La couronne de Hongrie
 

L’organisation du Royaume de Hongrie fut l’oeuvre d’Etienne Ier, canonisé par la suite.

 

Le Pape Sylvestre II, pour ses mérites dans l’évangélisation de la Hongrie, lui envoya la couronne en l’an 1000. Son sacre eut lieu le premier jour du millénaire nouveau. Or, cette couronne, représentée dans les oeuvres d’art de l’époque ne ressemble nullement à celle que l’on connaît aujourd’hui.

Il n’empêche que, pendant des siècles, personne dans le royaume ne mit en doute l’authenticité de la Sainte Couronne, tenue par tout le monde pour le cadeau du pape. Quoi qu’il en soit, l’actuelle Sainte Couronne fait également partie de l’héritage arpadien dans la mesure où elle est composée probablement d’un reliquaire de crâne et d’une couronne byzantine dont l’empereur Michel de Doukas fit cadeau à Géza Ier vers 1074.

 Selon une hypothèse, la Sainte Couronne existerait, sous sa forme actuelle, au moins depuis 1166. Au fil des siècles, la couronne connut des aventures bien rocambolesques.

Une institution spéciale formée des représentants de la haute aristocratie hongroise, dits gardiens de la Couronne et un détachement militaire veillèrent à la sécurité de la relique prestigieuse.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale la Couronne tomba aux mains des forces armées américaines. Jusqu’en 1978 la couronne et certains joyaux de couronnement furent détenus sur le territoire des Etats Unis.

A cette date le président Carter décida de les restituer au peuple hongrois. La couronne et les attributs royaux sont depuis conservés au Musée national de Budapest.
 
 
 

Jobbik et le grand bond en arrière

Posté par hu lala • 27 juillet 2010 à 10:51

Par les réintroductions de la prière nationale de l’entre-deux-guerres à l’école et du drapeau national pré-1945, le parti d’extrême-droite Jobbik a proposé par la voie parlementaire de revenir à un temps que les plus de 80 ans auraient préféré ne pas connaître...

Pour l’ensemble de l’Europe, la période de l’entre-deux-guerres est une page noire de son histoire qu’elle aimerait pouvoir effacer. Celle de la crise économique, de la montée du fascisme et de la marche à la guerre. D’ailleurs, aujourd’hui encore, ne dit-on pas d’une idée rétrograde et dangereuse, qu’elle constitue un « retour aux années 30 » ? Il n’en va pas de même pour l’extrême-droite hongroise pour qui l’entre-deux guerres représente une période exaltante où la nation hongroise s’était dressée comme un seul homme derrière son chef, l’amiral Miklos Horthy, pour dénoncer le « diktat » de Trianon qui avait mis en pièce le Royaume hongrois en 1920. A cette époque, les petits écoliers hongrois récitaient en chœur chaque matin la « Magyar Hiszekegy », celle que Jobbik aimerait entendre résonner à nouveau :

Je crois en un Dieu
Je crois en une patrie
Je crois en une vérité sainte et éternelle
Je crois en la résurrection de la Hongrie
Amen

Seconde proposition du parti, le retour du drapeau national hongrois tricolore frappé du blason symbolisant l’union de tous les Magyars du Bassin des Carpates, la Sainte couronne, que le régime communiste avait supprimé.