Activités

FETE DE QUARTIER
ET VIDE GRENIER

St-Bruno-M.Dormoy
H. Le Chatelier

samedi 24 Juin 2017

Inscriptions à partir
du 20 Mai 2017

à la salle des Tickets
au 14, pl. St Bruno - Grenoble

- tous les Mardis de 15h à 17h
- tous les Merc. de 15h30 à 18h
- tous les Jeudis de 15h à 17h
- tous les
Samedis de 10h à 13h

ENCORE
DES PLACES DISPONIBLES


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Prochaine réunion
du Conseil d'Administration
 - tous les adhérents sont les bienvenus -

Lundi 3 juillet 2017 -  à partir de 18hh
Salle des Tickets, 14 place St-Bruno
(à droite de la Poste)

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Pour un autre
projet A RAYMOND
signez la pétition
en ligne


https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-grenoble-pour-un-autre-projet-araymond



Union de Quartier - Berriat St Bruno Europole.. 14, place Saint Bruno 38000 Grenoble
Tél : 04 76 48 99 58 - email : uniondequartierberriat@gmail.com

Site  : www.uqberriat.org . 


Le n°62 du journal
vient de sortir



PDF du journal
bientôt téléchargeable
sur cette page



Editorial

Vous voudrez bien nous excuser pour ce retard de parution. Vous en comprendrez aisément la raison à la lecture de ce récit. Le numéro 61 du journal de l’Union de quartier ayant été attaqué en justice par la municipalité, nous avons dû à la fois organiser la défense juridique de l’association, préparer la fête du 24  Juin, et rédiger ce numéro, qui se conclut finalement par le retrait de la plainte de la Mairie. Rappel des faits pour celles et ceux qui ne s’en souviennent plus :

 

Épisode 1. À l’automne 2016, la mairie de Grenoble lance un projet de réforme du règlement intérieur des marchés grenoblois. Les 19 marchés sont concernés mais des tensions naissent très vite avec les commerçants du marché Saint-Bruno et les producteurs de l’Estacade, qui dénoncent une maigre concertation et des mesures qui dénotent d’une méconnaissance de la réalité de leur travail.


Épisode 2. Cet hiver, malgré des demandes de concertation des forains qui manifestent début décembre pour réclamer le report du vote du nouveau règlement, le projet passe en conseil municipal le 19 décembre : il est désormais applicable. La même semaine, au matin, le marché Saint-Bruno est l’objet de plusieurs contrôles (URSSAF, Douanes et police).


Épisode 3. Au printemps, les forains lancent des actions juridiques contre le nouveau règlement et l’Union de Quartier publie en mars un article et deux entretiens : l’un d’un forain de Saint-Bruno, l’autre d’une productrice de l’Estacade, qui reviennent sur les problèmes posés par la réforme, et sur leur travail en général. Au cours de notre enquête, il est longuement question de corruption sur les marchés grenoblois mais, estimant le sujet épineux, nous décidons de ne citer qu’une seule phrase parmi les nombreuses prononcées sur le sujet parce qu’elle permet de comprendre l’inquiétude d’une non-abonnée par rapport au nouveau règlement. Dans ce journal, l’Union de Quartier porte à nouveau sa proposition d’agrandir le marché Saint-Bruno sous les platanes du square.


Épisode 4. Le 22 mars au début de la réunion publique annuelle de l’Union de quartier, Elisa Martin, première adjointe, annonce que la Ville envisage de porter plainte pour diffa-mation contre le journal, à cause d’une phra-se sur le bakchich dans l’entretien de la productrice de Mens, ce qui provo-que un tol-lé dans la salle. L’Union de Quartier répond qu’on ne peut pas parler de dif-fa-mation puisqu’il s’agit d’une citation, et que le journal ac-cueil-lera volon-tiers un droit de réponse.


Épisode 5. En avril, le Dauphiné Libéré publie une enquête intitulée « Placiers : y a-t-il de la corruption sur les marchés de Grenoble ? » : une pleine page assez accablante diffusée sur tout le département dans laquelle, entre autres, la productrice maintient l’intégralité des propos qu’elle a tenus dans le journal de l’Union de quartier (D. L. du 14/04/17). Dans l’édition du 21 Avril, la Ville annonce qu’elle va déposer une « plainte contre X ». Le 26 avril, l’Union de quartier reçoit la visite d’un huissier qui vient déposer une « citation à comparaître » pour le 18 mai au Tribunal correctionnel. Ainsi, pour la première fois depuis la création des Unions de Quartier, la Ville poursuit en justice dans une procédure sans enquête une association d’habitants dont le but est la défense de l’intérêt général. Dans cette affaire, d’après nos sources, le Dauphiné Libéré n’a, lui, jamais été inquiété.


Épisode 6. Le 2 mai, les membres du Conseil d’Administration de l’Union de quartier stupéfaits décident à l’unanimité de se défendre juridiquement, de prendre pour avocat Me Eric Le Gulludec mais aussi d’informer les habitants par voie d’affichage (cf. affiche sur la 1ère page). Le 18 mai a lieu une première audience au cours de laquelle le président du Tribunal fixe la caution à verser par la Ville pour maintenir sa plainte à 5 000 € (c’est la procédure) et la date du procès au 21 juin à 13h30.


Episode 7. Début juin, le Comité de Liaison des Unions de Quartier (CLUQ), inquiet que la liberté d’expression et d’information des Unions de Quartier soit ainsi mise en cause, écrit au Maire pour lui demander de retirer sa plainte et d’engager le dialogue. Au terme des discussions, la Ville accepte de retirer sa plainte et d’user du droit de réponse “élargi” [voir page 2] que nous lui avions proposé dès le début de cette affaire.


Mais au-delà de cette procédure, ne perdons pas de vue le sujet principal, celui qui constituait le sujet du dossier de notre dernier n° : l’avenir des marchés du quartier et plus largement de Grenoble. Où en est-on aujourd’hui ? La productrice de l’Estacade, qui a déclaré au Dauphiné Libéré avoir reçu un coup de fil du cabinet du maire au sujet de son interview (D. L. du 14/04), a aujourd’hui renoncé à venir au marché. Presque 6 mois après la mise en place du nouveau règlement, il n’y aurait, d’après nos informations, qu’une dizaine de commerçants abonnés aux nouvelles formules de 4 jours, bloquant ainsi de fait tout nouvel abonné*. Le marché de l’Estacade n’a plus de zone réservée “petits producteurs” et les emplacements de l’Estacade en semaine sont toujours aussi peu occupés. Finalement, la question que nous posions à la fin de notre dernier numéro reste toujours d’actualité : « Si la ville est hostile aux producteurs locaux, si elle se coupe des campagnes, elle favorise la grande distribution. Des supermarchés pour tout le monde ? ». Et l’extension du marché Saint-Bruno sous les platanes nous semble toujours une solution pertinente pour permettre à de nouveaux commerçants de venir, comme dit le souhaiter la Ville. Pourquoi attendre 1 an** pour en débattre ?

* En effet, dans le nouveau règlement, les abonnements permanents “de 6 jours” ont été remplacés par des abonnements “de 4 jours”, des abonnements “d’1 jour” non cumulables sur un week-end et des abonnements saisonniers. Même si le nouveau règlement est entré en vigueur en janvier 2017, la Ville a laissé un an aux abonnés actuels pour « adapter [leur] activité » et « choisir une des formules d’abonnement ou solliciter le Maire en cas d’impossibilité de s’adapter à ces nouvelles contraintes » (courrier du 5/12/17 de Mme Lheureux, adjointe aux Espaces publics et Nature en ville). Tant que les anciens abonnés ne “transforment” pas leur abonnement, ils restent donc sous l’ancien règlement et peuvent potentiellement occuper “leur” place toute la semaine. Elles ne sont donc pas disponibles pour les nouveaux abonnés, qu’ils soient de 4 ou 1 jour. Seuls des commerçants non abonnés, les «journaliers », peuvent y déballer leurs marchandises mais seulement à partir de 8 h du matin s’ils ont été tirés au sort après que l’absence de l’abonné permanent ait été constatée (art. 14 du nouveau règlement). Manifestement, les abonnés de l’ancien règlement ne sont pas pressés de changer de formule : ils attendent peut-être le résultat des procédures juridiques en cours…

** Voir compte-rendu de la réunion publique du 22 mars, p.2.

 

PS. La publication du droit de réponse de la Ville ayant entraîné la suppression de toutes les brèves, nous tenions quand même à annoncer l’inauguration le 1er juillet à 15h par le Maire de la Dragonne, le nouveau jeu pour enfants du square Saint-Bruno, aboutissement d’un projet voté au budget participatif 2015.


La Ville de Grenoble a demandé la publication d'un droit de réponse suite à la publication de certains propos dans notre n°61 de mars  2017 consacré au nouveau Règlement des marchés. Vous le trouverez ci-dessous et en page 3 de la version papier du n°62 de juin 2017.

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Droit de réponse de
la Ville de Grenoble
suite à la parution en mars 2017
du journal de l’Union de Quartier
Berriat-Saint-Bruno-Europole

 

La Ville de Grenoble soutient et valorise l’activité des marchés de plein air. Elle en compte une vingtaine sur son territoire avec près de 600 commerçants. C’est grâce à eux que les habitants de notre ville disposent, en proximité, d’une offre de produits riche et diversifiée tout au long de l’année.

Parce que la concurrence des grandes surfaces est rude, la Ville est très attachée à pouvoir garantir aux commerçants non sédentaires les meilleures conditions possibles pour pouvoir proposer aux consommateurs un accueil, de la transparence et des produits de qualité. 

Tout cela ne serait pas rendu possible sans le travail de l’équipe de placiers de la Ville de Grenoble. Ces agents municipaux œuvrent au quotidien auprès des commerçants au service de l’intérêt général et de tous les Grenoblois. Leur travail est précieux et indispensable pour garantir le bon fonctionnement et la tenue des marchés.

La dernière parution du journal de l’Union de quartier Berriat, Saint-Bruno, Europole en date du mois de mars était notamment consacrée au règlement des marchés. A cette occasion, le choix a été fait de relayer deux interviews de commerçants présents sur les marchés. Parmi les positions exprimées, certains propos tenus étaient de nature à jeter le doute sur l’intégrité des agents municipaux.

Les accusations de corruption qui mettent en cause la probité et l’honorabilité des agents municipaux et en conséquence la Ville de Grenoble sont particulièrement graves. La Ville, en sa qualité et sa responsabilité  d’employeur, ne saurait tolérer la tenue de propos, non étayés de preuves, visant à porter atteinte à l'honneur et à la probité de ses agents.

La liberté d’expression est un droit fondamental. La contradiction dans le débat public est un enjeu démocratique majeur. Cependant, tout propos diffamatoire portant l’opprobre sur des personnes n’est pas acceptable et est passible de poursuites en justice. Les auteurs d’articles de presse doivent faire preuve de prudence et de réserve dans l’expression de la pensée et il n’est pas admissible de se faire l’écho de propos diffamatoires. C’est pour ces motifs que la Ville de Grenoble a initialement entamé une procédure en justice.

Depuis, des échanges constructifs se sont tenus avec le Comité de liaison des unions de quartier (C.L.U.Q.) et l’Union de quartier Berriat, Saint-Bruno, Europole. La Ville a alors explicité sa position et son soutien aux agents. Après avoir entendu les représentants du C.L.U.Q. et de l’Union de quartier, la Ville, dans une volonté d’apaisement et de dialogue, a décidé de ne pas poursuivre les démarches engagées à l’encontre de cette dernière. Néanmoins, la Ville reste attentive aux démarches qui pourront être engagées par les agents eux-mêmes et aux côtés desquels elle se tiendra, bien naturellement, si des suites sont données par les autorités judiciaires. 

La Ville par ce droit de réponse réaffirme l’importance du travail effectué par les agents municipaux et son soutien indéfectible face à la tenue de propos qui seraient de nature à jeter le discrédit sur l’institution et les agents eux-mêmes.


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Sous-pages (1) : AG 2016
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