A) Chronologie‎ > ‎

Chronologie 1700-1760

 

1701

• Le 4 août à Montréal, le gouverneur général de la colonie signe un traité de paix avec les nations amérindiennes. La Grande paix de Montréal met fin au péril que représentaient les incursions amérindiennes. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1704

• Levasseur de Néré dresse le plan d’une nouvelle enceinte de protection de Trois-Rivières. Le projet marque une autre étape importante dans la structuration du bourg. Il prévoit un important agrandissement. Il ne sera cependant pas entièrement complété. Ce plan de 1704 permet de voir l’extension du bourg fortifié depuis l’érection de la palissade de 1650. En 1709, le bourg fortifié est défendu par une trentaine de canons. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le maître-sculpteur Jean Jacquiés (ou Jacques ou Jacquet) dit Leblond réalise un tabernacle et un maître-autel pour la chapelle des Récollets; ce tabernacle et ce maître-autel seront vendus aux Ursulines vers 1760, puis donnés en 1863 par l’évêque de Trois-Rivières, Mgr Thomas Cooke, à la Fabrique de la paroisse de Saint-Maurice; ils sont conservés aujourd’hui dans la sacristie de cette église. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Plan de Trois-Rivières en 1704

Plan tiré de : Benjamin Sulte, Histoire de Trois-Rivières.

 

1705

• Le 29 octobre à lieu la première inhumation dans le cimetière des pauvres, à l’angle des rues de l’Hôpital et Notre-Dame (aujourd’hui, des Ursulines), en face de l’Hôtel-Dieu de Trois-Rivières (hôpital des Ursulines). (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1706

• La population de Trois-Rivières est estimée à 203 habitants. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1709

• Selon Gédéon de Catalogne, deux marchands de Trois-Rivières ont chacun un moulin dont l’un est érigé sur le Platon. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1710

• Le 11 juillet, l’intendant de la Nouvelle-France, Antoine-Denys de Raudot, et le curé de Trois-Rivières, le père récollet Joseph Denys, posent solennellement la pierre angulaire de la troisième église paroissiale. Désormais, celle-ci fera face à la rue Notre-Dame et non plus au fleuve comme auparavant. Signe que l’agglomération s’organise de plus en plus en retrait du fleuve. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Un correspondant anonyme rapporte que « la plupart des maisons ne sont que de colombage et de pièces de bois mises les une sur les autres ». (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1714

• Le 21 juillet, on pose la pierre angulaire de la future chapelle des Ursulines; dédiée au « Sacré-Cœur », elle sera bénite en juin 1716. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1715

• Le maître-sculpteur Jean Jacquiés (ou Jacques ou Jacquet) dit Leblond réalise des chandeliers pour la chapelle des Ursulines de Trois-Rivières. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1717

• Quelques années avant de partir avec ses fils à la découverte de l’Ouest, Pierre Gaultier de La Vérendrye ouvre un poste de traite sur le fief de La Gabelle, à une vingtaine de kilomètres au nord du poste des Trois-Rivières. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1719

• Le 7 décembre, le moulin à vent des frères Louis et Jean Fafard est incendié; ce moulin en pierre était érigé près de l’actuelle rue Saint-Antoine. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1720

• Les Frères Charron sont à Trois-Rivières durant 16 ans (jusqu’en 1736); ils y tiennent une école de garçons. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Représentation de Trois-Rivières vue du fleuve en 1720

Photo : Newberry, Chicago

 

1721

• Le 10 septembre, les Ursulines de Trois-Rivières vendent leur propriété du Platon au roi pour la somme de 4000 livres; depuis ce jour, le Platon n’a cessé d’être propriété publique. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• René Godefroy de Tonnancour fait construire un moulin à eau sur la rivière Saint-Charles, dans sa seigneurie de Pointe-du-Lac; ce moulin sera reconstruit en 1786-1788 par Thomas Coffin, classé monument historique en 1975, restauré en 1978. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1722

• Le 3 mars, une Ordonnance royale fixe les limites des paroisses civiles (Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Cap-de-la-Madeleine, etc.); la banlieue (future ville de Trois-Rivières-Ouest) est rattachée à la mission de Pointe-du-Lac pour les besoins religieux. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1723

• On construit une maison du gouverneur, sur le Platon, selon des plans de l’architecte Chaussegros de Léry (3 novembre 1720).

 

L’ancienne maison des Gouverneurs de Trois-Rivières, sur le Platon, vers 1900

Photo : Collection de la SCAP de Trois-Rivières

La maison des Gouverneurs de Trois-Rivières, en pierre taillée, fut construite en 1723 sur l’emplacement de l’ancien fort (site de l’actuel bureau de poste) et d’après des plans de l’architecte Chaussegros de Léry. En 1760, le colonel anglais Ralph Burton y installa son quartier général. La maison servit de caserne militaire pour la garnison de 1765 à 1852; elle pouvait loger un maximum de 344 hommes, une très forte garnison pour une aussi petite ville. Les Bostonnais, qui occupèrent la ville de février à mai 1776, y logèrent. Des troupes britanniques et des mercenaires allemands y prirent aussi leurs quartiers d’hiver de 1776 à 1783. Puis la maison logea successivement le Collège de Trois-Rivières (du 19 mai 1860 jusqu’en 1874), le bureau de la douane (1874-1875) et le bureau des travaux publics (1882-1908). L’édifice fut complètement détruit dans le grand incendie de Trois-Rivières, le 22 juin 1908. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1730

• (25 mars) Le roi accorde au marchand François Poulin de Francheville, seigneur du fief Saint-Maurice, le monopole d’exploitation des gisements de minerai de fer des marais (limonite) pour créer une entreprise métallurgique : ouverture des Forges du Saint-Maurice. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le sculpteur Pierre-Noël LeVasseur est chargé par le père récollet Augustin Quintal, curé de Trois-Rivières, de doter l’église paroissiale d’un riche tabernacle. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1734

• Le 3 novembre, René Godefroy de Tonnancour reçoit le fief Sauvaget-Seigneuret à Pointe-du-Lac. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

  

Calices et ciboire, bénitier et ostensoir d’Ayotte, 1760

Photo : Collection de la SCAP de Trois-Rivières

À la demande des marguilliers de la paroisse de Trois-Rivières, le 17 janvier 1734, le sculpteur et statuaire Gilles Bolvin travaille (jusqu’en 1738) à la décoration et aux premiers aménagements de l’église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières (construite en 1710) : construction d’un maître-autel, d’une chaire et d’un banc d’œuvre pour la somme de 1500 livres; ces pièces sont exécutées selon des plans du père récollet Augustin Quintal et suivant le style Louis XIV, déjà désuet en France et détrôné par le style Régence. Plusieurs belles pièces d’orfèvrerie sont aussi réalisées pour l’église paroissiale de Trois-Rivières : deux calices en argent, deux ciboires en argent, un encensoir, un magnifique ostensoir en forme de soleil rayonnant, un bénitier en argent fabriqué par Ayotte en 1760, auxquelles il faut ajouter deux croix de procession, une lampe de sanctuaire et plusieurs statues; toutes ces pièces seront rescapées du grand incendie de 1908 et seront conservées dans l’église Saint-Philippe jusqu’en 2008. La chapelle du séminaire Saint-Joseph conserve également un calice en argent daté de 1748 et le retable du maître-autel qui a servi dans la chapelle du Grand Séminaire jusqu’en 1955. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1737

• Le 22 avril, la Compagnie des Forges du Saint-Maurice est autorisée à exploiter les mines de Trois-Rivières. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le 10 mai, le roi accorde le monopole d’exploitation des Forges du Saint-Maurice à la nouvelle compagnie de François-Étienne Cugnet et ajoute le fief Saint-Étienne au territoire du fief Saint-Maurice. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1738

• Le 20 août, on allume le haut fourneau des Forges du Saint-Maurice. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le seigneur René Godefroy de Tonnancour érige un manoir et un moulin à farine dans sa seigneurie (future paroisse et municipalité de Pointe-du-Lac). (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• La paroisse La Visitation de Pointe-du-Lac est érigée canoniquement. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Les Forges du Saint-Maurice en 1841

Peinture de Mary Millicent Chaplin, Archives nationales du Canada

Mary Millicent Chaplin, épouse de Thomas Chaplin du régiment des Coldstream Guards, fut l’une des rares femmes artistes connues du XIXe siècle. Elle réalisa cette illustration des Forges du Saint-Maurice en 1841. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Le moulin seigneurial de Tonnancour à Pointe-du-Lac

Photo : Collection de la SCAP de Trois-Rivières

 

1739

• La population de Trois-Rivières est estimée à 378 habitants. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1740

• Le 13 avril, le fief Saint-Étienne et la seigneurie de Saint-Maurice sont concédés à la  Compagnie des Forges du Saint-Maurice. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• On fonde la mission Saint-Louis des Forges du Saint-Maurice. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1742

• À Cap-de-la-Madeleine, les Jésuites font construire une scierie et un manoir près de leur moulin à faine. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Les Récollets font construire leur couvent en pierre. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1743

• Le 1er mai, l’établissement des Forges du Saint-Maurice est rattaché au Domaine du roi, après la banqueroute de la compagnie de François-Étienne Cugnet. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1749

• Les 2, 3 et 4 août et 12 et 13 septembre 1749, le naturaliste suédois Pehr Kalm visite Trois-Rivières. Le savant publiera en suédois, chez Lars Salvius à Stockholm, le récit de son Voyage en Amérique du Nord en trois volumes : en 1753, 1756 et 1761. L’excellent ouvrage, traduit en allemand, en anglais, en néerlandais et en français (1880), renferme une multitude de détails sur la vie et les mœurs des Canadiens, dont une bonne quinzaine de pages sur Trois-Rivières et ses environs. Entre autres, le savant rapporte que, sauf trois ou quatre résidences en pierre, « la majeure partie des autres habitations sont en bois, hautes d’un étage et construites sans luxe particulier ». (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

 
 

Pehr Kalm, visiteur de marque

Illustration : J. G. Geitel - Musée national de Finlande, Helsinki

 

1752

• Du 17 au 23 mai, un incendie détruit une partie importante du bourg encore presqu’entièrement aménagé en bois : l’enceinte de pieux, le monastère, la chapelle et l’hôpital des Ursulines (seuls les murs de pierre restent debout), ainsi que 45 maisons, soit en gros la moitié de l’habitat de l’agglomération, une perte énorme. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1753

• Le 5 avril, le marquis de Galiffet vend la seigneurie de Sainte-Marguerite et la terre du  Sablé à François Chastelain, officier des Compagnies franches de la Marine et propriétaire du manoir Boucher de Niverville. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

1754

• Les Récollets font construire leur église (actuelle église anglicane St. James). (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

La maison De Gannes, 2007

Photo : Hélène Bourassa, SCAP de Trois-Rivières

La maison De Gannes, à l’angle des rues des Ursulines et Saint-François-Xavier, a été construite en 1756 par le major Georges de Gannes, ancien soldat du régiment de Béarn et aide-major dans les troupes de la Marine; il y vécut jusqu’à son départ pour la France à l’automne 1761. Elle fut occupée par de nombreux propriétaires successifs, dont le grand-vicaire Pierre Saint-Onge (1776), le juge Joseph-Rémi Vallières de Saint-Réal et l’historien Raymond Douville (1946). (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Plan de la ville de Trois-Rivières, 1760

Carte de Murray

 

1760

• La capitulation de la Colonie est signée à Montréal le 8 septembre. C’est le début de l’occupation militaire britannique. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le capitaine John Knox écrit au sujet de Trois-Rivières : « Leurs maisons sont en bois, à l’exception de l’église et des couvents (des Ursulines et des Récollets) qui sont en pierre et magnifiques... ». Le général James Murray souligne lui-même dans un relevé cartographique (Carte de Murray de la même année, 1760) que « the greatest part of the other houses are of wood and not very regularly built... ». (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

• Le 23 septembre, les Trifluviens remettent leurs armes dans le parloir du couvent des Récollets et prêtent serment d’allégeance à la Couronne d’Angleterre. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Le couvent et l’église des Récollets

Photo : Claude Crête, 2006

L’ancien couvent des Récollets bâti en 1742 et l’église érigée en 1754 sont des joyaux du patrimoine trifluvien, au cœur du Vieux Trois-Rivières. Ceux-ci sont d’ailleurs les seuls témoins de la présence des Récollets au Canada pendant le Régime français. (Source: Daniel Robert, 7 octobre 2010)

 

Comments