BIARRITZ OCEAN

BIARRITZ OCEAN

 

 
 
 


Section 1 : Historique :

 

Le projet « Biarritz Océan » a démarré voilà plus de dix ans en 1998 et a été inauguré le 25 juin 2011 après de multiples rebondissements. Six études seront menées de 1998 à 2000 et un marché de prestation intellectuelle sera confié à la société ACET en 2000. :

Le 24 septembre 2004 la ville décide la construction d'une Cité du Surf pour 10 millions d'euros TTC en Maitrise d'Ouvrage Public (M.O.P) et lance un concours d'architecture qui conduira à la désignation le 22 septembre 2005 de l'architecte New Yorkais Steven Holl, le plus cher et classé dernier par le jury.

Le 26 janvier 2007 la Majorité Municipale change d'avis et décide de réaliser le projet dans le cadre d'un Partenariat Public Privé (PPP), montage grace auquel une société privé construit le ou les bâtiments à ses frais et nous les loue durant trente ans. La Majorité décide alors pour justifier ce changement de rajouter à la construction de la Cité du Surf le doublement des surfaces d'exposition du Musée de la Mer qui passerait ainsi de 3500 m² à 7100 m².

Le 23 juillet 2008 c'est la société VINCI qui est retenu pour réaliser le projet.

Le 29 juin 2009 une société d'économie mixte appartenant à la ville de Biarritz à hauteur de 85 % et présidée par le Maire en personne se voit confier la future gestion des deux équipements.

 

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Section 2 : Le coût financier

 

Avec le vote d'un avenant au contrat de PPP le 26 novembre 2010 visant à réaliserr des investissements complémentaires initialement non prévus dans le contrat signé avec la société VINCI au lendemain des élections municipales de 2008 et qui s’élèvent à 3 090 400 € H.T pour la Cité de l’Océan et à 1 490 600 € H.T pour le musée de la mer, le projet va coûter au final 16 139 428 € pour l’extension du Musée de la Mer et 24 833 932 € pour la construction de la Cité du Surf. Soit 40 973 360 € pour le projet « Biarritz Océan » dans son ensemble.

                                                                                                         

Le coût effectif pour la société Vinci et donc pour la ville, du fait des 16 139 428 € de subventions, n'est donc pas de 40 973 360 € mais de 7 648 828 € pour l’agrandissement du Musée de la Mer et de 16 743 532 € pour la construction de la Cité du Surf, soit un total de 24 392 360 €.

 

Le coût des loyers dû au titre du PPP que nous allons verser à la société VINCI durant trente ans impliquait le calcul de loyers financiers dans le cadre de la procédure de PPP effectué sur la base d’un taux fixe de 4,24 % (approuvé lors du conseil municipal du 23 septembre 2009) puisque la société Vinci nous a prêté en quelques sorte cette somme de 24 392 360 € que nous lui remboursons sur 30 ans.. Le contrat prévoyait en effet la possibilité de choisir le taux d’intérêt durant toute la période entre la signature du contrat de PPP avec VINCI et la livraison des équipements. Ainsi le montant des loyers que la ville va devoir verser à la société VINCI durant trente ans s’élèvera à 61 186 432 € (tableaux d’amortissement consultés à la Direction Générale des Services).

Enfin ce sera donc un montant de 61 186 432 € de loyers qu’il faudra acquitter mais à ces loyers, il faut rajouter :

- les 829 465,10 € versés à l’architecte Steven Holl avant le choix du délégataire de la procédure de PPP

- les 300 000 € réglés aux candidats non retenus du concours

- les 5 millions d’euros que la SEM chargée de gérer le pôle « Biarritz Océan » désignée le 26 juin 2009 et qui est propriété de la Ville à 85 % va devoir financer pour la scénographie de la Cité du Surf et différents équipements non assumés par VINCI.

- plus d’un million d’euros pour la création du rond point qui est devenu indispensable pour l’accès à la Cité du Surf.

Soit environ 68,5 millions d’euros que la Ville va devoir ou a déjà financé mais étalés sur 30 ans (il faut intégrer la dépréciation monétaire) et qui doivent normalement générer des revenus supplémentaires permettant d'acquitter les loyers financiers de l'ordre de 1,7 million d'euro les premières années.

 

En conclusion

Certes les 4,5 millions d’euros d’investissements supplémentaires sont financées par des subventions et cela est en soi une bonne nouvelle

Mais il n’en demeure pas moins que ce projet est extrêmement onéreux et qu’il va peser très lourd dans l’avenir sur nos finances communales, réduisant significativement nos marges d’action dans le futur. A un moment où de sérieuses inquiétudes planent sur les moyens d’action des collectivités territoriales sur fond de crise des finances publiques et de recentralisation, ce n’était certainement pas une décision opportune

De plus l’étude de marché réalisé par ODIT-FRANCE était très légère pour un investissement de cette importance. D’ailleurs lors du conseil municipal du 26 novembre 2010, la majorité a décidé de financer « une étude de faisabilité pour la création d’une filière économique autour de l’océan et de sa préservation ».

Mais aujourd'hui le débat n'est plus de savoir si on est pour ou contre : la ville est engagée jusqu'en 2040. L'enjeu est d'optimiser cet investissement au démarrage raté a    fin de lui permettre de dégager assez de revenus pour financer le loyer que nous devons versé chaque année à la société Vinci dans le cadre du PPP. 

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Section 3 : Le contenu du projet

Le projet Biarreitz Océan, c'est donc deux équipements distincts distants de plusieurs kilomètres

- La Cité du Surf
- Le Musée de la Mer

 

                                                                                     
La Cité du Surf

  

 

Sur la zone d’Ilbarritz un bâtiment de 4.200 m2 comprenant des surfaces d’exposition, des restaurants et 8 attractions ont été construits..

Huit attractions y sont implantées sur une surface de 3000 m² ::

- La base sous-marine : il s’agit d’écrans vidéo interactifs en forme de hublots qui permettent de voir des animaux virtuels

- Le Bathyscaphe : sur des sièges avec des lunettes en 3 dimensions, le visiteur pourra voir la faune à 1000 mètres de profondeur

- Le Show du Surf : entouré de paysages polynésiens et sur siège en forme de planches de surf, ,le visiteur sera au milieu de vagues simulées avec un brouillard artificiel qui imitera la montée de la mer

- Le naufrage du Franz Hals : le spectateur se trouvera dans la cabine de pilotage puis sur la passerelle du navire en perdition fouetté par une tempête simulée et projetée sur des écrans

- La maison des sauveteurs : c’est l’histoire des grands sauveteurs en mer toujours au travers d’écrans vidéo interactifs

- Le chant des baleines : dans une salle obscure simulant le monde sous marin l’auditeur écoutera le chant des baleines avec des effets sonores

- L’histoire des corsaires : d’Albarade le corsaire biarrot personnage virtuel nous fait participer à l’histoire de la course

- Les mythes et légendes maritimes : quatre bustes parlant nous expliquent les grands mythes et légendes océaniques comme l'Atlantide, les monstres marins, etc....

Ces attractions sont accessibles à partir d’une place centrale où des renseignements sur les courants marins et le rôle de l’océan sur le climat seront fournies. Une surface de 2000 m² d’expositions temporaires a été également prévue.

 

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Le Musée de la Mer :

 
 
 
 

 

Le Musée de la Mer sur le plateau de l’Atalaye qui représentait avant les travaux une surface d’exposition de 3500 m² est passée à 7100 m². Ce sont 25 bassins supplémentaires qui ont été construits dont un aquarium de 1400 mètres cubes. Le bloc nord est totalement enterré et le bloc sud en émergence. Il n’y a pas eu de construction au dessus du tunnel, trop fragile, où une passerelle en perpendiculaire permet de relier les deux blocs.

Les poissons du golf de Gascogne sont privilégiés mais aussi les espèces des Antilles et des Caraïbes en expliquant le cheminement du Gulf Stream.

Enfin nous avons :

- le lagon, un aquarium de 8 mètres par 1,35 mètre

- le couloir qui mettra en scène les grandes profondeurs

- le tombant récifien qui sera en fait un couloir de circulation entre deux grands aquariums de 12 mètres par 3 mètres avec les prédateurs d’un coté et les proies de l’autre

- le bassin des requins de 1100 mètres cubes

- etc., etc. …

 

 

 
 
 

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Sous-pages (1) : SEM Biarritz Océan
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