ou programme en faveur de la RDC. 

Au sortir de la rencontre, un vent de changement a soufflé dans les rapports entre les deux parties. 

Content d'avoir parfaitement joué son rôle, le ministre des Finances a eu des mots justes pour annoncer l'apaisement dans les rapports - hier tendus - entre la Banque mondiale et la RDC. Plus de nuages donc dans le ciel. " Le climat est très bon et le partenariat est davantage mieux constructif ", a déclaré, plein d'enthousiasme, Augustin Matata Ponyo. 

A l'issue, a-t-il fait remarquer, la Banque mondiale a particulièrement salué des avancées significatives dans le dispositif mis en place par le gouvernement pour garantir la transparence dans la gestion des ressources naturelles. 

C'est dire qu'après les nuages sombres, plus rien ne peut obstruer les opérations de la Banque mondiale en RDC. Ce qui persistait encore comme malentendus a été levé depuis le vendredi 18 mars 2011. L'essentiel des points d'accord a été résumé dans une matrice d’actions à mener. Tout devant être mis en œuvre de part et d'autre pour l'amélioration de la gouvernance économique. 

Les actions contenues dans cette matrice, finalisée par l'équipe des experts du Comité technique de suivi des réformes (CTR) vise essentiellement à : " rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles ; améliorer le climat des affaires ; améliorer l'efficacité de l'utilisation des ressources issues du secteur extractif ; améliorer la transparence, l'efficacité et l'économie dans les procédures d'exécution de la dépense publique ". 

Après le travail d'harmonisation, par l'adoption de commun accord des actions contenues de cette matrice, pour le ministre des Finances, " il faut mettre le cap sur la mobilisation des ressources et voir comment les faire profiter à la population". 

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03/02/11

Suite aux performances réalisées en Rdc : Le FMI favorable à l’achèvement de la 3ème revue de l’accord FEC d’ici avril 2011

C’est sur une note de satisfaction que la mission du FMI a clos sa visite en Rd Congo. Cependant, comme tout Gouvernement, le Gouvernement congolais doit faire face aux tensions issues du renchérissement des produits alimentaires et énergétiques. A ceci, sans oublier les dépenses relatives à l’organisation des élections de novembre 2011. Pour relever ces défis, le FMI recommande une mobilisation accrue des recettes, tout en évitant tout recours au financement de la Banque centrale du Congo (BCC).

M. Robert York, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) a animé hier un point de presse au ministère des Finances. Il était entouré du ministre des Finances, Matata Ponyo, du Gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu Mulongo, du Représentant résident du FMI en Rdc, Samir Jahja et du Coordonateur du Comité technique des réformes (CTR). Au menu, les conclusions des discussions avec les autorités congolaises sur les politiques économiques dans le cadre de la 3ème revue de l’accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Les entretiens se sont aussi centrés sur l’évolution récente de la situation économique, la mise en œuvre des politiques dans le cadre de l’accord FEC, l’exécution du budget 2011 et les réformes structurelles prioritaires requises pour consolider la stabilité macroéconomique, entretenir une croissance élevée et améliorer le climat des affaires.

Pour M. York, les résultats macroéconomiques ont été solides en 2010. « Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) a dépassé 7%, l’inflation est descendue en dessous de 10% pour la première fois depuis plusieurs années et la situation extérieure s’est améliorée », a-t-il indiqué, avant d’ajouter qu’une politique budgétaire et monétaire prudente a contribué à ce bon comportement. Cependant, l’actuelle conjoncture économique mondiale soulève d’importants défis pour le Gouvernement, défis qui pourraient être exacerbés par les élections nationales prévues pour novembre. Soulignons que la montée des cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques exercera vraisemblablement des tensions sur la gestion économique et exigera des autorités qu’elles soient vigilantes afin de préserver les récents acquis dans la consolidation de la stabilité macroéconomique. Ceci, même si en 2011 l’activité économique devrait maintenir un rythme robuste, appuyée par la vigueur continue du secteur minier et des services, mais l’inflation pourrait également s’accélérer.

Oublier la 2ème revue

Pour le Chef de mission du FMI, la 2ème revue a été achevée en février 2011 sans problème. Et ce sont les résultats engrangés par le Gouvernement congolais qui permettront de présenter le dossier Rdc au Conseil d’administration du FMI, afin de conclure la 3ème revue. Notons quand même que dans un programme, de concert avec le FMI et les autorités congolaises, les objectifs sont fixés. Et lorsqu’une revue est achevée, les services du FMI font un rapport concluant ou pas au Conseil d’administration qui prend la décision.

Dans une séance de questions – réponses, Robert York a dit que pour la 3ème revue, il ne sera plus question des déclencheurs du Point d’achèvement, donc plus d’exigences formelles. Cependant, on s’attend à ce que les progrès continuent. « Les grands axes macroéconomiques devraient être maintenus pour 2011 afin d’atténuer les risques du renchérissement des produits alimentaires et énergétiques et de préserver la situation budgétaire », souligne le communiqué de presse élaboré à cet effet. Concernant le renchérissement des produits pétroliers sur les principaux marchés qui risque de toucher le social des Congolais, Matata Ponyo, ministre des Finances a dit qu’à ce sujet, le FMI conseille d’avoir une politique des prix qui soient réalistes, favorables à une meilleure mobilisation des recettes. « Sur les places financières internationales, il est observé une hausse sensible des produits pétroliers. C’est normal que les commerçants insèrent cette hausse dans leurs calculs. Mais le Gouvernement prend en considération le facteur de paix social, d’où la nécessité d’observer la situation avant de faire des réajustements », a-t-il expliqué, avant de dire que l’augmentation des prix est compatible à une augmentation des ressources (paiement des salaires, dépenses sociales, etc.). Il a aussi reconnu que c’est un défi, parce au fond il y a l’intérêt supérieur de la nation qui a besoin des recettes pour financer les dépenses.

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25/02/11

Des experts du FMI à Kinshasa pour baliser la voie à la 3ème revue du PEG 2















Après les bons résultats de la 2ème revue du PEG 2, le gouvernement se prépare à affronter la 3ème revue du programme qui le lie depuis décembre 2009 au FMI. Une équipe du FMI est en séjour à Kinshasa pour baliser le chemin. 

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) séjourne à Kinshasa pour baliser la voie à la 3ème revue du second programme économique du Gouvernement (PEG 2). Conduite par Robert York, chef de mission du FMI pour la RDC, la délégation du FMI, qui est arrivée à Kinshasa en début de semaine, a déjà engagé des contacts avec des officiels congolais pour se mettre d’accord sur les grandes options à retenir dans le cadre de cette revue. 

Parmi ses premiers contacts en RDC, la délégation s’est entretenue le mercredi 23 février 2011 avec le ministre des Finances, Augustin Matata Ponyo Mapon. Au sortir de cet entretien, Robert York n’a pas voulu s’étendre sur l’objet de leurs échanges, renvoyant la presse à la conférence qu’il devait animer en fin de mission. 

« Il est trop tôt pour se prononcer », a-t-il dit. Par ailleurs, il s’est félicité des résultats « entièrement satisfaisants » alignés par la RDC dans le cadre de la 2ème revue du PEG 2. Selon lui, sa présence à Kinshasa sert juste à « mener des consultations » avec différentes autorités politiques pour préparer la 3ème revue du PEG 2. 

C’est le 9 février 2011 que le Conseil d’administration du FMI avait achevé la 2ème revue des résultats économiques obtenus par la RDC dans le cadre d’un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue a permis de décaisser 49,493 millions de DTS (environ 77 millions Usd), ce qui porterait le total des décaissements au titre du programme à 148,479 millions de DTS (environ 232 millions Usd). 

A noter que l’accord FEC triennal en faveur de la RDC a été approuvé le 11 décembre 2009 pour un montant équivalant à 346,45 millions de DTS (environ 541 millions Usd, soit 65 % de la quote-part du pays au FMI). À la mi-2010, les Conseils d’administration du FMI et de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont souscrit à un allégement de dette de 12,3 milliards Usd en faveur de la RDC au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). 

Parmi les recommandations de politique générale retenues dans le cadre du PEG 2, le FMI a attiré l’attention sur le fait que la politique budgétaire doit viser à réduire le recours de l’Etat au financement de la Banque centrale tout en créant l’espace budgétaire nécessaire aux programmes prioritaires, en renforçant à la fois la mobilisation des recettes et la gestion des dépenses. De l’avis du FMI, la politique monétaire ne devait faire l’objet d’un nouvel assouplissement qu’une fois les pressions inflationnistes totalement maîtrisées. Les réformes structurelles doivent permettre de renforcer la gestion des finances publiques et de remédier aux faiblesses du secteur financier. Les services du FMI appuient la demande d’achèvement de la revue faite par les autorités. 

Ce sont donc toutes ces recommandations, contenues dans le mémorandum des politiques économiques et financières ainsi que la lettre d’intention de la RDC au directeur général du FMI, qui constitueront la charpente de la 3ème revue du PEG 2, annoncée pour bientôt.

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10/02/11

La BM finance environ 30 millions d'euros pour l'augmentation des capacités d'un complexe de traitement d'eau à Kinshasa


KINSHASA -- La Banque Mondiale (BM) a financé à hauteur d'environ 30 millions d'euros les travaux consistant à la mise en place du 3ème module supplémentaire de traitement d'eau d'une capacité de 110 000 mètres cube par jour du Complexe industriel de traitement d'eau de N'djili , dans l'est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Le directeur de la Régie de distribution d'eau en RDC (REGIDESO) , Mukalay Mwema Nsungu, l'a déclaré mercredi à l'occasion de la cérémonie d'inauguration de ce module présidée par le président de la RDC, Joseph Kabila Kabange et à laquelle ont pris part plusieurs personnalités, parmi lesquelles le premier vice- président de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, les membres du gouvernement congolais, les directeurs des entreprises publiques et les chefs des missions diplomatiques et des organisations internationales en RDC.

Il s'agit, a dit le directeur de la REGIDESO, d'un ouvrage d'arrivée d'eau brute, d'un bâtiment des réactifs, de deux répartiteurs, de cinq décanteurs, d'un bâtiment des filtres, d'un bâtiment d'exploitation, d'une unité de chloration, et d'une extension de la station de reprise et d'un nouveau poste de transformation de 39 KV.

Il a ajouté la durée d'exécution des travaux a été de 32 mois. 350 Congolais, 30 expatriés et 26 Européens ont travaillé pour la réalisation de cet ouvrage dont le résultat atteint permet l'augmentation à 50% de la production d'eau traitée, de 220.000 mètres cubes par jour à 330.00 mètres cubes par jour.

Pour sa part, Françoise-Marie Lily, directrice des opérations de la BM en RDC, la contribution de la BM dans le secteur de l'eau en RDC a été très significative depuis le début de l'engagement de cette institution financière en RDC.

La ville de Kinshasa compte 2 complexes industriels de traitement d'eau. L'un dans la commune de N'Djili et l'autre dans la commune de Ngaliema qui desservent respectivement la partie Est et ouest de Kinshasa.


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Pour exploitation minière illicite au Parc National de Kahuzi-Biega : Bras-de-fer entre l’Iccn et la société Sakima
 
 
 L’intérieur du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) devient un site d’exploitation minière illicite. Et ce, avec la complicité des autorités politico-administratives, militaires et coutumières du coin, renseignent les sources du Réseau des communicateurs de l’environnement (RCEN).

Les nouvelles qui proviennent actuellement de la station du Rcen d’Itebero, territoire de Walikale dans la province du Nord-Kivu, font état d’une situation confuse et d’insécurité qui a élu domicile au Parc National de Kahuzi-Biega (Pnkb). Et pour cause ? Une entreprise privée dénommée « Sakima » s’est proclamée propriétaire d’une concession qui n’est rien d’autre qu’une partie du Parc National de Kahuzi-Biega, site du patrimoine mondial, a-t-on appris de la Direction générale de l’Institut congolais pour la conservation de la nature(ICCN), le week-end dernier.

C’était à travers la délégation de cette société Sakima, arrivée à Itebero la semaine passée sous la conduite par M. Kitembi, son directeur provincial / Nord-Kivu. Cette délégation a présenté des documents qui dateraient de 2005, donnant droit de concession à la société Sakima.

Aussi, a-t-elle mobilisé la population d’Itebero afin d’ouvrir des carrés miniers dans le parc. Le responsable de la Sakima a proposé le prélèvement d’une taxe de 0,15$ /Kg de cassitérite provenant de cette concession, et dont les bénéfices seraient alloués aux différents services étatiques de la place, y compris l’Iccn/Pnkb, nous rapporte les mêmes sources.

Aussitôt saisi de la situation, le chef de station et conservateur assistant, Jean-Petit Kyangui, a informé le chef de secteur de Bakano, M. Kalondwa Biondi qui, à son tour, a convoqué une réunion de sécurité pour tirer l’affaire au clair. Malheureusement, aucun compromis n’a été trouvé de cette réunion sectorielle, qui avait pourtant entendu les deux parties : Sakima et l’Iccn. Car chacune d’elles se proclamant détentrice d’une autorisation légale.

Dans l’entre-temps, la population, incitée par un certain Yakobo (allié de Sakima) et certains hommes en uniforme profitent de la confusion pour empêcher les services du parc de fonctionner normalement. La Sakima a même rejeté la recommandation formulée lors de la réunion. Recommandation consistant à suspendre toute activité minière par la Sakima dans les concessions incluses dans le parc jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée au niveau de la province, sinon au niveau national.

Outre la première réunion d’Itebero, poursuit le confrère de Rcen, une autre réunion entre l’Iccn/Pnkb et la Sakima s’est tenue au bureau du Pnkb à Bukavu le 1er février 2010, en présence de tous les assistants de terrain du Pnkb. Cette seconde rencontre n’était que la suite logique des discussions engagées sur le terrain à Itebero. Etant donné que la réunion d’Itebero n’a pas apporté grand-chose, le conseil de sécurité a recommandé de nouvelles concertations auxquelles seraient associés le chef du Pnkb, les autorités politico administratives et coutumières à Bukavu.

De la dernière concertation

Lors de cette nouvelle rencontre, le chef de station d’Itebero a présenté les faits relatifs à l’exploitation minière illicite à l’intérieur du parc. Il a précisé que la situation s’est exacerbée par la présence de la délégation de la Sakima qui se réclame la propriété de cette concession minière, et qui se dit prête à prélever des taxes des produits issues de cette exploitation faite par la population. Présentant une carte minière des années 40 et un document de 2005, le directeur provincial de la Sakima, quant à lui, a fait savoir que son entreprise ne réclame que ses « droits », car l’Etat lui aurait octroyé 5 permis d’exploitation avec 439 carrés miniers de la carrière de Kamisoke (Nguba-Utu). Selon lui, la partie revendiquée par le Pnkb appartient bel et bien à la Sakima qui est en droit de l’exploiter. C’est ainsi qu’il tient mordicus à faire prélever la taxe des mines de cette carrière. Par ailleurs, la Sakima ne trouve aucun inconvénient sur l’implication militaire (Fardc) et autres groupes armés dans l’exploitation de cette carrière, pourvu que les intérêts de l’entreprise soient sauvegardés, de même le paiement des taxes.

Après débat et délibération, quelques recommandations ont été formulées par l’assistance. Au Chef de site et à toute la hiérarchie de l’Iccn, de s’impliquer activement dans la recherche de solution à la situation délicate d’Itebero sur l’exploitation des ressources naturelles du parc. Au gouvernement, tant au niveau national que provincial (Nord-Kivu), que cette question soit traitée sérieusement dans le souci d’harmonisation du travail entre les différents services étatiques, la sauvegarde du patrimoine mondial mais aussi pour la consolidation de la paix sociale