Ma démarche

Introduction

Le fameux moteur-roue de l'équipe Couture d'Hydro-Québec! La plupart des québécois ont vu ou entendu parler de cette automobile électrique dévoilée en 1994 par Hydro-Québec. On se souvient de cette Chrysler Intrepid dont les pneus crissaient sur l'asphalte. Il ne s'agissait pas seulement d'une démonstration de moteur électrique. En fait, on a établi les bases et pratiquement terminé de mettre au point ce que devait être la voiture du futur! Une hybride branchable à moteur roues. Il y a près de 20 ans de cela! L'industrie automobile finira par y arriver. L'allocution de M. Couture  faite lors d'une conférence de presse tenue le 1 décembre 1994 est disponible sur le site WEB du physicien, auteur et consultant, Pierre Langlois, Dans l'attente, j'offre également la page Guide gratuit à l'attention de l'industrie automobile.

Ma démarche, de 1998 à 2012


En 1998, faute de pouvoir me procurer une voiture électrique
chez le concessionnaire, j’ai effectué la conversion d’une camionnette Chevrolet S10 (de couleur verte) en véhicule électrique. Une première page dans le journal Le Soleil de Salaberry-de-Valleyfield : « Avec sa camionnette électrique, Alain St-Yves tourne le dos aux postes d’essence et à la pollution », résumait bien mes intentions et a initié toute une démarche médiatique d’information à la population.

Toute l'année, ce véhicule électrique suffisait à mes besoins. Cependant, il y avait ces quelques journées où je devais me déplacer sur une plus grande distance où la limite des batteries devenait un inconvénient. En 2001, j’ai donc conçu une génératrice pour véhicule électrique à partir d’un moteur à induction triphasé et d’un petit moteur à essence, ce qui en faisait un véhicule hybride branchable. Au Québec (et ailleurs), je fais parti des pionniers sur la route avec ce concept de véhicule.

Au cours des années, je me suis retrouvé à relever des défis, à chaque fois d’un niveau plus élevé, afin d’attirer l’attention des médias et de communiquer de l’information. C’est ainsi qu’en 2003, j’ai effectué un parcours de 3000 km, Valleyfield - Baie-James, dans le but de communiquer des chiffres quant à la diminution de la consommation globale de carburant si on utilisait le concept de voiture hybride branchable.De plus, je souhaitais répondre à cette fameuse question à laquelle j’ai maintenant une réponse : « Jusqu’où peux-tu aller avec ton VÉ? ».

En 2004, je me suis procuré un second véhicule électrique que j’ai acheté à bas prix puisqu'il s'agissait d'un projet abandonné. Il s’agissait d’une Chevrolet Cavalier 1997. J’ai remplacé la transmission automatique pour une manuelle et transféré le générateur de 5 kw de la camionnette à cette nouvelle voiture.

Août 2010, euréka ! La démonstration est faite ! Les fameuses batteries Lithium Fer Phosphate (brevetées au Québec) fabriquées en Chine sont fiables et répondent aux attentes!

2010 Première traversée du Canada de Vancouver à Halifax

Je suivais depuis quelques années sur Internet l'évolution et la disponibilité éventuelle de cette technologie de batteries jusqu'à ce que  Ricky Gu, étudiant à l'Université de Colombie Britannique entreprenne ce périple de 6500 kilomètres avec sa E-Beetle!

Je suis en mesure de confirmer ces faits étant donné que lors de son passage en région de Montréal, c'est chez moi qu'il a été hébergé en compagnie de son coéquipier Colin et de leur chien "Bandit".

Cette équipe a traversé le Canada par intervalle de quelques 350 km en branchant la voiture ici et là dans des sites de camping ou chez des correspondants en mesure de les héberger et de les brancher.

Cette histoire est sur leur site UBCEEC (University British Colombia Electric Car Club),
Plusieurs articles de journaux ont souligné leur aventure tout le long du trajet.



C'est ainsi qu'à l'automne 2010, suite à cet événement, que j'ai entrepris d'équiper ma voiture avec ce type de batteries.
Ces batteries puissantes, légères, fiables et d'une capacité supérieure me permettent maintenant de me présenter sur l'autoroute sans l'assistance de la génératrice et de rouler trois fois plus loin avant d'avoir recours au générateur à essence pour augmenter l'autonomie.

Mise à jour 2012 !

Le monde change. Les années 2011 et 2012 marquent le moment où l'industrie introduit sérieusement des voitures électriques dans le parc automobile. Il ne s'agit plus de projets pilotes, on souhaite vraiment que le concept fonctionne.


Alors que j'utilise une voiture électrique depuis 1998, je fais partie de ceux qui ont initié cette vague en Amérique du Nord. En février 2012, j'apprends que la ville où j'habite, Salaberry-de-Valleyfield, suit cette vague et j'en suis fier.

L'article de Daniel Grenier du Journal St-François est au lien suivant ; Valleyfield entre dans l'ère de la voiture électrique

En ce début de 21e siècle, après être passé au travers de la « baloune de l'hydrogène » de l'ère Bush, on prend finalement la bonne direction de la motorisation électrique assistée par des batteries que l'on peut charger sur le réseau de distribution électrique.

Des voitures électrique, des voitures hybrides, des voitures hybrides branchables! Pour la prochaine décennie, j'imagine les discussions en famille autour de la table pour démêler ce que l'un comprend et que l'autre ne comprend pas, les problèmes de l'un et les histoires de l'autre.

Septembre 2012

Deux baroudeurs achèvent leur tour du monde en voiture électrique

«Si avec un véhicule électrique on peut faire le tour du monde, en passant par le désert de Gobi et les routes défoncées du Laos, ça prouve bien qu'on peut l'utiliser pour aller au travail, faire ses courses ou emmener les enfants à l'école», a commenté Xavier Degon, 27 ans, ingénieur chez EDF.

Des produits importés...

Rien n'est jamais parfait. Il faut se rappeler qu'en 1994, c'est ici, au Québec, qu'on a dévoilé les travaux de l'équipe Couture d'Hydro-Québec. On se rappelle du moteur-roue dont les pneus crissaient sur l'asphalte, mais c'est surtout l'introduction du concept de l'hybride branchable dont il faut se souvenir. Évidemment, en bon Québécois, on a baissé les bras et on a regardé le train passer.

En 2012, alors qu'on est en période d'essais de quatre modèles de voitures électriques différentes dans ma ville, je suis curieux de savoir si on a une quelconque participation québécoise dans l'une de ces voitures. Au niveau des batteries par exemple, est-ce qu'on a des revenus en rapport avec l'utilisation de licences (brevets) pour la fabrication des ces batteries? Est-ce qu'il y a de la matière première ou une composante produites en sol québécois? Si on a réponse à cette question, j'aimerais bien qu'on me le communique, je serais fier de le souligner.

On ne fabrique pas de voitures au Québec, mais le génie québécois nous permettrait de participer à la fabrication de composantes. Peut-être que les investisseurs ne sont pas au rendez-vous!

Si on est curieux sur cette question, je vous suggère la lecture de ma page « Le problème des batteries, LA SOLUTION. Laquelle je recommande de lire jusqu'à la dernière ligne.



Ce que j'ai réussi


Depuis 1998, je suis présent au quotidien sur la route avec ma voiture identifiée comme étant électrique. J’ai relevé plusieurs défis qui m'ont permis d'enregistrer bon nombre de reportages à la télé, à la radio, dans les magazines et journaux.
En 2012, enfin, il est possible de commander ce concept de voiture chez le concessionnaire. La Chevrolet Volt en est un bon exemple.
Selon moi, deux choses forcent l'industrie automobile à évoluer dans ce sens. La première est qu'une bonne quantité d'individus, d'organisations, d'institutions ont étudié ce concept, communiqué de l'information et ont fait des pressions dans ce sens.
 Après ce que j'appelle la "baloune de l'hydrogène" de l'ère Bush, l'industrie ne peut plus se cacher la tête dans le sable et se voit obligée d'aller de l'avant avec ce concept des "hybrides Plug-In".
Le deuxième facteur important est qu'après plus d'un siècle d'attente, la batterie rêvée est finalement au point... et on peut encore faire mieux grâce au génie québécois. Voir ce reportage du Code Chastenay au sujet de la batterie au nano titanate de lithium.
 

Autres commentaires

On m’aborde souvent pour me dire qu’on suit mon histoire avec intérêt. On me demande si l’industrie m’a approché pour acheter mon idée. On me questionne continuellement à savoir si je vais me lancer dans la fabrication de voitures électriques… En bref, à la première question, je réponds que je n’ai rien à vendre, le concept ne m’appartient pas, mon mérite est de l’avoir mis sur la route bien avant l'industrie automobile. À la seconde question, je réponds que je ne fabrique pas de voitures artisanales pour les autres, l’industrie devrait nous les fabriquer en série. On ne devrait pas avoir à payer de la main d’œuvre et des pièces pour transformer artisanalement une voiture à essence en modèle électrique ou hybride rechargeable. Au Québec, des centaines de milliers de dollars ont été perdus par bon nombre d’individus qui se sont engagés dans ce type de projet.

Si des individus comme moi obtiennent ces résultats en modifiant des voitures au niveau artisanal, on peut imaginer que l’industrie automobile peut faire beaucoup mieux avec ses milliers d’ingénieurs!

Comme mentionné, l'industrie prend enfin une bonne direction en débutant avec des modèles tels la Chevrolet Volt, une voiture hybride branchable. Il reste à voir combien de temps on prendra pour maximiser l'efficacité des ces véhicules alors qu'il faudrait mettre en production le concept de voiture hybride branchable à moteur-roue de Pierre Couture, celui dont nos brevets québécois datent des années 1990.

Pour plus d'information, la meilleure référence que je peux vous offrir est la suivante:

Depuis quelques années, un élément majeur est apparu sur la scène québécoise, voir internationale. Pierre Langlois, physicien, conférencier et auteur du livre « Rouler sans pétrole », consacre ses énergies à l’étude et la communication des solutions à apporter dans les domaines du transport et de l’énergie. On peut consulter son site Internet et y consulter ses infolettres mensuelles, ou encore mieux, l'inviter comme conférencier.

                                Merci de votre intérêt dans cette démarche
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