12 Osvaldo Fresedo

Hola a todos,

Osvaldo Fresedo (1897–1984), dit « El pibe de La Paternal »,  joua du bandonéon, composa et arrangea de la musique, parfois seul ou avec d’autres dont son frère Emilio.

Fresedo dirigea des orchestres et organisa sa carrière avec succès.

Son surnom voulait concurrencer celui de Pedro Maffia « El pibe de Flores ». Maffia était à l'époque premier bandonéon et compositeur dans l’orchestre de Julio De Caro.
« La Paternal » est un quartier de Buenos Aires pas très loin du quartier de « Flores » .

Fresedo n’a pas atteint le niveau de Maffia comme virtuose, mais il aimait son instrument et c’était pour cette raison qu’il se mettait souvent dans le rang des bandonéonistes de ses orchestres, pour y jouer et diriger en même temps.

Dans les années 30, il avait formé 4 ensembles (petits orchestres) qui se présentaient simultanément dans autant de salles et il faisait la tournée en restant une petite heure devant chaque groupe. L’un de ces groupes était dirigé du piano par Carlos Di Sarli, pendant les absences de Fresedo

Sa musicalité et son orchestration vont influencer plus d’un grand du Tango, Di Sarli, bien sûr, mais aussi Mariano Mores ou E. Francini.

Fresedo innova avec l'introduction de nouveaux sons, tels que ceux de la harpe ou du vibraphone, mais aussi avec l'utilisation mesurée de la batterie.

Avec ses arrangements et sa direction, Fresedo créa un profil d’orchestre qui n’existait pas encore et il obtint une place méritée dans l’histoire du tango. Il avait l’élégance d’une exécution habillée de modernité, tout en gardant le fond « milonguero » Avec son style il conquit, quand le tango était encore propre aux milieux populaires, les classes sociales plus aisées.

Avec son orchestre, il fit des tournées dans plusieurs pays, dont la France, mais c’est aux USA qu'il alla le plus souvent pour y faire de nombreux enregistrements.

La trajectoire de Fresedo est l'une des plus longues dans l'histoire du tango, avec plus de 1200 enregistrements et prés de 63 ans de présence sur scène.

Son tango le plus célébré a été le mélodieux « Vida Mia »

Le premier morceau en attaché : « Sollozos » (Sanglots), composé par les frères Fresedo et chanté par Osvaldo Pacheco, c’est un exemple de la phraséologie mélodique de Fresedo

Le deuxième en attaché, « La Puñalada » (Le coup de poignard), c’est un exemple des ses riches orchestrations, où se mêlent son rythme milonguero et les « exigences hollywoodiennes », desquels il profitait volontiers

Bonne écoute et à la prochaine

Martha y Gabriel






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