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A. Les premières formes de la presse

Naissance de l'imprimerie en Europe : vers le milieu du XVe siècle, Gutenberg met au point la presse à imprimer et invente la typographie.


Les premières nouvelles

Avant le journal naît le livret d'information non périodique.

Ainsi dès la fin du XVe siècle, on informe les Français des batailles menées par le roi en Italie par ces petits livrets.

Au XVIe siècle, on illustre des livrets montrant les entrées du roi dans une ville ou bien des fêtes. On publie également beaucoup de pamphlets et autres feuilles d'opinion ou de récits qui accompagnent les problèmes politiques de l'époque. Les autorités législatives et judiciaires informent également de leurs décisions en les imprimant pour les faire distribuer ou vendre par des colporteurs. On imprime et vend aussi des faits divers et des histoires assez fantastiques et sensationnelles que le public aime beaucoup. Plus tard, on va appeler ces publications, les "canards".


      


Le développement de l'imprimerie multiplie les almanachs et chronologies. Le "Mercure français" parait de 1611 à 1648 tous les ans et compile les nouvelles du monde.

La naissance des périodiques au XVIIe siècle

  Fin du XVIe siècle et début du XVIIe, certains recueils de nouvelles commencent à paraître de manière régulière en Allemagne, aux Pays-bas, en Italie, en Angleterre.

Ce sont des périodiques, appelés souvent à l'époque gazettes.

La première gazette en langue française "le Courant d'Italie et d'Allemagne" est imprimée en 1620 et 1621 à Amsterdam, ville commerçante où les vendeurs aiment se tenir au courant des dernières nouvelles.

Le premier véritable périodique imprimé en France est peut-être les "Nouvelles ordinaires de divers endroits". Quelques mois plus tard Théophraste Renaudot, protégé par Richelieu, publie d'autres "Nouvelles ordinaires" et surtout un hebdomadaire: la "Gazette" (1631), plus tard "Gazette de France". Renaudot fonde également un "bureau d'adresses", un premier système de petites annonces.

La Gazette reste en théorie le seul périodique français de l'époque et officieusement l'organe du pouvoir. En 1762, elle devient organe officiel du ministère des affaires étrangères sous le nom de la "Gazette de France" et garde jusqu'en 1789 le droit exclusif de fournir des informations politiques.


Au temps de Mazarin, d'autres gazettes plus ou moins clandestines paraissent périodiquement. On parle de Mazarinades pour des journaux critiques envers le premier ministre. Puis sous Louis XIV, un autre périodique le "Mercure Galant" (1672) - plus tard "Mercure de France" - obtient l'autorisation d'être publié. C'est une feuille parlant de l'actualité mondaine et de variété littéraire.

En 1684, Colbert fait paraître le "Journal des savants" pour indiquer tout ce qui se passe d'important dans "la république des Lettres".

Ces périodiques sont très surveillés et sujets à la censure. Les protestants font imprimer en Hollande des périodiques français qui ont beaucoup de succès en Europe.

L'apparition du journal

  C'est au XVIIIe siècle que l'on voit apparaître de plus en plus la presse quotidienne lorsque l'information est transportée plus rapidement et que la clientèle devient plus importante.

Le premier quotidien au monde est le "Leipziger Zeitung" en 1650. En Angleterre, le "Daily Current" de Londres parait quotidiennement en 1702 et il faut attendre 1777 pour lire le premier quotidien français, le "Journal de Paris". L'état est souvent hostile en utilisant impôt et censure pour handicaper la presse.

A partir de la Révolution française et pendant le XIXe siècle, la Presse peut se développer réellement. On compte en 1787, une cinquantaine de périodiques à Paris et une trentaine en province. Dès la fin de 1788 avec la convocation des États généraux paraissent des centaines de brochures.

En 1789, l'autorisation de publier est garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789).

L'article 11 déclare la liberté de la presse : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre des abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».


Voir l'histoire par l'image : L'ère nouvelle de la presse au début de la Révolution


C'est une liberté qui n'est pas respectée lors de la période de la Révolution, en particulier pendant la Terreur où certaines feuilles royalistes ou girondines sont censurées et des journalistes exécutés. De mai 1789 à décembre 1799, plus de 1500 périodiques de toutes formes et tendances ont paru en France.

Napoléon qui connaissait les dangers de la liberté de la presse contre son pouvoir mais qui savait aussi l'utiliser comme intermédiaire entre pouvoir et opinion publique, a réduit le nombre de journaux à quatre à Paris et à un par département en province.

Dès la fin du XVIIIe siècle, le tirage de la presse augmente de 350 à 4500 pour le "Morning Chronicle" anglais, 10 000 exemplaires du "Courrier" dans les jours qui suivent la bataille de Waterloo. Mais il faut attendre les développements techniques d'impression pour fournir rapidement des nouvelles face à la concurrence et pour permettre un vrai essor de la presse écrite.

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stephane tardy,
9 oct. 2017 à 06:21
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colporteur.flv
(5601k)
stephane tardy,
17 mai 2016 à 01:39
ĉ
Constantin Mediafr,
7 oct. 2011 à 06:25
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