Les 3 P

Ce sont 3 grands sportifs magyars des années 50-60
  • lutteur Imre Polyák
  • boxeur László Papp
  • footballeur Ferenc Puskás
 
 

László Papp

 

http://www.lenobleart.com/

 

Le Hongrois a été le premier à décrocher trois titres olympiques (en 1948, 1952 et 1956). Il a été également le premier boxeur du bloc communiste à passer professionnel, au terme d'une exceptionnelle carrière amateur (301 victoires en 319 combats).

Champion d'Europe des poids moyens de 1962 à 1965, il s'est retiré invaincu, mais avec la déception de n'avoir jamais pu disputer un championnat du monde qu'il méritait tant.

 

Ils sont trois sur le toit de l'olympe à avoir décroché à trois reprises l'or aux jeux: Teofilo Stevenson et Felix Savon, les deux poids lourds cubains, et le Hongrois Laszlo Papp. Ce dernier, le premier à être auteur de cet exploit,entre 1948 et 1956, a eu une exceptionnelle carrière amateur avant de rêver à d'autres titres chez les pros.

 
Laszlo Papp est né le 25 mars 1926 à Angyalföld, près de Budapest. D'abord footballeur, puis athlète et lutteur, le jeune Laszlo a une révélation en assistant à la projection du film «the final round».
 
C'est au club des chemins de fer de la capitale hongroise qu'il suit ses premières leçons. Son talent émerge déjà. Il ne manque pas la meilleure occasion de le révéler.
 
Alors qu'il assiste à un tournoi de sélection en octobre 1945, il quitte son siège de spectateur pour défier le champion national des poids moyens Guyla Bicsak. Papp l'emporte par KO dans la 2e reprise et gagne sa première sélection pour un match international contre la Tchécoslavaquie. Il est âgé de 19 ans.
 
Les succès s'additionnent et même s'il ne franchit pas le tour initial lors de sa première participation aux championnats d'Europe en 1947 à Dublin, le prodige magyar à la fine moustache est retenu pour les jeux Olympiques de Londres l'année suivante. Il est inconnu lorsqu'il s'engage dans le tournoi. En une semaine et cinq succès, dont trois par KO, le médaillé d'or des poids moyens s'est fait un nom.
 
Laszlo Papp possède une vrai science du ring. Mais il est surtout un gaucher doté d'une frappe sèche et précise qui abrège bien des combats. Sa supériorité est incontestable lors des championnats d'Europe 1949 (Oslo) et 1951 (Milan). Le Hongrois est désormais en super-welter. Certains de ses compatriotes aimeraient qu'il raccroche. Mais à 25 ans, il estime avoir encore un long chemin à parcourir.
 
Papp le prouve en 1952 à Helsinki, en décrochant un deuxième titre olympique, chez les super-welters. «Laci» comme le surnomment ses supporters est désormais une icône dans son pays où ses dirigeants souhaitent toujours qu'il mette un terme à sa carrière. Sous la pression, son fidèle entraîneur Sigi Adler est contraint de stopper

leur collaboration. Papp doit s'entraîner seul avec sa peine. Il le paie en s'inclinant face au Russe Tischin, lors de son entrée en lice aux championnats d'Europe en 1953 à Varsovie.

 
En dépit de son immense déception, il rêve d'un troisième sacre olympique. D'autant que les autorités hongroises lui accordent le droit de renouer avec Adler. Pourtant, moins de deux mois avant de se rendre à Melbourne, il subit sa seule défaite avant la limite à Varsovie face au Polonais Zbigniew Pietrzykowski. Papp s'interroge sur sa participation aux JO, mais sa volonté de vaincre l'emporte. Lorsqu'il s'envole pour l'Australie, les chars soviètiques contrôlent les insurgés dans Budapest. Papp s'en émeut et pleure les 20 000 morts encore dans son esprit lorsqu'il monte sur ring. Il s'ouvre les portes de la finale en prenant sa revanche sur Pietrzykowski, puis bat (deux juges à un) le futur champion du monde américain José Torres.
 
Triple champion olympique au palmarès éloquant de 301 victoires pour 6 nuls et 12 défaites, le Hongrois, qui a critiqué les principes de la société communiste, reçoit pourtant l'aval de son gouvernement pour passer professionnel, une première pour un boxeur du bloc de l'Est. Agé de 31 ans, Papp s'installe en Allemagne au printemps 1957 et y dispute ses trois premiers combats pro. Il poursuit sa carrière à Paris où l'accueille Jean Bretonnel. Dans la salle du faubourg Saint-Denis, il fait l'unanimité pour son exceptionnel technique et sa gentillesse. Il n'hésite pas à conseiller un amateur ou à lacer les gants d'un débutant. Mais sur le ring, ses adversaires français ne peuvent faire face à sa superbe boxe. François Anewy (KO 3e), André Drille et Jean Ruellet (aux pts) ou encore Sauveur Chiocca (aux pts) et Michel François (KO 2e) s'inclinent devant celui qui devient la vedette des soirées parisiennes. Seul, Germinal Ballarin parvient à rivaliser et obtient le match nul, l'un des deux du palmarès pro du Hongrois.
 
Après dix-neuf combats, celui-ci peut défier le champion d'Europe, le Danois Christian Christensen. A Vienne, le 16 mai 1962, l'affaire est réglée en sept reprises. Laszlo Papp défend six fois son titre, contre Hippolyte Annex (KO 9e) notamment, et se dirige vers un défi mondial face au tenant du titre, l'Américain Joey Giardello. Mais la guerre froide gèle les destinées du fameux Hongrois qui n'a pas de temps à perdre. Peu après avoir fêté ses 39 ans, il apprend que les Etats-Unis lèvent leur veto. C'est alors ses propres dirigeants qui lui ferment définitivement la porte.
C'en est trop pour le sympathique Laszlo, invaincu en 29 combats, qui tire un trait sur sa carrière. Il met ses connaissances pugilistiques au service de l'équipe nationale hongroise, de 1971 à 1992, en tant qu'entraîneur. Il décède le 16 octobre 2003, à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie.

 

Thierry Raynal

 

 

 

Ferenc Pushas

Ferenc Puskas est né le 2 avril 1927 à Budapest. Ses premiers pas dans le monde du football, Puskas les fait au sein des équipes d’âges du Kispest (club hongrois) sous les ordres de son père qui en était l’entraîneur. Il monta les échelons sportifs et atterrit en équipe A à seulement 16 ans.

Après avoir été champion d’Hongrie à 5 reprises (de 1949 à 1955) et vice champion du monde avec la sélection hongroise en 1954, Ferenc Puskas décide de quitter son pays natal et s’en va faire le bonheur des supporters du Real Madrid. Sa première année fut difficile, la barrière de la langue l’empêchant de s’adapter rapidement à la vie espagnole.

La saison suivante, Puskas explose littéralement devenant le meilleur buteur du Real Madrid dans les trois compétitions (il inscrivit 49 buts en 36 rencontres). L'Hispano-Hongrois ne s’arrêta pas en si bon chemin et décrocha le titre de « Pichichi » à trois autres reprises. L’ailier gauche du Real Madrid ne remporta pas que des récompenses personnels, il fut également cinq fois champion d’Espagne, champion d’Europe à trois reprises et gagna aussi la Copa del Rey et la Coupe Intercontinentale.

Après ses années de gloire comme joueur, « El Cañoncito Pum » se lance dans le métier d’entraîneur. Il dirigera successivement le Panathinaikos, l’AEK Athènes et les Chiliens de Colo-Colo. Sa plus belle performance en tant que coach fut une finale de Coupe d’Europe perdue contre le grand Ajax en 1970.

 

Ferenc Polyák

Posté par Nicolas Gidaszewski • 15 novembre 2010 à 21:04

http://www.hu-lala.org/

 

Le champion olympique de lutte gréco-romaine Imre Polyák est mort aujourd’hui à l’âge de 78 ans, à la suite d’une longue maladie. Le hongrois médaillé d’or aux jeux de Tokyo en 1964 et 3 fois champions du monde était l’un des plus grands lutteurs de tous les temps. Premier sportif hongrois de l’année en 1952, il était le dernier membre vivant des « 3 grands P » - expression caractérisant les 3 grands plus sportifs magyars des années 50-60 -  depuis la mort du boxeur László Papp en 2003 et du footballeur Ferenc Puskás en 2006.

 

 
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