2003 - Baie-James

Présentation

C'est dans le cadre de ce parcours de quelques 3000 km aller-retour que je comptais encore une fois communiquer un message d'information sur le potentiel d'utilisation d'un VÉ (ou VÉh) sur le plan environnemental, énergétique et économique. Le choix de ce trajet se voulait être une démonstration de la fiabilité de ce concept sur une route quelque peu inhospitalière tout en ayant comme destination le site de notre "pétrolière québécoise", Hydro-Québec.

Un reportage aux nouvelles de TQS m'a permis d'obtenir de l'encouragement et du support tout au long du parcours. Un communiqué de presse a également été émis lors de cette aventure. Après ce périple, un article de Christian Beauchesne a été publié dans Le Devoir.

Message

Le concept « hybride que l’on branche » permettrait, à l’échelle du parc automobile québécois, une économie de carburant d’environ 75%. « Brancher ou ne pas brancher, telle est la question !». C’est aussi simple que ça. 

Un rêve, une vision...; une Quasiturbine comme moteur à combustion d'un véhicule électrique "hybride que l'on branche..."


Préparatifs

Janvier 2003

Une invitation à participer à un salon de l’auto à l’Hotel Plaza de Valleyfield a conduit le journal Le Soleil de Valleyfield a publié un article le 1er février « Alain St-Yves entend parcourir 2600 kilomètres jusqu'à la Baie James avec son Véhicule Vert ».

Février 2003

Le Salon de l’auto à l’Hotel Plaza Valleyfield du 27 février au 2 mars 2003. Cette exposition avec mon véhicule a permis de débuter la sollicitation de support quant aux coûts reliés à ce Défi Baie James d’où l’affiche qui suit: affiche.

À noter; un supporteur montréalais, Carmel Turcotte a donné le pas avec une contribution de 500$. Cet appui monétaire (et psychologique) m'a permis d’entamer officiellement le travail en fonction de ce Défi Baie-James 2003.

Mars 2003: Entretient et vérification préventive du groupe de traction du véhicule


Samedi, le 15 mars 2003; L'assemblage moteur et transmission est enlevé. Le moteur électrique compte 55 000 km depuis la conversion tandis que la transmission enregistre 206 000 km. Remarquez qu'un moteur électrique est plus petit que la transmission contrairement au moteur à combustion qui lui occupe tout l'espace sous le capot. Merci au photographe, Francis Gradel, étudiant de l'ETS qui était présent pour effectuer une entrevue effectué en partie à plat ventre alors que j'étais sous le véhicule..

Les pièces d'embrayages ne démontrent aucune usure significative. Elles suffiront à la tâche au moins jusqu'à la prochaine inspection prévu après un autre 50 000 kilomètres. Le moteur a été démonté, nettoyé et le commutateur a été tourné. Le coût, 140$. Pas si pire pour un entretien au 55000km. L'arbre de transmission a été remis à neuf et balancé afin de régler un problème de vibration. Coût 240$.


Merci à Julien Charest, peintre automobile, qui a effectué un travail de qualité professionnel sur le moteur et ses supports ainsi que la plaque d'accouplement. Son enthousiasme, son aide et sa disponibilité facilite la progression des préparatifs en fonction de ce périple vers la Baie James. Merci également de l'aide de son ami, Jean-Philippe Asselin.








Avril-Mai 2003

Afin de supporter les coûts reliés à la conception d'une génératrice 10 kwatts pour VÉ, une démarche de promotion des tondeuses électriques sans fil est en cours. Merci à la population qui supporte cette démarche via l'achat de billets de tirages d'une tondeuse à batterie.

Mai-Juin 2003

Conception de la remorque génératrice.

23 juin 2003

Terminer et derniers essaies sur route de la remorque génératrice... Prêt, pas prêt...on part le 24 juin 05:00h AM.


Récit du défi

Bonjour,

Oui, nous sommes de retour de Radisson! Je comprend, nous étions difficile à contacter... les efforts de notre petite équipe étaient dirigés, dans un premier temps, vers l'atteinte de l'objectif. Le défi Valleyfield- Baie James en véhicule électrique est une réussite. Encore mieux, le bon fonctionnement du concept a été doublement démontré alors que le retour de 1500 km s'est effectué en moins de 30 heures soit du vendredi 17 hrs au samedi 23 hrs, couché inclus...Il va sans dire que le concept est fiable et qu'on ne s'est pas attardé à attendre la recharge des batteries du véhicule.

J'espère ainsi contribuer à élever le niveau d'information en matière de véhicules électriques et des technologies plus propre. Plus les gens seront informés, plus les politiciens devront voter des lois qui incitent les gens à les utiliser et obligent l'industrie automobile à nous en fabriquer .On me demande constamment jusqu'où je peux me rendre avec une charge de batterie. La réponse désormais "Où voulez-vous aller?"

Merci à mon fils, amis et famille qui tentait de reporter l'information sur cette page WEB lors du parcours.

23 juin: Veille du départ

  • Veille du départ. "Il faut compléter la remorque génératrice et effectuer les derniers essais sur route. Prêt, pas prêt, on part..." Une équipe d'urgence a été improvisée en cette veille de la fête de la St-Jean Baptiste. Merci à Francine Chayer, Bruno Bouchard,Rosaire Leroux, Mario Bergeron, Julien Charest et Jean-Philippe Asselin.




24 juin: Valleyfield-Valdor
  • Dès 5:00hr AM, reprise des travaux sur la remorque génératrice et départ expérimental à 08:00h;
  • Failli frapper un chevreuil avant le pont Mercier;
  • 09:00h à 11:00h: Enregistrement d'une entrevue pour TQS à Ville Lasalle;
  • Midi: Dîner à Mirabel;
  • Au niveau de Ste-Adèle, une diode de puissance a brûlé; on est tombé en panne, une réparation de 20 minutes en bordure de l'autoroute;
  • Un record de température, 32 Celcius. Plusieurs automobiles en ont souffert. Des voitures étaient en panne sur le bord l'autoroute des Laurentides;
  • PM; baignade aux chutes du lac Rolland
  • 21:30h: Arrivée à Val-d'Or Réception chaleureuse des gens qui nous ont reconnus suite au reportage télévisé à TQS diffusé quelques heures plus tôt.

25 juin: Valdor-Matagami + couché au Km 381

  • Complété des travaux inachevés sur la remorque à partir du stationnement Canadian Tire à Valdor;
  • Départ de Val-d'Or à 11:30h;
  • 16:30h: Arrivée à Matagami;
  • Enregistrement d'un reportage avec Fabienne Lachapelle, radio de Matagami CHEF 99.9;
  • Le DÉFI BAIE JAMES est déjà réussi, car Matagami est la porte de la Baie James. Au cours du souper, on décide si on continue vers Radisson...
  • Une équipe de supporteurs s'est formée à Matagami suite à la popularité occasionné par le reportage diffusé à TQS;
  • Le maire de Matagami nous prête un téléphone satellite;
  • Départ de Matagami pour le "truck stop" au niveau du km 381;
  • 2:00 AM, arrivé pour coucher à ce km 381.

26 juin: du Km 381 vers Radisson

  • Arrivée à Radisson à 14:00h après 1500 km parcourus à partir de Valleyfield;
  • Reçu avec intérêt par les gens et les représentants de la localité;
  • Johanne Tanguay de l'accueil et visites nous a déroulé le tapis rouge...
  • Entrevue avec François Carrier de CIAU FM et TIRAGE en onde de la tondeuse à batterie;
  • Anecdote: François Carrier a pigé le billet gagnant. Normand St-Yves est l'heureux élu...mon frère!


27 juin: Radisson; visite de LG2 et départ

  • Visite de la centrale LG2;
  • Merci à José Boissy, Pierre Lavigne et Claude Gagné. Pour les vacanciers qui n'ont pas peur des distances, la route de la Baie James est pavée;
  • Quitter Radisson à 17:00h pour coucher au km 381;
  • Une distraction, une erreur, passé tout droit au km 381, le seul arrêt, la seule station d'essence sur 620 km, on devait y coucher...
  • Coucher à Matagami à 02:00h AM après 620 km sur la route de la taïga.


28 juin: Matagami- Valleyfield

  • Départ de Matagami à 9:00hrs - 12:30h: Arrivée à Val-d'Or
  • PM, dodo en auto sur le bord de la route, 45 minutes...
  • 23:00h: Arrivée à Valleyfield après quelques 830 km depuis Matagami ce matin.
  • 1500 km parcourus depuis 30 heures pour le retour Radisson-Valleyfield
  • Malgré toutes ces heures en voiture, j'ai su apprécier la fin du trajet par un beau samedi soir et une circulation fluide via l'autoroute des Laurentides, Montréal et la 20 ouest vers Valleyfield.


Commentaires

Voilà pour l'éternelle question à savoir quelle distance on peut parcourir avec un véhicule électrique assisté d'un prolongateur d'autonomie à l'essence.
Si des individus peuvent se permettre de tels exploits avec des voitures de conception artisanale, imaginez ce que les grands de l'industrie automobile seraient en mesure de nous fournir. Le problème de la réduction de notre consommation d'essence n'est pas technologique mais plutôt politique. L'inertie économique de l'industrie automobile a permis qu'on arrête la production de véhicules électriques au profit des modèles à essence. Les modèles hybrides actuels sont beaucoup plus respectueux de l'environnement que leurs ancêtres mais on ne peut pas les brancher, on se doit de les alimenter en essence si on ne souhaite pas de tomber.

Si ces voitures hybrides étaient équipées d'un plus grand nombre de batteries et d'un chargeur permettant de les brancher, on pourrait obtenir des résultats semblable à ceux que j'affiche plus bas soit;


Kilométrage quotidienConsommation d'électricitéConsommation d'essence
0 à 50km100%0%
50 à 100km75%25%
100km et plus25% et moins...75% et plus...


Afin de comprendre ces comparaisons, il faut considérer le concept de « consommation globale ». Aucun carburant n’est nécessaire pour les parcours quotidiens de moins de 50 km. Pour ce qui est des parcours de 50 à 100km, on consomme 75% moins d’essence. Enfin, on obtient une consommation semblable au véhicule conventionnel pour les parcours de plus de 100km.
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