RÉGIMENT PROVINCIAL DE L'ISLE DE CORSE. 1772 - 1791

LE RÉGIMENT PROVINCIAL DE L'ISLE DE CORSE  1772 - 1791

Frontispice de l'Ordonnance du 23 août 1772 
BNF GALLICA
 
GENÈSE

En août 1772, le régiment de BUTTAFOCO prend le nom de Régiment Provincial de l'Isle de Corse et regagne l’île. Ce régiment est formé selon les ordonnances de 1772, 1773 et 1774 qui règlent l'utilisation et l'administration des milices du royaume. C'est dans son emploi que ce régiment est différent. Il agit en vertu de dispositions spéciales qui l'assimilent à la Maréchaussée. Le régiment est plus particulièrement chargé du maintien de l'ordre, et de la sécurité publique.
Le commandement en est confié au Colonel Matteo BUTTAFOCO.
Le régiment stationne à Ajaccio et Bastia, mais il ne semble pas participer aux divers services de garnison comme les autres régiments.
L’île est divisée en quatre zones judiciaires appelées junte nationale, chargées de veiller au bon ordre et à la tranquillité publique. Ces tribunaux se voient affecter une force coercitive pour faire respecter et exécuter ses jugement. Trois compagnies de fusiliers sont affectées à chacune des juntes. 

FORMATION

Le régiment est formé sur le pied de deux bataillons. Chacun des deux bataillons comprend huit compagnies chacun, dont une de Grenadiers Royaux et une de Grenadiers Provinciaux et six compagnies de fusiliers.
Aucun étranger ne peut y être admis.

Chacune des compagnies de Grenadiers Royaux & Provinciaux est composée comme suit : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 2nd Lieutenant, 1 Fourrier, 2 Sergens (sic), 4 Caporaux, 4 Appointés, 40 Grenadiers & 1 Tambour soit 52 hommes.
Les 4 Caporaux, les 4 Appointés et les 40 Grenadiers forment 4 escouades de 12 hommes chacune. Les escouades de Grenadiers se forment par file.
Les compagnies de Grenadiers Royaux & Provinciaux n'ont point de quartiers d'assemblée. C'est le Commandant de Sa Majesté dans l’île qui en fixe le lieu lorsqu'il le juge utile au bien du service.

Ci-contre Fusilier du Régiment Provincial Corse. 
Tiré de "Uniformes des troupes Françoises et étrangères... sous le règne de Louis XVI, augmentées des troupes qui forment la Garde et la Maison du Roi ... 1780". 
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Chacune des 6 compagnies de fusiliers est composée ainsi qu'il suit : 
1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 Fourrier, 3 Sergens, 6 Caporaux, 6 Appointés, 36 fusiliers & 1 Tambour, soit 53 hommes.

Les 6 Caporaux, les 6 Appointés et les 36 Fusiliers forment 6 escouades de 8 hommes chacune. Les escouades de Fusiliers se forment en ligne. Les fusiliers sont placés dans les escouades par rang d'ancienneté, de manière à ce que la 1ère ligne forme la 1ère escouade, et la 2ème ligne la 2nde escouade.

Selon les événements, Sa Majesté se réserve le droit d'en augmenter les effectifs pour mettre le Régiment sur le pied des autres régiments provinciaux.

Pour les 12 compagnies de Fusiliers, il est fixé quatre quartiers d'assemblée : 3 Compagnies sont fixées à Orezza, 3 à Caccia, 3 à Quenza et 3 à Guagno. 
Pour permettre aux hommes de s'adonner aux travaux de l'agriculture, les 2/3 des compagnies restent dans leurs foyers. Une compagnie seulement reste assemblée dans son quartier. Elle y restera deux mois consécutifs.
Il est intéressant de noter, que les milices de Pasquale PAOLI  étaient également soumises à un service militaire par tiers.

Le régiment n'enrôle que des volontaires. L’engagement est d'une durée de 8 ans. L'homme devra avoir l'age, la taille et les qualités prescrites par les Ordonnances.
Les hommes qui seront nécessaires à la formation du régiment ou aux remplacements à faire  seront fournis par les Juntes du district où les compagnies sont établies.
Les points d'assemblée devant se trouver au plus près du domicile des hommes.

En signe de pardon, le Roi accorde l'amnistie aux soldats Corses déserteurs des régiments d'infanterie Royal-Corse, Buttafoco & Légion Corse à condition qu'ils intègrent le Provincial. Ils ont 3 mois pour rentrer dans l'espace à compter de la date de la présente Ordonnance. Leur engagement est également  de 8 ans. 
Les bas officiers et la troupe sont autoriser à se marier.

Le Provincial fournit quatre détachements aux juntes, et un à La Porta d'Ampugnani (fief de la résistance Paoliste).
Pour les compagnies de fusiliers il est établi quatre quartiers d'assemblée. Ils sont fixés à Orezza et Caccia pour le 1er bataillon, et Quenza et Guagno pour le 2ème.
Les compagnies de grenadiers restent à la disposition du gouverneur de la Corse, pour être dirigées là où le service le nécessite.

ETAT-MAJOR

L'Etat-Major est composé d'1 Colonel, 2 Lieutenants-colonels, 1 Major, 2 Aides-major, 2 enseignes par bataillon, & 1 Tambour-major.
L’état-major du régiment compte 1 Colonel, 2 Lieutenant-colonels, 1 Major, 2 Aides-majors, 2 Enseignes par bataillon & 1 Tambour-major. 
Le régiment est placé sous le commandement de Mattéo de BUTTAFOCO avec le titre d'inspecteur. Il jouit de 12 000 £ d’appointements en cette qualité.
Le régiment prend le 48 ème rang parmi les régiments provinciaux. Il vient à la suite du régiment provincial d'Aix.

SOLDES

Le régiment jouit d'un régime qui lui est propre. Les hommes perçoivent deux soldes, lorsque les compagnies sont soit assemblées, soit séparées. A titre de frais de déplacement, il est octroyé aux officiers des compagnies détachées la moitié en sus de leurs appointements, et aux hommes de troupe une augmentation quotidienne de 8 sous. 

COMPAGNIE de GRENADIERS ROYAUX

 Compagnies séparées Compagnies Assemblées
  Par jour Par mois Par an Par jour  Par mois Par an
 Capitaine 2 £ 30 £ 720 £ 4 £ 120 £ 1 440 £
 Lieutenant 18 sous 27 £ 324 £ 1 £ 16 sous 54 £ 648 £
 Second Lieutenant 13 sous 4 deniers 20 £ 240 £ 1 £ 6 sous 8 den 40 £ 480 £
Fourrier  7 sous 4 deniers 11 £ 132 £ 13 sous 4 den 20 £ 240 £
Sergent  6 sous 10 deniers 10 £ 5 deniers 123 £ 12 sous 4 den 18 £ 10 sous 222 £
Caporal  4 sous 8 deniers 7 £ 84 £ 8 sous 8 den. 13 £ 156 £
Appointé  4 sous 2 deniers 6 £ 5 sous 75 £ 7 sous 8 den. 11 £ 10 sous 138 £
Grenadier Royal 3 sous 8 deniers 5 £ 10 sous 66 £ 6 sous 8 den. 10 £  120 £
Tambour 4 sous 8 deniers 7 £ 84 £ 8 sous 8 den. 13 £ 156 £

COMPAGNIE de GRENADIERS PROVINCIAUX

 Compagnies séparéesCompagnies assemblées 
 Par jour Par mois Par An Par jour Par mois Par an 
 Capitaine1 £ 15 sous 52 £ 10 sous 630 £ 3 £ 10 sous 105 £ 1 260 £ 
Lieutenant 15 sous 22 £ 10 sous270 £ 1 £ 10 sous 45 £ 540 £ 
Second Lieutenant 12 sous 6 den.18 £ 15 sous225 £1 £ 5 sous 37 £ 10 sous 450 £ 
Fourrier 6 sous 10 den. 10 £ 5 sous 123 £12 sous 4 deniers 18 £ 10 sous 222 £ 
Sergent  6 sous 4 den.9 £ 10 sous  114 £11 sous 4 deniers 17 £ 204 £ 
Caporal 4 sous 2 deniers 6 £ 5 sous 75 £ 7 sous 8 deniers 11 £ 10 sous 138 £ 
Appointé 3 sous 8 deniers5 £ 10 s 8 d 66 £ 6 sous 8 deniers 10 £  120 £
Grenadier-provinc. 3 sous 2 deniers4 £ 15 sous 57 £ 5 sous 8 deniers 8 £ 10 sous  102 £
Tambour  4 sous 2 deniers6 £ 5 sous   75 £7 sous 8 deniers 11 £ 10 sous138 £ 

COMPAGNIES de FUSILIERS

 Compagnies séparéesCompagnies assemblées 
  Par jourPar mois  Par an Par jour Par mois Par an 
Capitaine 1 £ 12 s 6 d 48 £ 15 s 585 £ 3 £ 5 sous97 £ 10 sous 1 170 £ 
Lieutenant  13 sous 4 d20 £ 240 £ 1 £ 6 sous 8 deniers  40 £480 £ 
Fourrier 6 sous 10 d  10 £ 5 sous123 £  12 sous 4 deniers 18 £ 10 sous 222 £
Sergent  6 sous 4 d9 £ 10 sous  114 £ 11 sous 4 deniers 17 £ 204 £
Caporal4 sous 2 d  6 £ 5 sous75 £ 7 sous 8 deniers 11 £ 10 sous 138 £ 
Appointé3 sous 8 d  5 £ 10 sous 66 £6 sous 8 deniers 10 £ 120 £ 
Fusilier 3 sous 2 d 4 £ 15 sous 57 £ 5 sous 8 deniers 8 £ 10 sous 102 £ 
Tambour4 sous 2 d 6 £ 5 sous 75 £ 7 sous 8 deniers 11 £ 10 sous 138 £ 

Le commandement peut à tout moment réunir tout ou partie du personnel chaque fois qu'il le juge nécessaire. De même chaque junte dispose des mêmes droits en ce qui concerne les trois compagnies qui lui sont sont affectées.

ETAT-MAJOR

Colonel perçoit toute l'année 8 £ 6 sous 8 deniers par jour, soit 250 £/mois, soit 3 000 £/an.
Lieutenant-Colonel perçoit toute l'année 6 £ 13 sols 4 deniers par jour, soit 200 £ par mois, soit 2 400 £/an.
Major perçoit toute l'année 5 £ par jour, soit 150 £/mois, soit 1 800 £/an.
Aide-major perçoit toute l'année 2 £ 10 sols/jour, soit 75 £/mois, soit 900 £/mois.
Enseigne perçoit toute l'année 1 £/jour, soit 30£/mois, soit 360 £/an. 
L'officier chargé de la caisse du régiment perçoit toute l'année, 11 sous 1 denier 1/3 /jour, soit 16 £ 13 sous 4 deniers / mois, soit 200 £/an.
Tambour-major perçoit toute l'année 14 sols/jour, soit 21 £/mois, soit 225 £/an.

Les bas-officiers, grenadiers, fusiliers et tambours jouissent des mêmes avantages liés à l'ancienneté de service.

En tout temps il est effectué sur la solde une retenue de 16 deniers pour les gradés et soldats pour pourvoir à l'entretien du linge et des souliers.
L'Ordonnance établit une masse d'habillement de 18 deniers par jour par fourrier, sergent, tambour-major et tambour, et un sou par caporal, appointé, grenadier et fusilier.
Une masse annuelle de 3 livres par homme est prélevée afin de subvenir aux réparations de l'habillement, de l'équipement et de l'armement.
Sur cette masse une haute paie de 2 sous est allouée aux tambours pour entretenir leur instrument.
En 1777, pour les officiers de l’État-major les tarifs de 1772 sont maintenus. Le colonel en second reçoit les mêmes appointements qu'un lieutenant-colonel.
- Le porte-drapeau touche 1 livre par jour, comme auparavant l'enseigne. 
- Le Quartier-Maître reçoit 2 livres & 10 sols.
- L'adjudant 1 livre & 1 sol.
- Le chirurgien major 2 livres & 15 sols & 6 deniers.
- Le tambour-major 14 sols.
Le traitement est augmenté pour les officiers de compagnie, les bas officiers et la troupe. Les capitaines touchent 4 livres, et les lieutenants 1 livre.
Pour la troupe on verse au 
Sergent-major de grenadiers : 1 livre & 1 sol  ; 18 sols & 4 deniers aux fourriers et sergents de grenadiers ; 13 sols & 4 deniers aux caporaux de grenadiers ; 10 sols & 4 deniers aux grenadiers et tambours.
Aux sergents-majors de chasseurs et fusiliers : 1 livre ; Fourriers et sergents de chasseurs et fusiliers : 16 sols & 4 deniers ; Caporaux de chasseurs et fusiliers : 12 sols & 4 deniers ; Chasseurs, fusiliers et tambours : 9 sols & 4 deniers.
Suite à l'augmentation de la solde, les soldats achètent leur pain.
Sur la solde des capitaines et des lieutenants, on retient 10 livres par semestre.

Ci-contre Provincial-Corse en 1772 - suite de MARBOT

Une masse d'habillement est établie par prélèvement d'une retenue sur la solde de la troupe, et le roi crée une nouvelle masse de 7 livres 10 sols par homme pour les menues réparations. 
Sur cette masse, une haute paie quotidienne de 2 sols est allouée aux tambours pour l'entretien de son instrument et des baguettes.
La même Ordonnance constitue pour la troupe une solde de congé et l'établit au quart de la solde de présence. 
De la différence entre la solde de présence, et la solde de congé, on crée une autre masse qui sert à accorder un supplément d'appontements au aux bas officiers et soldats détachés pour service extraordinaire.


L'ORDONNANCE DU 2 JUIN 1777

Le 2 juin 1777, le Provincial est réorganisé. Il est formé à 2 bataillons de 10 compagnies chacun, dont 1 de Grenadiers, 1 de Chasseurs, et 8 de fusiliers. 
Chaque compagnie est composée comme suit :  1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 Sergent-major, 1 Fourrier écrivain, 2 Sergents, 8 Caporaux, 40 soldats, 1 tambour pour un total de 55 homme.
L’État-major, comprend : 1 Colonel-commandant, 1 Colonel en second, 1 Lieutenant-colonel, 1 Major, 1 Quartier-Maître-trésorier, 2 Porte-drapeaux, 1 Adjudant, 1 Chirurgien-major et 1 Tambour-major.

La solde est payée toute l'année sur le pied suivant :

 Compagnie de Grenadiers Par jour  Par mois  Par an
 Capitaine 4 £ 120 £ 1 440 £
 Lieutenant 2 £ 60 £ 720 £
Sergent-major  1 £ 1 sou 31 £ 10 sous 378 £
Fourrier écrivain 18 sous 4 deniers 27 £ 10 sous 330 £
Sergent 18 sous 4 deniers 27 £ 10 sous 330 £
Caporal 13 sous 4 deniers 20 £ 240 £
Grenadier 10 sous 4 deniers 15 £  10 sous 186 £
Tambour  10 sous 4 deniers 15 £ 10 sous 186 £

 Fusiliers & Chasseurs Par jour  Par mois Par an
Capitaine  4 £ 120 £ 1 440 £
Lieutenant 2 £ 60 £ 720 £
Sergent-major 1 £ 30 £ 360 £
Fourrier écrivain 16 sous 4 deniers 24 £ 10 sous 294 £
Sergent  16 sous 4 deniers 24 £ 10 sous 294 £
Caporal 12 sous 4 deniers 18 £ 10 sous 222 £
Grenadier 9 sous 4 deniers 14 £ 168 £
Tambour 9 sous 4 deniers 14 £ 168 £

 ETAT-MAJOR Par jour Par mois  Par an
 Colonel 8 £ 6 sous 8 deniers 250 £ 3 000 £
 Colonel en second 6 £  13 sous 4 deniers 200 £ 2 400 £
 Lieutenant-colonel 6 £ 13 sous 4 deniers 200 £ 2 400 £
 Major 5 £ 150 £ 1 800 £
Porte-drapeau  1 £ 30 £ 360 £
Quartier-maître -trésorier  2 £ 10 sous 75 £ 900 £
Adjudant  1 £ 1 sou 31 £ 10 sous 378 £
Chirurgien-major 2 £ 16 sous  6 den  2/3 83 £ 6 sous 8 deniers 1 000 £
Tambour-major 14 sous  21 £ 252 £

Le pain n'étant plus fourni, les Bas-officiers & les soldats reçoivent une prime de 3 sous par jour en compensation. 

Les officiers réformés et qui voudront continuer leur service à la suite du régiment, pourront jouir de leurs appointements à la condition qu'ils servent 6 mois tous les ans, jusqu'à leur remplacement. Les officiers réformés qui se retirent dans leur foyer, perçoivent la demi-solde, sur le pied de 4 mois d'assemblée et 8 mois de séparation.

Il est fait une retenue de 10 £/mois à chaque Capitaine & Lieutenant. 
Les Bas-officiers & soldats entretiennent également une masse. Elle s'élève à 16 deniers/jour pour chaque Sergent-major, Sergent et Fourrier, 8 deniers pour chaque Caporal, Grenadier, Chasseur, Fusilier & Tambour, pour l'entretien du linge et des chaussures. Le décompte en est fait tous les 4 mois.

Une masse d'entretien de l'habillement, armement et équipement est également retenue. Elle s'élève à 1 sou/jour pour l'Adjudant, et 7 £ 10 sous pour les bas-officiers, soldats & tambours. Sur cette masse, une haute paye de 2 sous/jour est versée aux Tambours pour l'entretien de leur instrument et des baguettes.

Une masse supplémentaire est alimentée par le surplus de solde des hommes en congé. Cette masse sert pour les hommes détachés pour les services extraordinaires.

L'entretien de ces masses est confiée entre les mains du Quartier-maître-trésorier qui est tenu d'en faire un décompte exact. Les comptes du régiment sont visés par le Conseil d’Administration, et un double est adressé avec le dossier d'inspection au Secrétaire d'Etat à la guerre. Les livres de comptes sont enfermés dans une caisse munie de 3 serrures. Chacune des clés est détenue par le Colonel ou son remplaçant, le Major, et le Quartier-maître trésorier.

ORGANISATION & FORMATION

Les juntes sont toujours chargées de pourvoir à la fourniture des hommes, et à leur remplacement. Les soldats et les les sous-officiers ont toujours l'autorisation de contracter un mariage.
Le Régiment est toujours assemblé et tient garnison pour moitié à Bastia, et à Ajaccio. Des détachements sont envoyés à Orrezza, Caccia, Quenza & Guagno, où ils sont relevés tous les 15 jours.

Le Commandant Militaire de la Corse et les juntes sont également autorisés suivant les circonstances, à donner des ordres pour former des détachements pour se rendre en des lieux qui leur sont indiqués. C'est à l'occasion de ces services extraordinaires qu'est destinée la masse supplémentaire.

Pour la formation de l'unité, le Commandant Militaire, est chargé de désigner les Officiers, en raison de leur ancienneté, leur talent et leur zèle au service de Sa Majesté. 
Ce même Officier est chargé de procéder au choix des Sergent-majors, Fourriers, Sergents, Caporaux & Tambours pour former les compagnies de Grenadiers, Chasseurs & Fusiliers du régiment.
Les Grenadiers sont choisis en fonction de leur taille et de leur bravoure, et les Chasseurs en fonction de leur tournure.
Les compagnies de Fusiliers sont formées en raison du lieu de naissance ou de domiciliation des individus. Il en est de même pour le choix des Officiers.
Des registres de contrôle de compagnies seront dressés à cet égard, comportant le nom, prénom, signalement, date & lieu de naissance, grade et époque de leur service pour chacun des hommes. Les doubles des registres sont adressés au Secrétaire d'Etat à la Guerre.

Un registre est également tenu concernant les soldats hors d'état de poursuivre leur service, lesquels en raison de leur ancienneté ou de blessures en service, sont susceptibles de bénéficier d'un traitement de réforme.

Pour les hommes qui seraient excédentaires, et qui voudraient prendre du service, il leur est possible de contracter un engagement au Royal-Corse. Tous les moyens pour rejoindre le Régiment leur sont offerts. 
Quant à ceux qui voudraient se retirer dans leur foyer, et qui demanderont un congé absolu, il leur sera payé 2 sous par lieue pour regagner leur foyer.

DISCIPLINE

Les officiers, sous-officiers & soldats qui quitteraient le service sans permission, et qui déserteraient, seraient sommés à trois reprises de réintégrer le Régiment. Chaque sommation de retour étant faite de 8 jours en 8 jours. Le déserteur, s'il est arrêté, est remis à la Junte pour subir sa peine, telle que l'Edit du mois d'août 1772 le prévoit.

UNIFORME - ÉQUIPEMENT - ARMEMENT

Il semble qu'à sa création, l'uniforme devait être entièrement de drap vert. Mais la teinture utilisée pour l'étoffe du soldat, étant changeante, lui donnait un aspect malpropre.
L'uniforme du Régiment provincial est particulier au corps. Il comprend une veste brune à capuchon, avec des basque relevées sur le devant, et agrafées à la poche ; petits parements de manche en bottes, sans collet, doublure de cadis ou de serge verts ; gilet de tricot blanc sans poche ; culotte verte à canons allongés de trois doigts au dessous du jarret, sans boutonnières ni boucles, pour être pris dans les guêtres de cuir jaune ou naturel. Chapeau à la Corse, dont les bords se relèvent.
La veste ferme sur le devant à l'aide de boutons de métal blanc. Le régiment conserve ses boutons blancs gaudronnés (sic) qu'il a actuellement.
Les Tambours auront la petite livrée de Sa Majesté. 
 
L'Ordonnance du 31 mai 1776 modifie la tenue, la veste à capuchon est supprimée. Les revers et le gilet sont verts.

Un courrier daté de Bastia du 28 mars 1778 signé de Giuseppe BONAVITA, indique l'intention qui est faite de distribuer à la troupe des fusils anglais de piètre qualité. (Peut-il s'agir des fusils anglais rouillés qui avaient été offerts à PAOLI ?). 
Le signataire demande que le régiment provincial soit armé de neuf, avec des fusils, des sabres et des pistolets selon l'ordonnance. Il indique également que les chapeaux ne sont pas encore arrivés. 

L'équipement comprend une giberne à la Corse portée sur le ventre en cuir naturel, avec un coffret en bois percé à vingt coups, et ceinturon de cuir naturel.
L'armement est constitué d'un fusil de chasse sans baïonnette, un pistolet porté à la ceinture, un sabre court en couteau de chasse soutenu par une bandoulière.

Ci-contre fusilier du Provincial d'après HOFMANN - Crédit photo Bertrand MALVAUX. 
Il porte une giberne suspendue à une banderole de cuir blanchi, ainsi qu'un baudrier porte-sabre en cuir blanchi également.

LES OFFICIERS

Matteo BUTTAFOCO est chargé de la formation de son régiment. 

François de GAFFORI en est nommé Colonel sur sa propre demande, en raison du rôle que son père avait joué en Corse.
Tous les officiers du régiment de Buttafoco entrent au Régiment-Provincial avec leur grade. Le complément est formé à partir des sujets présentés au roi, soit par M. de MARBEUF, soit sur la proposition du colonel GAFFORI ou de Matteo de BUTTAFOCO.
Dès qu'une compagnie est mise sur pied, elle est placée à la disposition de la junte dont elle dépend et va rejoindre son quartier d'assemblée.

Le 1er juillet 1777, le poste d'inspecteur du régiment est supprimé. Le colonel Matteo de BUTTAFUOCO conserve ses appointements de réforme qui s'élèvent à 8 000 livres. Le roi lui accorde une concession de terres en Corse, et l’érection de celles-ci en comté. 

Le colonel de GAFFORI, nommé Brigadier d'infanterie le 1er janvier 1784, puis Maréchal de Camp le 9 mars 1788, est remplacé à son poste par le colonel COSTA, lequel est remplacé par le colonel Raphaël de CASABIANCA.

LE SERVICE

Dans les faits, le Régiment Provincial remplit le rôle qui incombe à la Maréchaussée sur le reste du royaume. Battant le maquis à la recherche des séditieux, et des déserteurs.
On apprend que 28 hommes sont au "maki" en delà des monts, parmi eux deux sont grenadiers du Royal-Corse.
Réduisant les dernières résistances paolistes. Le régiment provincial va gagner une réputation de sévérité qui fera demander sa dissolution par le Département dès sa création en 1790. Le régiment est licencié en 1791.
  
Le 13 décembre 1772, les juntes de Quenzo et de Guagno, sont transférées à Tolla et la Mezzana. Le 2ème bataillon y prend ses quartiers d'assemblée. 

En 1774,  MARBEUF mobilise le régiment  pour réprimer une tentative de soulèvement des habitants du Niolu, et au fort d'Aléria occupé par des Paolistes. Le siège dura 4 jours, les assiégés s'échappent à la faveur de la nuit.

Le 15 décembre 1775, le roi licencie tous les régiments provinciaux à l'exception du Provincial Corse qui demeure toujours assemblé. Un bataillon tient garnison à Bastia et l'autre à Ajaccio, tout en laissant aux chefs-lieux des juntes des détachements qui sont relevés tous les 15 jours.
Le règlement du 1er mars 1778 réintègre le régiment dans les troupes provinciales, il ne subit aucune modification dans sa constitution.

Frontispice de l'Ordonnance Royale du 2 juin 1777 - BNF GALLICA

Le colonel en second ROUX de LARIC indique dans un mémoire non daté ce qu'il conviendrait de faire pour l'amélioration du service. Il propose de faire remettre à tout homme 50 livres lors de son engagement qui devra être de 12 ans. Cette somme lui serait de nouveau versé lors de tout nouvel engagement. Les 36 ans accomplis, il jouirait des invalides.
La grande quantité de congés que l'on accorde aux soldats et aux officiers empêche l'instruction. Il reproche aux officiers de ne pas participer au service de garnison.
Les détachements au profit des juntes est nuisible à la discipline. De même le nombre d'officiers par compagnie lui parait insuffisant.
Il propose d'habiller le soldat d'une veste et d'une culotte de tricot blanc, trouvant la teinture verte de l'étoffe du soldat de mauvaise qualité.
Il veut que l'on donne des ordres pour équiper la troupe de gibernes et de buffleteries comme au reste de l'infanterie, puisqu'ils font le même service. Ce qui semble indiquer que le régiment est armé du fusil d'ordonnance.
Il demande également des petits sabres pour les chasseurs, les grenadiers et les bas-officiers.
L'Ordonnance n'a pas non plus fixé les épées uniformes ainsi que les hausse-cols pour les officiers. Il déplore en outre qu'aucune Croix de Saint Louis n'ait été distribuée au corps.
DISSOLUTION

En 1790, le régiment provincial ne trouve pas grâce aux yeux des partisans du nouveau régime. Barthélémy ARENA à l'assemblée d'Orezza demande sa prompte dissolution. Deux députés sont désignés supplier la Constituante de supprimer le régiment. Le provincial est supprimé la loi du 20 mars 1791 abolissant les milices. Une Ordonnance du 20 septembre 1791, fixe son licenciement au 31 octobre suivant. Chaque homme conserve son habit, sa veste et son chapeau. Il reçoit en outre le décompte de la masse de linge et de chaussure, et trois sols par lieue lui sont remis pour rentrer chez lui.
Les soldats infirmes ou ayant l’ancienneté dans le service peuvent prétendre aux pensions de retraite, aux récompenses militaires ou aux Invalides.
Les rangs de la Gendarmerie sont ouverts aux officiers, sous-officiers et soldats qui veulent continuer à servir.
L'Ordonnance fait à tous les officiers la faveur de les considérer officiers réformés, ce qui leur permet d'être réintégrés concurremment avec les officiers des divers régiments d'infanterie. 
De nombreux soldats issus du régiment Provincial-Corse vont former le noyau des bataillons de volontaires de 1792. De nombreux officiers et officiers généraux Corses des guerres de la Révolution sont issus de ses rangs.
Son colonel Mattéo BUTTAFUOCO, fervent royaliste compte parmi les premiers émigrés Corses. Il participera au mouvement de la Crocetta qui sera vigoureusement réprimée en 1798. Rayé de la liste des Émigrés le 23 juin 1804, il rentre en Corse et meurt à Bastia le 6 juillet 1806.

DRAPEAU

RIGO donne une représentation en couleur du drapeau du Provincial-Corse. Le drapeau forme une croix blanche ornée en son centre d'une tête Maure, et 4 cantons.
Canton 1 : jaune - Canton 2 : Rouge - Canton 3 : Noir - Canton 4 : vert.

Xavier POLI, lui donne des drapeaux blancs, à croix blanche fleurdelisée, portant au centre une tête de Maure.

Nous avons trouvé une carte postale en N/B sensée représenté le drapeau du Provincial. L'absence de couleur n'en facilite pas l'étude.  Ce drapeau faisait partie des collections du Musée de Bastia avant-guerre. Lors du recollement des collections en 1956 il n'a pas été découvert. Ce drapeau a probablement disparu lors de la destruction d'une aile du musée durant les combats de la libération.
La croix blanche porte en son centre une tête maure, et chaque branche de la croix contient 4 fleurs de lys. Nous ignorons la couleur des 4 cantons.
Le régiment de Buttafoco  portait la même symbolique sur son drapeau. Les 4 cantons étaient tranchés de bleu et de jaune.


Ci-contre fusilier du Provincial Corse en 1772 par Charles VERNIER -
in Costumes de l'Armée Française de 1600 à 1845 de Paul WILLING.







Ci-contre carte postale légendée drapeau de la Légion Provinciale de l'île de Corse - Musée de Bastia
http://cpanustrale.blogzoom.fr/r12416/Militaria/
















Ci-contre Provincial-Corse 1776-1778 par Pierre BENIGNI - in LES TROUPES CORSES. La Sabretache HS n° 20 - 1973.
Fusilier rejoignant à cheval le lieu de rassemblement de sa compagnie. Il porte le fameux chapeau dit "à la Corse" porté en colonne.
Habit-veste de drap brun-marron, en drap de poils de chèvre,  fermé droit devant par 8 gros boutons en métal et tombant droit derrière. Basques relevées sur le devant et agrafées au dessous des poches en travers. Petit collet. Galon d'ancienneté en fil blanc cousu sur le bras gauche. Culotte de drap vert, resserrée dans des guêtres montant sous le genou. Buffleterie en cuir naturel; Ceinturon supportant une giberne portée sur le ventre (carchera). Baudrier supportant un sabre droit dans son fourreau de cuir.



















ÉTAT NOMINATIF DES OFFICIERS
 
COLONELS TITULAIRES

- BUTTAFOCO Matteo de : 1769 à 1772

- GAFFORI Francesco Antonio, colonel au Provincial-Corse, de 1773 à 1788 , il est le fils de Giovan-Petro, assassiné en 1753. C'est lui qui fut exposé à l'age de 2 ans sur les remparts de Corté par les Français, pour faire fléchir - en vain - son père. Se bat au côté de PAOLI à Ponte-Novu. Rallié au vainqueur après la défaite. Participe aux opérations de représailles dans le Niolu en 1774.
 
- COSTA  de la CASTELLANA  Philippe-Martin : 1788 à 1790. Maréchal de camp en 1790 ou 1791. Émigré, il passe au service de la Couronne d'Espagne.

- CASABIANCA Raphaël : de 1790 à 1791, de Vescovato, capitaine, puis lieutenant-colonel au Provincial-Corse. "Bon officier, plein de zèle, de bonne famille"(état de 1781).

COLONELS EN SECOND

- ROUX de LARIC Alexandre - (Grenoble 1745 - Paris 1801) - De 1777 à 1787 - Colonel en second au Provincial-Corse en 1777. Sa correspondance avec son père, lors de son séjour en Corse fut découverte lors de travaux de réfection de la demeure familiale. Elle a été éditée par ses descendants.

- COLONNA d'ISTRIA
, comte de Cinarca : de 1788 à 1791.

LIEUTENANTS-COLONELS

- CARAFFA (comte de) : de 1769 à 1772

- ABBATUCCI J-P : de 1772 à 1779

- CASABIANCA Jean-Quilicus de : 1773 à 1782

- CASABIANCA Raphaël de : 1779 à 1791

- ABBATUCCI J P : 1787 à 1791

- PETRICONI César-Matteo, Lieutenant-colonel au Provincial-Corse. Fils du colonel Laurenzo. Mémorialiste, député aux Etats de 1775. Un des chefs de file des partisans de NARBONNE, il part en guerre contre MARBEUF, qui lui fait envoyer en 1777 une lettre de cachet l'exilant à Toulon.

MAJORS

- BUTTAFUOCO Simon de : 1769 à 1777

- BONAVITA N de : 1777 à 1791

- BONAVITA Giuseppe, originaire de Bastia, Lieutenant en 1771, puis major au Provincial en 1774

- BUTTAFUOCO Giuvan-Simone (Vescovato 1744 - 1775), capitaine, puis major du Provincial-Corse. Assassiné par Jean Rouchon un officier du Provincial.

Bouton d’uniforme du Régiment Provincial Corse In TRADITION MAGAZINE n° 257  - sept - oct 2011

CAPITAINES

- FABIANI Jean-Baptiste de (Ghjuvan' Battista de). Écuyer. Né en 1752 - Mort en émigration en Toscane après 1796. Fils d'Orso Giacomo, (1717-1807), Député à l'assemblée du Royaume Anglo-Corse.
Capitaine avec rang de Lieutenant-colonel au Régiment Provincal-Corse. Chevalier de Saint-Louis.
Épouse Nunzia Maria MALASPINA de Speloncato.

- COLONNA d'ISTRIA, Octave. Comte de Cinarca : de 1769 à 1788
Fils de Pierre André. Comte de Cinarca par lettres patentes du mois d'août 1777. Conseiller d'Etat du Royaume de Corse et de tout le Delà-des-Monts sous Pascal PAOLI. Rallié au vainqueur, en 1769, Capitaine des Grenadiers-Royaux au Régiment de Buttafuoco avant de passer au Provincial-Corse en 1772.

- CASABIANCA Raphaël - grenadiers : de 1769 à 1781

- CASABIANCA X - grenadiers : de 1768 à 1791

- GALLONI d'ISTRIA (Joseph-Michel ?) : de 1769 à 1791

- PERETTI de la ROCCA H-F : de 1769 à 1791

- BUTTAFUOCO Ambrogio, dit le chevalier, capitaine au Provincial-Corse, réformé en 1777 à 29 ans : de 1768 à 1777

- CECCALDI André : de 1782 à 1791

- CECCALDI François : de 1775 à 1791
- DURAZZO Étienne : de 1772 à 1791

- RISTORI Jean-Baptiste : de 1772 à 1791

- FOLLACCI : de1772 à 1791

- CASELLA Louis : de 1772 à 1791

- PIANELLI François-Giocante : de 1772 à 1791

- CESARI della ROCCA Pietro Paolo COLONNA , capitaine au Provincial-Corse. Nommé d'autorité par MARBEUF, Commissaire des Juntes en 1773, en remplacement d'Hannibal FOLACCI : de 1772 à 1791

- MATRA Ange Louis : de 1777 à 1780

- FREDIANI : de 1780  à 1791

- MARI : de 1780 à 1791

- COLONNA d'ISTRIA Ottavio, capitaine au Provincial Corse, réformé en 1777.

Ci-contre, fusilier et officier du Régiment Provincial Corse en 1786 - Suite de planches de MARBOT

AIDES-MAJORS

- FREDIANI Charles de : de 1769 à 1776

- BONAVITA de : 1773 à 1777.

SOUS AIDES-MAJORS

- BUTTAFUOCO Giuvan-Sebastiano (Vescovato 1729 - ) sous-aide major au Provincial-Corse en 1771.

- BUTTAFUOCO Giuvan-Battista, sous-aide major, tué en janvier 1774 dans une embuscade par le rebelle Capracinta

LIEUTENANTS

- FIORAVANTINI Grisante - Grenadiers : de 1773 à 17..

- GRAVIERE de : de 1769 à 1791

- MATRA François-Xavier de : 1769 à 1791

- SANSONNETTI : de 1772 à 1791

- FILIPPI : de 1772 à 1791

- GUIDI : de 1772 à 1771

- BUSTORO : de 1772 à 1792

- PERETTI : de 1772 à 1791

- MARIANI : de 1772 à 1791

- CASANOVA : de 1772 à 1789

- MARI : de 1772 à 1782

- FREDIANI Charles de : de 1776 à 1781

- CASABIANCA François de : de 1772 à 1781

- MARIOTTI François-Antoine : de 1772 à 1781

- MARINGO Giovan-Francesco, lieutenant au Provincial-Corse. Officier au service de France, avait tenté d'engager  PAOLI sur le chemin de la soumission. Il fait partie des frondeurs de 1777.

QUARTIERS-MAÎTRES-TRÉSORIERS

- CASABIANCA François de : 1769 à 1772

- ROUCHON Jean : de 1773 à 1775

- LABBE : de 1777 à 1785

 - BELGODERE Jean-Baptiste : de 1780 à 1784

- RAMPASSE : de 1784 à 1791.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

GALLONI d'ISTRIA Jospeh Michel, baptisé le 7 mars 1745. Assassiné à Olmetto en 1793. Fils de François Antoine ISTRIA.
Capitaine des Grenadiers au Régt Provincial-Corse. 

SOURCES

LES TROUPES CORSES. La Sabretache HS n° 20 - 1973.
Les Corses au Combat sous 3 drapeaux 1792-1815 - Dominique Buresi - DCL Editions. 
Les "Makis" de la résistance Corse - 1772-1778 - Christine Roux. Ed. France Empire 1984. Correspondance d'Alexandre Louis Roux ou Ruffo de Laric, Colonel en second du Provincial Corse, à son père.
Les Colonels-Généraux de l'Infanterie - Pierre Bertin - Revue Historique des Armées - n° 162 - Trimestriel  n° 1 - 1986.
PAOLI, un Corse des Lumières - Michel Vergé-Franceschi - Editions Fayard 2011.
TRADITION MAGAZINE - L'Armée Royale : Les Officiers - Alain PIGEARD - Sept. Oct 2011. n° 257
Le costume militaire des troupes Corses - Jean PIERI - CAHIERS CORSICA n°  71-72 - FAGEC - BASTIA 1977
LA CORSE MILITAIRE - SES GÉNÉRAUX - MONARCHIE/RÉVOLUTION/EMPIRE - P L ALBERTINI & G. RIVOLLET - 1959
LA Corse Militaire sous l'Ancien Régime - de la Renaissance à la Révolution : Du mercenaire au soldat - Tome 2 - Dominique BURESI.
HISTOIRE MILITAIRE DES CORSES - Xavier POLI - Première partie - Tome II - Ajaccio librairie D de PERETTI - Bastia librairie OLLAGNIER - 1900
LES MAISONS HISTORIQUES DE LA CORSE - LES PERES - Comte COLONNA de CESARI-ROCCA - Éditions Henri JOUVE - PARIS - 1896.
Nouvel Armorial Corse - Livre d'Or de la Noblesse - Jean-Christophe ORTICONI - Editions Jeanne Laffitte - 1992.
http://www.museemilitairelyon.com/spip.php?article135 pour le portrait de Jean-Baptiste d'ORNANO et pour sa biographie.
http://cpanustrale.blogzoom.fr/r12416/Militaria/ - pour la carte postale du drapeau de la légion provinciale de l'ile de corse (sic)
Remerciements à Sylvain GREGORI -Attaché de conservation du patrimoine - Responsable des expositions temporaires et des publications - Musée de Bastia - Mairie de Bastia -Avenue Pierre Giudicelli - 20410 Bastia cedex

Mise à jour le 25/10/2016

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