07 Osvaldo Pugliese

Hola a todos,

Nous aimons Pugliese. Nous connaissons ses tangos. En conséquence, il ne s’agit pas ici de le découvrir, mais seulement de le situer
Il naît à Buenos Aires en 1905, dans le quartier de Villa Crespo. C’est pour ça que les voisins ont choisi le carrefour des avenues Corrientes et Scalabrini Ortiz ( ex-Canning ) pour lui ériger un monument en forme de scène, inauguré en 2005, où s’alignent des personnages qui représentent les musiciens de son première orchestre
Osvaldo Pugliese faisait du tango depuis l’âge de 14 ans et il écrivit le très beau «Recuerdo » just’avant son 18è anniversaire
Son instrument était le piano et sa façon d’étudier la musique comportait la conviction, qui serait toujours la sienne, d’être en train de travailler. C’est lui qui disait «Je ne sais pas qu’est-ce que c’est d’être artiste ; je travaille comme musicien »
En 1936 il participe à la création du Syndicat des Musiciens
En 1939 il créa son premier orchestre, sous la forme d’une Coopérative
En 1943 l’orchestre fut son premier enregistrement d’un simple à deux faces. D’un côté : « El Rodeo » de Agustin Bardi, et de l’autre « Farol » de Virgilio et Homero Esposito
Cet orchestre devait durer vingt ans, chose peu ordinaire dans le milieu. Et très particulière était aussi sa façon de travailler et de produire. Les séances de répétition leur servaient d’atelier pour faire des arrangements de façon collective
Entre autres et pendant vingt ans, Emilio Balcarce fut l’un de ses violons et Osvaldo Ruggiero l’un de ses bandonéons
Pugliese développa son style avec cette orchestre assez rapidement, puisque il signa son « La Yumba » en 1946. « Avec ceci je cherchais à démontrer mon idée du rythme pour le tango », disait-il
D’autres musiciens de son orchestre le suivirent dans cet espace qui s’ouvrait à tous. En 1952, Balcarce écrivit son « Si Sos Brujo » et Ruggiero son «Para Dos »
Pugliese était un decariano ( on appelle comme ça les musiciens du tango argentin qui ont profité des innovations du maestro Julio De Caro ) ; mais comme disait une connaisseuse : «D’avantage qu’un fruit, il était une branche de l’arbre decariano»(I. Amuchastegui )
Il revendiquait comme l’élément central de son style « el arrastre » ( la trainée ), qui pour lui faisait aussi un lien entre le tango et la musique folklorique de La Pampa
A la question qu’on lui avait posée : « Pourrait-on rajouter d’autres instruments à une orquestre comme la votre ? » Il répondu : « La guitare, la flute et la clarinette, qui sont dans l’histoire du tango, c’est possible. En revanche, la batterie non. Lorsque le jazz est arrivé, les compagnies d’enregistrement ont prétendu que nous rajoutions la batterie dans nos orchestres. Canaro, Firpo et Fresedo l’ont fait. Qu’ils soient tous en paix, mais ils se sont trompés. La percussion de la batterie est mécanique et le tango nécessite ce sentiment, cette trainée du son qui lui vient de ses racines folkloriques »
Son père lui avait dit et il aimait le citer : « Lorsque tu joues, regardes bien les pieds des danseurs. S’ils te suivent, tu joues bien; si non, tu te trompes »
Pour le plaisir , en attaché ici, « La Mariposa » ( Le Papillon ) dans son arrangement pour version instrumental, enregistré en Décembre 1985, lors de son concert au Théâtre Colon de Buenos Aires ( on entend sa voix qui annonce au public le morceau qui va suivre )
Osvaldo Pugliese est décédé en 1995

Un abrazo para todos y hasta la próxima
Martha y Gabriel



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