De la fleur à la gousse

    Tout commence au printemps, quand on trouve que des nouveaux bourgeons sont un peu spéciaux, moins pointus que les pousses habituelles. Petit à petit, ça se différencie et on finit par être sûr : oui, ce sont bien des bourgeons à fleurs !

    Je n’ai pris de photos que bien plus tard ...

  
Le bouquet le plus avancé. (Il y en a un autre derrière)              Celui-ci est double, mais le deuxième bouquet n’est
                                                                                                      qu’au début de son développement
 
    C’est à partir de la fin avril 2007 que les premières fleurs se sont ouvertes.
Voici ma première fleur de vanille ... Remarquer, sur les autres fleurs, le ‘pédoncule’ blanc nacré à la base
 
    
En définitive, il y a eu 5 bouquets, dont un double, de plus de 10 fleurs chacun.

La fleur de vanille n’est pas parfumée. Elle est éphémère : elle ne dure qu’une journée. Tous les matins je trouvais entre une et 6 fleurs écloses, et cela à duré jusqu'au début juin.

Mais pour cela, il faut beaucoup de lumière et de chaleur. Cette année en 2007, pendant 3-4 jours après le premier mai, il a fait gris et la température n'était au max que de 20° dans la véranda : les fleurs arrivées à maturité ne s'ouvraient pas vraiment et sont toutes tombées malgré la pollinisation un peu forcée.

 

Je voulais obtenir des fruits : il m’a donc fallu polliniser à la main chaque fleur. C’est une autofécondation puisqu’il s’agit de mettre en contact le stigmate avec son propre pollen. Dans cette opération, on doit sacrifier la fleur qui est écrasée pour avoir plus tard la gousse.

 

 

Vidéo YouTube

 
La méthode (mise au point par E. Albius) pour jouer les «marieuses» m’a gentiment été donnée par JJ Segalen, de Barbadine.

 

Chaque matin, à l’aide d’un cure-dent (et muni d’une paire de lunettes) on écarte une petite languette (le labelle) pour dégager les pollinies et les mettre en contact avec le stigmate en les écrasant en quelque sorte. On laisse ainsi la fleur dans un triste état.

 

Le petit film (plus de 8Mo quand même) ci-contre montre mon inexpérience, malgré une pratique quotidienne. On ne voit pas très bien parce que cela est tout petit. Cette fois là, j’ai fait tomber un peu de la masse pollinique, que j’ai essayé de récupérer pour la replacer.


 
Le lendemain, la fleur est entièrement fanée. Au bout de quelques jours, elle sèche ... et tombe rapidement si la pollinisation a échouée. Dans le cas contraire, le ‘pédoncule’ de la fleur, qui n’est justement pas un pédoncule mais son ovaire, se met à grandir et à gonfler jusqu’à devenir une belle gousse verte.
 
  

 

  mi-mai : en cours de pollinisation
 
 
 
 
    Il ne reste plus qu’à attendre la maturité.
 
 
    Et comment la juge t’on, cette maturité ? et bien ... le bon moment, c’est juste avant que les gousses ne se mettent à jaunir, par l’extrémité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                                                                                                                                                                    Mi-juin : de belles gousses qui se développent      
 
  

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