La vallée sacrée

File:Sun Temple at Pisac, Peru.jpgLa vallée de l'Urubamba, aussi appelée vallée sacrée (Valle Sagrado) s'étend sur une cinquantaine de kilomètres, Cuzco étant placée au centre.
Elle regorge de ruines incas, de petits villages traditionnels, de marchés pitoresques, de pic rocheux et de torrents sauvages.
C'est en quelque sorte un "concentré de Pérou", un vestige du temps où les incas dominaient l'Amérique du Sud...


Comment explorer la Vallée Sacrée ?

Tout d'abord, un bon plan pour ceux qui souhaitent passer du temps dans cette magnifique vallée : le boleto turistico.
Il est avantageux si vous souhaitez visiter plusieurs ruines, musées et sites. En revanche, si seulement l'un d'entre eux vous intéresse, vous devrez payer la totalité... la grande renommée touristique de la région a aussi ses désaventages !
Le prix du billet est en constante augmentation. Aux dernières nouvelles, il coutait 21$ en plein tarif, avec une réduction de 50% pour les étudiants (présenter la carte).
Il est valable 10 jours et comprend l'accès aux sites suivants :
-Musée d'art religieux de Santa Catlina
-Museo Historico Regional
-Museo de arte popular
-Museo de arte contemporaneo
-Museo archeologico de Qorikancha
-Pachacutec
-Tipon
-Chinchero
-Ollantayambo
-Pisac
-Tambomachay
-Pukapukara
-Saqsaywaman
-Q'enqo
-Piquillacta
Il s'achète à l'Officina Ejecutiva del Comité (Cuzco, avenida El Sol), à l'hotel de ville (Municipalidad) de Cuzco et à l'entrée de certains sites.

Pour explorer la vallée sacrée, l'idéal est de choisir une base, où vous reviendrezz tous les soirs, afin de vous éviter de transporter vos sacs à chaque visite/marche que vous effectuerez.
Si vous en avez la possibilité, vous pouvez laisser la plupart de vos affaires dans un hotel, et partir plusieurs jours avec suelement un petit sac. Vous gagnerez ainsi en liberté et en autonomie.
Car en effet, la vallée sacrée vaut le coup d'être visitée autrement qu'en coup de vent.
Prenez votre temps, et laissez vous transporter par la magie de cette région.


A voir dans la vallée sacrée


Pisac

Fichier:Les terrasses de Pisac - Aout 2007.jpgQue faire à Pisac ?

Si la petite bourgade sert souvent de base touristique, elle abrite aussi une fabuleuse citadelle inca perchée sur une colline.
Ce site, assez peu touristique, vaut vraiment le détour.
Pour vous y rendre, plusieurs options :
-Le taxi, pour ceux qui ne veulent pas marcher. Le trajet coute une vingtaine de sols. Attention, al route n'est pas en très bon état.
-Les combis (minibus) vous déposeront à quelques centaines de mètres des ruines. Vous en trouverez surtout les jours de marché.
-La marche, meilleure option selon moi si vous en avez la possibilité. L'ascension dure environ une heure et demi. Le sentier part de la place principale, à gauche de l'église. N'hésitez pas à demander votre chemin aux habitants, qui seront ravis de vous aider. Ne manquez pas de faire quelques pauses en cour de route pour admirer la paysage !
Une fois en haut, vous découvrirez les ruines de Pisac, avec ses temples, ses canaux et surtout ses cultures en terrasses vertigineuses.
Comme au Machu Picchu, il est très agréable de déambuler au hasard des sentiers de la citadelle de Pisac. Si vous regardez du côté de la gorge du Kitamayo, vous apercevrez peut-être des centaines de petits trous percés dans la falaise : les tombes incas qui les remplissaient étaient remplies d'objets précieux, avant d'être vidées par les pilleurs de tombes.
Comptez au grand minimum 2 ou 3 heures pour la visite de ce site exceptionnel.
File:QAllaqasa ruins at Pisac, Peru.jpg

Pisac : le bon plan !

Contrairement à tout ce que vous diront les guides touristiques, le dimanche n'est pas le meilleur jour pour visiter Pisac. Si le marché est en effet plus important que les autres jours de la semaine, il est aussi rempli de touristes !
Je vous conseille d'arriver à Pisac un lundi soir ou un mercredi soir. Passez la nuit dans l'un des petits hospedajes, et couchez vous assez tôt. De toute façon, il n'y a pas grand chose à faire le soir à Pisac.
Le lendemain matin, levez vous à l'aube et parcourez le petit marché de semaine (qui a donc lieu le mardi et le jeudi, pour ceux qui ont suivi). Ne vous attendez pas à trouver des prix plus intéressants qu'à Cuzco. Mais préparez votre appareil photo : le marché est riche en couleurs, et chacun y vient en tenue traditionnelle !
Vous pouvez prévoir de vous acheter de quoi pique-niquer. Laissez vous tenter par des fruits exotiques que vous ne trouverez nulle part ailleurs, comme le Tumbo ou la Guava.
Après la visite du marché, partez à l'ascension de la citadelle de Pisac. Vous pourrez déjeuner une fois arrivés en haut. Prenez ensuite l'après-midi pour déambuler dans cette fabuleuse citadelle, avant de redescendre en fin d'après midi.


Urubamba

Autre base possible pour votre exploration de la vallée, Urubamba présente l'immense intérêt d'être un noeud pour toutes les transports de la région. Des bus partent pour Cuzco tous les quarts d'heure, pour Calca, Pisac, Chicnchero, des collectivos vous emmèneront à Ollanayambo ou Quillabamba... bref, vous allez où vous voulez !

Que faire à Urubamba ?

La ville elle-même ne présente pas grand intérêt, mais c'est le point de départ pour tous ceux qui souhaitent se rendre aux salinas et aux terrasses de Moray.
C'est aussi un centre d'activités en plein air.
Dans les différentes agences, vous pourrez effectuer du parapente, des vols en montgolfière, et des randonnées à pied, à cheval où en VTT (la durée peut varier d'une demi journée à une semaine)
Les prix sont cependant assez onéreux, et il est parfois nécessaire de réserver à l'avance, surtout en haute saison.
Il est donc parfois préférable de réserver ces activités depuis les agences de Cuzco.

 

Las Salinas

C'est l'une des merveilles de la région. Des milliers de puits salants servent depuis des centaines d'années à l'extraction du sel.
Au sommet de la vallée, une source chaude alimente un petit ruisseau... évidemment très salé.
Le paysage est lunaire, fabuleux, indescriptible (donc, je ne vais pas vous le décrire ici ! Vous n'avez qu'à regarder des photos !)
Pour vous y rendre, l'idéal est de partir du village de Tarabamba, à 7km d'Urubamba. Le chemin est assez facile à trouver. Encore une fois, n'hésitez pas à demander votre chemin aux habitants !

 



Moray


Comment se rendre à Moray ?
Encore une merveille pour tous les amoureux de beaux paysages, le site de Moray a de plus l'immense avantage de ne pas être très touristique, et d'être facile d'accès.
Il s'agit d'une sorte de gigantesque amphithéatre naturel, sur les versants duquel ont été creusés des centaines de terrasses de culture.
Chacune d'entre elle est unique, et est composée de différentes plantes, de différentes couleurs, de différents parfums.
Préparez vous à une superbe promenade... et à une surchauffe de l'appareil photo !

Fichier:Moray - Qechuyoq.JPGDepuis Urubamba ou depuis Cuzco, prenez l'un des nombreux bus ou combis qui passent par Chinchero, et demandez au chauffeur de vous déposer au début de la route vers Maras (ne vous inquiétez pas, les chauffeurs ont l'habitude)
Ici, plusieurs taxis attendent immanquablement les touristes. Ils vous proposeront l'aller-retour pour environ 35 soles. Notez que vous pouvez aussi prendre un taxi directement depuis Urubamba (pour un peu plus cher bien sûr)
Enfin, les courageux peuvent refuser l'offre des taxis, et continuer à pied jusqu'à Moray (il y a environ 3Km jusqu'au village de Maras, et 7 de plus jusqu'au site de Moray). De Moray, vous pouvez continuer la marche jusqu'aux salines, à environ 6Km, vant de redescendre sur Urubamba.
Cette randonnée d'une journée, quoiqu'assez fatigante, vous laissera à coup sûr un souvenir inépuisable !

 

File:Ollantaytambo doorway Stevage.jpgOllantaytambo

Si vous voulez voir un athentique village inca encore habité, rendez-vous à Ollantaytambo. Ses ruelles pavées et ses murs de pierres massifs vous donneront un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler une ville inca.

File:Ollantaytambo granaries Stevage.jpgQue faire à Ollantaytambo ?

La plupart des touristes viennent à Ollantaytambo pour prendre un train menant à Aguas Callientes, et rejoindre le Machu Picchu. C'est dommage, car la ville offre bien d'autres activités.
Commencez par une promenade dans ses ruelles pavées, pour admirer l'architecture urbaniste inca.
Visitez ensuite le petit musée Catco, si vous voulez en connaitre plus long sur les traditions locales, ses fêtes, ses méthodes d'agriculture et ses reliques archéologiques.
A l'accueil de ce musée, vous pourrez entrer en contact avec des agences locales, pour effectuer des randonnées (à pied à cheval, pas en bateau à voile, mais en VTT).
Il est aussi possible de faire du rafting sur l'Urubamba, et des randonnées ornithologiques.
Et puis bien sûr, il y a les ruines d'Ollantaytambo. Surplombant la ville, elles sont chargées d'histoire, puisqu'elles virent se dérouler l'une des dernières batailles inca, là où Manco Inca lutta contre les conquistadores (pour ceux qui ont oublié l'histoire, rendez-vous ici !)
La construction du site n'a jamais été achevée, et il est possible de voir d'énormes blocs de pierre, en cours d'acheminement avant l'arrivée des espagnols. Pour les trouver, marchez jusqu'à la carrière inca, depuis Ollantaytambo en traversant le fleuve. La promenade dure environ 6Km. Si vous êtes fatigués, imaginez-vous qu'il y a 500 ans, les incas effectuaient la même "promenade" en tirant des blocs de pierre de plusieurs tonnes !


Chinchero

File:Chinchero market.jpgSi vous n'avez pas encore votre compte de randonnée et de ruines incas, passez en case Chinchero (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas Frs 20,000)
Ce village tranquille et traditionnel peut être un point de départ intéressant pour une petite randonnée sympathique, loinn des chemins touristiques.
Sur la place principale, un énorme mur inca fait face à une jolie église coloniale, et à un petit musée archéologique.
Si vous avez la chance d'arriver à Chinchero un week-end, ne manquez pas son marché dominical haut en couleur et très traditionnel !
Pour les marcheurs, Chinchero peut être un point de départ pour Calca ou Urubamba. Attention, nous parlons bien sûr ici de randonnée par vos propres moyens, sans guide ni carte. Le chemin n'est cependant pas très compliqué, et les habitants de la région seront ravis de vous indiquer la route. Quand aux paysages, ils vous confirmeront que vous avez fait le bon choix !

> Vers le Machu-Picchu : tous les bons (et mauvais) plans !


 Crédit photo : Wikipedia Commons (source)