03.05 - LES CORSES A FLORENCE, TURIN & AUTRES ETATS ITALIENS.

"Les Corses aiment mieux la guerre que l'oisiveté ; ils combattent aussi bravement à cheval qu'à pied ; ils sont aussi courageux que belliqueux ; ils n'aiment rien tant que la gloire des armes ; vainqueurs, ils ne désirent rien de plus que la gloire. Ils ne redoutent pas la mort, ils y sont prêts toujours. Ils tiennent pour vil et abject le métier de marchand". Ainsi s'exprime vers 1500 l'historien Corse Petrus Cyrnaeus (1447-1503), au sujet de ses compatriotes.

Il serait long et vain de chercher une explication de cet engouement des Corses, pour la guerre.

Malgré les décrets de Gênes qui interdisent aux Corses, tout service étranger, leur haute valeur est appréciée. Gênes essaiera constamment de limiter leur départ. Elle y consentira toutefois pour limiter tous risques d’insurrection.
Au fil du temps, il va se créer en Corse une noblesse d'épée. Chaque famille qui en aura la possibilité, enverra un de ses rejetons se battre au service de Gênes, et d'autres pour se garantir, au service d'autres républiques italiennes, en fonction de leur rivalité. Le père de Sampiero de Bastelica avait deux frères, dont l'un était au service de Gênes, et l' autre au service des MEDICI de Florence. C'est à Florence que Sampiero fit ses premières armes.

A Lépante, le 7 octobre 1571, de nombreux insulaires forment les équipages de la flotte de la Sainte-Ligue, sur les galères du Grand-Duc de Toscane, Ferdinand de MEDICIS, commandées par Nicolo GENTILE, les 13 galères génoises commandées par Gian Andrea DORIA et les trois galères et la felouque cap-corsine commandée par Giovanni Ambroggio de Negroni. 

Corsègue ou corsèsque ou corsesqua figurant sur les armes de la ville de Trieste. Cliché JN POIRON

Après Gênes, Venise sera la République qui leur donnera l'occasion de se distinguer. En 1615, des Corses sont au confins des terres vénitiennes et repoussent dans les montagnes du Carso (Istrie) les Uscoques et les Allemands.
A Fara et à Palma, ils se distinguent encore contre les Allemands sous les ordres de BAGLIONE et de GIUSTINIANI.


Francesco PONA, un auteur véronais écrit : "Les Corses sont des soldats courageux, ils n'ont jamais tourné le dos à l'ennemi et ont contribué à diminuer les tristes conséquences des déroutes vénitiennes". (Contagio di Vérona del 1630).


Alessandro VERNINO, soldat du régiment ultramontain du colonel SORGO écrit à leur sujet : 
"Pliée à la discipline, initiée à l'art technique de la guerre, cette race, créée pour la lutte, était appelée à produire de brillants chefs d'armée. Un siècle ne s'était pas écoulé que leur réputation de bravoure et de fidélité leur valait d'importants commandements. Bien que généralement oublieux ou négligents des services rendus par les étrangers à leur solde, les Vénitiens se sont vus obligés dans leurs écrits de tenir compte de l’intrépidité et de la hardiesse des régiments corses et de leurs officiers". (Historia delle guerre di Dalmatia sotto il generalato di Leonardo FOSCOLO, Venetia 1648)

Le 15 avril 1744, Théodore de NEUHOFF, Roi des Corses sous le nom de Théodore 1er, indique que sur les 4.600 Corses servant à l'étranger, 742 sont au service du Pape, 885 au service de Venise, 911 au service de Naples et de l'Espagne, 409 au service de la France, 89 au service du Piémont, 83 au service de la Toscane, 1.481 au service de Gênes.

Types de Corsesques.
Cette arme d'hast utilisée en Italie et en France entre le XV° & le XVII° siècle, devrait son nom à son usage par les fantassins Corses. Elle est composée d'un fer de lance complété par deux lames latérales.



 









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EFFECTIFS MINIMA DES MILITAIRES CORSES SERVANT EN UNITÉS CONSTITUÉES
EN TEMPS DE PAIX PENDANT LA PÉRIODE MODERNE

 PERIODE

ETATS
 
XVI° siècle
(2° moitié)

XVII° siècle 
 
XVIII° siècle
(2° moitié)
 
OBSERVATIONS
Gênes *+/- 750+/- 1000 +/- 1000 Il n'est pas tenu compte des périodes de guerre 
Deux-Siciles   +/- 700  
Saint-Siège +/- 600 +/- 700 +/- 200  
Savoie-Piémont +/- 100 +/- 100 +/- 500  
Venise  +/- 500 +/- 1000 Au début du XVII°, 1500 Corses servent à Venise. Les effectifs sont à majorer de 2000 hommes entre 1645 & 1669 (Guerre de Candie)
France =/- 2000 * +/- 1500 +/- 800 * Après la Guerre de Corse de 1553-1559 
Espagne  +/- 1000 +/- 1000 Les Corses servant à titre individuel sont plus nombreux que ceux enrôlés dans le Régiment Corcega. 
Autres Etats +/- 300 +/- 300  +/- 300Etats italiens mineurs, Empire, etc ...
TOTAUX +/- 3750+/- 5100 +/- 5500  

* Pour Gênes entre 1687 & 1739 les effectifs varient entre 1024 & 2147, soit une moyenne annuelle de 1500 hommes. Les effectifs sont à majorer de 2000 hommes pour les périodes de guerre de 1625 & 1672.
[sources Jean-Baptiste RICCI]


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TABLEAU COMPARATIF DES SOLDES MENSUELLES DANS LES ARMÉES MODERNES*
(milieu du XVIII° siècle)
 La valeur de référence est l'écu de France en argent qui vaut 60 sols.

ÉTAT

GRADE

GÊNES 

 VENISE

ROME 

NAPLES 

PIÉMONT 

FRANCE 
 
ESPAGNE
Colonel ou Mestre de Camp  40 scudi30 scudi91 ducats 250 lires 300 lires 80 ducats
Capitaine 120 lires 25 scudi 25 scudi  120 lires 75 lires 40 ducats 
Lieutenant 50 lires 14 scudi 16 scudi  30 lires30 lires 12 ducats 
Sergent 30 lires 8 scudi 8 scudi  15 lires 15 lires 5 ducats 
Caporal 20 lires 6 scudi 6,5 scudi 12,50 lires  10 l.10 s3 ducats 
Soldat 15 lires 30 lires 4,5 scudi 4,58 ducats 7,50 lires 7 l.10 s 3 ducats 

- Valeur de la monnaie de France :

1 sol de 12 deniers de France équivaut à
 24 sols & 8 deniersGênes 
idem  2 livresVenise 
idem19 baiocchi & 1 quatrinoRome 
idem14 grains Naples 
idem 18 sols & 2 deniers Turin 
idem 4 réaux de billon Madrid 
- Le louis d'argent de France valait 3 livres.
- le ducat d'or d'Italie valait 10 livres, 18 sols & 2 deniers de France.

Gênes :
- Le zecchino d'or valait 11 livres 4 sols et 8 deniers de France.
- Le croizat de Gênes en argent valait 8 livres 3 sols & 9 deniers en argent de France
- Le cavallotto en argent valait 4 sols de France.

Venise :
- Le denaro en argent valait 1/2 denier de France.
- Le ducatone en argent valait 6 livres 4 sols de France.

Rome :
- Le zecchino d'or valait 2 écus & 5 baiocchi ou 205 baiocchi.
- Le denaro d'argent valait 4 sols de France
- Le giulio valait 5 sols de France.
- Le baiocco de cuivre valait 9 deniers de France.

Naples :
- Le carlino d'argent valait 7 sols de France.

Piémont-Savoie :
- La pistole en or valait 28 livres 5 sols & 7 deniers de France.
- Le zecchino en or valait, 9 livres 15 sols de France.
- Le ducatone piémontais en argent, valait 6 livres 1 sol de France.
- Le scudo de Savoie en argent, valait 7 livres 3 sols & 1 denier de France.

Espagne :
- La pistole en or pesant 1,5 gros & 18,5 grains à 22 carats, valait 19 livres 19 sols & 10 deniers de France.
- Le peso en argent. 10 000 pesos valaient 1 200 ducats.
- La piastre en argent, valait 5 livres 8 sols et 11 8/10 deniers de France.
- Les réaux en argent. Les réaux de 8 sont des piastres. La piastre vaut 60 sols de France environ.
- Le réal de billon. Il faut 15 réaux de billon pour faire une piastre en argent. 1 réal de billon vaut 5 sols de France.
- L'ochavo en cuivre, vaut 2 maravédis de billon. Il existe des ocavos de 4 & 8 maravedis, appelés quartos et doubles quartos.
 [Sources Jean-Baptiste RICCI]


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PISE

 
La domination pisane sur la Corse, s'est exercée de 1077 jusqu'à la défaite navale de La Méloria le 6 août 1284 infligée par les Génois. Pise perdait alors sa prépondérance navale. C'est à Florence, que les mercenaires Corses vont prendre du service jusqu'au XV° siècle.

Guglielmo de Cinarca, Seigneur de la Rocca, fils d'Arrigo de Cinarca, dit Cinarchese. Moins fortuné que ses deux frères Arrigo & Guido, soutient la cause pisane des Vallinchi (seigneurs de Rocca di Valle) contre Gênes vers 1240. Il débarrasse la pays des génois, et s'installe à Rocca di Valle. Ses descendants ont tiré leur nom de cette seigneurie. Il eut trois fils : Sinucello, connu sous le nom de Giudice de Cinarca, Ladro & Truffeta qui rendirent hommage à Gênes.


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TOSCANE


 
De 828 à 931, le marquis de Toscane a porté le titre de Tutor Corsicae. Ce titre de marquis de Corse lui est confirmé par les papes Urbain II (1088 à 1099) et Calixte II (1119 à 1124). Il en résulte dès le Moyen-Age, la venue de contingents Corses. 
Les plus anciens actes d'enrôlement de soldats corses conservés aux archives de Florence datent de 1423 & 1435. C'est vers cette ville que se dirige au XV° et dans la première moitié du XVI° siècle la plus importante émigration militaire Corse.

C'est de Toscane à Sarzane, que la famille BUONAPARTE envoie en Corse, l'un des siens alors au service de Gênes, Francesco, arbalétrier à cheval, qui s'établit à Ajaccio en 1490 et s'y marie avec une insulaire.
Les Corses sont nombreux au service des MEDICI, notamment auprès de Giovanni delle Bande Nere. Ce n'est qu'à la mort de leur chef, en 1526, qu'ils passent au service français de François 1er. Sampiero de Bastelica fut du nombre de ces soldats.
A la fin du siège de Naples par LAUTREC en 1528, les 3 000 Corses survivants se dirigent vers le Nord. 
600 d'entre eux s'arrêtent à Rome, où ils sont enrôlés dans la garde du Pape Clément VII (un Médicis). 2 000 passent au service de Florence qui s'est constituée en République pour la seconde fois en 1527, et qui sera réduite en 1529 par les troupes impériales. 
Le Capitaine Pasquino de SIA, a formé 20 compagnies, dont les Capitaines furent : Fantaccio ; Iaccopetto ; Andrea ; Bellantonio ; Arrigo di MARIOTTO detto Bochini ; Francesco dalla BROCA ; Luciano di FRANCESCO di Ceccaldo da Prunelli ; Tommasino PAGOLO ; Gabriello da Calvi ; Francesco di Orsatello ; Franceschino ; Mariotto da Sia ; Tristano ; Antonio detto Cardonne ; Battista da LEPORI ; Mario dalla Bastia ; Battista da Brogino ; Giudicello & Pagoluccio, Sergent de bataille.

Cosme de MEDICI par Angelo BRONZINO (1503-1572), plus connu comme Giovanni delle Bande Nere

En octobre 1529, Pasquino de SIA se replie sur Florence, que les troupes de l'Empereur et du Pape assiègent. Le Prince d'Orange est à la tête de 15 000 impériaux. 
Le 10 novembre, les Capitaines Stefano COLONNA & Pasquino tentent une sortie générale. Les Impériaux sont refoulés et sur le point d'être chassés de leur camp, mais la retraite fut sonnée trop tôt. Le siège de Florence allait durer 10 mois.
Le 10 juin 1530, lors de la dernière sortie qui fut faite, Stefano COLONNA force les retranchements de l'ennemi, mais il ne peut être rejoint par Pasquino. Arrêté par un ennemi deux fois supérieur, Pasquino demande des renforts à MALATESTA, lequel au lieu d'avancer, sonne la retraite. Les Capitaines Fallactio & Iacopetto sont tués au cours de ces combats.
La paix est signée le 20 août suivant. Quatre compagnies Corses passent dans le camp adverse chez les Médicis qui reconquièrent leur ville. Le 5 juillet 1531, ces Compagnies assistent à l'entrée solennelle d'Alexandre de MEDICI. Les autres rallient l'armée française. 
Le service Corse au profit du grand-duché de Toscane s'estompe après 1575. 
Certains continueront encore à servir à titre isolé dans les troupes du grand-duché, jusqu'à sa suppression en 1801. Les insulaires les plus marquants au service de Toscane sont Sampiero qui y débute sa carrière, et Guillaume de CASABIANCA qui y termina colonel.


CORSES AU SERVICE DE FLORENCE

GENTILE Lodovico, Général au service des MEDICI. Sa fille Nunzia épouse Giulio d'ORNANO, Colonel des troupes pontificales. 
Son frère Domenico GENTILE, est également Colonel dans les troupes pontificales.

QUESTA Etienne, baptisé le 21 septembre 1599. 
Capitaine d'infanterie au service de Ferdinand II, Grand-duc de Toscane. Il obtient en 1642 une compagnie de 200 hommes au service de ce prince.

ETAT DES TROUPES DE GIOVANNI DEL BANDE NERE

En mai 1527, les bandes noires de Giovanni MEDICI alignent 3 337 hommes divisés en 12 compagnies.

Au mois d'Août 1527, les troupes de Giovanni alignent 4 229 hommes s'articulant en 15 Compagnies comme suit :

 Capitaines EffectifsCapitaines Effectifs Capitaines Effectifs
Lucantonio CUPPANO  400 hAzzo da CORREGIO  400 hPasquino Corso 320 h
Giovanni TURRINI 310 h Giuliano STROZZI300 h Morgante da FERRARA 300 h 
Cesare FARINA       300 hGianetto ALBANESE 300 h Giovanantonio da CASTELLO 250 h 
Amico da VENAFRO 225 hBarbarossa224 h Tommasino Corso 220 h 
Scipione da IMOLA 200 h Pandolfo PUCCINI 300 h Giovani da COLLE150 h

Etat des Bandes Noires de Giovanni au siège de Naples en avril 1528.

 Capitaines Effectifs Capitaines EffectifsCapitaines Effectifs 
Lucantonio CUPPANO 400 h Pasquino Corso 320 hGiovanni TURINI 310 h
Giuliano STROZZI 300 h Girolamo de' Ciai 250 h  Amico da VENAFRO 250 h 
Giacomo Filippo da SPOLETO 250 h Scipione da IMOLA 250 h Tommasino Corso 220 h 
Bino SIGNORELLI 200 h Belriguardo da Castiglione  200 hBernardo STROZZI200 h 
Francescho RUSTICHELLO 200 h   TOTAL3 350 h 

Auxquels il convient d'ajouter  : 3 Compagnies de fantassins de Perouse : soit 3 000 hommes & 150 Chevau-légers.

Etat des Troupes florentines lors de la 7ème Coalition, appelée Ligue de Cognac (1527-1529) qui rassemble le Royaume de France, les Etats Pontificaux, la République de Venise, la République de Florence, le Royaume d'Angleterre et le Duché de Milon, contre le Saint Empire Germanique, le Royaume d'Espagne et la République de Gênes.
Ce document indique pour chacune des compagnies, le nombre d'arquebusiers (noirs), armes de poing (gris) et piquiers (blancs), rassemblées à Apulia en décembre 1528.
On peut lire la présence des compagnies de Jacopo da Bozzo Corso Napoletto Corso & Bernardino Corso dans le Régiment du Colonel Simone TEDALDI - Compagnie  de Bernardino Corso dans le Régiment du Colonel Galeazzo FARNESE. (Sources The Black Bands of Giovanni de Maurizio ARFAIOLI)



















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BOLOGNE
 

En 1452, la République de Bologne compte des Corses dans sa milice. On y relève le nom de Blaise Corso, connétable d'une troupe de 50 gens de pied. Après l'annexion de Bologne aux États de l'Église par le Pape Jules II en 1513, la ville conserve ses soldats Corses. Ils s'y trouvaient encore en 1654 et 1683. 
Bologne fut contrainte de s'en séparer à la signature du Traité de Pise qui était applicable à la totalité des troupes du Saint Siège.

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MILAN
 

A compter du milieu du XV° siècle et ce pendant un demi-siècle, deux compagnies Corses furent entretenues par le Duc de Milan. 
D'après la lettre que le procureur général de Terre Ferme ZORZI adresse au Sénat, Milan offre 15 ducatoni à chaque Corse déserteur (Archives de Venise 1634).
SFORZA Francesco-Alessandro (San Miniato, Toscana 1401 - Milano 1466). Duc de Milan (1450). Louis XI de France lui céda les droits qu’il prétendait avoir sur Gênes, donc sur la Corse (1463). L’île fut sous l’autorité de Francesco Sforza, puis de son fils Galeazzo Maria, tué en 1476, et de la femme de ce dernier, en tout 14 ans de suzeraineté. 
 
Guelfuccio, Seigneur d'Ornano, fils de Carlo et petit-fils de Nicolo. 
Milan ayant pacifié la Corse en 1464, Guelfuccio jure fidélité au duc de Milan en 1477, avant de rendre hommage à la République de Gênes en 1480.


Francesco SFORZA (1401 - 1466), Duc de Milan & Comte de Corse.
par Bonifacio BEMBO - Source wikipedia




















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PARME


Les volontaires Corses y servent surtout au milieu du XVI° siècle.
Suite à la Guerre de Succession d'Autriche, le Duché de Parme-Plaisance est cédé aux Bourbons d'Espagne par le traité d'Aix la Chapelle (1748).
Outre le Capitaine Antonio Francesco GIAPPICONI, ce régiment compte :

- BAZZAQUINO Felice. Hidalgo. Entré au service d'Espagne le 6 août 1711.

- BATTAGLINI Paolo, passe du service de Venise au service d'Espagne. Soldat puis Lieutenant au service de la République de Venise. A servi en Dalmatie & en Albanie où combattu les Turcs. Passe au service de l'Espagne, en Ligurie [Recrutement ?] et en Sicile.

- VITTINI Giovanni. A servi dans les Armées de Venise, avant de passer au service de la Couronne espagnole et au Régiment de Parme. Sous-lieutenant, il a 45 ans. A servi en Flandres, Italie & Catalogne.

- VITTINI Don Battista. Lieutenant. Est passé au service d'Espagne le 6 août 1711.


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MONTFERRAT
 

A la  même époque, on compte des mercenaires Corses dans les troupes du Marquis de Montferrat.


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FERRARE


Dans la seconde moitié du XV° siècle un recrutement corse permanent a renforcé les effectifs des troupes de la Maison d'Este. Ces contingents ont participé aux campagnes de 1482 à 1484 contre Venise, qui lui opposait également ses contingents insulaires.


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MODENE

 
En 1647, figure dans l'ordre de bataille une compagnie Corse sous les ordres du capitaine Pietro Paolo Corso. 


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DUCHÉ DE SAVOIE 
ROYAUME DE PIÉMONT-SARDAIGNE
  

Le Duché de Savoie (1675), puis le Royaume de Sicile (1713) puis de Piémont-Sardaigne (1720) ont fait usage de troupes mercenaires d'origines diverses, Françaises, Italiennes, Allemandes, Suisses & Corses en raison de leur proximité.
Les troupes Corses sont assimilées aux régiments étrangers italiens. Ces derniers régiments sont dits mixtes car composés de soldats venant de toute l'Italie en dehors du Piémont et de la Sardaigne.
Dès avant 1475, des capitaines et des volontaires Corses ont servi la Maison de Savoie. Emmanuel-Philibert (1528-1580) Duc de Savoie en 1533, Général de Charles Quint et de Philippe II, eut une compagnie de Gardes du corps Corses, aux ordres du Capitaine Mattéo POLI.
Sous le règne de Charles Emmanuel 1er (1580-1630), en 1627-1628, deux régiments Corses ont servi sous les noms de Lecca & Orsini. Les effectifs de ces deux régiments régiments n'ayant jamais été atteints, ils ne figurent plus sur les états en 1632. [sources J-B. RICCI]
En 1722, l'armée sarde, compte encore des unités Corses, et de nombreux Corses servent individuellement dans des formations italiennes.

Royaume de Sardaigne vers 1747 - Drapeau d'Ordonnance du Régiment Corse 
Tiré de INSEGNO MILITARE PREUNUTARIE ITALIANE de Stéfano Alès
Stato Maggiore - Ufficio Storico - Roma 2001 par Walter BAUDINELLI

Comme dans toutes les armées de l'époque, le régiment porte le nom de son colonel. 
Parmi les régiments mixtes on trouve : 
- LECCA - CASABIANCA - ORSINI, créés en 1627 et dissout en 1629 [1632 pour LECCA & ORSINI]
- CATTANEO créé en 1628, dissout en 1629
- CARAFA, créé en 1636, dissout en 1638 
- CORSICA, créé en 1744, dissout en 1750 ou 1751. [selon les sources]

Durant la Guerre de 40 Ans, de nombreux officiers Corses au service de la Sardaigne, proposent à plusieurs reprises la Couronne du Royaume de Corse à la Maison de Savoie, en particulier le comte Domenico de RIVAROLA en 1745 au profit de Charles Emmanuel III. 





La guerre de Succession d'Autriche est déclenchée en 1744, opposant La France, alliée à Gênes, l'Espagne et la Prusse, contre l'Angleterre, l'Autriche et le Royaume de Sardaigne.
Charles Emmanuel III de Savoie
Gravure de Pierre Duflos - BNF GALLICA

LE RÉGIMENT CORSICA

En 1743, Victor-Amédée III, lève un régiment d'infanterie étrangère dit Italien du nom de "CORSICA". Dans les faits l'unité prend le nom de Reggimento Corso, il ne prendra son appellation définitive qu'en 1745.
Le Colonel Marc-Antonio GIAPPICONI ayant décliné son offre, le monarque se tourne vers le Colonel Domenico RIVAROLA (Bastia 1687-Turin 1748) pour la levée d'un régiment fort de trois bataillons de fusiliers de 700 hommes chacun. 
Dumenicu RIVAROLA est nommé Colonel du Régiment Corse au service de Sardaigne, le 1er août 1744, avec un traitement annuel de 3 720 livres piémontaises à partir du jour de la formation des 2 premiers bataillons.
C'est à Alexandrie en 1744, que le Régiment est organisé à partir de d'insulaires déserteurs de la République de Gênes. Dans les faits, l'unité sera commandée par son adjoint, le Major Della VELLA. Le Régiment prend rang sous le n° 33. 
L'unité est formée à la Spezia, avec des Corses, qui ont soit suivi Théodore de Neuhoff, soit de déserteurs des armées pontificale, Vénitienne, Napolitaine ou Toscane et d'autres Italiens.
A la constitution effective du régiment le 11 juillet 1744, celui-ci ne compte qu'un seul bataillon.
Les fils du Colonel servent dans le régiment, l'un comme Lieutenant-colonel et l'autre comme Capitaine. 
Les ordres sont donnés en italien.
La 1ère Compagnie compte 49 soldats Corses, et 11 dans la 2ème.
Bien que composé de Corses et d'Italiens, le régiment est considéré comme étranger, et les hommes reçoivent une solde égale à celle des Suisses. 

Régiment CORSICA par Frederico BONA - http://xoomer.virgilio.it/bandsabaude/index1.html 

En 1745, Dumenicu RIVAROLA avec le soutien de la cour de Turin, de l'Angleterre et de l'Autriche prépare un débarquement en Corse. 
Bastia capitule  le 20 novembre 1745 après un vif bombardement de 17 heures par la Royal Navy. 

Régiment CORSICA tirée du Livre Uniforme des Régiments d'Infanterie 
au service de S.M. le Roi de Sardaigne 1744
http://xoomer.virgilio.it/bandsabaude/index1.htm

En 1749, Plusieurs Corses passent au service du Piémont, dont les frères MATRA. Le chevalier Allerio Francesco MATRA succéda au Comte RIVAROLA.

Pour combler le manque d'effectifs pour le porter au nombre prévu, le Régiment Corsica est envoyé le 9 octobre 1750 en Sardaigne. Ses effectifs sont incorporés dans des Compagnies franches de déserteurs grâciés, avant d'être congédiés en mai de l'année suivante. Durant sa brève existence, cette unité n'a participé à aucune opération militaire d'importance.

Fusilier du Régiment Corsica
http://xoomer.virgilio.it/bandsabaude/index1.htm

UNIFORME

Comme pour toutes les armées européennes de l'époque, soldats et officiers portent le même uniforme. 
Les officiers se distinguent par une confection dans un drap fin et de meilleure qualité que celui de la troupe. 
Quant aux boutons, ils sont dorés ou argentés pour les officiers, quand la troupe possède des boutons en métal jaune ou blanc. 
Il en est de même pour les galonnages, en métal, or ou argent pour les officiers, et en laine jaune ou blanc pour la troupe.
L'iconographie donne un habit blanc avec des boutons jaunes disposés 2 par 2 sur les devants. Des boutons sur les parements de manches et sur les pattes de poche. L'habit n'a pas de collet.
Gilet & culotte sont rouges.
Chemise de toile blanche, cravate rouge.
Chapeau tricorne galonné de jaune, cocarde bleue au dessus de l’œil gauche.
Suivant la mode du temps, les cheveux sont portés longs, et réunis en queue sur la nuque.
Des bas de laine blancs, remontant au dessus des genoux, sur la culotte et maintenus au dessus des mollets par un lien.
Chaussures en cuir noir.
L'armement consiste en un fusil et une épée portée au ceinturon en cuir naturel.
Suivant la période, la giberne est portée soit sur le ventre, soit en bandoulière, passant sur l'épaule gauche. La banderole est en cuir naturel.

Les marques de grade pour les officiers et les sous-officiers, sont identiques à celles des autres régiments.
LES SOLDES

Soldes annuelles théoriques en Lires des militaires de l'Armée Piémontaise au XVIII° siècle.

 GRADES

ANNÉES
 
COLONEL

MAJOR 
 
CAPITAINE
 
ENSEIGNE
 
SERGENT
 
CAPORAL
 
SOLDAT
1708 30361712 1234 297 157-282 99-109 69-135 
17373036 1712 1444 441 174-264 145-193 87-100 
1748 3036 1712 1444 632 174-264 145-193 87-100 
[Sources RICCI Jean-Baptiste]
Tous les militaires sont droit à une ration de pain quotidienne.
Les Officiers touchent une indemnité de logement et d'équipement.

Tableau des soldes annuelles du Régiment Corsica au 17 avril 1749, et après cette date, quand la solde du Régiment Corse est alignée sur celle des Régiments Sicilia & Lombardia. Les sommes sont exprimées en lires, soldi & denari

 
GRADES

 
SOLDES
en lire, soldi, denari
 
OBSERVATIONS 
 av. le 17/04/1749 ap. le 17/04/1749  
Aumônier / Cappellano 480 300  Les militaires en fonction à cette date continuent de percevoir
Tambour Major 209 l, 12 s 157 l, 04 s  l'ancienne solde jusqu'à nouvel ordre, ou à la date de renouvelle-
Pevôt 325 l, 01 s, 4 d 243 l, 16 s  ment de leur contrat.
Archer 83 l, 05 s 69 l, 15 s  
Charpentier & Armurier 101 l 87 l, 15 s  
Sergent de Grenadiers 232 l 174 l, 12 s  
Caporal de Grenadiers 193 l, 06 s, 8 d 145 l  
Tambour de Grenadiers 193 l, 06 s, 8 d 145 l  
Appointé de Grenadiers 119 l, 04 s 89 l, 08 s  
Grenadier 100 l, 16 s 87 l  
Sergent de fusiliers209 l, 12 s 157 l, 04 s  
Caporal de fusiliers 155 l 116 l, 05 s  
Tambour de fusiliers 155 l116 l, 05 s  
Fusilier 83 l, 5 s 69 l, 15 s  
[ Sources Jean-Baptiste RICCI]
Soit avant le 17 avril 1749, exprimée en lire, soldi et denari / mois :

 GRADES LireSoldi Denari
Sergent de Fusiliers17  9
Caporal de Fusiliers12 18 
Tambour 12 18 
Fusilier 18 
[Sources Jean-Baptiste RICCI]

LES DRAPEAUX

 

 
Alfieri du Régiment Corsica en 1747- Drapeau de la Compagnie Colonelle & drapeau d'Ordonnance - Infographies de Walter BAUDINELLI

Le drapeau colonel est porté par l'alfiere de la 1° Compagnie du 1° Bataillon. La soie est d'un modèle commun à tous les régiments.
Confectionné dans une soie carrée de couleur bleu ciel de la maison de Savoie, avec en son milieu un aigle noir au vol éployé, coiffé d'une couronne royale, au bec et griffes jaunes et à la langue rouge, portant sur la poitrine les armes de la Maison de Savoie, au champ rouge et à la croix blanche.
La soie du drapeau est bordée de blanc. 

Le drapeau d'ordonnance est normalement porté par l'alfiere de la 1° Compagnie du 2° Bataillon. CORSICA n'ayant jamais eu de deuxième bataillon, le drapeau est porté aux côtés du drapeau colonel.
Confectionné dans un carré de soie blanche, avec en son milieu la croix blanche de la Maison de Savoie, au champ rouge bordé de blanc. Les quatre cantons aux quatre flammes ondoyantes rouges et trois blanches convergentes vers les angles externes de la croix.
Le premier canton est chargé dans son centre d'un bouclier stylisé avec ondulations et orne-
ments placés en bande, surmonté d'une couronne royale. L'arme est celle de la Corse, à la tête de roi maure entouré dans un champ argenté.

Les soies mesurent environ 2, 50 m de côté. Les drapeaux sont fixés sur la hampe par une pièce de tissu bleu ciel. La hampe était peinte en bleu ou en rouge, avec la pique et la pointe dorées. Sous la pique, est fixé un cordon à ruban bleu ciel et or.

Quand le régiment est aligné, les drapeaux se trouvent devant la 5° Compagnie.

CORSES AU SERVICE DES DUCS DE SAVOIE

POLI Matteo, Capitaine des Gardes Corses du Duc de Savoie. 
Sa pierre tombale se trouve en l'église San Crisogono à Rome.

LECA Biagino de, né en 1570. Fils de Giacomorso.
Capitaine des Gardes d'Alphonse d'ORNANO. Passé Colonel au service du Duc de Savoie. Épouse Marie MANODRITTA, dont 2 fils :
- LECA Innocento de, Colonel d'infanterie.

- Delfino de LECA, né en 1599 - décédé en 1642. Capitaine d'une compagnie d'arquebusiers à cheval au service du duc de Savoie. Il est inhumé dans l'église de la Madonna degli Angeli à Turin.

CORSES AU SERVICE DE PIÉMONT- SARDAIGNE

Domenicu RIVAROLA, (Bastia en 1687 - Turin 1748). 
Il descend par son père de la famille RIVAROLA de Chiavari (État de Gênes) et du coté maternel des VERDONI d'Omessa. 
Entré de bonne heure dans la carrière des emplois publics de la République de Gênes. Il est nommé en 1724 podestat de la ville de Bastia, puis remplit les fonctions de commissaire de la république pour la Balagne. Il réside à Bastia lorsque les trouble de 1729 éclatent. Il prend le parti de s'interposer entre le gouvernement et les insurgés dans l’espoir que son influence suffira à faire déposer les armes. Il entreprend la même démarche à Gênes sans plus de résultat. Il rentre en Corse et ne pouvant résister aux pressions de ses compatriotes, il épouse le parti de l'insurrection. Il s'emploie à s'armer et à chercher des appuis auprès des grandes cours d'Europe.
Il est tout naturellement appelé au poste de Conseiller d’État du roi Théodore, dont il est l'un des chefs les plus considérés de son gouvernement.
Après le départ de Théodore, Dumenicu est invité à se rendre à Turin pour solliciter du roi Charles-Emmanuel III, la levée d'un régiment Corse. 
Gênes ne s'opposa pas à cette levée, contente de voir partir bon nombre de dissidents. Les enrôlements se font promptement et à la fin de l'année 1744, RIVAROLA passe en Italie avec un régiment apte à entrer en campagne. 
Le roi de Piémont-Sardaigne le nomme Comte, et l'autorise à prendre le commandement du Régiment Corse avec le grade de Colonel.
En 1745, la guerre éclate entre le Piémont & Gênes, alliée de la France. La Corse devient le théâtre de nouvelles hostilités. RIVAROLA y débarque pour diriger la guerre.
A son arrivée, il convoque une assemblée à Saint Pancrace de Casinca. Il fait connaitre à ses compatriotes les intentions du roi de Sardaigne. Ce dernier promet aux Corses de les affranchir de la domination génoise, et d'assurer l'indépendance de l’île. Il obtient de Charles-Emmanuel III l'envoi d'un corps expéditionnaire en Corse, soutenu par la flotte anglaise qui bombarde Bastia.
RIVAROLA est nommé Général à la presque unanimité, et de nombreux insurgés demandent à combattre sous ses drapeaux. 
Face à l'insurrection, les Génois s'adressent à RIVAROLA et l’exhortent à prendre du service en échange de richesses. RIVAROLA repousse leurs avances. 
Les Génois menacent de mettre à mort ses deux fils faits prisonniers de guerre. RIVAROLA leur fait dire que ni les promesses, ni les menaces ne le détourneront de ses devoirs. Il est déclaré rebelle et sa tête mise à prix, ses biens de Chiavari sont confisqués. 
La lutte n'en n'avait pas moins continué, et Bastia était aux mains des Corses, et Saint Florent était tombé après un long siège. L'intérieur de l'ile obéissait aux chefs de l'insurrection. Il ne restait à Gênes que quelques places fortes dans lesquelles ses troupes s'étaient retranchées.
La situation aurait perduré, si la discorde ne s'était pas glissée entre les Corses, et les principaux chefs, RIVAROLA, MATRA & GAFFORI. 
Pour les uns, RIVAROLA était devenu un sujet de jalousie, pour d'autres, il était le seul homme capable de sauver la révolution. Les Génois n'étaient pas étrangers à ces divisions, et comptaient bien en profiter.
Une assemblée est tenue par les alliés de RIVAROLA. Il y est décidé qu'il irait chercher du secours d'armes et d'argent à la cour de Turin. 
Le roi est bien disposé à l'endroit des Corses. Il accède à leur demande. De nouvelles troupes partent pour la Corse sous le commandement du Chevalier de CUMIANA, Général dans les armées de Savoie. 
Les deux fils de RIVAROLA, rendus à la liberté, font partie de l'expédition.
Dumenicu est resté à Turin, où il tombe malade. Il décède le 12 avril 1748. (source WIKIPEDIA).

 Drapeau d'ordonnance du régiment Corse au service du 
Royaume de Sardaigne vers 1747.
Tiré de INSEGNE MILITARI PREUNITARIE ITALIANE de Stéfano ALES - 
Stato Maggiore Esercitp - Ufficio Storico - Roma 2001 par Walter BAUDINELLI
Officier subalterne du Régiment Corsica en 1747
Infographie de Walter BAUDINELLI
 Fusilier du Régiment Corsica en 1747.
Infographie de Walter Baudinelli.
 
Sergents du Régiment Corsica en 1747
Infographie de Walter Baudinelli


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Tante grazie a Walter BAUDINELLI & Paolo Giacomone PIANA.
Remerciements à Jean-Luc GUITARD pour la communication d'un courrier du Signor AIMARETTI sur le Régiment CORSICA au service de Piémont-Sardaigne.

SOURCES

- Les troupes Corses - La Sabretache - HS n° 20 - Année 1973.
- Les Corses au combat sous trois drapeaux - 1792 - 1815 - Dominique BURESI - DCL Éditions - 2003
- PAOLI, un Corse des lumières - Michel Vergé-Franceschi - Ed. Fayard.
- La Corse militaire sous l'Ancien-Régime de la renaissance à la révolution - du mercenaire au soldat - Tome 1 - Thèse présentée par Dominique Antoine BURESI soutenue le 27 novembre 2009.
- LA GRANDE RÉVOLTE DES CORSES - Chronologie d'Antoine-Dominique MONTI - ADECEC 1979.
- NAPLES A L'HEURE CORSE - Raphaël LAHLOU - STANTARI - Mai-Juillet 2010.
- LES SEIGNEURS d'ORNANO & LEURS DESCENDANTS - Comte COLONNA de CESARI-ROCCA - JOUVE & BOYER - Paris 15 rue Racine - 1899.
- LES MAISONS HISTORIQUES DE LA CORSE - LES PEREZ - Comte COLONNA de CESARI-ROCCA - Henri JOUVE Éditeur - 1896
HISTOIRE MILITAIRE DES CORSES AU SERVICE DE FRANCE - Xavier POLI - Tome 1 - Ajaccio - Librairie Dominique de PERETTI - 1898 - Gallica.
- LES CORSES ET LE ROYAUME DE NAPLES - Jean-Pierre POLI - Décembre 1999 - Accademia Corza di Nizza.
- The Black Bands of Giovanni - Maurizio ARFAIOLI - Mars 2005 - Grafiche PACINI Editore S.p.A. - Pisa University Press.
- Dictionnaire Encyclopédique d'Histoire - Michel MOURRE - BORDAS - 1997.
- DE L’ÉPOPÉE VÉNITIENNE AUX RÉVOLUTIONS CORSES - Thierry GIAPPICONI - Editions ALBIANA - janvier 2018.
- LES SOLDES ET LES INDEMNITÉS DES MERCENAIRES CORSES, AU SERVICE DES PUISSANCES EUROPÉENNES, AU COURS DE LA MODERNITÉ - Jean-Baptiste RICCI - BSSHNC n°744-745 - DE L'HISTOIRE MILITAIRE DE LA CORSE - BASTIA, 23 novembre 2012.
ÉMIGRATION MILITAIRE EN CORSE, AUX TEMPS MODERNES, DURANT LA SOUVERAINETE GENOISE - Jean-Baptiste RICCI - BSSHNC 752-753.
- Wikipédia pour les portraits & les blasons.
- http://xoomer.virgilio.it/bandsabaude/index1.html - le site de Frederico Bona.
- Statue équestre de Vincentello d'Istria : http://www.colonnadistria.net/Quid/NVincentelloDI.htm

Mise à jour le 01 septembre 2018.