Flammes vives !


La nuit, tous les bruits diminuent d'intensité ! On dirait qu'ils se sont engouffrés dans un tunnel très, très long, celui du ciel quand il est paré de toutes ses broches d'or scintillant, dans la voûte aérienne sans fonds où flamboie le camée plus gros de la lune. Ce sont tout là-haut au-dessus de nos têtes des centaines de milliards de bijoux -et notre Voie Lactée !- de la richissime nature ... Tant et tant de pierres précieuses rutilantes et d'un grand éclat constant classent tout ce macrocosme au premier rang d'une planète élitiste dont les hommes se sont toujours enorgueillis. On est si bien, silhouettes immobiles sous les cieux, observateurs des étoiles, quand tout semble éteint partout autour de nous, les êtres, animaux, toutes les machines, et, qu'ils restent seulement quelques braises rougeoyantes laissées par nos feux de camp dans les plaines sombres où se balancent des ramures noires porteuses de petits personnages mythiques. Fraîcheurs salutaires après des journées caniculaires qui ont dispensées des souffles bienfaiteurs venus de puits invisibles, dans les espaces interstellaires ! Sur terre, les arbres rêvent à d'autres saisons fructueuses. Et, on attendra de cueillir les fruits-breloques, une autre année ! Des djinns, trolls, korrigans, elfes ont marché silencieux à nos côtés, sur les sentes bordées de touffes de primevères multicolores. Le silence argenté de toutes ces noirceurs nous pénètre profondément. Les nuitées ont masquées les hommes mensongers, hypocrites, égoïstes ... Je vous aime pour vos splendeurs éternelles où ressortent les galaxies des nuits féériques. Je marcherai sur les chemins du ciel vers d'autres ailleurs d'espoirs où la mer roule ses vagues écumeuses en-dessous ...