Généalogie angevine de Valérie Massonneau dite Trierweiler du nom de son ancien mari
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Née le 16 janvier 1965 à Angers, Valérie Massonneau, cinquième d'une famille de six enfants, passe son enfance dans un quartier populaire. Elle se définit comme issue d'une « famille bourgeoise totalement désargentée ». Son grand-père co-dirigeait une banque vendue en 1950.
Père invalide pensionné, mère un temps ouvreuse dans une patinoire pour arrondir les fins de mois, elle est diplômée en sciences politiques de la Sorbonne.
C'est à Paris Match qu'elle rencontre celui dont elle porte encore le nom, Denis Trierweiler - avec qui elle aura trois garçons -, collaborateur occasionnel et surtout traducteur des philosophes allemands.
Laurent Léger, journaliste à Charlie Hebdo, qui a travaillé douze ans avec elle à Paris Match, dépeint « une personnalité franche, carrée, très professionnelle », travaillant « sans esprit partisan ».
Elle sort de l'ombre en octobre 2010. « Valérie est la femme de ma vie », clame alors dans Gala François Hollande, alors ex-premier secrétaire du Parti socialiste en pleine traversée du désert. Cela fait plusieurs années déjà qu'ils sont ensemble.
À l'automne 2011, elle doit abandonner pour raisons déontologiques sa participation à la « vie collective » de Paris Match ainsi que ses interviews politiques menées depuis 2005 sur Direct 8 pour interroger des stars du show-biz.
Mais soucieuse d'être financièrement indépendante, elle tient à conserver son métier et se consacre désormais à la culture dans l'hebdomadaire Paris Match où elle travaille depuis 22 ans.
Son premier article début juin dans sa nouvelle rubrique rend compte d'une biographie d'Eleanor Roosevelt, épouse de l'ancien président américain Franklin Roosevelt et journaliste qui ne s'interdisait d'aborder « aucun sujet, ni social, ni politique, ni même international, surtout à la veille de la Seconde Guerre mondiale »
Née à Angers2, dans le quartier de la Roseraie3, Valérie Massonneau est la cinquième d'une famille de six enfants4.
Après avoir vécu dans la tour Chaptal de la cité du Grand-Pigeon5, la famille Massonneau s'installe rue de Champagne en 1969, dans un lotissement HLM proche du quartier de Monplaisir6. Son père, Jean-Noël Massonneau, invalide civil de guerre après avoir perdu une jambe en sautant sur un engin explosif à 12 ans7, meurt quand elle a 21 ans8. Banquiers, son grand-père et son arrière-grand-père ont été des associés de la banque angevine J. Bordier Fils, Massonneau et Cie, vendue en 1950 au Crédit de l'Ouest6. Une histoire familiale qu'elle déclare avoir découverte seulement en 2012, pendant la campagne présidentielle, grâce aux investigations du quotidien Ouest-France9. Après la mort de son père, sa mère travaille comme hôtesse d'accueil à la patinoire d'Angers4.
Valérie Massonneau suit une scolarité successivement à l'école Paul-Valéry, au collège Jean Lurçat et au lycée Joachim-du-Bellay d'Angers, où elle obtient un baccalauréat littéraire en 1983, avant de poursuivre ses études à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne6. Elle suit dès lors des cours d'histoire4 puis de sciences politiques, conclus par le DESS de communication politique et sociale de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne2.
Après l'obtention de son DESS en 1988, Valérie Trierweiler collabore à la revue Profession Politique où travaille Gérard Carreyrou. En 19896, Roger Thérond l'engage à Paris Match7, où elle couvre des sujets politiques et suit notamment le Parti socialiste10. En 2005, Paris Match la nomme grand reporter, un titre « fictif »11 car la rédaction lui demande de se consacrer uniquement à la critique littéraire et d'abandonner sa spécialité relative aux sujets politiques, ce qu'elle déplore.
À partir de 2005, au lancement de Direct 8, chaîne du groupe Bolloré, elle présente des émissions et rendez-vous politiques, notamment sous forme d'entretiens. Ainsi, jusqu'en 2007, elle présente l'émission hebdomadaire en direct Le Grand 8, première émission politique de Direct 8, initialement en compagnie de Dominique Souchier2.
À partir de septembre 2007, elle co-anime, avec Mikaël Guedj, l'émission politique hebdomadaire de Direct 8, intitulée Politiquement parlant.
Après avoir animé, de mars à octobre 2011, 2012, Portrait de campagne12,13, elle présente l'émission Itinéraires d'interview de personnalités du show business, à compter du 28 janvier 201214. Ce nouveau magazine connaît des débuts difficiles, en termes d'audience15 mais réussit ensuite de belles performances16.
Valérie Trierweiler lors de l'investiture du président de la République française François Hollande, le 15 mai 2012 dans la cour du palais de l'Élysée.
Article détaillé : Liste des Premières dames de France.
Depuis au moins 200417, elle partage sa vie avec François Hollande. Ce dernier étant le 24e président de la République depuis le 15 mai 2012, elle est présentée comme la « Première dame de France »18,19,20 bien qu'elle ne soit pas mariée à l'actuel chef de l'État et qu'elle refuse le terme. Ainsi, elle déclare, concernant ce « rôle, à la suite de la victoire de François Hollande » : « Il n'y a pas de définition précise, j'ai besoin de réfléchir. […] Ce sera plus facile une fois l'investiture passée, une fois que j'aurai vraiment réalisé, que tout cela deviendra concret y compris de façon pratique et que j'aurai notamment un agenda, un bureau »21. En raison de la situation matrimoniale particulière du couple, les médias américains l'ont baptisée la « first girlfriend » à l'occasion du premier voyage présidentiel de mai 2012 aux États-Unis22,23.
Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est née et a grandi à Angers. Tour d’horizon des lieux qui ont marqué son histoire familiale.
1. Valérie Trierweiler, née Massonneau, avait quatre ans quand ses parents ont déménagé de la tour Chaptal, cité du Grand-Pigeon, pour venir habiter dans ce lotissement HLM, proche de Monplaisir. « C’était une enfant sage comme ses deux frères et trois sœurs, se souviennent des voisins. Sa mère, originaire de Montreuil-Bellay, une femme simple, très agréable, était caissière à la patinoire. Jean-Noël, son père, invalide et sans profession, était un homme cultivé. Fallait voir sa bibliothèque. Il lisait tout le temps. »
2. Valérie Trierweiler est certainement passée devant cet hôtel particulier situé rue du Mail, à Angers. Sans savoir que c’était le siège de la banque de son grand-père paternel Jacques et son arrière-grand-père Léon. « Jusqu’à ce qu’Ouest-France parle de la banque Massonneau, j’avais toujours cru qu’il s’agissait d’une légende familiale ! », nous disait-elle dans une interview parue voilà quinze jours (voir ci-dessous). « J. Bordier Fils Massonneau et Cie » fut la dernière banque familiale angevine. Elle a été vendue en 1950 au Crédit de l’Ouest, devenue CIO. L’hôtel particulier a été rasé en 1975 pour laisser place à l’actuel hôtel de ville.
3. Les grands-parents de Valérie Trierweiler ont d’abord habité, dans les années 30, dans une coquette maison rue Montrieux, non loin du lycée Joachim-du-Bellay. Avant de déménager dans cette maison bourgeoise (notre photo), située près de l’avenue Pasteur. Valérie Trierweiler, qui n’a jamais connu son grand-père paternel, s’y rendait régulièrement pour voir sa grand-mère. Une femme qui, à la mort de son mari, s’est retrouvée sans le sou. Du coup, aucun de ses enfants n’a pu suivre d’études.
4. Valérie a d’abord été scolarisée à l’école Paul-Valéry. « J’y ai beaucoup de souvenirs. Trois de mes instituteurs ont beaucoup compté : Mlle Rivoille, Mme Kérébel et M. Delepine. » Elle a ensuite rejoint le collège Jean-Lurçat : « C’était une élève très agréable », se souvient l’ancienne professeur d’histoire Catherine Boussard, aujourd’hui adjointe au maire de Saint-Gemmes-sur-Loire. « Elle était géniale, raconte Valérie Trierweiler. C’est d’ailleurs elle qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. » Et la première dame de France d’exhumer de sa mémoire : « Il y a eu également un prof de français, M. Michel, qui m’avait écrit une lettre que je possède toujours. C’était une lettre extrêmement touchante d’encouragement et de conseils pour la suite de ma scolarité et de mes études. »
5. Le collège terminé, Valérie Trierweiler s’en va étudier au lycée Joachim-du-Bellay. En série littéraire. « Ce n’était pas toujours facile chez elle, à la maison. Mais malgré cela, raconte un de ses anciens amis, habitant toujours dans l’agglo angevine, elle savait garder une sacrée pêche. Elle riait aux éclats dans la cour, à tel point que tout le monde savait que c’était elle. » Celle dont la beauté irradiait le lycée aimait, entre deux cours, faire le mur, aller boire quelques verres au Celtic, baguenauder au jardin des Plantes, tout proche : « Je le trouvais très beau, très romantique pour la jeune fille que j’étais. »
« On sentait qu’elle avait un avenir prometteur », se souvient son amie Florence Pellé. En terminale, Valérie, élève brillante et volontaire, travaille à quelques pas du lycée comme hôtesse d’accueil au centre de congrès, le soir, pour les spectacles. « Elle avait vraiment tout pour elle, sourit l’une de ses tantes demeurant dans la ville d’Angers. L’intelligence et la beauté. »
Jean-François MARTIN et Arnaud WAJDZIK.
OUEST France
Dimanche soir, la compagne de François Hollande a fait ses premiers pas de Première dame à Tulle, en Corrèze, sur l’air de La vie en rose, joué à l’accordéon. Valérie Trierweiler se dit « fière d’accompagner le nouveau président de la République », mais ça ne lui tournera pas la tête, à croire ses proches. Ils la décrivent comme quelqu’un qui sait garder les pieds sur terre. Cette terre angevine où elle est née, il y a quarante-sept ans…
Une maison HLM pimpante. Coincée dans une impasse de lotissement ouvrier, tout près des immeubles du populaire quartier Monplaisir, à Angers. C’est là que Valérie Trierweiler s’est inventée ses premières histoires, façon Club des cinq. Avec ses cinq frères et sœurs. Entourée de sa mère, caissière à la patinoire. Et de son père, invalide, amputé à 12 ans, en 1944, à cause d’une mine, et décédé dans les années 1980. Une vie de peu, bien loin de la gauche caviar.
« Je suis fière de mon milieu, de mes origines », confie Valérie Trierweiler (née Massonneau). « Les Massonneau, se souviennent des voisins, n’étaient pas des bourgeois, mais pas des gens de milieu populaire non plus. Jean-Noël, son père, était fils et petit-fils de banquiers. » La banque Massonneau et Cie, vendue en 1950 au Crédit de l’Ouest, occupait un hôtel particulier cossu, rue du Mail, à Angers. Valérie Trierweiler n’a jamais connu son grand-père banquier. « Jusqu’à ce que Ouest-France parle de la banque, j’avais toujours cru qu’il s’agissait d’une légende familiale ! », assure-t-elle. Comment la petite-fille pouvait-elle imaginer des aïeux notables quand elle voyait sa grand-mère paternelle et ses parents sans un sou ?
Chez les Massonneau, on sait pourtant passer du bon temps. Notamment l’été, sur la plage de la Pelle à Porteau à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée. Mais surtout à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), où la grande tante louait un « bout » de maison. « C’était petit. Et aussi loin que je me souvienne, nous dormions tous les 6 dans le même lit ! », raconte-t-elle. Son frère Wiliam, informaticien, se souvient de vacances simples mais pleines de souvenirs : « Valérie y a donné ses premiers coups de pédale, y a fait ses premiers sauts dans la rivière, le Thouet, bien avant de se lancer dans la natation synchronisée. Quelle ambiance ! Sans parler des courses à la ferme… ».
Dans cette famille, « très soudée », on lit Le Canard enchaîné, on parle politique, on se cultive. Et on croit à la force ascendante de l’école républicaine. À Angers, Valérie Massonneau étudie au collège Jean-Lurçat, coincé entre deux tours. Puis au lycée Joachim-du-Bellay où elle côtoie fils et filles de la classe moyenne. L’élève est brillante. « Volontaire » aussi, selon son oncle Florent, technicien EDF à la retraite.
Pudique et enjouée
Sa meilleure amie, Florence Pellé, l’imagine alors devenir « journaliste dans des magazines de mode ». Elle est si élégante… « Valérie était fraîche et vive. D’une beauté à couper le souffle », raconte Loick Berrou, ancien copain de lycée, aujourd’hui reporter à France 24. « Tous les garçons se retournaient en la voyant, rebondit Florence Pellé. Mais ça ne l’intéressait pas. Sans être un bonnet de nuit, loin de là, elle cherchait des relations plus intellectuelles, plus profondes. »
Cela ne l’empêche pas, entre deux cours, d’aller boire des verres au bar du coin, Le Celtic… De baguenauder au jardin des plantes : « Je trouvais ce lieu très beau, très romantique », se souvient-elle. « Elle restait très pudique et discrète, glisse encore Loick Berrou. Pas bavarde pour un sou. » « Certes mais elle était aussi enjouée », insiste son frère. Valérie Trierweiler acquiesce : « J’avais déjà cette réserve qu’on me reproche aujourd’hui. Que je perds quand je suis en confiance. »
À 18 ans, bac A 4 (lettres) en poche, elle monte à Paris, où elle décroche un DESS en sciences politiques, puis un job à la revue Profession politique. En 1989, elle rejoint Paris Match. Nommée grand reporter, elle couvre l’actualité politique, notamment celle du PS. Suit à la trace éléphants et éléphanteaux. Sympathise avec François Hollande… dont elle deviendra la compagne, en 2005. Une liaison cachée qui empêche le premier secrétaire du PS, officiellement en couple avec Ségolène Royal, de s’afficher comme possible candidat socialiste. « S’il l’avait été, j’aurais renoncé à lui malgré la force de notre histoire d’amour », confie-t-elle.
En octobre 2010, leur relation est officialisée : Hollande glisse dans Gala que « Valérie est la femme de (sa) vie » avant de se lancer dans la bataille des primaires du PS… Poids des mots, choc des photos, la journaliste de Paris Match et de Direct 8 est dans le viseur incessant des paparazzi. Sans le vouloir, cette mère de trois garçons de 15, 17 et 19 ans, nés de son second mariage avec le journaliste de Paris Match Denis Trierweiler, est devenue une ' people '.
« Depuis qu’elle est connue, se rassure l’une de ses tantes, elle n’a pas changé. Elle est restée simple. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme. » À 47 ans, se laissera-t-elle cantonner au rôle habituel de bienfaitrice de l’humanité comme Danielle, Bernardette ou Carla ? « Je pense continuer à exercer mon métier. D’abord parce que j’ai besoin de gagner ma vie pour élever mes enfants. » Au fait, se mariera-t-elle avec François Hollande ? Si oui, en Corrèze, à Angers ? Valérie la romantique tranche du tac au tac : « Sur une île déserte ! »
Jean-François MARTIN et Arnaud WAJDZIK.
Note: la mère de Valérie, Jeannie Gautier, âgée d'environ 80 ans, vit toujours à Angers.