02.04 - LES GÉNÉRAUX CORSES DE LA RÉVOLUTION ET DU 1ER EMPIRE

Épaulettes de Maréchal de Camp 1797-1801
Crédit photo Bertrand MALVAUX

-=-=-=-=-

ABBATUCCI, Jacques  Pierre

- Maréchal de camp le 1er mars 1791 
Général de division le 16 avril 1796

Né le 07 septembre 1724 à Zicavu - Décédé le 17 mars 1813 à Zicavu.
Combat les français sous PAOLI en 1768. Il fait sa soumission, et est nommé capitaine de dragons dans la Légion Corse. 
Nommé lieutenant-colonel le 1er septembre 1769, passe au Régiment Provincial de Corse le  23 août 1772. Lieutenant-colonel titulaire du régiment le 25 août 1777. 
Condamné aux galères  pour  subornation de témoins par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse le 5 juin 1779. 
Reconnu innocent par arrêt du Parlement d'Aix, le 17 juillet 1786, il est réintégré avec son grade au Régiment Provincial avec une gratification de 20 .000 livres le 1er janvier 1787. 
Nommé Maréchal de Camp pour retraite le 1er mars 1791. 
Commande les gardes nationales des cantons de Talavo et de Bastelica. Échoue au 3ème tour de scrutin des élections pour la Convention Nationale contre MULTEDO. 
Prend parti contre PAOLI et doit se réfugier à Calvi, où il participe à la défense en 1794. Gagne ensuite Marseille & Toulon. Non compris dans la réorganisation des états-majors du 13 juin 1795. Employé à l'Armée d'Italie comme général de brigade le 17 décembre 1795.
Promu Général de division le 16 avril 1796, attaché à l'Armée d'Italie le 20 avril suivant, il est laissé à Aix. Admis au traitement de réforme et autorisé à prendre sa retraite le 7 décembre 1796, il est cependant maintenu en activité le 21 décembre 1796. 
En position de réforme le 6 janvier 1797, en attendant sa retraite. 
Jouit d'une pension de 1.800 F depuis le 26 mars 1799, il se retire en Corse. 
Admis définitivement à la retraite le 25 avril 1802, avec effet au 25 septembre 1800.

Distinction :  Chevalier de Saint Louis le le 6 septembre 1789.

Le général ABBATUCCI Jacques Pierre.
La CORSE militaire - P-L ALBERTINI & G RIVOLLET


D'une seconde union, il eut quatre fils :
- Pasquinu, qui sera le confident de Jérôme BONAPARTE.
- Jean-Charles, Général de Brigade, tué à Huningue en 1796 à l'âge de 26 ans.
- Antonu, Chef de bataillon, mort en Egypte à l'âge de 24 ans.
- Severin, mort à Toulon en 1794, des suites de ses blessures reçues pendant le siège de Calvi.


 




                                                           Portrait, chapeau et uniforme du général Jacques-Pierre ABBATUCCI
 In Catalogue de l'exposition Napoléon et la Corse - Musée de la Corse.










 -=-=-=-=-=-=-=-
 
ABBATUCCI, Jean Charles - Artillerie

- Général de brigade le 10 juillet 1796

Né le 15 novembre 1770 à Zicavu - Décédé le 2 décembre 1796 à Huningue.


Fils du précèdent. Entre à l'école militaire en 1788 ; élève sous-lieutenant d'artillerie  le 1er septembre 1789. 
Lieutenant en second au 2° Rgt d'Artillerie le 6 janvier 1792 ; Lieutenant en premier le 18 mai 1792 ; Capitaine au 2ème Régiment d'Artillerie à cheval le 1er novembre 1792. 
Sert à l'Armée du Rhin. 
Passe à la 7 ème Compagnie d'artillerie légère le 15 avril 1793. 
Nommé aide de camp du général PICHEGRU le 8 décembre 1793. 
Nommé adjudant-général, chef de brigade provisoire (colonel) le 9 juin 1794. 
Confirmé dans le grade par le comité de salut public le 21 juillet 1794.  
Sert à l'Armée du Nord 1794-1795 ; Armée du Rhin & Moselle 1795-1796.
Prend part à la prise de Kehl le 23 juin 1796. 
Nommé Général de Brigade sous FERINO le 10 juillet 1796. 
S'empare des postes d'Ellmunster et de Schweighausen tenu par l'Armée de Condé le 14 juillet 1796 ; Culbute l'arrière-garde des émigrés près de Westerheim le 12 août suivant ; Les poursuit à Kalmlach le lendemain ; Au passage du Lech, il sauve à la nage, plusieurs soldats entrainés par le courant le 24 août , il est alors à la 1ère division sous DELABORDE ; Commande cette division le 20 octobre 1796.

Jean Charles ABBATUCCI - La CORSE militaire - P L ALBERTINI & G RIVOLLET.

Le  24 octobre, se signale au combat de Schliengen. 
Chargé de la défense d'Huningue le 26 octobre, en défend la tête de pont contre le Prince de Wurtemberg ; Refusant toute proposition de capitulation, il repousse les attaques ennemies.
Blessé dans une sortie faite dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre ; Il est transporté à Huningue où il décède le 2 décembre 1796.

En  1801, le Général MOREAU fait ériger un monument à l'endroit où il est tombé. Le monument porte l'inscription : "L'Armée du Rhin, commandée par le Général MOREAU, à son retour de l'Allemagne en l'an IX, à la mémoire du Général ABBATUCCI mort des blessures qu'il a reçues en défendant la tête de pont de Huningue le XII Frimaire An V".

En 1828, le Général FOY fait ériger  un nouveau monument en forme de pyramide, ornée de bas-reliefs en bronze, dont l'un représente ABBATUCCI s'écroulant dans les les bras de son ami.  Ce monument est implanté rue de Saint Louis, près de la Mairie.

 
vue de la pyramide vers 1900.
http://www.ville-huningue.fr/fr/histoire-monument-abbatucci
Représentation du monument érigé par MOREAU .

En 1907, la pyramide est déplacée et érigée sur l'ancienne place d'armes, qui prendra le nom d'ABBATUCCI.
Depuis, la pyramide a fait l'objet d'une restauration en 2010, avant d'être réinstallée en 2012. Au cours des travaux, un cylindre en cuivre a été découvert à l'intérieur. Il contenait un papyrus, un ouvrage sur Huningue d'avant 1804 et une poignée de céréales.

DISTINCTION :
Le nom du général ABBATUCCI est inscrit au côté Est de l'Arc de Triomphe.
Son buste est exposé dans la galerie des batailles du château de Versailles.
Deux monuments ont été érigés à Huningue.

Jean-Charles ABBATUCCI par Vital DUBRAY - 
Galerie des Batailles - Château de Versailles -
Cliché JN Poiron
 
Vue de la pyramide érigée sur la Place Abbatucci
http://www.ville-huningue.fr/fr/histoire-monument-abbatucci


-=-=-=-=-=-=-

AMICI, Tomaso (Natale ?)

- Général de brigade au service de Naples.

- Passé au service français en 1806.
- Réintégré en 1825 au grade de Lieutenant-colonel


Né le 24 octobre 1766 à Belgodère - Décédé à Belgodère le 14 mai 1836
Engagé en 1784 dans l'armée de la République de Gênes - Sous-lieutenant en 1796 - Capitaine dans la Gendarmerie de la République Ligurienne, puis dans la Gendarmerie française en 1805 - Passe au service de Naples - Capitaine d'infanterie en 1806 - Sert sous GOUVION-SAINT-CYR - Nommé Gouverneur de la Province de Sora - En septembre & octobre 1806, conduit la poursuite de Michel PEZZA dit "Fra Diavolo"dans la montagne d'Isernia - A Capoue organise un une colonne mobile à partir de détachements de la Garde Royale, du Royal-Africain, de la Légion Corse, du 1° de Ligne & du 2° Léger napolitains. Fra Diavolo est arrêté et sa troupe est détruite le 29 octobre 1806 - Promu Major & chef d'Etat-major en 1809 - Admis à la retraite en 1812 - Reprend du service à la demande du roi Joachim MURAT - Adjudant-général en décembre 1813 -  Occupe plusieurs commandements de places et de divisions militaires : Sora, Itri & Gaëte - Fait prisonnier par les Autrichiens le 8 août 185 - Admis au service français en 1816 - Nommé Commandant à titre étranger des troupes napolitaines - Réintégré à la seconde Restauration comme Lieutenant-colonel d'état-major -Retiré à Belgodère, dont il est maire de 1821 à 1831.
Distinctions : Commandeur de l'Ordre des Deux-Siciles le 8 avril 1815.


-=-=-=-=-=-=-

ARRIGHI de CASANOVA, Jean-Thomas alias Toussaint, duc de Padoue - Cavalerie.

- Général de brigade le 25 juin 1807
- Général de division le 25 mai 1809

Né le 08 mars 1778 à Corti - Décédé le 22 mars 1853 à Paris.


Fils d'Hyacinthe ARRIGHI, député au Corps législatif, et cousin germain de Napoléon Bonaparte ; 
Admis comme élève du roi à l'école militaire de Rebais (77) en 1787  jusqu'à la dissolution de cette école le 9 septembre 1793 - Étudie à l'université de Pise en 1793. 
Sous-lieutenant à la 3ème Compagnie franche du département du Liamone, levée après le départ des Anglais le 30 novembre 1796 - Lieutenant le 26 décembre 1796.
Attaché par le Général en Chef de l'Armée d'Italie, comme Lieutenant auxiliaire à la 75ème demi-brigade de ligne le 17 avril 1797 - Remplit les fonctions de secrétaire de légation auprès de Joseph BONAPARTE, ambassadeur à Rome. 
Se trouve aux côtés du général DUPHOT, lorsque celui-ci est tué dans une émeute le 27 décembre 1797. 
Sert en qualité d'adjoint aux Adjudants-généraux à la suite de l'Etat-Major Général de l'Armée d'Italie le 6 février 1798 ;  Confirmé dans son grade de Lieutenant le 17 mars 1798, avec effet au 17 avril 1797.
Adjoint à l'Etat-Major de l'Armée d'Orient le 15 mai 1798.
Blessé d'un coup de sabre à la tête au combat de Salahieh en Égypte, cette blessure lui vaut d'être nommé capitaine sur le champ de bataille par le Général en Chef, le 12 août 1798.
Aide de camp provisoire du général BERTHIER pendant la campagne de Syrie le 19 février 1799.
Un des premiers à monter à l'assaut de Jaffa le le 8 mars 1799 ;  Présent à la prise d'El-Arish.
Confirmé dans son grade de capitaine par Arrêté du Directoire exécutif du 17 mars 1799 ; Entre dans St Jean d'Acre aux côtés de LANNES, où il est grièvement blessé d'un coup de feu à la tête le 10 mai 1799 ; Quitte l'Egypte pour rentrer en France ; Aide de camp de BERTHIER à l'Armée de Réserve à Dijon le 2 mai 1800.
Se distingue à Marengo le 14 juin suivant. 
Nommé chef d'escadron le 11 octobre 1800, pour prendre rang à compter du 14 juin ; A la suite du 9ème Dragons le 23 novembre 1800 ; Aide de camp du général BERTHIER le 1er janvier 1801. 
Nommé au 1er Dragons le 3 novembre 1801, mais maintenu comme aide de camp de BERTHIER ; Appelé à Paris le 03 août 1803 ; Promu chef de brigade du 1er Dragons le 31 aout 1803 ; Sert à l'Armée des Côtes de l'Océan 1803-1805 ; A la Grande Armée 1805-1807 ; Blessé de plusieurs coups de sabre à la tête au combat de Wertingen le 8 octobre 1805 à la tête des 1er et 2ème Dragons culbute deux régiments de cuirassiers autrichiens; Présent à Austerlitz le 02 décembre suivant ; Commandant de la place d'Augsbourg le 13 décembre ; Obtient une pension de 12.000 F sur le trésor impérial le 1er janvier 1806 ; Major-colonel des Dragons de la garde le 19 mai 1806 ; A Friedland le 14 juin 1807. 
Nommé Général de brigade tout en conservant le commandement des Dragons de la Garde le 25 juin 1807 ; Obtient une dotation de 130 000F de rente sur le grand-duché de Berg et une de 70 000 F dans l'Ost-Frise le 17 mars 1808. 
Sert en Espagne à la tête des Dragons de la Garde en 1808 ;  Combat de Benavente le 6 décembre 1808 ; Sert en Autriche en 1809, Essling le 22 mai 1809 ; 
Nommé général de division, Commande la 3ème Division de Cuirassiers en remplacement du général d'Espagne le 25 mai 1809 - Wagram le 6 juillet - Nommé inspecteur général de cavalerie le 23 juillet 1810 ; Commande la 4ème colonne mobile chargée de rechercher les déserteurs et les réfractaires des 27ème (Turin) et 28ème (Gênes) divisions militaires  le 18 mars 1811 ; Chargé de l'organisation des cohortes du 1er ban de la garde nationale dans la 16ème division militaire (Lille) le 18 mars 1812 ; Commandant supérieur des côtes de la Somme à l'Elbe et inspecteur des 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et 11ème brigades de gardes nationales le 19 mai 1812 ; Chargé de former le 5ème régiment de ligne à Wesel et Osnabrück avec les cohortes le 20 janvier 1813 ; A Erfurt, dirige l'organisation de divers régiments le 12 février ; 22 mars 1813, nommé au commandement du 3ème Corps de cavalerie de la Grande Armée ;  A sa tête le 25 mars, chasse les corps de partisans entre le Rhin et l'Elbe ; Gouverneur de Leipzig le 28 mai ; Repousse une attaque du général russe CZERNISCHEFF contre Leipzig le 7 juin ; Sert avec son corps de cavalerie sous OUDINOT puis sous NEY, en août et septembre 1813 ; Se distingue à Dennewitz le 6 septembre, combat à Möckern le le 16 octobre, à Leipzig les 17 & 18 octobre ; repoussé à Weimar le 22 octobre, sert à Hanau le 30 octobre. 
Sous MARMONT le 7 novembre, passe sous MACDONALD en janvier 1814 ; 
Commande la 1ère division d'infanterie de la réserve de Paris le 15 février 1814 ; sert sous MARMONT à Neuilly Saint Front le 3 mars 1814 ; à Craonne le 7 mars ; Mis en déroute à Athies près de Laon dans la nuit du 9 mars ; sert aux combats de Reims les 12 et 13 mars ; à Fère-Champenoise le 25 mars ; Blessé à la bataille de Paris le 30 mars ; Mis en non activité le 1er septembre 1814. 
Gouverneur de l’île de Corse le 14 avril 1815 ; Pair de France le 2 juin 1815 ; Suspendu de ses fonctions et proscrit en vertu de l'article 2 de l'Ordonnance du 24 juillet 1815 ; Se retire en Lombardie et admis à la retraite le 1er décembre 1819, retour en France ; Admis comme disponible dans le cadre d'activité de l'état-major général le 7 février 1831 ; Rappelé à la solde de congé à dater du 1er janvier 1816 par ordonnance du 23 août 1831 ; Admis à faire valoir ses droits à la retraite au titre de l'ancienneté le 17 novembre 1837.
Élu député de la Corse à l'Assemblée Législative le 13 mai 1849 ; Sénateur le 26 janvier 1852 ; Admis dans la section de réserve du cadre de l'état-major général le 26 décembre 1852 ; Gouverneur des Invalides le 29 décembre 1852 .

 Les Armoiries du général ARRIGHI, duc de Padoue par Ours Jean CAPOROSSI

Écartelé : Au 1er au 4è d'argent à la croix treillissée et ombrée d'azur, au 2è et 3è au sphinx égyptien portant en barre un étendard turc à trois queues le tout de sable soutenu de gueules,
au chef des ducs de l'Empire.

DISTINCTION :
Commandant de la Légion d'Honneur le 25 décembre 1804
Duc de Padoue le 20 mars 1808, confirmé par lettres patentes du 24 avril 1808.
Le nom du général ARRIGHI est inscrit au côté Sud de l'Arc de triomphe
Une place de Corté porte son nom. Il y est également statufié par BARTHOLDI.

BLESSURES :
Blessé d'un coup de sabre à la tête au combat de Salahieh le 12 août 1798
Blessé d'un coup de feu à la tête à Saint Jean d'Acre le 10 mai 1798
Blessé de plusieurs coups de sabre à la bataille de Wertingen le 8 octobre 1805
Blessé à la bataille de Paris le 30 mars 1814
 
A épousé le 25 février 1812 Anne Rose Zoé de MONTESQUIOU-FEZSENSAC décédée le 14 juin 1817, dont deux enfants Ernest Louis Henri Hyacinthe né le 06/09/1814, et Marie-Louise Antoinette née le 28/12/1812.

La statue du Gal ARRIGHI de CASANOVA à Corté.






-=-=-=-=- =-=-=-
 
AVOGARI de GENTILE, Jean Jacques Vincent - Gendarmerie

- Maréchal de camp au service de Naples le 20/05/1808
- Lieutenant-général 2 mars 1810

Né le 22 janvier 1760 à Nonza - Décédé le 06 juin 1825 à Eclassan (09)

Cadet-volontaire au régiment Royal-Corse le 4 février 1779, y devient sous-lieutenant le 8 avril suivant.
A la dissolution du Royal-Corse, aux Chasseurs Royaux Corses le 14 mai 1788 - Lieutenant le 24 novembre 1791 - passe à la 28ème division de gendarmerie en Corse le 11 janvier 1792. 
Détaché à l'Armée d'Italie 1793 ; Capitaine de gendarmerie le 20 juin 1793.
Sert à l'Armée d’Italie 1794-1796 ; Chef d'escadron le 25 mai 1795.
Retourne en Corse de la fin 1796 au 21 septembre 1798 - reçoit un sabre offert par le Directoire. Passe à la 24ème légion de gendarmerie à Nîmes le 19 novembre 1798.
Détaché à Milan pour organiser la gendarmerie du Royaume d’Italie le 10 juillet 1805, puis à Naples le 2 mars 1806.
Colonel de la 2ème légion de gendarmerie le 31 mai 1806.
Au service de Naples, colonel de la 1ère Légion de gendarmerie napolitaine le 4 juin 1806 ; Maréchal de camp (général de brigade) le 20 mai 1808 - Lieutenant-général, inspecteur général de la gendarmerie le 2 mars 1810.
Quitte le service de Naples en mai 1815 et se retire en Corse.
Lieutenant-général au service français, placé en non activité le 18 décembre 1816.
Admis à la retraite le 11 octobre 1820.

 AVOGARI de GENTILE - in LA CORSE MILITAIRE d'ALBERTINI & RIVOLLET.

Distinction :
Chevalier de la légion d'Honneur le 15 juin 1804. Dossier n° LH 1112/84
Grand cordon de l'Ordre Royal des Deux-Siciles le 23 mars 1813. 
Chevalier de Saint-Louis en 1818.




 -=-=-=-=-=-
 
BACIOCCHI ou BACCIOCHI, Félix Pascal, Prince d’Empire

- Général de brigade le 11 novembre 1804
- Général de division le 3 mars 1809

Né le 18 mai 1762 à Ajacciu -Décédé le 28 avril 1841 à Bologne (I) - 
Fils de Félix, Colonel.
 

Entre au service comme sous-lieutenant au régiment Royal-Corse le 29 novembre 1778 ; Lieutenant le 27 juillet 1787 ; A la dissolution du Royal-Corse, passe Lieutenant en second au 3ème Bataillon d'Infanterie légère (Chasseurs Royaux Corses) le 14 mai 1788 ; A l'armée du Var puis d'Italie en 1792 ; Capitaine au 3ème bataillon d'Infanterie légère le 16 avril 1793 ; destitué le 10 mars 1794 ; Nommé chef de bataillon à la suite de la 19ème demi-brigade de ligne , et commandant de la citadelle d'Ajaccio le 11 juillet 1797 ; Confirmé dans son grade le par le Directoire Exécutif le 3 novembre suivant ; Nommé Commandant du fort Saint-Nicolas à Marseille le 25 aout 1798 ; ; Adjudant-général, chef de bataillon, employé dans la 8ème Division militaire (Toulon) le 17 juillet 1799 ; Appelé à paris le 5 décembre 1799 ; Employé dans la 17ème division Militaire le 9 janvier 1800 ; A l'armée du Rhin le 23 janvier suivant ; Envoyé en mission en Corse le 24 janvier 1800 ; Au corps d'observation de la Gironde le 10 mars 1801 ; Colonel du 26ème Léger le 30 décembre 1802 ; Général de brigade le 11 novembre 1804 ; sénateur le 29 novembre suivant ; Général de division le 3 mars 1809 ; Gouverneur de la toscane, et commandant de la 29ème division Militaire le 20 mars 1812 ; Se retire sur Gênes devant MURAT le 22 février 1814 ; Exclu de France le 12 janvier 1816, réside à Bologne, puis au château de Santo Andra près de Trieste ; Ne revient à Bologne qu'après le décès d'Élisa en en 1820.

Felix BACCIOCHI 

Épouse à Marseille le 5 mai 1797, Élisa BONAPARTE, sœur du général en chef de l'Armée d'Italie, qui lui avait pourtant refusé la main de sa sœur.
 
 Distinction :
Grand-aigle de la Légion d'Honneur le 6 mars 1805
Prince de Piombino le 18 mars 1806
Prince de Massa-Carrara et de la Garfagna le 30 mars 1806
Prince de Lucques le 23 juin 1806. 

Félix BACCIOCHI




Armes de la famille BACCIOCHI





















-=-=-=-=-=-
 
BALATHIER de BRAGELONNE, Élie Charles, vicomte - État-major

- Général de brigade au service italien le 11 juillet 1811

Né le 13 décembre 1771 à Bastia - Décédé le 30 juillet 1830 à Montmartre.

D'origine noble, il est le fils aîné d'une fratrie de 5 garçons et 4 filles, issu d'Antoine Anne de BALATHIER, baron de BRAGELONNE, capitaine au régiment de Novarque, chevalier de Saint Louis, et major de la Place de Bastia, et de Marie de FRANCESCHI. Il a pour parrain le comte de MARBOEUF.
Élève à l'école militaire royale de Brienne le 11 juin 1782, il y rencontre son compatriote Napoléone de Buonaparte avec lequel il a une vive empoignade.
Entre au Régiment Provincial Corse le 1er novembre 1789, en est congédié le 9 décembre 1791 ; Émigre et entre au corps des Chevaliers de la Couronne (unité de cavalerie de l'Armée de Condé) le 3 février 1792 ; Chef de section à la Compagnie noble à pied de  Corsac le 1er mai 1792 ;  Passe à la 2ème Compagnie des chasseurs nobles à pied le 27 avril 1793 ; Passe en Italie le 28 septembre, puis en Corse ;
Sert comme sous-lieutenant dans les troupes anglo-corses du 1er juillet 1794 au 18 octobre 1796.
Reste en Corse après le départ des Anglais et entre au service français comme lieutenant à la compagnie des sapeurs-auxiliaires le 10 novembre 1796 ; Passe au service de la République Cisalpine et devient capitaine le 29 mai 1797 ; Adjoint aux adjudants généraux le 1er janvier 1798 ;
Major (lieutenant-colonel) de la 5ème Légion Cisalpine le 13 avril 1798 ; Chef de bataillon adjoint à la 2ème Légère le 26 avril 1799 ; 
Eloi BALATHIER de BRAGELONNE

Nommé adjudant-général pendant le blocus de Gênes le 23 avril 1800 ;
Chef d'état-major de la division de l'intérieur de l'armée Cisalpine le 23 septembre 1800 ; Chef d’état-major de la division PINO le 27 septembre 1801 : Sous-inspecteur aux revues en mars 1802 ; Chef de la 1ère division au Ministère de la Guerre du Royaume d'Italie le 25 septembre 1805 ; Sous gouverneur des Pages en Italie  le 17 novembre 1806 ; Chef d'état-major de la division de réserve FIORELLA en avril 1809 ; Sert dans le Tyrol d’août à décembre 1809 ; Employé à la division PINO en Catalogne en aout 1810 ; Se distingue au combat du 24 novembre 1810 ( ?) ; Chef d'état-major de la division italienne en Espagne en janvier 1811 ;
Sert au siège de Tarragone du 4 mai au 28 juin 1811 ; Nommé général italien le 11 juillet 1811 au siège de Tarragonne ;  Sert à Liria ; Employé sous HARISPE au siège de Sagonte en octobre 1811 ; Commande la 1ère brigade de la division PALOMBINI en décembre 1811 ; Sert à Torrente le 26 décembre 1811 ; Au siège de Valence du 26 décembre 1811 au 10 janvier 1812 ; Employé à Venise le 1er août 1812 ; A la division PEYRI en Saxe le 12 mars 1813.
 
Cavalier de l'Armée de Condé par L. ROUSSELOT - Avec l'aimable autorisation du Bivouac 

Blessé et fait prisonnier au combat d'Eichberg, près de Bautzen le 19 mai 1813 ; Rentré en France en août 1814 ; Admis au service français comme Maréchal de camp le 22 septembre 1814 ; Commande le département de l'Yonne le 10 avril 1815 ; Puis de la Creuse le 15 novembre suivant ;
Mis au traitement d'expectative le 13 novembre 1817 ; Commande la 2ème subdivision (Pas de Calais) de la 16ème division militaire le 21 avril 1820 ; Commande la 1ère subdivision (Loire-Inférieure) de la 12ème division militaire le 1er mai 1822 ; Commande de nouveau le Pas de Calais le 2 février 1825 ; Atteint d'aliénation mentale en juillet 1828 ; Mis en disponibilité le 10 août 1828 ;  Retraité le 20 décembre 1829 ; Il décède à Montmartre le 30 juillet 1830. 
Il est inhumé au Père Lachaise. 

Distinction
:
Chevalier de la Couronne de Fer le 1er mai 1806
Chevalier de la Légion d'Honneur le 9 mai 1811  LH 28941
Commandeur de la Couronne de Fer le 28 mars 1812
Élevé vicomte le 17 août 1822 
Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis le 11 octobre 1814
Officier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis le 18 mai 1820
Commandeur de l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis le 23 mai 1825.

Blessures :
Grièvement blessé et laissé pour mort au combat d'Eichberg le 19 mai 1813. Ramassé et fait prisonnier, conduit en captivité en Russie.
"...Je ne pus m'apercevoir du mouvement que fit leur armée après le 28, [mai 1813] parce que l'on fit doubler de marche le convoi  qui pouvait être fort de 1 500 hommes, dont il y avait plus de 120 Français, le reste étant italien; parmi les officiers se trouvait le général Balathier ayant trois blessures graves et le colonel du 23° régiment de ligne provisoire aussi blessé; le nombre de ces officiers était de 30 dont 24 italiens. Tous les prisonniers ont éprouvé les plus durs traitements; l'on n'avait pas plus de soin du général que du soldat. Le général Balathier a couché 3 jours dehors sans être pansé ; aucuns soldats ne l'ont été et beaucoup ont péri . Le convoi était réduit, le jour où je suis parvenu à m'échapper à 900 hommes..." Extrait du rapport de l'adjudant sous-officier GELLINARD du 155° de ligne fait prisonnier le 19 mai 1813 à Weissig, dans le rapport qu'il fit le 16 juillet après son évasion. (Gloire & Empire n° 39 - Napoléon en Saxe 1813 - Lützen et Bautzen, par A. Pigeard)

Épouse le 6 brumaire An 9 ( 28 octobre 1801) à Autun, Charlotte Claudine De La GOUTTE décédée en 1825. Le couple repose au Père Lachaise.

Armoiries de BALATHIER de BRAGELONNE, de sable à fasce d'or.












 =-=-=-=-=-=-
 
BERTOLOSI, Jean-Baptiste - État-major

- Général de brigade le 04 avril 1804 au service italien


Né le 28 octobre 1749 à Ajacciu - Décédé le 20 janvier 1828 au Mans (72)
 
Enrôlé dans la Légion Corse le 3 juillet 1770 ; Caporal le 6 aout 1770 ; Sergent le 12 octobre 1772 ; Sergent-major le 12 septembre 1777 ; Adjudant le 11 septembre 1780 ; passé au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (futur 3ème Bataillon d'Infanterie Légère) le 17 mars 1788 à la dissolution de Royal-Corse ; Sous-lieutenant le 28 octobre 1791 ; Adjudant-major le 25 avril 1792 ; A l'Armée d'Italie de 1792 à 1796 ; Capitaine adjudant-major le 15 mars 1793 ; Nommé provisoirement adjudant général chef de bataillon par les Représentants du peuple dans le Midi le 27 décembre 1793 ; Nommé provisoirement par les Représentants du peuple, adjudant chef de brigade (colonel) le 16 juin 1795 ; Commandant temporaire à Toulon en 1796 ; Réformé comme chef de bataillon le 18 janvier 1797 ; Passe au service de la République Cisalpine avec le grade d'adjudant général chef de brigade le 18 novembre 1797 ; Sert en Italie 1798-1799 ; Capitule à Turin ; Sous-inspecteur aux revues avec le grade d'adjudant commandant en mars 1802 ; Adjudant commandant chef d'état-major de la division de l'intérieur sous FIORELLA en 1804 ; Général de brigade, commande les vétérans et les invalides le 4 avril 1804 ; Commandant d'armes à Milan le 5 novembre 1804 ; Commande la 1ère division territoriale en 1813 ; Licencié du service italien le 31 mai 1814 ; Commandant de place de Porto Ferrajo, quitte l'ile d'Elbe le 8 juin 1815 ; débarque à Toulon le 15 juin , à Paris le 30 juin ; Suit la retraite de l'armée de la Loire ; Readmis au service français avec le grade de maréchal de camp le 31 octobre 1815 ; Admis à la retraite le 16 mars 1816.
   
Distinction : 
Chevalier de la Légion d'Honneur le 23 décembre 1807
Chevalier de la Couronne de Fer  
 
-=-=-=-=-=-=- 
 
BONAPARTE, Jérôme, Roi de Westphalie, Maréchal de France

Contre-amiral le 19 septembre 1806
Général de division le 14 mars 1807
Maréchal de France le 1er janvier 1850

Né le 09 novembre 1784 à Ajacciu -Décédé le 24 juin 1860 à Villegenis (95).
Le plus jeune des frères de Napoléon ; Fait ses études au collège irlandais de Saint Germain en Laye, au collège oratorien de Juilly, et à l'institution Savouré à Paris ;
Chasseur dans la Garde Consulaire,  à l'été 1800, il se querelle et se bat en duel avec le jeune frère de DAVOUT, il reçut une balle dans le sternum qu'on ne put lui retirer ; Suite à cette incartade, est contraint à une carrière dans la marine ; Aspirant de marine de 2ème classe, le 29 novembre 1800, embarqué sur l'Indivisible, vaisseau de la flotte sous GANTEAUME ;
A l'expédition chargée de ravitailler l’Égypte, le 7 janvier 1801 ; Rentre à Toulon le 19 février, en repart le 19 mars 1801 ; Rentre à Toulon le 5 avril ; Reprend la mer le 4 mai 1801 ; Touche terre à Derne en Cyrénaïque en juin 1801 ; Participe à la prise du vaisseau anglais Swiftsure, le 24 juin ; Rentre à Toulon ;
Aspirant de 1ère classe à bord du Foudroyant, sous LATOUCHE-TREVILLE, le 29 novembre 1801 ; Part de Rochefort le 14 décembre 1801 ; Participe à la prise de Port au Prince, le 4 février 1802 ;
Chargé de porter en France les dépêches de VILLARET-JOYEUSE, et nommé enseigne de vaisseau le 4 mars 1802 ; Débarque à Brest le 11 avril ; Embarque sur le brick L'Epervier le 28 août 1802 ; Arrive à la Martinique le 28 octobre ; 

Jérôme BONAPARTE - source wikipedia

Lieutenant de vaisseau, le 2 novembre ; Commandant du brick l’Épervier aux Antilles ; Quitte son commandement en juillet 1803 et débarque à la Martinique ; Se rend aux États-Unis sur un navire américain ; Débarque à Norfolk  le 20 juillet 1803, et se fixe à Baltimore ; S'embarque sur le brick américain Philadelphia le 25 octobre 1804 ; Fait naufrage à Lewiston le 26 octobre ; Rembarque sur le brick américain l'Ering à Baltimore le 3 mars 1805 ; Débarque à Lisbonne le 8 avril ; Rencontre l'Empereur à Alexandrie le 6 mai, dut reconnaître la nullité de son mariage avec Miss PATERSON ;
Commande sur la Pomone une escadre légère en méditerranée le 18 mai 1805 ;
Capitaine de frégate le 2 juin 1805 ; Commande les forces navales du port de Gênes le 7 juillet 1805 ; Conduit devant Alger une escadre qui obtient la délivrance de prisonniers génois, italiens et français du 5 juillet au 31 août 1805 ;
Capitaine de vaisseau le 1er novembre 1805 ; Commande le vaisseau de 74, Le Vétéran à l'escadre sous WILLAUMEZ le 23 novembre ; En croisière dans l'Atlantique avec cette escadre , le 13 décembre 1805 ; Se sépare de l'escadre et fait route pour la France, le 29 juillet 1806 ; S'empare d'une partie d'un convoi anglais le 18 août 1806 ; Poursuivi par la flotte anglaise, se réfugie à Concarneau,  le 1er septembre ;
Contre-amiral le 19 septembre 1806 ; Accompagne son frère partant pour la campagne de Prusse le 24 septembre 1806 ; Commande la 2ème division bavaroise (de WREDE), chargée de bloquer le fort de Plassembourg à Culmbach près de Bayreuth le 8 octobre 1806 ;
Rejoint l'Empereur le 14 octobre ; Commande les 2 divisions bavaroises et la division wurtembergeoise sous le nom d'armée des Alliés, pour conquérir la Silésie, le 8 novembre 1806 ; Assiège Glogau ;
Commande le 9ème Corps de la Grande Armée le 5  janvier 1807 ; Entre à Breslau le 8 janvier 1807 ; Reçoit la capitulation de Brieg le 17 janvier, de Schweidnitz le 8 février ;
Général de division le 14 mars 1807 ; Reçoit la capitulation de Neisse le 16 juin, de Glatz le 24 juin ;

Roi de Westphalie  le 7 juillet 1807 ; Quitte son commandement le 22 juillet ; Proclamé roi devant le Sénat le 16 août suivant ;
Prend possession de son royaume le 7 décembre 1807 ; Commandant en chef du 10ème Corps de la Grande Armée en Allemagne, le 9 avril 1809 ;
Commande le 8ème Corps (Westphalien) le 1er avril 1812 ; Quitte sa capitale Cassel pour rejoindre l'armée le 5 avril 1812 ; Prend le commandement de l'aile droite de l'armée (5ème, 7ème et 8ème Corps, et 4ème Corps de cavalerie) en Russie, le 22 avril 1812 ; Entre à Grodno le 30 juin 1812 ;
Quitte son commandement parce qu'il est mécontent d’être placé sous le commandement de DAVOUT le 14  juillet 1812 ; Rentre à Cassel le 16 août 1812 ; Contraint d'abandonner sa capitale, le 28 septembre 1813 ; Y rentre le 16 octobre 1813 ; L'évacue définitivement le 26 octobre et se retire en France ; Accompagne l'Impératrice Marie-Louise à Blois, le 29 mars 1814 ; Se retire à Berne, et de là en Styrie à Graz le 16 juin 1814 ; Se rend à Trieste; le 7 aout, qu'il quitte en secret sur un bâtiment napolitain le 25 mars 1815 : Obligé de débarquer, faillit être pris par une patrouille autrichienne  en Istrie ; Remit à la voile, débarque près d'Ancône d'où il rejoint MURAT, le 28 mars 1815 ; Suit MURAT à Florence, à Portici et Naples, d'où il s'embarque sur une frégate française le 13 mai 1815 ; Débarque au Golfe-Juan le 22 mai ;
Employé à l'armée de Belgique le 3 juin ; Commande la 6ème division du 2ème Corps sous REILLE à la place de ROTTEMBOURG le 10 juin ; A la bataille des Quatre-Bras le 16 juin, où il reçoit une blessure ;
A Waterloo le 18 juin, où il est blessé à nouveau ; Prend le commandement des restes de l'armée et la conduit à Laon rejoindre le maréchal SOULT le 22 juin ; Retrouve l'Empereur à Paris le 23 juin. 
Invité par FOUCHE à quitter Paris le 26 juin ; Se retire à Niort, puis se réfugie chez son épouse au château de Goeppingen (Wurtemberg) le 22 aout 1815, au château d'Ellwangen le 16 septembre qu'il quitte sous le nom de prince de MONTFORT pour se retirer en Autriche le 7 août 1816 ; S'établit à Trieste le 1819 ; Rome le 26 mars 1823 ; Quarto (Toscane) en 1836 ; Obtient en 1840, une pension de sa fille la princesse Mathilde mariée au comte DEMIDOFF ; Adresse une pétition aux chambres françaises pour obtenir le droit de rentrer en France le 18 avril 1847, puis une autre au ministre de l'Intérieur le 11 juillet ; Obtient une autorisation de 3 mois pour résider en France le 22 septembre 1847.
Réintégré général de division le 11 octobre 1848 ; Gouverneur des Invalides le 23 décembre 1848 ; Maréchal de France le 1er janvier 1850 ; Président du Sénat le 28 janvier 1852. 
Premier prince du sang le 2 décembre 1852 ; Meurt d'une bronchite pulmonaire ; Repose aux Invalides ; Son nom est inscrit au côté Nord de l'Arc de triomphe.
  
Distinction :
Prince français le 24 septembre 1806. 
Grand-Aigle de la Légion d'Honneur le 24 septembre 1806
Roi de Westphalie le 7 juillet 1807.
Pair de France le 2 juin 1815 
Médaille militaire.
Grand dignitaire de la Couronne de Fer
Grand Croix de la Couronne de Saxe.
Grand-Croix de l'Ordre de Saint Joseph de Wurzburg
Grand-Croix de l'Ordre de Saint André de Russie.

Blessures :
Blessé légèrement d'une balle au côté gauche aux Quatre-Bras le 16 juin 1815.
Blessé d'un coup de feu à la tête à Waterloo le 18 juin 1815.

UnionA épousé à Baltimore, la fille d'un riche négociant, Élisa PATERSON. Dut reconnaître la nullité de son mariage par ordre de l'Empereur. Dont un fils Jérôme Napoléon Bonaparte (1805-1870).
A épousé Catherine de Wurtemberg le 22 août 1807, dont 3 enfants, Jérôme de MONTFORT (1814-1847), Mathilde (1820-1904), Napoléon-Jérôme (1822-1891).
A épousé morganatiquement à Florence en 1853, la marquise Giustina BERTHOLINI. 
 
-=-=-=-=-=-=-
 
BONAPARTE, Joseph, Prince Français, Roi de Naples, Roi d’Espagne et des Amériques.

- Général de division le 3 janvier 1806
 

Né le 07 janvier 1768 à Corti - Décédé le 28 juillet 1844 à Florence (I).

Frère aîné de Napoléon Bonaparte ; Elève au collège d'Autun ; Rentré en Corse, il dut s'enfuir avec sa mère et ses frères et sœurs lors de la révolte de PAOLI en 1793 ;  Trouve refuge à Marseille. 
Nommé provisoirement adjoint aux commissaires des guerres par les Représentants ECUDIER, ALBITTE, GASPARIN et SALICETTI le 4 septembre 1793 ;
Confirmé dans ses fonctions, et employé à l'armée des Alpes par le conseil provisoire exécutif le 8 octobre 1793 ; Non compris dans l'organisation du 13 juin 1795 ; Suit son frère en Italie en 1796, puis envoyé en mission en Corse.

Joseph BONAPARTE - source pro.corbis.com

Élu député au conseil des Cinq-Cents le 12 avril 1797 ; Ne siège qu'après le 17 fructidor ; Ambassadeur à Parme puis à Rome, où le général DUPHOT est tué à ses côtés dans une émeute, le 27 décembre 1797
Rentré en France et réélu député du Golo au conseil des Cinq-Cents le 12 avril 1798 ; Secrétaire du conseil le 21 janvier 1799 ; Ministre plénipotentiaire, le 4 mars 1800.
Prend part aux négociations du traité avec les États-Unis et pour les traités de Lunéville et d'Amiens ; Conseiller d’État le 5 mai 1800 ; Ministre plénipotentiaire en Bohême le 11 octobre 1800 ; Grand électeur de l'Empire, le 18 mai 1804 ; Sénateur de droit; le 10 août 1804 ; 
Nommé colonel du 4ème régiment d'infanterie de ligne ; Cette unité aura le triste privilège de perdre son Aigle à Austerlitz le 2 décembre 1805 ;
Général de division et commandant de l'armée de Naples comme lieutenant de l'Empereur  le 3 janvier 1806
Roi de Naples et des Deux-Siciles le 31 mars 1806 ; Abdique la couronne de Naples le 8 juillet 1808 pour celle d'Espagne ; Entre à Madrid le 20 juillet suivant ;
Vainqueur à Talavera les 27-28 juillet 1809 ; Vaincu à Vittoria le 21 juin 1813 ; Quitte l'Espagne et se retire à Mortefontaine. 
Lieutenant-général de l'Empire, le 28 janvier 1814 ; Chargé du commandement des Gardes Nationales de Paris, de celles de la 1ère division militaire, des troupes de ligne et de la Garde Impériale qui y stationnent.
Quitte Paris pour Blois avec l'Impératrice le 30 mars 1814.
Invité à quitter la France par le nouveau gouvernement le 16 avril ; Quitte Orléans le 18 avril pour la Suisse à Prangins. 
Rentre en France aux Cent-Jours ; Pair de France le 2 juin 1815 ; Préside le conseil des ministres en l'absence de l'Empereur ; A la chute de l'Empire, embarque à Rochefort pour les États-Unis ; S'établit à Philadelphie sous le nom de comte de SURVILLIERS
;
En Angleterre en 1832; puis de nouveau aux États-Unis 1837-1839 ; Autorisé à séjourner à Florence en 1841 ; y décède le 28 juillet 1844 ; Il repose aux Invalides.
 
Avait épousé la fille d'un riche négociant marseillais, Julie CLARY, dont deux filles Zénaïde, née en 1801, et Charlotte née en 1802.  

 -=-=-=-=-=-=-
 
BONAPARTE, Louis, Prince Français, Roi de Hollande

- Général de brigade le 24 mars 1803
- Général de division le 11 mars 1804

Né le 5 septembre 1777 à Ajacciu - Décédé le 25 juillet 1846 à Livourne (I)

3ème frère de Napoléon ; Aspirant d'artillerie le 15 janvier 1790 ;  Nommé à titre provisoire par le représentant du peuple SALICETTI, adjudant pour suivre son frère chargé d'une inspection des côtes, le 18 décembre 1793 ; Nommé à titre provisoire par le représentant du peuple TURREAU lieutenant au 4ème régiment d'artillerie à pied le 25 octobre 1794 ; Aux affaires d'Oneille, à l'expédition de Dego, le 24 septembre 1794 ; Embarqué à Toulon pour l'expédition maritime de l'an III ; Non confirmé dans son grade par le Comité de Salut Public, le 15 juin 1795 ; Aide de camp de son frère et qualifié lieutenant d'artillerie le 30 août 1796 avec effet au 13 novembre 1795. 

Louis BONAPARTE - source wikipédia

Capitaine, le 21 août 1796 ; Sert en Italie, 1796-1797 ;  Au passage du Pô, à la prise de Pizzighetone, à la répression de la révolte de Pavie, au siège de Mantoue, aux batailles de Caldiero, Arcole et Rivoli ; Passe au 5ème Hussards par décision extraordinaire du Directoire exécutif , le 13 octobre 1796. 
Suit son frère à l'Armée d'Orient, mai 1798 ; A la prise de Malte, à celle d'Alexandrie le 2 juillet 1798 ; Chargé par son frère de présenter au Directoire les drapeaux pris à Malte et Alexandrie ; Au 5ème Dragons, le 16 juin 1799 ;
Chef d'escadron au même régiment, le 31 juillet 1799 ; Chef de brigade au même régiment, le 11 janvier 1800 ; Sert dans l'Ouest, 1800, puis au camp d'Amiens, août 1800 ; A l'armée d'observation de la Gironde  puis de Portugal, 1800-1801. 
Général de brigade le 24 mars 1803 ; Employé à la 2ème division de Dragons sous BARAGUEY-d'HILLIERS au camp de Boulogne, 1803-1804 ; Commande toutes les troupes de la 1ère division militaire, de la garde na
tionale et des troupes dépendantes du Gouverneur de Paris, le 17 septembre 1805. 
Roi de Hollande le 24 mai 1806 ; Commande en chef  les troupes françaises stationnées en Hollande, 13 juin 1806 ; Commande l'armée hollandaise envoyée au secours d'Anvers en août 1809 ; Contraint à l'abdication, ne pouvant résister aux exigences du Blocus, le 1er juillet 1810 ; Quitte la Hollande le lendemain, part pour l'Allemagne, rentre en France, fin 1813 ; En Suisse, 1814 ; Puis en Italie ; Son nom est inscrit au côté Sud de l'Arc de triomphe.
 
Distinction :
Connétable de l'Empire le 18 mai 1804
Grand-Aigle de la Légion d'Honneur le 2 février 1805
 
A épousé Hortense de BEAUHARNAIS, dont il vécut séparé. 3 enfants Napoléon-Charles en 1802, Napoléon-Louis en 1804, Louis-Napoléon en 1808. 
 
-=-=-=-=-=-=
 
BONAPARTE, Napoléon. 1er Consul de la République Française, Empereur des Français

Général de brigade à titre provisoire le 22 décembre 1793, confirmé le 6 février 1794.
Général de division à titre provisoire le 16 octobre 1795, confirmé le 26 octobre 1795

Né le 15 août 1769 à Ajacciu - Décédé le 5 mai 1821 à Longwood - Sainte Hélène


Fils cadet de Charles Bonaparte et Letizia RAMOLINO - Élève au collège d'Autun, avec son frère Joseph, le 1er janvier 1779 - Nommé élève à l’École militaire de Tiron - puis de Brienne le Château, le 23 janvier 1779 - Quitte Autun, le 21 avril - arrive à l'école militaire de Brienne le 14 ou 15 mai 1779. 
Nommé cadet gentilhomme à l’École militaire de Paris le 22 octobre 1784 - Quitte Brienne le 30 octobre 1784 - Nommé au concours 42ème sur 58, lieutenant en second au régiment d'artillerie de La Fère en garnison à Valence, le 1er septembre 1785 - Quitte l’École militaire de Paris le 28 octobre - Part pour Valence le 30 octobre. 
Versé à la compagnie de bombardiers de la 5ème brigade, capitaine MASSON d'AUTUME, puis de La GOHYERE, 1787, et de COQUEBERT, 1788-1789 - Envoyé à Lyon pour réprimer une émeute, le 14 août 1786 - En Corse, pour congé semestriel, le 1er septembre 1786 - Débarque à Ajaccio, le 15 septembre - Obtient un congé de 5 mois et demi avec appointements du 16 mai au 1er décembre 1787, pour raisons de santé - Embarque pour la France le 12 septembre 1787 - Visite Versailles et Paris, et obtient une prolongation de congé du 1er décembre 1787 au 1er juin 1788 - Arrive en Corse le 1er janvier 1788 - S'embarque pour la France le 1er juin 1788, et rejoint son corps à Auxonne - Chargé de réprimer une émeute à Seurre, le 1er avril 1789 - De retour à Auxonne, le 29 mai 1789 - Prend part à une répression d'émeute à Auxonne, le 19 juillet 1789 - Obtient un congé semestriel, le 21 août 1789 -  Part pour la Corse, et arrive à Ajaccio à la fin septembre - Obtient un nouveau congé de 4 mois avec appointements, le 15 juin 1790 - Se mêle à l'agitation en Corse - Retourne à Auxonne. 

Napoléon BONAPARTE, Général en Chef de l'Armée d'Italie à Arcole - carte postale collection personnelle.

Nommé Lieutenant en 1er au 4ème régiment d'artillerie (cy-devant Grenoble) à Valence, le 1er avril 1791 - Quitte Auxonne le 14 juin - Arrive à Valence le 16 et versé à la 1ère compagnie (La Cattone) du 2ème bataillon - Prête serment à la Constitution de 1791, le 6 juillet - Inscrit à la Société des Amis de la Constitution de Valence, en devient le bibliothécaire. 
Obtient un congé semestriel et embarque pour la Corse en septembre 1791 ; Arrive à Ajaccio ; A Corté en février 1792 ; 
Adjudant-major au bataillon des gardes nationales d'Ajaccio, le 22 février 1792 ; Élu lieutenant-colonel en 2nd, au 2ème bataillon de Volontaires de la Corse, le 1er avril 1792 ; A Paris, le 28 mai 1792. 
Nommé Capitaine en 2nd à l'ancienneté au 4ème Régiment d'Artillerie à la date du 6 février 1792 ; Embarque à Toulon pour la Corse, en compagnie de sa sœur, le 10 octobre 1792 ; Débarque à Ajaccio le 15 octobre et reprend le commandement de son bataillon de volontaires. 
Embarque le 18 février 1793 pour l'expédition de la Maddalena sous les ordres du colonel COLONNA-CESARI ; Commande l'artillerie et les volontaires, dirige le bombardement de l'île ; Rembarqué précipitamment de l'île pour la Corse le 25 février ; Adresse à l'Assemblée nationale le 21 avril 1793, une lettre dans laquelle il prend la défense de PAOLI, à quelques jours de se déclarer contre PAOLI ; Arrêté  par des patriotes à Bocognano le  3 mai , il réussit à s'échapper et à se cacher ; S'embarque de la Tour de Capitello pour Bastia où il rejoint les commissaires de la Convention ; 
Déclaré traître le 29 mai, les Paolistes pillent la maison de la rue Malerba ; Participe au bombardement d'Ajaccio, le 1er juin 1793, avec une petite flottille montée de 400 hommes ; S'installe à Calvi chez les GIUBEGA avec sa famille le 3 juin ; A La Valette, près de Toulon, fin juin 1793 ; 
Capitaine commandant d'une compagnie de bombardiers du 4ème d'Artillerie sous DUJARD à Nice, en juillet 1793 ; Envoyé à Avignon pour y organiser les convois de poudre pour l'armée d'Italie ; Retourne à Nice en septembre 1793 ; Requis à son passage au Beausset par  les Représentants du Peuple pour commander l'artillerie devant Toulon à la place de DOMMARTIN, blessé le 16 septembre 1793 ; 
Chef de bataillon au 2ème Régiment d'Artillerie le 28 octobre 1793 ; Se distingue au siège de Toulon, où il est blessé le 17 décembre 1793.
Nommé général de brigade à titre provisoire par les Représentants du peuple, le 22 décembre 1793 ; Confirmé dans le grade par le conseil exécutif provisoire le 6 février 1794 ; A Marseille pour y organiser la défense, et chargé de l'inspection des côtes de Provence, du Rhône et du Var, le 26 décembre 1793 ; Commande l'artillerie de l'armée d'Italie le 24 mars 1794 ; Prend part avec MOURET à l'occupation des îles d'Hyères ; Arrêté comme complice de Robespierre et emprisonné au Fort Carré d'Antibes par ordre des Représentants ALBITTE & SALICETTI, le 9 août 1794. 
Remis en liberté provisoire le 20 août ; Rétabli dans ses fonctions de commandant en chef de l'artillerie de l'armée d'Italie ; Détaché au corps expéditionnaire de la Méditerranée, le 14 septembre 1794. 
Nommé commandant en chef de l'artillerie de l'armée de l'Ouest, le 29 mars 1795 ; Quitte Marseille pour Paris, le 2 mai 1795 ; 
Nommé général d'infanterie à l'armée de l'Ouest, le 13 juin 1795 ; refusa le poste ; Mis en congé de convalescence du 15 juin au 31 août 1795 (avait contracté la gale pendant le siège de Toulon) ; Attaché à la commission des opérations et des plans de campagne à Paris, le 21 août 1795 ; 
Destitué de son grade pour avoir refusé de servir à l'armée de l'Ouest, le 15 septembre 1795 ; A Paris, lorsqu'il est choisi par Barras comme commandant en second de l'armée de l'Intérieur, le 4 octobre 1795 ; Triomphe des émeutiers royalistes le 13 vendémiaire an IV (5-6 octobre 1795) ; Général de division à titre provisoire le 16 octobre 1795 - Confirmé dans le grade et nommé commandant en chef de l'armée de l'Intérieur à la place de Barras, du 26 octobre 1795 au 9 mars 1796. 
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, à la place de SCHERER, le 2 mars 1796 ; Prend son commandement le 27 mars 1796. 
Fait montre de ses qualités de stratège durant cette campagne, où il défait les Piémontais et les Autrichiens, Montenotte le 12 avril 1796 - Dego le 15 avril - Montenotte le 21 avril - Lodi 10 mai - Castiglione le 5 août - Arcole 15-17 novembre 1796 - Rivoli 14-15 janvier 1797, jusqu'à la signature du Traité de Campo-Formio, le 19 octobre 1797. 
Quitte son commandement le 16 novembre 1797 ; 
Nommé général en chef de l'armée d'Angleterre, 26 octobre 1797 au 12 avril 1798 - Nommé général en chef de l'armée d'Orient le 5 mars 1798 ; En prend le commandement le 8 mai 1798 ; Embarque à Toulon le 19 mai 1798. 
Général en chef de l'armée d’Égypte, le 2 juillet 1798 ; Débarque à Alexandrie le même jour ; Quitte l’Égypte le 22 août 1799, laissant le commandement de l'armée à KLEBER ; Relâche à Ajaccio le 1er octobre 1799 ; Débarque à Fréjus le 9 octobre 1799 ; Arrive à Paris le 16 octobre 1799. 
Les 7-8 novembre 1799, par un coup d'état, il prend le pouvoir. A partir de ce moment, sa vie est intimement liée au destin de la France.
 
Blessures :
Blessé d'un coup de baïonnette à la cuisse à l'assaut du fort Mulgarve le 17 décembre 1793. 
 
-=-=-=-=-=-=-
 
BONAVITA, Joseph - État-major

- Général de brigade le 15 mai 1793


Né le 19 août 1733 à Bastia - Décédé après 180
0 à Oléron.
Soldat au Régiment Royal-Italien en 1749 ; Fourrier le 1er avril 1763 ; Quartier-maître trésorier au Royal-Corse en 1767 ;
Sous-aide major au Régiment de BUTTAFUOCO le 1er juin 1770 ; Lieutenant de grenadiers le 4 mai 1771 ;
Aide-major au régiment Provincial-Corse avec rang de capitaine le 23 août 1772 ; Major au même régiment le 29 septembre 1775 ;
Réformé avec le corps en 1791 ;
Colonel du 42ème régiment d'infanterie, cy-devant Limousin le 21 octobre 1791 ; Puis du 84ème régiment d'infanterie, cy-devant Rohan à l'île d'Oléron le 1er décembre 1792 ;
Général de brigade le 15 mai 1793 ; Suspendu de ses fonctions le le 30 septembre 1793 ;
Arrêté le 21 octobre 1793 ;  Sort de prison le 8 novembre 1794 ;
Autorisé à prendre sa retraite le 23 avril 1795 ; Employé à la suite de l'état-major de la place de l'ile d'Oléron le 7 septembre 1796 ; Réformé par arrêté du 16 septembre 1796 ;

Joseph BONAVITA

Vivait encore au château d'Oléron en 1800. 


 -=-=-=-=-=-=-
 
CAMPI, Toussaint - Baron - Infanterie

- Général de brigade le 12 avril 1813
- Lieutenant-général le 27 février 1831

Né le 31 octobre 1777 à Ajacciu - Décédé le 12 octobre 1832 à Lyon (69).
Lieutenant à la 5ème demi-brigade légère le 1er février 1797 ; En Italie 1797 ; A l'armée d'Helvétie 1798 ; Blessé à l'affaire d'Unterwalden le 4 septembre 1798.
Défend presque seul l'entrée de l'arsenal de Turin contre un nombre considérable d'Autrichiens - Y est blessé d'un coup de baïonnette le 26 mai 1799 - Fait prisonnier - Conduit en Autriche jusqu'à son retour en France en 1801. 
Capitaine Adjoint aux états-majors le 5 avril 1802 - Employé à l'état-major de la 9ème division militaire le 20 mai, puis à l'Etat-Major des Grenadiers de la Réserve le 17 janvier 1804.
Armée des Côtes de l'Océan en 1804.
Aide de camp du Maréchal MASSENA à l'armée d'Italie le 26 septembre 1805. Confirmé dans cet emploi le 28 octobre suivant.

Toussaint CAMPI

Passe à l'Armée de Naples en cette qualité en 1806.
Suit MASSENA à la Grande Armée en 1807.
Chef de bataillon aide de camp de MASSENA le 22 février 1807 ; Avec MASSENA en Allemagne en 1809. 
Se signale à Efferding, puis à Ebersberg le 3 mai 1809 ; A Essling où il est blessé le 22 mai. 
Colonel du 26ème Léger à la division LEGRAND le 26 mai 1809 ; Sert à Wagram le 6 juillet, puis à Kronenburg, à Stockerau, à Hollabrunn ;  A Znaïm, où il est blessé le 11 juillet 1809 ;
Adjudant-commandant à l'armée d'Illyrie le 24 juin 1810 ; Mis à la disposition du Prince Eugène, vice-roi d'Italie le 26 avril 1811 ;
Colonel du 65ème de ligne en Espagne le 4 août 1811 ; A la bataille des Arapiles le 22 juillet 1812, où il reçoit une nouvelle blessure.

Général de brigade le 12 avril 1813 ; Commande une brigade de la 46ème division d'infanterie  (QUESNEL) au corps d'observation de l'Adige du 30 mai 1813 au 20 juin 1814.
Sert à Feistritz sur la Drave le 6 septembre 1813 ; repoussé à Assling le 23 septembre. 
Commande la 1ère brigade de la 1ère division (QUESNEL) sous VERDIER à la bataille du Mincio le 8 février 1814.
En non activité le 1er septembre 1814 ; Commande la 2ème brigade de la 5ème division d'infanterie (BACHELU) du 2ème corps de REILLE à l'armée du Nord le 31 mars 1815. Présent à Waterloo où il est grièvement blessé.
Mis en non activité le 1er septembre 1815 ; Compris comme inspecteur d'infanterie dans le cadre de l'état-major général le 30 décembre 1815 ; Inspecteur général de l'infanterie le 16 juin 1819 ; mis en disponibilité le 1er janvier 1820 ; Lieutenant-général le 27 février 1831.
Employé dans la 7ème division militaire le 11 mai 1832 ;
Commande les départements de l'Isère et des Hautes-Alpes le 15 mai 1832 - Commande une division d'infanterie à Lyon le 31 mai 1832, où il décède le 12 octobre 1832.
 
Distinction :
- Baron d'empire le 15 août 1809, confirmé par lettres patentes du 16 décembre 1810.

Armes du général Campi Par Ours-Jean CAPOROSSI 
Coupé, au  1er parti de sinople à une gerbe d'or, et des barons militaires au 2ème, d'argent à une sirène de carnation tenant de la dextre un miroir d'argent monté d'or, soutenue d'une mer de sinople.

Légion d'Honneur le 20 septembre 1808 - Dossier LH/415/48
- Donataire sur le mont de Milan le 17/03/1808, et sur Rome le 15/08/1809
- Le nom du général CAMPI est inscrit au côté Est de l'Arc de triomphe.

Blessures :
Blessé d'un coup de feu aux 2 cuisses à l'affaire d'Unterwalden le 4 septembre 1798
Blessé d'un coup de baïonnette au côté gauche le 26 mai 1799
Blessé d'un coup de feu à la jambe droite à Essling le 22 mai 1809
Blessé de 3 coups de baïonnette à Znaïm le 11 juillet 1809
Blessé d'un coup de feu au pied gauche aux Arapiles le 21 juillet 1812
Blessé grièvement à Waterloo le 18 juin 1815.


-=-=-=-=-=-=-=-=-

CARAFFA, Ignace Jean Baptise de , Chevalier

- Maréchal de camp au service de NAPLES le 3 juillet 1813.


Né à Bastia le 28 février 1769 - Décédé en 1833.

Fils de Vincent-Philippe de CARAFFA.
Sous-lieutenant de cavalerie dans l'armée autrichienne le 1er avril 1782 - Lieutenant le 17 septembre 1784 - Capitaine aide-major le 27 février 1787 - Rentre en France en conformité de la loi de la Convention Nationale en 1793. 
Ses origines le rendent suspect aux yeux des Jacobins, il n'est pas employé - emprisonné à Bastia, il est sauvé du peloton d'exécution par l'amiral anglais qui assiège la ville en 1794. 
Capitaine de cavalerie au service de France le 17 Vendémiaire An 8 au 13° Régiment de Chasseurs à cheval -  Aide de camp du général CASALTA le 4 Pluviôse an 9 - Chef de bataillon du 2° Bataillon des Chasseurs Corses le 15 Fructidor an 11 - Incorpore à la Légion Corse en Italie le 20 Fructidor An 13 - Passe au service de Naples avec la Légion Corse devenue Régiment Royal-Corse par décret impérial en septembre 1807 - Major du Régiment Royal-Corse le 14 mars 1808 - Commande en second le REAL CORSO NAPOLETANO avec le Major Léopold HUGO - Colonel, commandant le régiment REAL CORSO le 2 mars 1810 -  Maréchal de camp le 3 juillet 1813.
Nommé Colonel d'état-major au service français par Ordonnance du Roi du 30 octobre 1816.

Campagnes
: Ans 8, 9, 10, 11, 12 & 13 et Vendémiaire An 14 à l'armée d'Italie - Au siège de Gaète en 1806 au Royaume de Naples - Expédition de Sicile en 1810.
Blessures : A été blessé d'un coup de feu le 5 avril 1808
Distinction : Chevalier de l'Ordre Royal des Deux-Siciles le 14 mars 1808.
Baron des Deux-Siciles en 1813
S'était converti au protestantisme.
A épousé Antonia CALVELLI.

Ignace Jean Baptiste de CARAFFA (1769-1833) par Ettore BRUNINI en 1889.
Dimensions : 84,5 x 73 cm - Restauration Anne LEONETTI.
© Ville de Bastia – Collections du Palais Caraffa

 
-=-=-=-=-=-=-=-=-
 
CASABIANCA, Raphaël - État-major - Comte, sénateur

- Maréchal de camp le 27 mai 1792
- Général de division le 19 mars 1794

Né le 27 novembre 1738 à Vescovatu - Décédé le 28 novembre 1825 à Bastia.

 
Capitaine au régiment de BUTTAFUOCO le 1er janvier 1770 ; Capitaine de grenadiers au régiment Provincial-Corse le 23 aout 1772 ; Major le 25 aout 1773 ; Capitaine aux Grenadiers-Royaux le 25 juillet 1777 ; Lieutenant-colonel au Provincial-Corse le 19 septembre 1779 ; Colonel du 49ème régiment d'infanterie, cy-devant Vintimille le 25 juillet 1791 ; Député suppléant de la Corse à la Constituante ; A l'armée du Nord, 1792 ; Se signale lors de la retraite de Mons le 30 avril 1792 ; Maréchal de camp le 27 mai 1792 ; Commande l'avant-garde de l'Armée des Alpes, division d'ORNAC en septembre 1792 ; Vainqueur au Petit Saint-Bernard, puis employé à la 23ème division militaire en Corse le 1er décembre 1792 ; Commande l'expédition contre Cagliari le 21 janvier 1793 ; Embarque à Ajaccio le 25 janvier 1794, débarque le 14 février, mais forcé de rembarquer le 20 et atterre au Golfe-Juan ; Non compris dans l'organisation des états-majors le 15 mai 1793, mais réintégré dans ses fonctions de Commandant en second en Corse à Ajaccio par le représentant du peuple LACOMBE SAINT-MICHEL le 24 juillet 1793 ; Général de division le 19 mars 1794 ; Commande la place de Calvi le 23 mars ; Assiégé par les Paolistes le 9 juin, et par les Anglais débarqués le 19 ; Capitule le 19 juin ; Rapatrié à Toulon avec la garnison ; Nommé commandant de place à Orméa, division de droite, à la place de GENTILI le 4 décembre 1794 ; Commande la 2ème division de la Côte à Nice en avril 1795 ; puis la 3ème division de la Côte à Nice le 29 avril 1796 ; Appelé à Livourne pour l'expédition de Corse le 11 août ; Commande le département du Liamone en octobre 1796 ; Réformé le 7 décembre 1796, mais maintenu en activité comme commandant de la Ligurie ; Commande la place de Coni à la place de GAULTIER le 20 janvier 1797 ; Commande à Coni, Ceva et Mondovi le 8 mai 1797 ; Commande à Coni le 27 juin 1798 ; A la disposition du général en chef de l'Armée d'Italie le 9 aout 1798 ; S'empare de Coni le 5 décembre ; Admis au traitement de réforme le 5 février 1799 ; Remis en activité à l'Armée d'Angleterre le 26 aout 1799 ; Commande les Côtes du Nord le 20 octobre 1799 ; Admis à la retraite le 1er septembre 1817.
 
Raphaël CASABIANCA en tenue de sénateur. In Catalogue de l'exposition Napoléon et la Corse -  Musée de la Corse.

Distinction :
Sénateur le 26 décembre 1799, d'Ajaccio le 22 mars 1804.
Grand-officier de la Légion d'Honneur le 15 juin 1804
Comte de l'Empire le 5 octobre 1808
Pair de France le 4 juin 1814, pendant les Cent-Jours le 2 juin 1815, réintégré après en avoir été exclu le 21 novembre 1819.

Le général Raphaël CASABIANCA in La Corse militaire d'ALBERTINI & RIVOLLET.

 
 

 

Armoiries du Général CASABIANCA Raphaël par James JEANSON 

Écartelé, au 1er des comtes sénateurs, au 2è de gueules à une tour d'argent crénelée de cinq pièces, sommée à senestre d'une guérite aussi d'argent, adextrée d'un cyprès d'or, au 3è de gueules à un pin d'or sommé d'une colombe d'argent, au 4è d'azur à un badelaire d'argent, virolé et la poignée d'or.



 
Il est le père du Colonel CASABIANCA Pierre, qui commande le 11ème Léger, où fut intégré le Bataillon de Tirailleurs Corses en 1811. Pierre est tué à la tête de son unité pendant la Campagne de Russie en 1812. 










-=-=-=-=-=-=-=- 
 
CASABIANCA, Joseph Marie - Cavalerie - Vicomte d'Aleria

- Maréchal de Camp le 1er février 1793
- Général de division le 15 mai 1793

Né le 1er juin 1742 à Venzolasca - Assassiné le 4 novembre 1803 à Liman (84)
Neveu du Général Raphaël CASABIANCA.
Lieutenant en second au Régiment Royal-Corse le 29 avril 1761 ; Sert sur mer en 1762 ;
Passe sous-lieutenant au Royal-Italien le 18 avril 1763 ; Abandonne le service le 22 février 1765 ; Sert comme volontaire à l'état-major de l'armée française en Corse en 1768 ; Au combat de Borgo, au passage du Pont du Golo ; Blessé au bras à la prise de la montagne de Sant'Angelo en 1768. 
Capitaine de dragons dans la légion Corse le 1er septembre 1769 - Lieutenant-colonel le 9 novembre 1772 - Passe à la légion du Dauphiné le 26 avril 1775. 
Retiré du service tout en conservant ses appointements en Corse jusqu'à ce que le comte de MARBOEUF lui donne un emploi le 4 juillet 1775. 
Entretenu lieutenant-colonel dans la garnison de Bastia le 25 février 1778 - Aide major général des logis sur-numéraire au corps de l'état-major de l'armée et employé en Corse le 1er juillet 1788 - Réformé le 20 mai 1791.
Lieutenant-colonel du 22ème régiment de cavalerie, cy-devant Royal-Navarre le 5 février 1792. 
En garnison à Aurillac, colonel du 22ème régiment de cavalerie le 27 mai 1792.
A l'armée du Midi, puis d'Italie 1792-1793. 
Maréchal de Camp le 1er févier 1793, employé à l'armée d'Italie, sert à l'aile gauche ; Vainqueur à Belgodère le 10 mai 1793 ; Fait prisonnier par les Barbets à Saint-Colomban le 11 mai 1793 ; Emmené au camp piémontais, puis à la citadelle d'Alexandrie.

Joseph-Marie CASABIANCA

Général de division le 15 mai 1793 ; Échangé le 20 juin 1794 ; Réunit à Lyon divers corps de cavalerie, puis est chargé de l'inspection de la cavalerie de l'armée d'Italie stationnée dans la vallée du Rhône le 1er novembre 1794 ; Commande la cavalerie de l'armée d'Italie le 27 février 1795 ; Non compris dans l'organisation des états-majors du 13 juin 1795 ; Commandant temporaire de la batterie de la Roquette le 23 juin ; 
Remis en activité comme général de brigade à l'Armée des Pyrénées-Orientales le 24 juillet 1795 ; 
Employé comme général de division à l'armée des Alpes le 19 octobre 1795 ; A l'armée d'Italie le 26 novembre1796 ; Commande le Piémont, puis la 3ème division de l'armée de Rome le 1er novembre 1798 ; Blessé de 2 coups de feu au visage à l'affaire de Porto di Fermo le 28 novembre 1798 ;
Commande la division d'Ancône le 1er décembre ; Sert sous GROUCHY en Piémont le 24 décembre 1798 ; S'empare de Bormio en Valteline en mars 1799 ; Vainqueur à Santa Maria di Tirano ; Non compris dans l'organisation de l'état-major général de l'armée d'Italie par le général en chef  SCHERER en mars 1799 ; Remplacé dans son commandement et mis en disponibilité, autorisé à se rendre à Paris pour recevoir de nouveaux ordres le 21 août 1799 ;
Réemployé à l'armée d'Italie le 9 décembre 1799, mais ne prend aucune part à la campagne pour cause de maladie ; En disponibilité le 1er août 1800 ;
Réformé le 21 mai 1801 ; Commandant d'armes de la place de Mantoue le 4 octobre ; Admis à la retraite le 3 octobre 1803 ; Il meurt assassiné à Liman, près d'Avignon, dans une campagne où il s'était retiré.
 
BLESSURES : 
Blessé au bras à la prise de la montagne de Sant'Angelo en 1768
Blessé de 2 coups de feu au visage à l'affaire de Porto di Fermo le 28 novembre 1798
 
DISTINCTION 
Reçoit du roi Louis XV la terre d'Aléria qui sera érigée en vicomté de Casabianca le 28 septembre 1776
Chevalier de Saint-Louis le 6 novembre 1786.
Chevalier de la Légion d'Honneur le 11 décembre 1803 (posthume).
 






-=-=-=-=-=-=-
 
CASALTA, Antoine Philippe, dit Darius

Général de brigade à titre provisoire le 28 novembre 1794, confirmé le 13 juin 1795

Né le 9 février 1759 à Casalta - Décédé le 16 décembre 1846 à Cervione

Organise les milices nationales à Bastia ; Élu lieutenant-colonel du 1er Bataillon de Volontaires de la Corse le 10 janvier 1792 ; Sert en Corse sous CASABIANCA et LACOMBE SAINT-MICHEL ; Blessé de 10 coups de feu à l'affaire de Biguglia le 28 octobre 1793 ; Nommé par le Représentant du Peuple chef de brigade (colonel), commandant les postes avancés et l'avant-garde lors du siège de Bastia le 20 avril 1794 ; 
Nommé provisoirement général de brigade par les Représentants du Peuple près l'armée d'Italie le 28 novembre 1794 ; Confirmé dans le grade par le Comité de Salut Public le 13 juin 1795 ; A la division Masséna en septembre 1795 ; Blessé à Loano le 24 novembre 1795 ; Commande une brigade de la 3ème division de la Côte  sous Fontbonne à Oneille le 6 décembre 1795 ; A la division Casabianca le 9 avril 1796.
Darius CASALTA par Anton Santo BENIGNI
Crédit Photo Michel Edouard NIGAGLIONI
Collection privée

Commande provisoirement la 4ème division à Oneille le 29 avril ; Placé par Bonaparte, sous les ordres du général GENTILI à la tête des troupes chargées de replacer la Corse sous la domination de la France avec l'aide des patriotes républicains le 19 octobre 1796 ; Occupe Bastia le 21 octobre ; Saint Florent le 22 octobre ; Reçoit le commandement du département du Golo ; Oblige le vice-roi sir Gilbert ELLIOT à s'embarquer, s'empare de Bonifacio et de l'île de la Maddalena ; Commande une colonne mobile contre les insurgés de la Crocetta le 21 octobre 1797 ; Battu près de La Porta ; Envoyé à l'armée d'Italie le 9 juin 1798 ; Commande le département du Golo en novembre 1802 ; Membre de la Légion d'Honneur le 11 décembre 1803 ; Admis au traitement de réforme le 14 aout 1806 ; Retraité par décret impérial du 7 juillet 1811 ; Employé provisoirement par le général commandant la 23ème division militaire en Corse en décembre 1813 ; Remis en activité par décret du 26 février 1814 ; Placé en non activité le 19 septembre 1814 ; Rétabli dans la jouissance de sa solde de retraite le 24 décembre 1814 ; Soulève la Corse en faveur de Napoléon en mars 1815 ; Remis en activité dans la 23ème division militaire le 20 mai 1815 ; Retraité de nouveau le 1er août 1815 ; Sert comme volontaire contre MURAT en septembre 1815 ; Sert dans la guerre du Fiumorbo où il commande une colonne lors du combat du 16 avril 1816.

Distinction : Légion d'Honneur le 11 décembre 1803 

Blessures : Blessé de 10 coups de feu : 7 dans les cuisses, 2 au bras et 1 au bas-ventre à Biguglia le 28 octobre 1793 - Blessé d'un coup de feu au bras gauche à Loano le 24 novembre 1795. 
  
  -=-=-=-=-=-=-
 
CATTANEO, Bernardin Louis

- Maréchal de camp le 20 mai 1808 au service de Naples 
- Lieutenant-général le 15 septembre 1812

né le 7 mars 1769 à Ajacciu - Décédé le 14 juin 1832 à Joigny (89)
Fils d'Etienne CATTANEO & Marie BACCIOCHI. Frère du colonel Pierre François CATTANEO, et neveu de Félix BACCIOCHI.
Sous-lieutenant au Royal-Corse le 16 novembre 1786 - Passe au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (futur 3ème Bataillon d'Infanterie Légère) le 14 mai 1788 - Lieutenant au 5ème régiment d'infanterie, cy-devant Navarre le 15 septembre 1791 -  Suspendu de ses fonctions comme noble le 12 février 1794 - Émigre et passe à l'Armée de Condé - Part à Gênes pour s'occuper du recrutement de cette armée - Cesse ce service le 1er juillet 1796 et rentre en France.
Nommé provisoirement par Bonaparte, commandant de la place de Bergame le 2 août 1797 - Adjoint à l'Etat-Major de la division de Lombardie le 9 mars 1798 - Commande la place d'Urbino le 21 mars 1799 - Fait prisonnier de guerre le 11 juin 1799 - Rentre de captivité le 7 mars 1801 - Attaché à la 70ème demi-brigade de ligne le 20 janvier 1802 - Aide de camp de FREGEVILLE le 20 mai 1802 - Commande le bataillon expéditionnaire piémontais devenu Bataillon de Tirailleurs du Pô le 23 janvier 1804 - Aux camps de Boulogne et de Saint Omer 1804-1805 - Major de la Légion Corse le 15 juin 1805 - Sert en Étrurie 1805-1806.
Passe au service de Naples avec la Légion Corse le 16 juillet 1806 -  Au service du royaume de Naples 1806-1810 - Colonel du Régiment Real Corso (Royal Corse napolitain) le 4 août 1806 - Adjudant commandant le 23 février 1808 - Maréchal de camp le 20 mai 1808 - Blessé à la bataille de la Moskova le 7 septembre 1812 - Lieutenant-général le 15 septembre 1812 - Aide de Camp de  Murat en 1815 - Fait prisonnier le 1er juin 1815 
Rentre en France le 1er juin 1816 - Maréchal de camp au service français le 2 janvier 1817 - En disponibilité le 1er avril 1820 - Admis à la retraite par ordonnance du 1er décembre 1824, à compter du 1er janvier 1825 - Rétabli dans le dans le cadre de l'Etat-Major général le 24 février 1825 - Admis à la retraite le 17 décembre 1826 - Lieutenant-général honoraire le 31 octobre 1827.
CampagnesSert aux armées du Nord, et de la Moselle 1792-1794 - En Italie - A Naples - A la Grande Armée en Russie en 1812 - Sert en Italie 1814 & 1815
Distinction : Chevalier de Saint Louis le 15 mars 1818 - Officier de la Légion d'Honneur le 24 mars 1819
Blessures : Bras gauche fracassé d'un coup de feu à la bataille de la Moskova le 7 septembre 1812.
 
  
-=-=-=-=-=-=-
 
CERVONI, Jean-Baptiste - État-major

- Général de brigade le 14 janvier 1794, confirmé le 24 décembre 1795
- Général de division le 15 février 1798

Né le 29 août 1765 à Soveria - Tué le 22 avril 1809 à Eckmühl (Autriche) par un boulet perdu.


Soldat au Royal-Corse le 10 juillet 1783 ; Congédié le 10 octobre 1786 ; Fait des études de droit et devient avocat à La Porta ; Chef de l'une des divisions du Directoire de la Corse en 1790 ; Commande la garde nationale de son canton ; Secrétaire des commissaires du département CESARI et ARRIGHI en avril 1792 ; Sous-lieutenant au 22ème régiment de cavalerie (cy-devant Navarre) le 22 décembre 1792 ; A l'armée des Alpes, aide de camp du général Joseph CASABIANCA le 5 février 1793 ; agent militaire auprès des représentants GASPARIN & SALICETTI en septembre 1793 ;
Adjudant général  chef de bataillon le 26 octobre 1793 ; Blessé au siège de Toulon le 30 novembre 1793 ; Se signale lors de la prise de la redoute anglaise ; 

Jean Baptiste CERVONI

Adjudant général chef de brigade sous Masséna le 20 décembre 1793 ;
Général de brigade employé à la division Mouret le 14 janvier 1794 ; A l'expédition d'Oneille le 5 avril 1794 ; A la division MASSENA au combat de Cairo le 24 septembre 1794 ; Non compris dans l'organisation du 13 juin 1795, continue de servir ; Employé à la division FREYTAG le 1er juillet 1795 ;
Réintégré dans son grade par les Représentants du Peuple le 29 octobre 1795 ; A la division LAHARPE aucombat de Loano le 24 novembre 1795 ;
Commande la 1ère brigade à la division MEYNIER le 6 décembre 1795 ;
Confirmé général de brigade par le Directoire exécutif le 24 décembre 1795 ; Commande la 3ème brigade de la division LAHARPE, à la place de Saint Hilaire en mars 1796 ; Commande la 1ère brigade de la division LAHARPE, à la place de PIJON le 30 mars 1796 : Chassé de Voltri par BEAULIEU le 10 avril 1796 ; Sert à Dego le 14 avril 1796 ; Nommé commandant à Savone le 17 avril 1796 ; Sous SAURET à Savone le 28 avril 1796 ; Attaché au quartier-général de l'armée d'Italie le 29 avril 1796 ; A Lodi le 10 mai 1796 ; Envoyé à Parme pour négocier le 14 mai 1796 ; A l'avant-garde sous KILMAINE le 20 mai 1796 ; A la division Masséna le 1er juin 1796 ; A la division DESPINOY le 29 juin 1796 ; Sert à Castiglione le 5 aout 1796 ;
Organise la légion Lombarde le 29 septembre 1796 ; la commande le 24 octobre suivant ; A Arcole le 15 novembre 1796 ; Commande la place de Vérone à la place de MEYNIER le 2 décembre ; A Rivoli le 14
janvier 1797 et devant Mantoue ;
Appelé au quartier-général le 8 mars 1797 ; Envoyé en Corse le 13 mars ; Commande la 1ère brigade d'infanterie légère à la place de LA MOTTE, division MASSENA le 5 août 1797 ; Puis à la 7ème brigade (6ème & 12ème de ligne) de la 4ème division (SERURIER) le 15 septembre ; A l'armée d'Angleterre le 12 janvier 1798 ;
Général de division le 15 février 1798 ; Commande l'avant-garde de l'armée de Rome à l'armée d'Italie en mars 1798 ; Commande la 2ème division militaire le 15 juin 1798 ; Puis la 24ème division le 2 janvier 1799 ;
Commandant en chef à Bruxelles les 9 départements réunis le 13 février 1799 ; Commande la 23ème division militaire à Bastia le 24 janvier 1800 ; Puis la 8ème division militaire le 12 novembre 1800 ; Chef d'état-major du 2ème Corps de la Grande Armée sous LANNES le 12 avril 1809 ;
Tué à Eckmühl par un boulet de canon qui lui fracasse la tête.

Le général CERVONI - Buste de la galerie des bataille à Versailles. 
Crédit photo Dominique Timmermans - Autorisation de l'auteur 

Distinction
Commandant de la Légion d'Honneur le 14 juin 1804.
Son nom figure sur le côté Sud de l'Arc de triomphe.
Blessures
blessé à la jambe droite le 1er juin 1793  - Blessé au bras droit et à la cuisse au siège de Toulon le 30 novembre 1793

Descendance : de son union avec (?), trois enfants.
Irène Cervoni qui épouse le 5 mai 1813  le Général Louis Joseph MAUPOINT de VANDEUL (1766-1849).
Deux garçons (?) créés Baron de l'Empire par lettres patentes du 17 mai 1810.

 
 
Paire d'épaulettes de Général de Brigade
Crédit photo Bertrand MALVAUX

-=-=-=-=-=-=-=-

COLONNA de CESARI-ROCCA, Pierre-Paul, Comte

- Maréchal de Camp en 1792.

Né le 29 avril 1748 à Quenza - Décédé à Quenza en 1829. Fils de Rocco Francesco (Quenza 1733-1809), Conseiller d'état de Pasquale PAOLI. Créé Comte en 1784 par Louis XVI.
Capitaine au Provincial-Corse de 1772 à 1791 - Il est proposé à deux reprises au poste de Colonel du Royal-Corse alors qu'il est élu député de la noblesse aux Etats de Corse (1773-1781) - Député de la Corse à Versailles de 1781 à 1785 - Député du Tiers-Etat aux Etats Généraux, puis à la Constituante de 1789 à 1791 - En 1790, au retour de Pascal PAOLI, il est élu Général en second des Gardes Nationales de l’île - Promu Colonel de la Gendarmerie jusqu'en 1792 - Nommé Maréchal de Camp il reçoit le commandement des troupes pour l'affaire de la Maddalena - L'échec de l'intervention lui est imputée, et à travers lui PAOLI - Membre du Conseil d'Etat du Royaume Anglo-Corse, il est chargé par le vice-roi Sir ELLIOT d'organiser une armée insulaire et Député de la Corse auprès du souverain anglais - Contraint à l'exil à Florence en 1796 après le retour de la Corse dans le giron de la France - Il y favorise les menées contre-révolutionnaires à Porto-Vecchio et dans l'Alta-Rocca, dont celle de 1800 menée au nom du tsar Paul 1er, qui échoue devant Sartène - En 1805, Napoléon lui propose un retour en grâce et le grade de Général de brigade, qu'il décline - Il est autorisé à retirer dans son village.
Ses deux fils Rocco Francesco, Colonel d'infanterie participe aux campagnes d'Espagne et de Russie, maintenu sous la Restauration, & Caius, capitaine en Espagne  servent dans l'armée impériale.

-=-=-=-=-=-=-=-
 
CONSTANTINI, Vincent Marie

- Général de brigade le 19 avril 1803

Né le 24 février 1751 à Ghisoni - Décédé le 25 juin 1825 à Grenoble (38)
 
Enrôlé comme soldat au Royal-Corse le 10 octobre 1769 ; Caporal le 1er mars 1770 ; Sergent le 14 aout 1772 ; Fourrier le 1er janvier 1772 ; Adjudant sous-officier le 7 juin 1776 ; Sert sous LANGERON sur les côtes de Bretagne en 1779 ; Quartier-maître trésorier le 1er juin 1780 ; Passe en cette qualité au 2ème Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (futur 3ème bataillon d'infanterie légère en 1791) le 1er mai 1788 ; Lieutenant le 12 janvier 1792 ; Aide de camp du général Antoine ROSSI le 10 mars 1792 ; Sert à l'armée du Midi 1792 ; Capitaine dans la légion des Alpes le 21 juillet 1792 ; Chef de bataillon le 8 mars 1793 ; A l'armée du Rhin 1793-1794 ; Nommé provisoirement par les Représentants du Peuple à l'armée du Rhin, chef de brigade (colonel) commandant la 18ème demi-brigade bis d'infanterie légère le 11 août 1794 ; A l'armée des Alpes 1795-1796 ; A l'armée d'Italie 1796-1797 ; A la prise du Mont-Cenis sous DUMAS ; Commande la 23ème demi-brigade d'infanterie légère le 21 mars 1797 ; Sert en Corse 1798-1801 ; Sous VAUBOIS, puis sous AMBERT ; Blessé au pied gauche dans les montagnes de Tavagna en mars 1800 ; Général de brigade le 19 avril 1803 ; Commandant d'armes à Grenoble le 24 mars 1803 ; Commandant d'armes à Lyon le 7 juillet 1804 ; Commandant d'armes à Grenoble le 1er mai 1805 : Commandant d'armes à Flessingue le 14 mai 1810 ; Ne se rend pas à son poste pour raisons de santé ; Retraité pour ancienneté de services le 19 juillet 1810.
Distinction : Officier de la Légion d'Honneur le 14 juin 1804
Blessures : Blessé au pied gauche dans les montagnes de Tavagna en mars 1800  

-=-=-=-=-=-=- 

COSTA de la CASTELLANA,  Philippe Martin, Comte

- Maréchal de Camp pour retraite le 1 mars 1791 (Brevet du 19 juin 1792)  - 4YD3503

Né le 12 novembre 1740 à Castellana di Moriani - Décédé en  .  Fils de Philippe Marie, Capitaine au Royal-Corse.
Épouse Maddalena de CARAFFA, fille d'Antonio, docteur en droit & d'Angela CALVELLI. 

Volontaire au Royal-Corse dans la Compagnie de son père  le 14 septembre 1754, à l'âge de 14 ans - Lieutenant en 2nd le 1 mars 1757 - Lieutenant en 1er le 28 octobre 1760 - Sert à Hastembeck, à la prise du Hanovre, à Crefeld (1757 à 1758) - Se rend en Corse en 1760 avec son père. Arrêtés par PAOLI, il parvient à s'échapper & à se réfugier en Italie - Rentré en Corse en 1769, soumet les habitants de L'Isolaccio - Promu Capitaine au Régiment de Buttafoco le 1 janvier 1770 - Campagne en Corse à la tête de 800 Volontaires - Major à la Légion Corse le 9 novembre 1772 - Reconnu noble la même année - Combat en 1774 les brigands de GUEDERAY venus de Toscane - Major à la Légion du Dauphiné en 1776 - Passe à la Légion Corse - Croix de Saint-Louis le 12 septembre 1777 - Député de la noblesse de Corse à Versailles en 1789 - Colonel du Régiment Provincial le 4 octobre 1789 en remplacement de GAFFORI jusqu'à sa dissolution en 1790.
Maréchal de Camp pour retraite le 1 mars 1791, par Brevet du 19 juin 1792.
Il émigre et sert en Espagne où il commande un corps d'émigrés Corses pendant la Guerre du Roussillon en 1793-94 sous les ordres de Luis Firmin de CARVAJAL y VARGAS, Comte de la UNION.

 -=-=-=-=-=-=-
 
CUNEO d’ORNANO, Antoine François , Marquis

- Général de brigade en 1799 ou 1800 - Réformé le 04 novembre 1801 en raison de ses blessures.
- Maréchal de camp en 1815 - (Une copie de ses états de service en ma possession ne l'indique pas)
Sa nomination n'aurait pas été reconnue par Louis XVIII (ne figure pas dans le SIX) - 
Cité dans le dictionnaire des Colonels de Danielle & Bernard QUINTIN où ses nominations de Général de brigade n'apparaissent pas. Ne figure pas dans la liste des officiers généraux de l'Armée de Terre & des services.

Né le 20 septembre 1756 à Ajaccio - Décédé le 26 août 1840 à Rome (I)

D'origine noble, fils de François & Catherine CENTURIONE.
Fait ses études au collège des Jésuites d'Ajaccio ; Reçoit un brevet de sous-lieutenant au Royal-Corse en 1777 - Rejoint son corps à La Rochelle et participe dans l'armée des Côtes de Bretagne à la guerre d'Amérique ; Reçoit des félicitations du Maréchal, Comte de Vaux, commandant en chef ;
Lieutenant au Royal-Corse en 1785 ; Tient garnison à Phalsbourg, Arras, Boulogne, Montreuil et Aire ; A la dissolution de Royal-Corse  en 1788, passe au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (futur 3ème bataillon d'infanterie légère), en garnison à Montpellier ; Le bataillon est chargé de réprimer les insurrections qui éclatent dans le centre à la veille de la Révolution ; Au Puy en Velay, le peuple s'ameute contre la troupe, le lieutenant CUNEO parvint à éviter l'effusion de sang, ce qui lui vaut de félicitations de la part de Louis XVI ; Capitaine à la 27ème demi-brigade de Ligne en 1792 ; A l'armée des Alpes en 1792, à la tête de quelques troupes légères, harcèle l'ennemi et fait plusieurs prisonniers, enlève deux convois de munitions et brûle deux magasins de vivres ; Armée du Rhin, devenue armée de Sambre et Meuse en 1793 et 1794 ;
Aide de camp de DESAIX, est chargé lors des affaires de Wissembourg, du commandement de la position de Fischbach où, quoique blessé, il résiste et repousse vingt assauts autrichiens, et conserve la situation en octobre 1793 ; Couvre la retraite du camp de Nothweilher, dont il s'acquitte honorablement, permettant aux Français de se replier en bon ordre ; Il reçoit un certificat élogieux de DESAIX ; Lors de la reprise des lignes de Wissembourg, il enlève ce village dans une charge héroïque et assure la délivrance de Landau ; Dans l'affaire, il est horriblement blessé, désarçonné et laissé pour mort sur le champ de bataille ; Rétabli, rejoint l'état-major du général HATRY ;
Au siège de Charleroi ; A la bataille de Fleurus, où montant dans le fameux ballon, il se distingue en observant l'ennemi le 26 juin 1794 ; Négocie la reddition de la place de Luxembourg ; Au combat de Deitz sur Shan ; Dénoncé comme noble au Comité de Salut Public.
Échappe aux poursuites et continue son service ; Chef de bataillon et commandant supérieur du groupe fortifié de Landau - Manheim - Neckerau en 1795 ; Repousse plusieurs assauts ennemis, évitant à la population les dangers d'un siège ; Reçut à cette occasion une épée d'honneur de la garnison et de la population ; Adjudant Général Chef de brigade à l'état-major de l'armée du Danube en 1799. 
Nommé général de brigade, sa nomination n'a pas d'effet ; Réformé dans la mesure générale des réformes du 12 vendémaire An X (4 octobre 1801) en raison de ses nombreuses blessures ; Rappelé en activité, nommé colonel de la place d'Antibes et de son arrondissement militaire en 1801 ; Reçoit le commandement supérieur du département du Var, tout en conservant celui de la place d'Antibes en 1807 ; Défend les côtes de Provence contre plusieurs tentatives de débarquement anglais, au Cap Roux en 1809 ; à Saint Tropez et à Agay en 1811 ; Ces actions lui valent d'être proposé Officier de la Légion d'Honneur ; Lieutenant du Roy, gouverneur d'Antibes, et chevalier de Saint Louis en 1814 ; Fidèle à son devoir de soldat, il refuse de rendre la place lors du débarquement de Napoléon le 1er mars 1815 au Golfe Juan ; Une loi du 1er mars 1815 déclare que le commandant et ses hommes ont bien mérité de la Patrie et qu'il lui serait décerné une récompense nationale ; Installé à Paris, Napoléon l'appelle à lui, il répond aux reproches qui lui sont faits qu'il n'a fait que son devoir. 
Napoléon lui répond qu'il le nomme général, s'il accepte de le servir aussi bien qu'il a servi Louis XVIII ; Maréchal de camp, gouverneur de Valence et commandant du département de la Drôme en 1815 ; Tient tête aux troupes du général autrichien FRIMONT ; Parvient à sauver tout le matériel du maréchal SUCHET. 
Admis à la retraite à sa demande en 1816, il se retire à Rome où il s'établit ; Il consacre le reste de sa vie à mettre en ordre de nombreuses notes prises au cours de ses campagnes ; Administre gracieusement les Royaux Établissements Pies des Français des États de l'Eglise ; Il est inhumé dans l’Église Saint Louis des Français à Rome.
 
Distinction :
Reçoit des félicitations de la part du Maréchal Comte de Vaux.
Reçoit des félicitations de la part de Louis XVI pour avoir évité l'effusion de sang lors d'une émeute au Puy en Velay
Reçoit de DESAIX un certificat élogieux suite à son action dans la couverture de la retraite française.
Reçoit une épée d'honneur
Chevalier de la Légion d'Honneur  - Dossier : LH/640/12 disponible sur la base LEONORE
Chevalier de Saint Louis en 1814
 
Blessures
Blessé en novembre 1793 dans la défense de la position de Fischbach - Blessé, laissé pour mort sur le champ de bataille lors de la reprise de Landau le - 
Blessé à la bataille de Fleurus, dans le fameux ballon d'où il observe l'ennemi le 26 juin 1794

Biographie réalisée d'après : La famille Cuneo-d'Ornano (Généalogie, biographies, bibliographie) d'après des documents d'époque - 1908 - Anonyme - Sur Gallica.

Il avait épousé à Strasbourg en 1793 Joséphine de Christen, décédée le 24 avril 1831.
Il est le père de François-Joseph Cuneo d'Ornano (1794-1863), élève du Lycée impérial de Marseille d'où il sortit à 16 ans. Entré en 1813 au 4ème Régiment des Gardes d'Honneur. Il est arrivé à son régiment porteur d'une lettre de Pauline Bonaparte indiquant qu'il était son parent ; Cavalier le 6 juin 1813 ; Brigadier le 7  juin 1813; Maréchal des Logis le 15 juillet ; Lieutenant le 7 septembre ; Il commande un escadron ; Présent à Leipzig et sur la rive gauche du Rhin, où il eut la main droite et les pieds gelés ; Campagne de France en 1814 ; A Chateau-Thierry le 12 février 1814 reçoit la Légion d'Honneur des mains de Napoléon ; On lui propose un emploi de Garde du Corps de Louis XVIII, qu'il refuse ; il se consacre à l'administration civile. 

 -=-=-=-=-=-=-

DI GIOVANNI-LIMPERONI, Léonard

- Général de brigade au service de Naples en 1806. (Ne figure pas dans le SIX)

Né à Bastia en 1758  ou 1762 - Décédé en 1806 à  Catanzaro (Royaume de Naples)


Issu d’une famille de militaires, son père Charles Pascal et son oncle François de Giovanni étaient officiers au régiment Royal-Corse. 
Léonard entre au service au Royal-Corse, où suivant une formation militaire, il est nommé enseigne en 1778. Lieutenant en 1781, puis lieutenant en 2nd , puis en premier, il est nommé capitaine quand son bataillon est transformé en 3ème Bataillon de Chasseurs Royaux Corses le 17 mars 1788.
A l’Armée des Alpes en 1791, sous les ordres de son père qui commande le bataillon, il participe aux opérations de conquête de la Savoie sur les troupes Piémontaises.
Rappelé en Corse, il est nommé chef de bataillon, affecté à l’état-major du Général GENTILI à Bastia en 1796-97.
Après le départ de GENTILI pour Venise en mai 1797, il retourne à l’Armée d’Italie, où il est employé à l’état-major de MASSENA. 

Le général de GIOVANNI in La CORSE Militaire - P. L.  ALBERTINI & G. RIVOLLET

Après les opérations sur le Var au début de l’année 1800, il est promu Adjudant-Général Chef de brigade et se trouve enfermé dans Gênes assiégé. Il est chargé par Masséna du commandement de la place et de la police intérieure. La place capitule avec les honneurs de la guerre le 4 juin 1800.
De l’Armée d’Italie, il passe à celle de Naples, jouissant de la confiance du roi Joseph BONAPARTE et de MASSENA. Il est chargé d’organiser les bataillons de Chasseurs Corses qui vont former la Légion Corse avant d’en prendre le commandement en 1805. Il fait campagne avec l’armée de Naples en 1806. La Légion Corse va s’illustrer au siège de Gaète dont l’investissement commence le 26 février et s’achève le 19 juillet suivant. Entre-temps la Légion Corse est passée au service de Naples le 30 juin 1806.
Promu général en août 1806, il est nommé commandant de la Place de Naples.
Après le désastre de Maïda, il est envoyé avec une colonne de renfort en Calabre. Il y contracte le typhus dont il meurt en décembre.

ÉTATS DE SERVICE :
1774 : Entre au service au Royal-Corse.
1778 : Enseigne au Royal-Corse.
1781 : Lieutenant.
17 mars 1788 : Passe au 3ème Bataillon des Chasseurs Royaux Corses comme capitaine.
1796 : Chef de bataillon à l’état-major de Gentili
1800 : Promu adjudant-général chef de brigade
1805 : Colonel de la Légion Corse
1806 : Général en août, commandant de la place de Naples

CAMPAGNES :
1791 à l’Armée des Alpes – An IV en Corse puis à l’Armée d’Italie -
1806 : Armée de Naples.

HONNEURS & TITRES :
Officier de la Légion d’Honneur en l’An XII

UNION & DESCENDANCE :

Marié en première noces avec une demoiselle Figarelli de Bastia, puis avec une Genevoise.
Mort sans postérité.

-=-=-=-=-=-=-

FERDINANDI, Toussaint - Génie
 
- Général de brigade au service de NAPLES en 1808 - Génie
- Passe au service de Joseph BONAPARTE en 1806.

Né le 1er novembre 1742 à Pozzo di Brando - Décédé le 27 novembre 1822 à Pozzo di Brando


Natif de Pozzo di Brando dans le Cap Corse. Il est issu d’une famille espagnole établie au XVI ème siècle à la cour de Laurent le Magnifique à Florence, qui se réfugia en Corse à Pozzo di Brando. En 1689, Charles FERDINANDI, chef de la famille administra au nom du roi d’Espagne une partie du Mexique. Il maria en 1732 son frère avec une demoiselle STEFANINI. De cette union, naquit trois enfants. Les ainés devinrent prélat et consul général d’Espagne.
Toussaint est envoyé en 1757 à Naples pour y suivre des études à l’Académie Royale. Il obtient le diplôme d’ingénieur et est agréé par la cour de Naples pour être employé dans les services du génie et des fortifications.
Nommé ingénieur extraordinaire du roi de Naples, il se rend en France avec un groupe d’officiers pour étudier le système des fortifications à la Vauban. A l’issue, il rentre à Naples comme officier dans le corps royal du génie. Il dirige des travaux importants, en Sicile, en aménageant et fortifiant le port de Syracuse.
Lieutenant colonel en 1798, colonel en 1805, il assiste à l’invasion du Royaume de Naples par l’armée française commandée par GOUVION SAINT-CYR.
Fait prisonnier sur parole, il prend du service dans le corps du génie français, où le général CAMPREDON, qui le tient en haute estime, se l’attache à son état-major. FERDINANDI est employé dans les opérations du siège de Gaète.

Le général Toussaint FERDINANDI - La CORSE militaire par  ALBERTINI & RIVOLLET.

CAMPREDON nommé commandant du génie napolitain, tout en conservant celui du génie français, chargea en 1806 et 1807, FERDINANDI de mettre en défense la province des Pouilles.
Il est nommé général de brigade en 1808 par le roi Joseph, et maintenu dans son emploi par Joachim MURAT.
Il resta fidèle à ce dernier jusqu’en 1815, et conserve ses fonctions d’inspecteur du génie après la défaite de Tolentino le 2 mai 1815.
Au retour de Ferdinand IV dans ses états, il est maintenu quelques mois et rentre en France se placer à la disposition du Ministère de la Guerre. Reconnu dans son grade, il est maintenu et admis à la retraite. Il se retire dans son village natal, où il décède le 27 novembre 1822, à 80 ans.

ÉTATS DE SERVICE
:
1757 : Entre à l’Académie Royale de Naples.
1798 : Lieutenant-colonel du corps du génie napolitain.
1805 : Colonel du génie napolitain.
1808 : Général de brigade du génie français au service de Naples.
1815 : Assure les fonctions d’inspecteur du génie – Est maintenu à son poste au retour de Ferdinand IV.
1818 : Admis à la retraite.

CAMPAGNES :
1806 à 1815 : Armée de Naples

HONNEURS & TITRES :
Ordre des Deux-Siciles
Légion d’Honneur sur proposition de CAMPREDON.

-=-=-=-=-=-

FIORELLA, Pascal Antoine - Infanterie

- Général de brigade à titre provisoire le 17 septembre 1794, confirmé le 24 décembre 1795
- Général de division le 14 novembre 1797 au service italien. 
- Général de brigade au service français le 27 mars 1801
- Lieutenant-général au service de la République Italienne le 30 avril 1804, au service de France le 16 février 1817

Né le 07 février 1752 à Ajacciu - Décédé le 3 mars 1818 à Ajacciu.
 
Volontaire au régiment Royal-Corse le 24 juin 1770 - Sous-lieutenant le 23 juillet 1770 - Lieutenant le 31 mars 1774 - Capitaine en second le 20 mai 1781. 
A la dissolution de Royal-Corse, capitaine au bataillon des Chasseurs Corses (futur 4ème Bataillon d'Infanterie Légère) le 14 mai 1788 - Lieutenant-colonel en premier commandant le 4ème bataillon de Volontaires de l'Isère le 18 novembre 1791 - A l'armée des Alpes 1792-1793 - A l'affaire du col de la Madeleine - Chef de brigade (colonel) de la 46ème demi-brigade de bataille le 27 février 1794
Armée d'Italie 1794-1799 - Prend part à l'expédition de Saorgio sous MASSENA, y est blessé lors du combat du col d'Ardente 26-27 avril 1794. 
Général de brigade à titre provisoire, commande la réserve de MASSENA le 17 septembre 1794.
Au combat de Cairo le 21 septembre 1794 ; 

Pascal Antoine FIORELLA

A la division SERURIER en remplacement de GOUVION en juillet 1795 ; 
Sous LAHARPE au 24 octobre ; Commande la 2ème brigade de la division SERURIER le 6 décembre ; 
Confirmé général de brigade par le Directoire exécutif le 24 décembre 1795 ; A la suite de l'état-major général de l'Armée d'Italie le 4 avril 1796 ; Sert à Mondovi le 22 avril 1796 ; 
Commande la 1ère brigade de la division SERURIER le 29 avril ; 
Sous VAUBOIS le 1er juin ; Participe à l'expédition de Livourne le 25 juin ; 
Rentré à la division SERURIER le 10 juillet - Commande cette division à Castiglione  le 5 août 1796 dont il contribue au succès - A la prise de Vérone. 
Tombe malade et remplacé par SAHUGUET le 9 août - Employé à la division VAUBOIS le 21 septembre - Fait prisonnier par les Autrichiens le 16 novembre, échangé. 
Commande une brigade de la division VICTOR le 26 janvier 1797 - A la division SERURIER le 26 février ; 
A la division BERNADOTTE le 2 mars - Commande la 4ème division de SERURIER pendant une absence. Retrouve la division BERNADOTTE le 9 août. 
Général de division au service de la République Cisalpine, commande les troupes italiennes et françaises en Lombardie le 14 novembre 1797 ; Commande la place et la citadelle de Turin le 3 mai 1799 ; Capitule le 21 juin 1799 et conduit en Allemagne comme prisonnier de guerre ; Réintégré dans l'armée française comme général de brigade le 27 mars 1801 ; Employé dans la 26 ème division militaire le 29 septembre 1801 ; Passe au service de la République Italienne le 23 septembre 1802 ; Commande dans l'intérieur de la République Italienne toutes les troupes d'infanterie en formation le 30 septembre 1802 ; Commande la division de l’intérieur (3ème) de l'armée italienne en juin 1803 ; Lieutenant-général au service de la République Italienne le 30 avril 1804, avec effet au 7 novembre 1802 ; Commande la 2ème division du corps du blocus de Venise sous Eugène de BEAUHARNAIS le 31 décembre 1805 ; Commande la division de réserve  en avril 1809 ; Envoyé à Vérone avec sa division en mai 1809 ; Dans le Tyrol d’août à décembre 1809 ; Commande les arrondissements d'Ajaccio et de Sartène du 4 mai au 3 août 1815 ; Confirmé Lieutenant-général au service français le 16 février 1817.  
Il  est inhumé dans la Chapelle des Grecs.

Distinctions :
Commandant de la Légion d'Honneur le 5 novembre 1804 - LH/975/37
Sénateur du Royaume d'Italie le 10 octobre 1809
Commandeur de la Couronne de Fer
Son nom est inscrit au côté Sud de l'Arc de triomphe.
Blessures :
Blessé au col d'Ardente 26-27 avril 1794
Union : Marié à Félicité GAETTI, dont deux filles. Sa veuve se remarie en 1828 avec François DURAZZO. En 1836 elle demandait la charité publique (source P-P SANTINI)
"Il est assez bon, il a été utile". Jugement du Général CLARKE.
Général Pascal Antoine FIORELLA 
Crédit photo Michel -Edouard NIGAGLIONI
 
-=-=-=-=-=-=-
 
FRANCESCHETTI,  Dominique César 

- Général de brigade au service de Naples 
(ne figure pas dans le SIX)
- Lieutenant-général en 1815 en Corse.

Né en 1776 à Brando - Décédé le 30 décembre 1834 à Vescovato
 
 
Sert comme soldat sous le royaume anglo-corse. S'engage dans la Légion Corse en 1799 (?) 
Capitaine dans la Légion Corse, en 1803-1806, il se distingue au siège de Gaëte - Capitaine des Grenadiers de la Garde Royale de Naples, 1806-1811 ; 
Chef  de bataillon au 1er régiment de Vélites à pied de la Garde Royale de Naples, 1811-1814 ;
A la Grande Armée en 1812, au corps d'AUGEREAU ;
Colonel du 9ème de ligne, le 9 avril 1814 ; Dans le nord de l'Italie, est relevé de son commandement pour avoir fait bastonner un officier, rejoint le Grand Quartier Général ;
Maréchal de camp ; Commande une brigade de la 4ème division en 1815 ; Saccage et incendie Ceprano ; Accompagne Caroline en exil, puis rentre en Corse ;  Donne l'hospitalité au roi MURAT à Vescovato en 1815, et l'accompagne dans son entreprise de reconquête de son royaume, bien qu'il le déconseille dans cette entreprise ;
Nommé Lieutenant Général en Corse par MURAT, il le suit à Pizzo ;  Blessé lors du débarquement  il réussit à s'enfuir et se refugie dans les Abruzzes ; Capturé , il est envoyé en France puis enfermé de 1815 à 1818 au chateau d'If ;
Colonel au service français ; Il écrit "Mémoires sur les événements qui ont précédées la mort de Joachim 1er , roi de Naples" Paris 1826, puis "Supplément" en 1829 ; Maréchal de camp en 1831.

Dominique César FRANCESCHETTI
 
BlessuresBlessé à Vilna
DistinctionChevalier de l'Ordre Royal des 2 Siciles en 1808 - Chevalier de l'ordre de St Louis en 1821. 



  -=-=-=-=-=-=-
 
FRANCESCHI, Jean-Baptiste Marie, baron - État-Major

- Général de brigade à titre provisoire le 7 juillet 1799, confirmé le 19 octobre 1799 - Au service de Naples

Né le 5 décembre 1766 à Bastia - Décédé le 19 mars 1813 à Dantzig.

Fils de Joseph, Conseiller du Roi, Juge Royal de la Juridiction de Bastia.
Capitaine de la Garde nationale du Bozio en 1789 ; Exerce la fonction de secrétaire de l'Intendance de Corse du 10 avril 1786 au 1er octobre 1791 ; Chef de bureau au département de la Corse du 1er octobre 1791 au 10 avril 1792 ; Greffier du Tribunal du district de Corté le 10 avril 1792 ;
Quartier-maître provisoire au 16ème Bataillon d'Infanterie Légère le 15 avril 1793 ; Sert en Corse ;
Adjudant de place provisoire à Saint Florent le 20 septembre 1793 ; Aide de camp du général GENTILI le 12 novembre 1793 ;
Capitaine au 16ème Bataillon d'Infanterie Légère le 15 décembre 1793 ; Blessé au siège de Saint Florent le 13 février 1794 ;

Le général FRANCESCHI in La Corse Militaire - ALBERTINI & RIVOLLET.

Nommé provisoirement adjudant-général chef de bataillon par le Représentant du Peuple LACOMBE SAINT-MICHEL le 1er mars 1794 ; A l'armée d'Italie 1794-1797 ; Confirmé dans le grade d'adjudant-général chef de bataillon par le Comité de Salut Public le 3 février 1795 ;
Adjudant général, chef de brigade à l'état-major général de l'armée d'Italie le 13 juin 1795 ; Envoyé en Corse le 30 octobre 1796 ; Chef d'état-major sous GAULTIER en Toscane en mars 1799 ;
Nommé provisoirement général de brigade par le général en chef de l'Armée de Naples le 7 juillet 1799 ; Confirmé dans le grade par le Directoire exécutif  le 19 octobre 1799 ; Sous-chef d'état-major de l'armée d'Italie en avril 1800 ; Chef d'état-major de l'armée d'Italie en février 1801 ; Rentre dans ses foyers avec traitement d'activité le 23 septembre 1801 ; Employé dans la 26ème division militaire le 5 avril 1802 ;
Chef d'état-major de GOUVION-SAINT-CYR dans le royaume de Naples le 2 septembre 1805 ; Chef d'état-major de MASSENA à l'armée de Naples en janvier 1806 ; Envoyé à la Grande Armée le 23 mars 1807 ; Employé au Corps d'Observation de la Grande Armée le 20 août 1807 ; En disponibilité le 12 février 1808 ; A l'état-major de l'armée d'Espagne le 24 mars 1808. 
Chef d'état-major du 4ème Corps à l'armée d'Espagne le 17 mars 1809 ; A Almonacid le 11 août 1809.
Envoyé en mission à l'armée d'Allemagne par le roi Joseph le 7 septembre 1809 ; Employé en Toscane et commandant du département de la Méditerranée le 8 octobre 1809 ; A l'état-major général du corps d'observation d'Italie le 20 avril 1811 ; A la suite de l'état-major général de la Grande Armée en Russie le 22 juillet 1812 ; Commande une brigade de marche de cavalerie à Wilna placée sous les ordres de GOUVION-SAINT-CYR le 13 novembre 1812.
A Dantzig en janvier 1813, où il décède le 19 mars 1813 du typhus.

Distinction
Commandant de la Légion d'Honneur le 14 juin 1804
Baron d'Empire le 23 juin 1810
Blessures :
Blessé au siège de Saint Florent le 13 février 1794.

-=-=-=-=-=-=-

GENTILI, Antoine

- Général de brigade le 7 novembre 1793
- Général de division à titre provisoire le 19 avril 1794, confirmé le 1er novembre 1795

Né le 18 décembre 1743 à San Florenzu - Décédé le 27 mars 1798 à San Florenzu.

Lutta sous PAOLI pour l'indépendance de la Corse en 1766 ; Envoyé en France avec POZZO di BORGO en 1789 pour défendre la Corse devant l'Assemblée Constituante ; Chef de bataillon du 16ème d'infanterie légère le 16 avril 1793, et commandant à Saint Florent ; Blessé d'un coup de feu au pied près de Saint Florent en s'opposant à un débarquement anglais le 22 septembre 1793 ;
Général de brigade le 7 novembre 1793 ; Blessé lors de l'attaque de Farinole le 14 novembre suivant ; Repousse l'ennemi de Saint Florent le 21 janvier 1794 ; Nommé provisoirement par le Représentant du Peuple LACOMBE SAINT-MICHEL général de division et commandant de la 23ème division militaire à Bastia le 19 avril 1794 ; Capitule à Bastia le 22 mai ; Employé à la division de droite de l'armée d'Italie du 18 aout au 5 décembre 1794 ; Commandant à Nice le 29 août ; puis à Albenga le 30 août et à Orméa en septembre ; Désigné pour l'armée du Rhin le 6 avril 1795 ; refuse de s'y rendre et pour ce motif ne fut pas compris dans l'organisation des états-majors du 13 juin 1795 ; Chargé de dissiper les rassemblements de Barbets le 5 juillet ; 
Confirmé général de division par le Directoire exécutif le 1er novembre 1795 ; Commande les Iles d'Hyères et le fort de Brégançon le 5 novembre, et employé en cette qualité à l'armée d'Italie le 10 avril 1796 ; Appelé à Livourne pour préparer l'expédition de Corse le 25 août 1796 ; Débarque en Corse le 19 octobre ; S'empare de Bastia, puis d'Ajaccio le 22 octobre ; Quitte la Corse le 18 mars 1797 ; Appelé à Venise le 26 mai ; Chargé de l'expédition contre Corfou ; S'empare de Corfou le 28 juin ; Doit quitter l’île pour raisons de santé en novembre 1797 ; Remplacé par le général CHABOT ; Se retire à Saint Florent où il décède du paludisme.
     
Antoine GENTILI

Blessures
Blessé au pied d'un coup de feu le 22 septembre 1793  
Blessé de 2 coups de feu à l'attaque de Farinole le 14 novembre 1793

-=-=-=-=-=-=-

GIACOMONI, Gaspard Vincent Felix de

- Général de Brigade à titre provisoire le 7 juin 1793.
- Général de Division à titre provisoire le 12 septembre 1793 - Suspendu le 24 décembre 1793.
- Lieutenant-Général honoraire le 27 mars 1816.

Né le 17 décembre 1750 à Savone  - Décédé 30 juillet 1818 à Aix en Provence .
Issu d'une d'une branche d'une famille originaire de Sainte Lucie de Tallano, installée dans les Etats de Gênes depuis trois générations.
Volontaire au Régt d'Anhalt-Infanterie le 1° mars 1768 - Sous-lieutenant au Régt Royal-Corse le 22 février 1770 - Lieutenant le 23 juillet 1770 - Capitaine en 2nd des Grenadiers le 8 avril 1779.
En mission à Naples pour l'organisation de l'armée le 20 juillet 1787 - Passé  au Bataillon des Chasseurs Corses (n° 4 ?) le 14 mai 1788 - Lieutenant-colonel du 1° Batail-
lon d'Infanterie Légère le 23 novembre 1791 - Adjudant-général Lieutenant-colonel le 13 mai 1792 - Colonel du 27° Régt d'Infanterie le 22 juillet 1792 - Aide de camp du Général MONTESQUIOU le 29 juillet 1792 - Adjudant-général Colonel le 15 septembre 1792.
Nommé Général de brigade à titre provisoire le 7 juin 1793 à l'Armée des Pyrénées-Orientales - Chef d'Etat-Major de cette armée le 22 août suivant - Repousse l'ennemi à Orles le 3 septembre 1793 - Nommé provisoirement Général de Division par les Représentants du Peuple le 12 septembre 1793 - Suspendu de ses fonctions le 24 décembre 1793 - Décrété d'arrestation le par les Représentants du Peuple MILHAUD & SOUBRANY le 10 janvier 1794, il est arrêté à Montpellier & détenu à Perpignan - Remis en liberté le 3 mars 1795 - Remis en activité à l'Armée d'Italie le 13 juin 1795 - A la Division LAHARPE le 4 avril 1796 - Autorisé à prendre sa retraite le 26 septembre 1796.
Pensionné comme Colonel le 19 juillet 1803 - Lieutenant-général honoraire le 27 mars 1816 - Prévôt de la Cour Prévôtale du Var le 27 mai 1816.
Décède d'une attaque d'apoplexie foudroyante à Aix en Provence.
Campagnes : Armée du Midi, & des Alpes en 1792-1793 - Armée d'Italie 1795 & 1796.
Distinction : Chevalier de Saint-Louis le 7 février 1791. Baron le 12 février 1817.

-=-=-=-=-=-=-

GRAZIANI, Gratien 

- Adjudant-Général au service de Naples
 (N'est pas mentionné dans le QUINTIN) - Des sources italiennes indiquent qu'il aurait été promu Général de brigade.

Né le 22 septembre 1762 à Olmo - Décédé le 23 mars 1823
Soldat au cy-devant Régiment Royal-Corse le 22 septembre 1777 - Caporal le 10 mars 1780 - Capitaine de la Garde Nationale le 7 août 1789 - Adjudant-major au 16 Bataillon d'Infanterie légère(fit partie de la 22° 1/2 brigade) le 23 août 1793 - Capitaine au choix le 19 novembre 1793 - Chef de bataillon à la suite de la 22° 1/2 brigade Légère par le Général en chef MASSENA le 21 mai 1800 - Passé avec son grade à la 29° 1/2 Brigade de Ligne par Arrêté des Consuls du 6 mars 1802 - Gros major au 2° Rgt d'Infanterie Légère napolitain le 27 septembre 1806 - Colonel commandant le même Régiment le 23 septembre 1809 - Adjudant-général à l’État-major, Chef d’État-major de la 4° Division Militaire du 4 janvier 1812 au 30 juillet 1816.

Campagnes : Aide de Camp du Général de division GENTILI dans toutes les campagnes de Corse - En 1793 & 1794 et partie de celle en Italie, jusqu'à l'époque où le Général GENTILI fut réformé - Passa aide de camp du Général MIOLLIS jusqu'à la fin de 1795 à laquelle époque il fut le Commandant de la Rivière du Levant de Gênes, jusqu'à l'arrivée du Général en Chef MASSENAqui fut repoussé avec son armée dans Gênes - Nommé aide de camp de MASSENA et à la reddition de cette place, il fut le porteur de la reddition au Premier Consul, traversant l'armée ennemie jusqu'à P? (illisible) - Assiste à la bataille de Marengo - Après sa nomination d'Adjudant-général dans le Royaume de Naples, il est nommé Chef d’État-major de la 4° Division Militaire en 1812 & 1813 - Fait prisonnier de guerre par les Autrichiens et transféré en Autriche jusqu'au 1° juin 1816 qu'il a été rendu à sa patrie 

Distinctions : En Floréal & Prairial An 7, Commandant la Rivière du Levant dans le Golfe de La Spezzia, il conserve la communication de l'Armée de Naples avec celle d’Italie, malgré les efforts réitérés de l'ennemi pour les couper. Il eut plusieurs attaques à soutenir, et le 7 Prairial il attaqua lui-même l'ennemi appuyé par 4 000 paysans insurgés et le repoussa avec une perte considérable.
Il s'est particulièrement distingué d'une manière particulière par sa bravoure et ses talents militaires dans les sorties faites par la garnison de Gênes  lors du blocus de cette place, et a été nommé à cette époque Chef de bataillon sur le champ de bataille.

Blessures : Un coup de sabre à la main droite le 13 août 1806 pendant la Campagne de Calabre, sous les ordres du Maréchal MASSENA
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 3 Messidor An 12 en qualité de Chef de bataillon au 29° de Ligne.

Il est le père du Colonel Augustin Joseph GRAZIANI (1833-1870), et grand père du Général de division Jean César GRAZIANI (1859-1932).

-=-=-=-=-=-=-

LEVIE, Joseph-Marie

- Général de brigade le 15 octobre 1812 au service de Naples - ( Ne figure pas dans le SIX) - 16 YD 184

Né le 13 septembre 1773 à Ajaccio - Tué le 24 octobre 1812 à Malojaroslavetz (Russie)

Descendant de la famille des gentilshommes DALLE VIE ayant donné de nombreux officiers municipaux à la ville d’Ajaccio. Entré à 17 ans dans les rangs de la Garde Nationale d’Ajaccio, il y effectue de nombreuses missions, notamment à Calccaloggio, sur réquisition du Tribunal pour y rétablir le calme, et à Sari, à l’appel du département pour procéder à l’arrestation de mutins et enrayer un début d’insurrection.
Sa bonne tenue et son esprit civique lui valent en 1792 une requête des membres du Comité du département, auprès du Ministre de la Guerre afin de lui obtenir un emploi de sous-lieutenant. Cette requête reçoit satisfaction, il est affecté avec le grade de sous-lieutenant au 26ème régiment d’Infanterie Légère le 2 avril 1792.
Le 8 avril 1792, il aide à comprimer les troubles qui secouent Ajaccio. Il fait l’objet d’une élogieuse attestation pour avoir avec le plus grand zèle soutenu l’esprit républicain. 

Le général LEVIE in La Corse militaire - ALBERTINI & RIVOLLET

Il se distingue sous les ordres du général GENTILI, commandant de la 23ème division militaire pendant le siège de Bastia qui capitule avec les honneurs de la guerre le 22 mai 1794. 
Il quitte la Corse pour le continent où il est affecté à la 51ème ½ Brigade. Il sert à l’Armée d’Italie pendant la première campagne, où ses qualités d’officier lui valent à la fin de 1795 sa nomination au grade de lieutenant par les Représentants du Peuple aux Armées.
Il est redemandé par le général GENTILI, qui prépare en août et septembre 1796 de Livourne, l’opération militaire pour la reconquête de la Corse.
Au début de l’année 1797, il est nommé capitaine adjudant-major de la place d’Ajaccio. 
GENTILI rappelé en mai 1797 à Venise pour y préparer une nouvelle expédition sur Corfou et les îles Ioniennes, LEVIE rejoint l’armée d’Italie commandée par le général JOUBERT.
Promu chef de bataillon, sa division occupe le Piémont et Turin en décembre 1798.
Le 13 août 1799, JOUBERT attaque à Acqui l’Autrichien BELLEGARDE qu’il refoule sur l’armée de SOUVAROV forte de 70 000 hommes, et que vient renforcer le corps du Maréchal KRAY qui vient de s’emparer des places fortes d’Alexandrie et de Mantoue.
Le 15 août, devant Novi, l’Armée d’Italie, formée des débris de celles de Naples, de Haute Italie et de divers renforts, ne dépasse pas 40 000 hommes. Elle engage une lutte inégale contre les Austro-Russes. JOUBERT est tué au début de l’action, mais remplacé par MOREAU. Toutes les attaques austro-russes menées par les lieutenants de SOUVAROV se sont brisées contre nos lignes. L’arrivée d’une nouvelle masse conduite par le général MELAS sur la droite du général SAINT-CYR, ajoutée à une formidable attaque au centre menée par SOUVAROV en personne rejette les divisions françaises LEMOINE, LABOISSIERE et GROUCHY sur Novi, contraignant MOREAU à ordonner la retraite. LEVIE qui depuis le matin a opposé une vive résistance s’efforce de sauver l’artillerie et d’enrayer la déroute. Au cours de cette lutte, LEVIE est grièvement blessé et fait prisonnier en même temps que les généraux GROUCHY, PERIGNON et COLLI. Ramassé et soigné, il est libéré.
Rentré en France sous le Consulat, et il est autorisé à prendre du service pour constituer les cadres des régiments formés par la République Cisalpine, puis du Royaume d’Italie et de Naples. 
Passé au service du Royaume de Naples, sous Joseph BONAPARTE, il est promu Colonel et reçoit le commandement du 3ème régiment de Ligne napolitain en 1806.
A la tête de son régiment, participe aux dernières opérations de la campagne de Prusse et d’Allemagne de 1806 et 1807.
En 1809, le colonel LEVIE et son régiment sont en opérations de pacification dans le Tyrol.
Pour la campagne de Russie, son régiment fort de 4 bataillons est affecté à la 15ème division sous PINO, composée des brigades FONTANA, GUILLAUME et DOMBROWSKI, rattachée au 4ème Corps commandé par le vice-roi Eugène et JUNOT.
Les 24 et 25 juin 1812, le 4ème Corps franchit le Niémen et prend la droite de la Grande Armée pour se lancer à la poursuite de l’armée russe de BARCLAY. Il est engagé à Ostrowno le 27 juillet, à Vitebsk et Smolensk le 17 août. Placée en réserve, la 15ème division italienne n’est pas engagée dans ces combats. 
Le 8 septembre 1812, à la Moskova, les 13ème et 14ème divisions subissent des pertes sévères, placée en seconde ligne, la 15ème division ne les relève que la victoire acquise, et arrive à Moscou en bon état, constituant la force principale d’un 4ème Corps fortement éprouvé.
Nommé général de brigade en remplacement de DOMBROWSKI le
15 octobre 1812.
Au départ de Moscou, le 19 octobre, le 4ème Corps forme l’avant-garde sur la route de Kologa. Le 23 octobre, KOUTOUZOV rassemble son armée et la porte au devant de l’armée française à Maloïaroslavets. 
Le 24 octobre, LEVIE est mortellement blessé dans les durs combats qui suivirent la conquête de l’infortunée cité qui fut prise et reperdue six fois ainsi que des hauteurs dont les soldats de DOCTOROFF s’étaient rendus maîtres le matin. 
Dans l’affaire PINO et FONTANA sont mis hors de combat, et le frère du général PINO est tué. 70 000 Russes n’ont pu venir à bout de 17 000 Franco-Italiens. LEVIE ramassé sur le terrain par les soldats de son ancien régiment, ne survit pas à ses blessures.

LE COMBAT DE MALOIAROSLAVETS

Le 24 octobre 1812, aux environs de midi, la 15ème division d'infanterie, aux ordres du général PINO, pénètre dans le village de Maloïaroslavets. LAUGIER écrit :
Les troupes conduites par leur chef, marchent en colonnes serrées, en ordre, silencieuses, inquiètes, avides de gloire.... Alors qu'ils subissent une vive canonnade de la part des Russes, les troupes italiennes se lancent à l'assaut.
Les italiens de PINO ont traversé le pont, puis ont grimpé sans faire feu à travers les ravins, en dénichant les ennemis et sont parvenus jusqu'à l'église qui se trouve à l'entrée du pays. Là ils reprennent haleine et se rassemblent ; alors la première brigade, conduite par le général PINO et par le général FONTANA, se porte à la droite de la ville de Maloïaroslavets pour protéger la 13ème division ; la seconde, guidée par le général corse LEVIE, gravit le côté opposé pour prendre à revers les colonnes russes qui avaient repoussé la 14ème. L'ennemi surpris, étonné, étourdi par un assaut général aussi inattendu, lâche pied, et nous voyons avec joie nos italiens s'emparer de toutes les positions qui leur avaient été désignées par le vice-roi et par le général GOURGAUD, aide de camp de l'Empereur, arrivé sur les lieux. La première brigade pénètre dans la ville et en chasse les Russes. Une épouvantable mêlée se produit au milieu des flammes qui dévorent les édifices. La plupart des blessés qui tombent sur place sont brûlés vifs, et leurs cadavres, bientôt calcinés présentent un aspect horrible. La seconde brigade suit le ravin sous un feu terrible d'artillerie et de mousqueterie. Le faubourg est repris ainsi que les hauteurs qui le couronnent....
Le général LEVIE, beaucoup d'officiers supérieurs et subalternes sont blessés. Le général PINO, après avoir eu son cheval tué, à pied, l'épée à la main, encourageant de l'exemple et de la voix ses soldats. Un coup de fusil étendit mort à ses pieds son frère et aide de camp, chef d'escadron ; son neveu FONTANA, aide de camp du divisionnaire, est blessé ; le général FONTANA, le colonel LASCHESS, de nombreux officiers sont mis hors de combat....
La division PINO, qui, pendant toute la campagne, avait toujours cherché l'occasion de faire connaitre l'ardeur dont elle était animée, saisit cette circonstance pour obéir avec transport aux ordres du prince : dirigée par plusieurs officiers d'état-major, elle se porta sur la hauteur au pas de charge, et poussant des cris de joie, parvint à s'établir dans tous les lieux d'où l'ennemi nous avait chassés. Ce succès fut chèrement acheté : grand nombre d'intrépides Italiens
périrent victimes de leur émulation pour la valeur française. La mort du général LEVIE, à qui le sort ne permis de jouir que huit jours de son nouveau grade, excita nos regrets. Nous fûmes également affligés, en voyant le général PINO, tout ensanglanté : malgré la douleur de sa blessure, elle était pour lui moins sensible que la perte d'un frère qui venait de mourir à ses côtés.

(
Tiré de Gloire & Empire n° 46. Napoléon en Russie, de Moscou à 
Maloïaroslavets
, de Vitali BESSONOV & Igor PAKHOMENKO - Janv.-Fev. 2013).  

ÉTATS DE SERVICE :
1790 : Entre au service à 17 ans dans la Garde Nationale d’Ajaccio.
2 avril 1792 : Sous-lieutenant au 26ème Léger.
1794 : Affecté à la 51ème ½ brigade d’infanterie de ligne.
1795 : Nommé lieutenant par les Représentants du Peuple.
1796 : Conquête de la Corse.
1797 : Capitaine adjudant-major, commandant de place à Ajaccio, puis à l’Armée d’Italie sous JOUBERT.
1798 : Chef de bataillon à l’Armée d’Italie.
15 août 1799 : Grièvement blessé à la bataille de Novi. Il est fait prisonnier et libéré sous le Consulat.
1806 : Colonel commandant le 3ème de Ligne napolitain – Campagne de Prusse.
1812 : Promu général de brigade le 15 octobre 1812. Prend le commandement de la 2ème brigade de la 15ème division.

CAMPAGNES :
1790 à 1794 : Sert en Corse, dans la Garde Nationale ajaccienne puis au 26ème Léger.
1796 : Armée d’Italie à la 51ème ½ brigade d’Infanterie de Ligne.
1797 à 1799: en Corse et en Italie.
1806 : En Allemagne.
1809 : Au Tyrol
1812 : En Russie.

BLESSURES :
Blessé grièvement à Novi et fait prisonnier de guerre par les Austro-Russes.
Blessé mortellement à Maloïaroslavets le 24 octobre 1812.

UNION & DESCENDANCE
:
Sans descendance connue.
Il était cousin de Jean-Jérôme LEVIE qui donna asile au jeune Napoléon BONAPARTE en mai 1793, quand ce dernier était poursuivi par les Paolistes.


 -=-=-=-=-=-

MASSESI, Jacques Louis

- Général de brigade à titre provisoire le 16 février 1793 - Destitué le 31 mars 1794.
- Maréchal de camp le 14 septembre 1814 (SHD 8 Yd 1813)
Né le 22 avril 1749 à Saint Florent - Décédé après 1839 à Molsheim.  
Fils de Joseph Marie, Grand Chancelier de Corse sous Pascal PAOLI, né à Bastia le 22 mars 1749 & Marie Bénédicte de MERELLY. Son parrain est le Marquis de CURSAY.

Sous-lieutenant au Royal-Corse le 21/05/1765, le Régt stationnant en Alsace.
Lieutenant en 1er le 22/02/1770 - Capitaine en 2nd le 25/07 ou 08/1775 le Régt stationnant à Marseille - Tient garnison sur les Côtes de l'Océan & au Croisic, à Strasbourg en 1782, à Aire en 1787 - Capitaine en 1er le 08/02/1784 - Capitaine Commandant aux Chasseurs Corses en 1788 - Capitaine de 3° Classe au 4° Bataillon de Chasseurs Corses en 1791 - Lieutenant-colonel Commandant le 4° Bataillon de Chasseurs fin 1792.
Général de Brigade le 16/02/1793 par les Représentants du Peuple et sur proposition du Général KELLERMANN - Non confirmé.
N'a pas rejoint à l'expiration d'un congé en septembre 1793 - Destitué le 31 mars 1794 - Démissionnaire le 29 septembre 1794 pour raisons de santé - Admis à la retraite le 24 avril 1796 - Reçoit une pension de 1.200 livres le 11/071795 - Maréchal de Camp le 14/09/1814.
Retraité à Molsheim (Bas-Rhin). Vivait à Strasbourg en 1839.

Distinction Chevalier de Saint-Louis le 07.04.1791

DescendanceÉpouse Marthe Antoinette de BROY à Fort Louis en Alsace. Dont un fils Lieutenant à la 6° 1/2 Brigade d'Infanterie Légère qui sera tué dans la Campagne de Russie.


Portrait de Jacques Louis MASSESI. Anonyme - Entre 1770 &  1775 - 
Huile sur toile 55 x 46 cm - MEC.61.11.2 - Collection du musée de Bastia. 
Crédit photographique Musée de Bastia. 

-=-=-=-=--=-=-=-
 
MORONI, Ange Pierre, baron

- Général de brigade au service italien le 11 janvier 1813

Né le 29 mars 1762 à Ortiporio - Décédé le 27 novembre 1835 à Bastia.
Fils de Blaise & Maria GRIFFONI.

Entre au service comme capitaine quartier-maître au 18ème Bataillon d'Infanterie Légère le 1er mars 1793 ; Sert en Corse et à l'armée d'Italie 1793-1801 ;
Capitaine commandant une compagnie le 9 août 1794 ; Passe à la 18ème demi-brigade Légère (devenue 29ème légère par tirage au sort le 25 mai 1796) le 15 novembre 1794 ; 
Capitaine dans la 4ème Légion Cispadane par ordre du général en chef BONAPARTE le 20 mai 1797 ; 
Chef de bataillon le 4 juin 1798 ; Commande la citadelle d'Ancône, le fort San-Léo, la place de Forli et la ville de Rimini sous DOMBROWSKI ; Sert en Toscane sous GAULTIER en 1799 ; Défend le poste de Poggibonsi jusqu'à ce qu'il reçoive l'ordre de l'évacuer ; Conserve le fort de Lentignano près de Livourne jusqu'à l'entière évacuation de la Toscane ; Protège la retraite de l'armée ; Sert en Toscane sous DUPONT en 1800 ; Commande la place de Prato ; Se distingue sous PINO à la prise de Sienne ; Commande le 3ème bataillon de la 1ère demi-brigade de ligne cisalpine en 1801 ; 
Commande le 1er bataillon à la division PINO (puis TRIVULZIO) à l'armée des Côtes de l'Océan le 23 novembre 1803 ; Sous SOULT au camp de Saint Omer 1803-1805 ; 
En Allemagne sous MORTIER, division TEULIE 1806-1807 ; 
Major du 1er régiment de ligne italien le 2 février 1807 ; Se signale en repoussant l'ennemi de Stargardt le 16 février ; S'empare de Naugardt le 17 février ; Commande les voltigeurs de la division TEULIE au combat de Neumontholen le 20 février ; 
Au siège de Colberg le 14 mars 1807 ; A la division PINO au corps du maréchal BRUNE le 25 juillet 1807 ; A la prise de Stralsund et de l'ile de Rügen ; Rentre en Italie avec sa division en février 1808 ; 
Colonel du Royal-Dalmate le 26 juin 1808 ; A la division SEVEROLI sur l'Isonzo en avril 1809 ; A la défense du fort de Malghera près de Venise ; 
A la division FONTANELLI le 30 avril 1809 ; A Tarvis le 17 mai 1809 ; Aux batailles de Raab le 14 juin 1809 et Wagram le 6 juillet 1809 ; Au siège de Presbourg sous Baraguey-d'Hilliers fin juin ; 
A la division SEVEROLI dans le Tyrol en aout 1809 où il commande la place de Botzen ; En Carinthie en octobre 1809 ; 
Commande par interim la place de Venise, puis le département du Tagliamento  ; Colonel du régiment des Conscrits de la Garde Royale italienne le 29 octobre 1810 ; Colonel du régiment des Vélites Royaux de la Garde le 28 aout 1811 ; 
Au 4ème Corps de la Grande Armée en Russie, 1812 ; 
Général de brigade italien le 11 janvier 1813 ; Commande la 3ème brigade de la division italienne PEYRI sous FONTANELLI au 4ème Corps de la Grande Armée en Saxe, 1813 ; Blessé d'un coup de feu au côté gauche près de Gross-Beeren le 23 aout 1813 ; Blessé à la bataille d'Hanau le 30 octobre 1813 ; Fait prisonnier le 31 octobre ; Rendu à la liberté le 11 juin 1814 ; Rentré en France le 15 juin ; 
Admis au service français comme général de brigade pour retraite le 4 janvier 1815 ; Remis en activité et nommé chef d'état-major de la 23ème division militaire sous ARRIGHI le 24 mai 1815 ; Admis à la retraite à compter du 1er janvier 1819 par ordonnance du 19 octobre 1820. 

Distinction :
Chevalier de la Couronne de Fer le 18 mai 1807 
Légion d'Honneur le 30 mars 1809 
Baron d'Empire le 24 octobre 1813 
Commandant de la Couronne de Fer 24 octobre 1813
Chevalier de Saint-Louis le 19 août 1818
 
Blessures :
Blessé d'un coup de feu au côté gauche à Siegendorff près de Gross-Beeren le 23 aout 1813
Blessé à la tête et au côté droit à Hanau le 30 octobre 1813
 
Marié à Claire VITTORI né le le 07/04/1771 à Lento, dont Félix Antoine Corbiono MORONI né le 16/03/1783 ; Marie MORONI née le 09/09/1785 ; Darie Marie MORONI née le 27/10/1796 .


Ange-Pierre MORONI - cliché tiré du site de A Bandera.










-=-=-=-=-=-=-

ORSATELLI,  Eugène-François dit « EUGÈNE »

Baron d’Empire à titre posthume.

- Général de brigade au service d’Italie le 16 décembre 1808 - Infanterie.

Né le 21 janvier 1768 à Cassano (Arrondissement de Calvi - 20) - Décédé le 12 mai 1811 aux ambulances devant Tarragone des suites de blessures.

Fils de François et de Martine GIANNONI. S’engage à 19 ans au régiment Royal-Corse, passe au 4ème Bataillon de Chasseurs Corses le 14 mai 1788. Nommé caporal-fourrier le 10 octobre 1791. 
Part sur le continent à la déclaration de guerre, et nommé sergent-major au Bataillon du Mont-Blanc en 1793 – Participe aux opérations de défense des cols alpins contre le Piémont - Promu Sous-lieutenant le 22 brumaire An II. Lieutenant l’année suivante puis capitaine en 1795, il se distingue lors des opérations du siège de Mantoue. 
Au début de 1796, il est désigné par Bonaparte pour se rendre en Corse occupée par les Anglais pour une mission de reconnaissance en vue de la reconquête de l’ile. 
Participe aux batailles de Rivoli (14 janvier 1797) et de la Favorite (16 janvier 1797). 
Avec la formation de la République Cisalpine, il encadre les troupes italiennes en formation. Il est nommé Chef de bataillon, commandant de la 6ème Légion de la Cisalpine, et où il sert jusqu’à l’évacuation de l’Italie, et à la prise de Turin le 21 juin 1799. 

Portrait du Général  ORSATELLI - Crédit photo Nice Matin du 18/06/2018

Après Marengo et la signature du Traité de Lunéville, ORSATELLI reprend son commandement. Il est promu colonel le 1er avril 1805 du 6ème régiment d’infanterie de ligne italien. Il constitue son régiment avec des éléments de la Légion Corse et des soldats italiens. 
Le 2 novembre 1807, l’Empereur décide de la création d’une division italienne forte de 6 000 hommes confiée au général LECHI en vue de l’invasion de la Catalogne. 
Cette division est concentrée à Avignon, dont le régiment commandé par ORSATELLI, avec 3 autres régiments d’infanterie, un régiment mixte de cavalerie et une compagnie d’artillerie italiens. 
Le 9 février 1808 la division LECHI sous les ordres de DUHESME pénètre en Catalogne, en direction de Figueras et de Barcelone qui est occupée le 29 février. Le fort et la citadelle de Montjuich sont pris par surprise. La situation empire, et dès le début du mois d’avril une nouvelle division commandée par CHABRAN vient en renfort. 
Après les batailles sur le Llobregat des 10 & 30 juin 1808, les combats sont féroces. Le corps de DUHESME est coupé de la route de France. Au mois de septembre, il est bloqué dans Barcelone. 
Pour maintenir la liaison avec les divisions du corps de GOUVION SAINT-CYR, ORSATELLI et son unité déploient une grande énergie dans les combats et une dureté égale dans la répression. Sa réputation est telle, qu’il n’est plus connu que sous le nom de «Colonel Eugène». 
En 1809, il sert toujours en Catalogne sous SUCHET. Il participe aux sièges de Lerida et Tortose en 1810. 
En avril 1811, SUCHET décide de prendre la place forte de Tarragone. Les combats qui se déroulent au début du mois de mai sont acharnés. ORSATELLI tombe gravement blessé le 5 mai lors d’un assaut des ouvrages retranchés du Fort de l’Olivo. Laissé pour mort sur le terrain, il est ramassé le lendemain et conduit aux hôpitaux. 
Il meurt des suites de ses blessures le 12 mai, à l’âge de 43 ans à la veille d’être nommé divisionnaire comme il en avait été averti par le vice-roi Eugène et le général PINO son supérieur. 
L’Empereur regretta la perte de ce général et attribua à sa famille le titre de baron avec majorat.


Le général ORSATELLI in La Corse militaire - ALBERTINI & RIVOLLET

ÉTATS DE SERVICE 

17 mars 1787 : S’engage au régiment Royal-Corse.

14 mai 1788 : Passe au 4ème Bataillon de Chasseurs Corses
10 octobre 1791 : Caporal-fourrier
1793 : Sergent-major au Bataillon du Mont-Blanc.
1794 : (22 brumaire An II) Sous-lieutenant au même Bataillon
1795 : (brumaire An III) Lieutenant
1795 : (1er ventôse An III) Capitaine
1796 : En mission de renseignements en Corse
1797 : Encadrement de la formation de l’armée de la République Cisalpine. Nommé Chef de bataillon.
1er avril 1805 : Colonel du 6ème de Ligne Italien.
1807 : Le 6° de Ligne Italien est désigné pour faire partie de la Division Lechi destinée à l’invasion de la Catalogne.
16 décembre 1808 : Promu général de brigade au service italien.
9 février 1809 : Invasion de la Catalogne.
1810 : Sièges de Lerida et Tortose
Mai 1811 : Siège de Tarragone


CAMPAGNES

1792 à 1795 : Armée des Alpes – 1796 : Armée d’Italie

1797 : Aux batailles de Rivoli et de la Favorite puis passe au service de la République Cisalpine
1800 : En Italie.
1808 à 1811 : En Espagne, sert en Catalogne sous Duhesme, et Suchet à partir de 1809.

BLESSURES 

Blessé gravement et laissé pour mort le 05 mai 1811 lors d’un assaut au siège de Tarragone. Ramassé le lendemain, il meurt des suites de ses blessures le 12 mai 1811.


HONNEURS & TITRES 

Chevalier de la Légion d’Honneur le 16 décembre 1806

Commandeur de la Couronne de Fer
Prit le patronyme d’EUGENE dont la traduction de son nom « OURSON » déplaisait à Napoléon.
Baron d’Empire à titre posthume.


-=-=-=-=-=-
 
ORDIONI, Alexandre, baron

- Maréchal de camp le 16 juin 1815
- Promotion non entérinée par Louis XVIII - Retraité colonel français.

Né le 29 décembre 1758 à Soveria - Décédé le 10 avril 1822 à Milan (I)


Issu d'une famille originaire de Calacuccia. Il fait ses études à Corté, où on le destine à l'état ecclésiastique. Il s'engage à 18 ans au Régiment Royal-Corse contre la volonté de ses parents le 28 octobre 1776.
Il tient garnison à l’Île d'Oléron, en Bretagne, en Alsace, dans les Flandres et en Artois.
Caporal, puis sergent en 1781 et sergent-major en 1785, où il est versé au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (futur 3° Bataillon d'Infanterie Légère) en 1788.
Sert à l'Armée des Alpes à la déclaration de guerre en 1792. Participe aux différentes opérations menées en 1793 & 1794 par MONTESQUIOU en Savoie, BRUNET et MASSENA dans le Haut-Var.
Fait prisonnier en 1794 à Gileste, il est libéré 6 mois plus tard.
Nommé sous-lieutenant le 28 octobre 1794.
Lieutenant le 1er novembre 1795 et capitaine le 22 septembre 1797 en Italie.
Il occupe les États Romains en 1798 sous l'autorité de CHAMPIONNET, puis est nommé Chef de bataillon à la 1ère Légion Romaine le 1er février 1798.
Lieutenant-colonel en 1799.

Le général ORDIONI sur le site napoleon-series.org

Après Marengo, passe au service de la République Cisalpine où il prend le commandement du Bataillon de sapeurs du génie. Il est ensuite affecté au 8ème de Ligne italien le 8 novembre 1806, et fait la campagne de 1807.
De retour à Milan, pour partir sous les ordre de MILLOSEWITZ à la division d'observation des Pyrénées Orientales que le général LECCHI organise pour l'invasion de la Catalogne. La division est prête le 18 janvier 1808, forte de deux brigades d'infanterie (une italienne et une franco-suisse-napolitaine), deux brigades de cavalerie ( française et italienne), et 18 pièces d'artillerie. L'ordre de départ lui fut donné le 6 février 1808, avec Figuères et Barcelone comme point à atteindre.
Major le 2 juin 1808, au 7ème Régiment d'Infanterie de ligne italien.
Nommé Colonel du 6ème de ligne en janvier 1809, en remplacement du colonel ORSATELLI promu général. Dans la lutte contre les guérillas, il va montrée les mêmes qualités que son prédécesseur, en se montrant aussi dur dans la répression.
Sert en avril 1810 sous SUCHET au siège de Lerida qui capitule en le 14 mai suivant. SUCHET n'a pas eu de meilleur auxiliaire pour combattre et disperser les bandes de VILLACAMPA, MINA et l'Empecinado, dont les troupes attaquent sans cesse les convois.
Présent au siège de Tarragone en mai et juin 1811, de Sagonte et de Valence en octobre et en décembre.
Rentre en France à la fin de l'année 1813. Il obtient sa réintégration avec le grade de colonel de l'armée française. Il est attaché à l’État-major impérial durant la campagne de France de janvier au 30 mars 1814.
Il suit l'Empereur à l’île d'Elbe qui le nomme au commandement de la place de Marciana.
Il est mis au courant du projet de départ et Napoléon lui confie la mission de soulever la Corse. Il est nommé président d'un comité d'exécution comprenant le Commandant POLI, le capitaine PAOLI qui commande la Gendarmerie de l'ile d'Elbe, de MM OTTAVI, ORTOLI, CASELLA, l'abbé RENUCCI et le chirurgien-major TAVERA. Il a pour mission de faire flotter le drapeau tricolore et faire reconnaitre le pouvoir impérial, d'arrêter le gouverneur BRUSLART et de former à Corté une junte chargée de l'administration civile et militaire.
Partis le 1er mars, les membres du comité débarquent en trois points différents de l'ile le 3 mars, et prennent contact avec les personnes désignés pour former la junte : MM PIETRI & ARRIGHI et GIUBEGA, préfets sous l'empire, à Corté le général CASALTA et GAFFORI, les sous-préfets COSTA, CECCALDI, BARTHOLI, STEFANINI, le colonel Jean PERETTI, MURATTI, CUNEO d'ORNANO et CASELLA.
ORDIONI se rend à Ajaccio puis à Corté.
L'arrivée fin avril 1815 du général ARRIGHI à Bastia met fin à sa mission et il se rend à Paris près de l'Empereur. Celui le récompense par un titre de baron d'Empire le 11 juin et le nomme au grade de maréchal de camp le 16 Juin 1815.
Attaché à l'état-major du comte REILLE, au 2ème Corps il assiste à la bataille des Quatre-Bras le le 16 juin, et de Waterloo le 18 juin.
Il suit l'armée derrière la Loire.
Licencié le 31 aout 1815.
Retiré en Corse, son grade n'ayant pas été reconnu par Louis XVIII, il est mis à la retraite le 4 mars 1819 avec le titre de colonel français.
Il s'établit à Milan, pays de son épouse. Il y décède le 10 avril 1822. Il repose dans l'église de San Rosso.

ÉTATS DE SERVICE:
28 octobre 1776 : Entré au service Volontaire au Royal-Corse Infanterie
3 mars 1782 : Caporal 
22 octobre 1786 : Sergent
16 février 1793 : Sergent-Major au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses
28 octobre 1795 (6 Brumaire An 4) : Sous-lieutenant
1 novembre 1796 (11 Brumaire An 5) : Lieutenant
22 septembre 1797 (1 Vendémiaire An 6) :
Lieutenant Adjudant-Major
28 octobre 1797 (7 Brumaire An 6) : Capitaine à la 11° 1/2 Brigade Légère

19 février 1798 (1 Ventôse An 7) :
Chef de bataillon à la 1° Légion Romaine Cisalpine -
22 septembre 1798 : C
hef de brigade Reconnu dans le grade le 20 février 1801 -
8 octobre 1802 :
Chef de bataillon Commandant les Sapeurs Italiens
8 novembre 1806 :
Au Régiment de Ligne Italien
2 juin 1808 :
Major au 7° Régiment de Ligne Italien
28 mai 1810 :
Colonel titulaire au 6° Régiment d'Infanterie de Ligne
Fin 1813 : Nommé colonel français, attaché à l'état-major impérial.
31 mai 1814 : Licencié du Service d'Italie
1814 : Suit l'Empereur à l’île d'Elbe. Commande la place de Marciana
Février 1815 : désigné par l'Empereur pour soulever la Corse.
Fin avril 1815 : Rentre en France à l'arrivée du général ARRIGHI à Bastia.
11 juin 1815 : Chevalier d'Empire 16 juin 1815 : Maréchal de Camp.
3 juillet 1815 :
A l’État-major du Général REILLE
31 août 1815 :
Autorisé à se retirer dans ses foyers
Campagnes : 1780 & 1781 en Bretagne - Celles de 1793, Ans 2 à 7 en Italie dont une blessure à la cuisse droite - 1807 à la Grande Armée en Prusse - Celles de 1810, 1811 & 1812 en Espagne où il a opéré à trois sièges et rapporté deux blessures & quatre contusions.

CAMPAGNES :
1792 à 1794 : Armée des Alpes.
1795 à 1797 : Armée d'Italie.
1798 : Occupation des États Romains sous CHAMPIONNET
1800 : Versé dans l'Armée Cisalpine.
1804 : Versé dans l'Armée du Royaume d'Italie.
1807 : Campagne d'Allemagne.
1808 : Division d'observation des Pyrénées Orientales.
1808 à 1813 : En Catalogne. Sièges de Lérida, Tarragone, Sagonte et Valence.
1814 : Campagne de France - A l'ile d'Elbe.
1815 : Chargé de soulever la Corse - Campagne de Belgique.
 
Distinction :
Chevalier de la Couronne de Fer en 1807.
Chevalier de la Légion d’Honneur le 6 aout 1811
Baron d'Empire le 11 Juin 1815. Les lettres patentes n'ont pas été délivrées.
 
Blessures :
Blessures reçues entre 1792-1815: 28 Juin 1811, 25 Octobre 1811 & 2 Novembre 1811. 

 -=-=-=-=-=-=-

ORNANO, Philippe Antoine, d’ - comte - Cavalerie

- Général de brigade sur le champ de bataille de Fuentes de Onoro le 5 mai 1811,  confirmé le 16 juin 1811 par décision impériale.
- Général de division le 8 septembre 1812

Né le 17 janvier 1784 à Ajaccio - Décédé le 13 octobre 1863 à Paris.


Troisième fils de Louis d'ORNANO et d'Isabelle BONAPARTE, c'est un cousin du général BONAPARTE.
Sous-lieutenant au 9ème Dragons le 31 mars 1799 ; En Italie 1799-1800 ; Aide de camp du général LECLERC à Saint Domingue, le 31 octobre 1801 ; Rentre de Saint Domingue en novembre 1802 ; Renvoyé à Saint Domingue le 1er décembre.
Lieutenant le 8 janvier 1803 et attaché provisoirement à l'état-major général de l'armée ;  Capitaine à titre provisoire par le général en chef ROCHAMBEAU le 6 mars 1803, pour compter à partir du 20 février 1803 ; Rentre en France ; Nommé à titre provisoire adjudant-major par le colonel SEBASTIANI le 15 juillet 1803 ; Confirmé dans l'emploi d'adjudant-général avec le grade de lieutenant le 2 février 1804.
A l'armée des Côtes, 1804-1805 ; Aide de camp du général BERTHIER, ministre de la Guerre le 3 février 1804 ; Confirmé dans le grade de capitaine le 21 juin 1804, pour prendre rang le 6 mars 1803.
Chef de bataillon au Bataillon de Tirailleurs Corses le 24 mars 1805, à la division LEGRAND, 4ème Corps sous SOULT ; A la Grande Armée 1805-1808 ; Se signale à Austerlitz en 1805, à Iéna et à Lübeck en 1806.
Colonel du 25ème Dragons, division BECKER, le 18 janvier 1807 ; A la 5ème division de Dragons sous LORGE le 25 mai 1807 ; 
En Espagne et au Portugal 1808-1812 ; A la 2ème brigade sous FOURNIER-SARLOVEZE de la 5ème division de Dragons en janvier 1809 ; Au passage de la Navia ; A Alba de Tormès le 28 novembre 1809 ; Au siège de Ciudad-Rodrigo en juillet 1810 ; Sous TRELLIARD en septembre 1810 ; A Fuentès de Onoro le 5 mai 1811, Général de brigade sur le champ de bataille ; Confirmé dans le grade par décision impériale le 16 juin 1811;

Philippe Antoine d'Ornano en 1814 - par Robert Lefevre.
huile sur toile -  Musée de l'Armée - Paris

Commande la 16ème brigade de cavalerie légère (3ème de la 2ème division de cavalerie légère sous WATIER-SAINT ALPHONSE) à la Grande Armée le 24 mars 1812 ; 
En Russie, 1812 ; A Mohilev ;  Charge à la Moskowa à la tête de la cavalerie du 4ème Corps le 7 septembre 1812 ; Général de division le 8 septembre 1812 ; Commande une division de cavalerie du 4ème Corps de la Grande Armée sous Eugène le 15 septembre ; A Malojaroslavetz le 24 octobre ; Blessé et laissé pour mort sur le champ de bataille de Krasnoe le 18 novembre 1812.
Major-colonel des dragons de la Garde Impériale le 21 janvier 1813 ; En Saxe en 1813 ; Commande provisoirement la cavalerie de la Garde à la place de BESSIERES du 2 mai au 29 juillet 1813 ; A Dresde, au combat de Kulm le 17 septembre 1813 ; A Leipzig et Hanau.
Commande les troupes de la Garde Impériale restées à Paris le 24 janvier 1814 ; Prend part à la défense de Paris à la barrière de Pantin le 30 mars 1814 ; Commandant des 1ere et 2ème division de cavalerie de la Garde le 5 avril, cette nomination sera sans suite en raison de l'abdication de l'Empereur ; Commande l'escorte de 1.500 hommes qui accompagne Napoléon jusqu'à Saint-Tropez ; Colonel du corps royal des Dragons de France le 19 novembre 1814.
Colonel des Dragons de la Garde Royale le 14 avril 1815 ; une longue et pénible convalescence l'empêche de servir aux Cent-Jours, il avait été provoqué en duel par le général BONET. BONET reçut une balle dans la cuisse et d'ORNANO en pleine poitrine ; Arrêté puis exilé par Ordonnance du 24 juillet 1815 ; On lui reproche également d'avoir pris la défense de NEY ; Se réfugie à Liège.
Rentre en France en 1818 ; Compris comme disponible dans le cadre d'organisation de l'état-major général le 30 décembre 1818, mais sans emploi ; Inspecteur général en 1828 dans les 2ème et 3ème divisions militaires le 7 mai ; Disponible le 1er janvier 1829 ; Président du jury d'admission à l'Ecole Militaire de Saint-Cyr en 1829 ; Commande la 4ème division militaire à Tours le 10 août 1830 ; Compris dans le cadre d'activité de l'état-major général le 7 février 1831 ; Prend part à la répression en Vendée en 1832 ;  Commandant de la 14ème division militaire le 4 mai 1848, ne se rend pas à son poste pour raisons de santé ; Admis à sa demande à faire valoir ses droits à la retraite et placé en disponibilité le 15 mai 1848 ; Obtient une pension de 7.200 Francs par décret du 3 juillet 1848 ; Elu représentant de l'Indre et Loire à la Constituante centre le 7 janvier 1849 ; Élu représentant de l'Indre et Loire à la Législative le 13 mai 1849 ;  Membre de la consultation législative après le 2 décembre 1851 ; Sénateur le 26 janvier 1852 ; Grand chancelier de la Légion d'Honneur le 13 août 1852 ; Relevé de sa retraite et admis dans la section de réserve le 26 décembre 1852 ; Gouverneur de l'Hôtel des Invalides le 24 mars 1853 ; Maintenu sans limite d'âge dans la 1ère section du cadre de l'état-major général, comme ayant commandé en chef devant l'ennemi le 20 mai 1853. Maréchal de France le 2 avril 1861 ; Il repose dans la crypte des Gouverneurs aux Invalides. 

 
Armes du maréchal Philippe Antoine d'Ornano par Tomasz Steifer
Coupé, au 1 parti à dextre des comtes militaires, et à senestre d'hermines, au 2 de
gueules au griffon essorant d'or.
 
Distinction  :
Comte de l'Empire avec dotation de 100 000 Francs de rente annuelle sur le grand-duché de Berg le 22 novembre 1808
Grand-croix de l'Ordre de la Réunion le 3 avril 1813
Chevalier de Saint-Louis le 14 novembre 1814
Commandeur de Saint-Louis le 30 octobre 1829
Pair de France le 11 octobre 1832
Grand-Croix de la Légion d'Honneur le 11 aout 1850
Médaille militaire le 16 avril 1853
Le nom du général d'Ornano est inscrit au côté Est de l'Arc de triomphe.
 
Blessures :
Blessé et laissé pour mort sur le champ de bataille de Krasnoe le 18 novembre 1812
 
A épousé lors de son exil à Liège, Marie WALEWSKA en août 1816. Elle meurt le 10 décembre 1817 à Paris, en couches, en mettant au monde leur fils unique . 



-=-=-=-=-=-=-

ORTOLI-GIACOMONI, Gaspard Vincent Félix d'

- Général de Brigade à titre provisoire en juin 1793. Rétrogradé en septembre 1796
- Lieutenant-Général Honoraire en mars 1816.

né le 16/09/1750 à Savone (Italie) - décédé le 30/07/1818 à Aix en Provence.

Sa famille d'origine Corse est établie à Savone depuis 3 générations.
Volontaire au Régiment d'Anhalt le 01/03/1768 - Sous-lieutenant au Royal-Corse le 28/02/1770 - Lieutenant le 23/07/1770 - Lieutenant de la Compagnie de Chasseurs le 06/05/1776 - Capitaine au Bataillon des Chasseurs Corses en 1788 - Capitaine au 4° Bataillon de Chasseurs en 1791 - Lieutenant-colonel au 1° Bataillon de Chasseurs en 1791 - Colonel Aide de Camp du Général MONTESQUIOU en 1792 - Adjudant-général en 1792 - Général de Brigade à titre provisoire en juin 1793 - Replacé Adjudant-général Chef de Brigade  en 1796 - Retraité en septembre 1796 - Lieutenant-Général Honoraire en mars 1816 - Général Prévôt du Département du Var en mai 1816.

-=-=-=-=-=-=-=-
 
OTTAVY, Jacques Philippe, baron - Gendarmerie

- Général de brigade  le 22 décembre 1800 au service de la République Cisalpine.
- Lieutenant général le 20 mai 1808 au service du Royaume de Naples.
- Maréchal de camp le 1er octobre 1815 au service français.
- Lieutenant-général le 11 décembre 1816.

Né le 24 juillet 1767 à Ghisoni - Décédé le 13 novembre 1855 à Montpellier (34)


Soldat au Royal-Corse le 19 juillet 1782 ; Passe au Bataillon des Chasseurs Royaux Corses (n°3 de l'arme, futur 3ème bataillon d'infanterie légère en 1791) le 14 mai 1788 ; Caporal le 12 juin 1790 ; Fourrier le 21 mai 1791 ; Sergent le 1er octobre 1791 ; Sous-lieutenant quartier-maître le 10 mars 1792 ; A l'armée d'Italie 1792-1801 ; Lieutenant le 14 février 1793 ; Capitaine adjudant-major le 25 février 1794 ; A la 3ème demi-brigade d'infanterie légère le 25 mars 1794 ; Nommé à titre provisoire, adjudant-général chef de bataillon par les représentants du peuple à l'armée d'Italie le 20 mai 1794 ; Nommé provisoirement par les mêmes représentants, adjudant général chef de brigade le 10 février 1795 ; Non compris dans l'organisation des états-majors du 13 juin 1795 ; Maintenu en activité par le général KELLERMANN le 18 juillet 1795 ; Cesse ses fonctions le 02 août 1795 ; Autorisé à rejoindre la 3ème demi-brigade d'infanterie légère pour y servir comme capitaine en vertu d'un arrêté du Comité de Salut Public du 27 juillet 1795, le 11 septembre 1795.

Jacques Philippe OTTAVI

Passe au service de la République Cisalpine le 22 octobre 1796 ; Adjudant-général le 18 novembre 1797 ; A l'état-major de la division GAULTIER en Toscane le 29 mars 1799 ; Sert à l'état-major de MASSENA pendant la défense de Gênes, avril-juin 1800 ; Se distingue au combat de San Martino d'Albaro ; Prend le commandement des troupes cisalpines de la garnison de Gênes après la mort du général FANTUZZI le 1er mai 1800 ; Rétabli provisoirement adjudant-général au service français par le général en chef MASSENA le 1er juin 1800 ; Général de brigade au service de la République Cisalpine le 22 décembre 1800 ; Commande la 1ère brigade de la division de l'intérieur de l'armée cisalpine, puis la 2ème brigade de la division Pino à Bologne le 30 septembre 1802 ; Commande la 2ème brigade de la division LECHI  réunie à Faenza sous GOUVION-SAINT-CYR pour être employée dans les Pouilles, le 16 avril 1803 ; Commande un corps détaché (3ème et 4ème de ligne et un régiment de chasseurs à cheval italiens) à Pescara le 19 août 1805 ; Reste avec un bataillon à Ancône en novembre 1805 ; Commande la 2ème brigade de la division LECHI à la gauche de l'armée de Naples en février 1806 ; Fait prisonnier le général napolitain, marquis de RODIO en mars 1806 ; Lieutenant-général au service de Naples le 20 mai 1808 ; Inspecteur de la Gendarmerie  napolitaine le 2 mars 1810 ; 
Quitte le service de Naples le 20 mai 1815 ; Admis provisoirement à la demi-solde du grade de Maréchal de Camp au service français le 1er octobre 1815 ; Réintégré au service français avec le grade de Lieutenant-général pour être admis à la retraite le 11 décembre 1816 ; Admis à la retraite le 22 novembre 1820 ; Relevé de la retraite sur sa demande et admis dans le cadre de réserve le 1er janvier 1853.

Wikipédia indique : En mai 1815, il revint au service français avec le grade de maréchal de camp. Lieutenant général, il participa, à la tête du Régiment Royal Louis, à l'attaque échouée du 18 avril 1816 contre les insurgés corses du Fiumorbu commandés par Bernardin POLI. Il se retire en 1817. ( cette indication ne figure pas dans ses états de service).
 
Distinction :
Chevalier de la Couronne de Fer le 1er mai 1806
Commandant de l'Ordre Royal des Deux-Siciles le 19 mai 1808
Chevalier de Saint-Louis le 3 septembre 1817
Officier de la Légion d'Honneur le 29 avril 1837.

-=-=-=-=-=-=-
 
PAOLI, Pascal

- Lieutenant-général le 11 septembre 1792

Né le 5 avril 1725 à La Stretta, hameau de Morosaglia - Décédé le 5 février 1807 près de Londres (GB)

Fils cadet de Giacinto et de Dionisia VALENTINI. 
Son père est une figure de la résistance Corse contre Gênes pendant la guerre de 40 ans ; Suit son père contraint de quitter la Corse pour le royaume de Naples en 1739. 
Entre à 16 ans comme cadet au régiment Corsica en 1741 ; Tient garnison à Gaëte ; Élève à l'Académie Royale militaire d'artillerie de 1745 à 1749 ; Sous-lieutenant au régiment Real Farnèse, tient garnison en Sicile et en Sardaigne jusqu'à son retour en Corse en 1755.

Pasquale PAOLI

Proclamé Général de la Nation Corse au Couvent d'Orezza en 1755 ; Dirige la résistance Corse contre Gênes , puis contre la France après la signature du Traité de Versailles en 1768.
Vainqueur à Borgo, il est battu sur les rives du Golo à Ponte Novu le 8 mai 1769 ; Contraint à l'exil en Angleterre, d'où il est rappelé par l'Assemblée Nationale en 1790.
Nommé par les Corses président du Directoire du département ; Lieutenant-général commandant la 23ème division militaire à Bastia à la place de ROSSI le 11 septembre 1792.
Dénoncé par Lucien BONAPARTE et décrété d'arrestation pour sa conduite suspecte le 2 avril 1793 ; Non compris dans le travail de réorganisation des états-majors du 15 mai 1793 ; Déclaré hors la loi par la Convention le 17 juillet 1793.
S'allie aux Anglais, se rend maître de l’île grâce à leur secours. 
La Corse reconquise, il quitte sa patrie et se retire en Angleterre où il décède. 
Inhumé à Westminster, ses cendres ont été rapatriées à Morosaglia en 1889.
 

-=-=-=-=-=-=-

PONTE, Elpidio da (ou Alpidio)

- Maréchal de C
amp au service de Naples le 12 août 1812.
- Réintégré au service français, rétrogradé Colonel.
- Maréchal de Camp à titre honorifique le 7 mai 1817.

Né le 10 octobre 1760 à Ajaccio - Décédé le 24 août 1827 à Marseille.
Fils de Hilaire & sa cousine Marie-Antoinette PONTE. Marié le 30 novembre 1816 avec Caroline Lucie Maria RIVA étant domicilié à Marseille.

Lieutenant de la Garde Nationale soldée corse le 10 août 1790 - Sous-lieutenant au 52° de Ligne , devenue 11° 1/2 brigade le 20 juillet 1792 - Lieutenant adjoint aux Adjudants-généraux le 20 mai 1796 - Capitaine adjoint le 21 novembre 1796 - Chef de Bataillon adjoint le 12 septembre 1798 - Passe au service italien le 8 novembre 1798 - Passe au service de Naples en 1805-1806 - Colonel à l'Etat-Major de Naples le 4 juin 1806, Commandant du fort de Saint Elme (16 juin ?) - Commandant de place à Castelnuovo - Maréchal de Camp le 11 août 1812, Commandant la province de Bari - à Saint Elme en 1813 - Démissionnaire du service de Naples le 6 avril 1814 - Rentré en France le 3 août 1815 - Réintégré au service français avec le grade de colonel d'Etat-major le 7 mai 1817- En demi-solde jusqu'au 11 septembre 1823 - Admis à la retraite par Ordonnance du 13 octobre 1823 avec le grade honorifique de maréchal de Camp - .
Campagnes : Expédition de Sardaigne en 1792-1793 - Armée d'Italie en 1794 à 1796 - 
Décorations : Légion d'Honneur le 1 octobre 1807 - Chevalier de la Couronne de Fer le 16 mars 1812 - Ordre des Deux Siciles en 1812 (?).

-=-=-=-=-=-=-
 
ROSSI, Don Gratio
- Maréchal de camp le 8 mars 1793

Né le 25 mars 1726 à Ajacciu - Décédé après 1798
 
Enseigne au Royal-Corse le 2 mars 1748  -  Lieutenant en second le 1er mars 1757 ; Le Royal-Corse est incorporé dans le Royal-Italien le 21 décembre 1762 ; Lieutenant en second au Royal-Corse recréé le 15 novembre 1765 ; Capitaine de la Compagnie-Colonelle le 11 mars 1769 ; Capitaine titulaire le 22 février 1770 ; Capitaine commandant à la formation du 16 juin 1776 ; Major le 19 septembre 1780 ; Lieutenant-colonel commandant le Bataillon des Chasseurs Corses n°4, (futur 4ème bataillon d'infanterie légère en 1791) le 1er mai 1788 ; Colonel du 52ème régiment d'infanterie , cy-devant La Fère le 21 octobre 1791; En garnison en Corse, 1791-1793 ; Maréchal de camp employé en Corse le 8 mars 1793 ; Suspendu par les Commissaires de la Convention le 10 juin 1793 : Vivait encore en janvier 1798.
 
 -=-=-=-=-=-=- 
 
                                                                       
SEBASTIANI, Horace François Bastien, Comte de la Porta - 
Maréchal de France

- Général de brigade le 29 août 1803.
- Général de brigade le 21  décembre 1805.
- Maréchal de France le 21 octobre 1840.

Né le 17 novembre 1772 à La Porta d’Ampugnani - Décédé le 20 juillet 1851 à Paris.


Fils de Joseph Marie SEBASTIANI et de Françoise Altarice FRANCESCHI, issu d'une fratrie de 5 frères et sœurs ; Élevé par son oncle et destiné à la prêtrise ; Sous-lieutenant au régiment de Vintimille-Infanterie (futur 49ème) le 27 août 1789 ; Lieutenant au 15ème bataillon d'infanterie légère le 15 avril 1793 ; Sert en Corse ; Aide de camp du général ROCHON, le 9 décembre 1793, puis du général CASABIANCA, à l'armée des Alpes, le 30 juin 1794 ; Capitaine le 19 mars 1795 ; Au 9ème Dragons le 20 juin 1795 ; Confirmé dans le grade le 29 juin 1795 ; A Paris en septembre 1795 ; A l'armée des Alpes, puis d'Italie, 1795-1799 ; Blessé à Dego le 15 avril 1796 ; A Arcole, le 15 novembre 1796 ; Chef d'escadron à titre provisoire le 19 février 1797 ; Confirmé dans le grade au 9ème Dragons par le Directoire exécutif  le 24 janvier 1799 ; Chef de brigade  à titre provisoire le 20 avril 1799 ; Fait prisonnier à Verderio le 28 avril 1799 ; Remis en liberté, et confirmé dans le grade de chef de brigade au 9ème Dragons le 13 aout 1799 ; 

Horace SEBASTIANI

En garnison à Paris, sert au 18 brumaire ; A l'armée de réserve en 1800 ; A Marengo, le 14 juin 1800 ; Au passage du Mincio, à Monzembano le 26 décembre ; Occupe Trévise le 14 janvier 1801 ; Négocie avec MARMONT l'armistice le 16 janvier ; En mission en Turquie le 11 octobre, puis en Egypte, le 29 aout 1802 ; Général de brigade le 29 août 1803 ; Commande les Côtes, de Brest à l'embouchure de la Vilaine, le 4 octobre 1803 ; Employé à la 2ème division de Dragons à Amiens, le 27 décembre 1803 ; Au camp d'Utrecht, sous GUERIN d'ETOQUIGNY, le 15 janvier 1805 ; Commande la cavalerie en Hollande, sous MARMONT à la place de GUERIN d'ETOQUIGNY, le 2 mars ; Passe au 4ème Corps d'armée, le 11 septembre ; Commande la 1ère brigade de la division de dragons WALTHER, le 22 septembre 1805 ; Entre à Vienne, à la tête de l'avant-garde, le 13 novembre 1805 ; Poursuit  l'arrière garde russe, la bat à Phorlitz, le 16 novembre 1805 ; Repoussé à Wirschau, le 28 novembre 1805 ; Blessé à Austerlitz le 2 décembre 1805 ; Général de division le 21 décembre 1805 ; Commande la 2ème division du 2ème Corps de la grande Armée sous Marmont, à la place de GROUCHY le 23 avril 1806 ; Remplacé par BROUSSIER le 16 juillet 1806 ; 
Ambassadeur en Turquie, fin 1806 ; Organise la défense de Constantinople, et repousse une attaque des Anglais en février 1807 ; 
Envoyé en Espagne, le 22 août 1808 ; Commande la 1ère division du 4ème Corps sous Lefebvre en Espagne, le 7 septembre 1808 ; A Durango, le 31 octobre, Guenès le 7 novembre, Valmaceda, le 8 novembre ; Commande le 4ème Corps de l'armée d'Espagne à la place de LEFEBVRE, le 21 février 1809 ; Sous JOURDAN, de mars à septembre 1809 ; A Ciudad-Rodrigo le 27 mars 1809 , à Talavera, le 28 juillet ; Vainqueur à Almonacid, le 11 août ; 
A Ocana, le 19 novembre ; Prend part à la conquête de l'Andalousie en janvier 1810 ; Franchit la Sierra Morena ; Vainqueur à Alcala la Real, occupe Grenade le 28 janvier 1810 ; Vainqueur devant Malaga, le 5 février 1810, s'empare de la ville ; Vainqueur à Castrit en juin 1810 ; A Rio Almanzor, le 4 novembre 1810, à Baza ; 
Remplacé au 4ème Corps par Leval, le 10 mai 1811 ; Commandant du camp de Boulogne à la place de NEY, le 9 janvier 1812 ; 
Commande la 2ème division de Cuirassiers à la place de Saint Sulpice au 2ème Corps de cavalerie de la Grande Armée le 22 janvier ; Commande la 2ème division de cavalerie légère au 2ème Corps de cavalerie sous MONTBRUN, par permutation avec WATIER SAINT-ALPHONSE, en mai 1812 ; Battu par WITTGENSTEIN à Drissa le 15 juillet 1812 ; Surpris par PLATOV à Inkowo le 8 août 1812 ; Remplacé par PAJOL le 9 août ; 

Horace SEBASTIANI - Cliché tiré du site de A Bandera.

Commande le 2ème Corps de cavalerie de la Grande Armée à la place de MONTBRUN, le 7 septembre 1812 ; A Winkowo, le 18 octobre 1812 ; Commande les 2ème et 4ème Corps de cavalerie en Russie, le 12 novembre ; Commande les débris de la cavalerie de la Grande Armée, le 8 décembre ;  
Commande en chef  la cavalerie du 2ème Corps de cavalerie sous Eugène de BEAUHARNAIS en Allemagne, le 15 février 1813 ; A Sprottau, le 25 mai, la Katzbach le 26 août, à Wachau le 16 octobre ; Blessé à Leipzig le 18 octobre 1813 ; Sert à Hanau les 30-31 octobre ; Sous MACDONALD, le 7 novembre ; Commande les restes du 5ème Corps d'infanterie sur le Bas-Rhin, le 18 novembre 1813 ; 
Évacue Cologne, le 14 janvier 1814 ; Commande sous MACDONALD un corps de cavalerie en Champagne à Chalons sur Marne le 4 février 1814 ; Commandant à Troyes, le 23 février ; A Reims, le 13 mars ; Commande les divisions EXELMANS, COLBERT et LETORT de la Garde, le 17 mars ; Passe l'Aube à Plancy le 19 mars ; A Arcis sur Aube le 20 mars 1814 ; A Saint Dizier le 26 mars 1814 ; Chargé de la levée des gardes nationales dans la 16ème division militaire, et les départements de la Somme et de l'Aisne , le 10 avril 1815 ; Elu représentant de Vervins à la chambre pendant les Cent-Jours, le 7 mai 1815 ; Chargé de la défense de la rive droite de la Seine entre Bercy et la Villette, le 13 juin 1815 ; Passe en Angleterre en août 1815 ; En non activité le 1er septembre 1815 ; Disponible dans le cadre de l'état-major général le 30 décembre 1818 ; Élu député du grand collège de la Corse, à l'extrême gauche le 22 septembre 1819 ; Non réélu en février 1824 ; Nommé député du 3ème  arrondissement de l'Aisne (Vervins), le 27 janvier 1826 ; Réélu les 17 novembre 1827 et 23 juin 1830 ; Ministre de la marine  du 11 août  au 17 novembre 1830 ; Soumis à la réélection comme ministre, réélu le 21 octobre 1830 ; Ministre des Affaires Etrangères du 17 novembre 1830 au 11 octobre 1832 ; Elu à la fois député de Vervins le 5 juillet 1831, et député du 2ème Collège de la Corse (Bastia) ; Opte pour Vervins, et siège au centre ; Ministre sans portefeuille du 22 mars 1831 au 1er avril 1834 ; Ambassadeur à Naples, le 4 avril 1834, et soumis à réélection ; Réélu le 14 mai 1834 député de Vervins ; Ambassadeur à Londres, le 7 janvier 1835 ; Soumis à réélection, est élu à la place de son frère Tiburce, Député du 1er Collège de la Corse (Ajaccio) ; Réélu le 18 novembre 1837 et le 6 mars 1839 ; Quitte l'ambassade de Londres, le 7 février 1840 , Maréchal de France, le 21 octobre 1840 ; Soumis à réélection, est réélu le 20 décembre 1840, le 12 juillet 1842 ; Réélu le 8 août 1846  dans les 2 collèges de la Corse, et opta pour Ajaccio ; Il est inhumé aux Invalides ; Le nom du général SEBATIANI est inscrit au côté Ouest de l'Arc de Triomphe.

Blessures
  :
Blessé d'un coup de feu au poignet droit à Dego le 15 avril 1796.
Blessé d'un coup de feu au travers du corps à Austerlitz le 2 décembre 1805.
Blessé d'un coup de lance à la poitrine à Leipzig le 18 octobre 1813.
 
Distinction :
Grand-Aigle de la Légion d'Honneur le 7 avril 1807. 
Comte de l'Empire le 31 décembre 1809
Chevalier de Saint Louis le 1er juin 1814  
  
De gueules à la porte de ville flanquée de deux tours crénelées et soutenues d'or, à la herse de sable surmonté d'un comble parti de deux traits, formant trois quartiers, le 1er des comtes militaires, le 2ème de gueules au lion d'or, le 3ème de sinople au croissant d'argent les pointes à dextre embrassant une étoile du même. 
 
 




-=-=-=-=-=-

SIMONI de PETRICONE, Philippe Népomucène


- Général de brigade à titre provisoire sur proposition du Général en chef BONAPARTE 

Né en 1770 à Sorio - Tué en fin 1796 devant Vérone

Demi-frère du maréchal de camp César, son aîné de plus de 40 ans. Fils de Jean-Laurent, ex capitaine au Royal-Corse, et ex-colonel au service de Venise, partisan de Pascal PAOLI en 1765, s’est rallié aux français après le départ du «Babbu», 
Destiné à une carrière militaire, il obtient une bourse du roi, et entre à l’école de Brienne en 1786. 
En 1788, à 18 ans, en sort, sous-lieutenant au régiment d’infanterie de La Fère. 
En 1791, son régiment prend le numéro 52, commandé par le colonel Don Grazio de ROSSI. 
Devenu 52ème ½ brigade de ligne, combat à l’armée du Midi, aux affaires autour d’Ollioules, au siège et à la reprise des forts de Toulon en 1793. 
C’est à cette occasion qu’il se lie avec le chef de bataillon BONAPARTE.
Nommé capitaine, il part en Corse, sous les ordres du général GENTILI à Saint-Florent. Il est à la défense de Bastia contre les Anglais et les milices Corses de PAOLI, en avril et mai 1794.
Rappelé en 1796 à l’armée d’Italie, par le général en chef BONAPARTE, il conquiert ses derniers grades à la nouvelle 52ème 1/2 Brigade constituée du 2ème bataillon du 26ème d’infanterie.
Promu général de brigade à titre provisoire à la fin de l’année 1796, il est mortellement blessé peu de temps après devant Vérone. Promis à un brillant avenir, il meurt à 26 ans.

Philippe Népomucène SIMONI de PETRICONI in ALBERTINI & RIVOLLET

ÉTATS DE SERVICE :
1786 : Boursier du roi à l’école de Brienne.
1788 : Sous-lieutenant au Régiment d’infanterie de La Fère.
1791 : Son régiment devient le 52ème régiment d’infanterie.
1793-94 : Capitaine, nommé en Corse près du général GENTILI.
1796 : Rappelé à l’Armée d’Italie par BONAPARTE, conquiert ses derniers grades à la 52ème demi-brigade de nouvelle formation où il franchit ses derniers grades.
Nommé général de brigade à titre provisoire à la fin de l’année 1796.

CAMPAGNES
:
Armée du Midi en 1793 – En Corse en 1794 – Armée d’Italie en 1796.

BLESSURES :

Mortellement blessé devant la ville de Vérone.


Paire d'épaulettes de Lieutenant-Général vers 1797-1801
Crédit photo Bertrand MALVAUX

-=-=-=-=-=-

TABLEAU RÉCAPITULATIF DES  DIVERSES SOURCES  UTILISÉES

Les Généraux de Napoléon - Alain PIGEARD - T.1ABBATUCCI Jacques - ABBATUCCI Jean-Charles - ARRIGHI de CASANOVA Jean-Thomas - AVOGARDI de GENTILE Jean - BACCIOCHI Felix - BALATHIER de BRAGELONNE Eloi - BERTOLOSI Jean-Baptiste - BONAPARTE Jérôme - BONAPARTE Joseph - BONAPARTE Louis - BONAPARTE Napoléon - BONAVITA Joseph - CAMPI Toussaint - CASABIANCA Raphaël - CASABIANCA Joseph - CASALTA Antoine - CATTANEO Bernard - CERVONI Jean-Baptiste - CONSTANTINI Vincent - CUNEO d'ORNANO François - FIORELLA Pasacal - FRANCESCHI Jean-Baptiste - GENTILI Antoine -MORONI Ange - ORDIONI Alexandre - ORNANO Philippe - OTTAVY Jacques - ROSSI Antoine - ROSSI Camille - SEBASTIANI Horace 


30 
La Corse Militaire - Paul-Louis ALBERTINI &  
Georges RIVOLLET 
BONAPARTE Joseph - BONAPARTE Louis - BONAPARTE Jérôme - PAOLI Pascal - BACCIOCHI Felix - ARRIGHI de CASANOVA Jean-Thomas - SEBASTIANI Horace - d'ORNANO Philippe Antoine - ABBATUCCI Jacques Pierre - ABBATUCCI Jean-Charles - AMICI Noël - AVOGARI de GENTILE Jean-Jacques - BALATHIER de BRAGELONNE Eloi-Charles - BERTOLOSI Jean-Baptiste - BONAVITA ou BUONAVITA Joseph - CAMPI Toussaint - CASABIANCA François-Louis - CASABIANCA Joseph-Marie - CASABIANCA Jean Quilicus - CASABIANCA Raphaël - CASALTA Antoine-Philippe - CATTANEO Bernard-Louis - CERVONI Jean-Baptiste - CONSTANTINI Vincent-Marie - FERDINANDI Toussaint - FIORELLA Pascal-Antoine - FRANCESCHETTI Dominique-César - FRANCESCHI Jean-Baptiste-Marie - GAFFORI François-Antoine - GENTILI Antoine - GIOVANNI Léonard de - LEVIE Joseph-Marie - MORONI Ange-Pierre - ORDIONI Alexandre - d'ORNANO François-Marie - ORSATELLI Eugène-François - OTTAVY Jacques-Philippe - PAOLI Clément - ROSSI Don Grazio - ROSSI Antoine-François de - ROSSI Camille de - ROSSI Ange-Pascal de - SEBASTIANI Jean André Tiburce - SIMONI de PETRICONE César-Mathieu - SIMONI de PETRICONE Philippe - François Horace SEBASTIANI -  




45
Dictionnaire biographique des Généraux & Amiraux Français de la Révolution & de l'Empire (1792-1814) - Georges SIXABBATUCCI Jacques-Pierre - ABBATUCCI Jean-Charles - ARRIGHI de CASANOVA Jean-Toussaint - AVOGARI de GENTILE Jean - BACCIOCHI Felix-Pascal - BALATHIER de BRAGELONNE Eloi-Charles - BERTOLOSI Jean-Baptiste - BONAPARTE Joseph - BONAPARTE Napoléon - BONAPARTE Louis - BONAPARTE Jérôme - BONAVITA Joseph - CAMPI Toussaint - CASABIANCA Joseph-Marie - CASABIANCA Raphaël - CASALTA Antoine-Philippe - CATTANEO Bernard - CERVONI Jean-Baptiste - CONSTANTINI Vincent-Marie - FIORELLA Pascal-Antoine - FRANCESCHI Jean-Baptiste Marie - GIACOMONI Gaspard Vincent Félix - GENTILI Antoine - MORONI Ange-Pierre - ORNANO Philippe-Antoine - OTTAVY Jacques Philippe - PAOLI Pascal - ROSSI Don Gratio - ROSSI Antoine-François de - ROSSI Camille de - SEBASTIANI de la PORTA Horace. 

31
Les généraux de la Révolution et de l'Empire -
Georges SIX 
Département de la Corse : 33 dont 3 maréchaux : Jérôme Bonaparte - d'Ornano - Sebastiani
et l'Empereur Napoléon. 
 33 
Etudes Corses (n°23 - 25 - 26 - 27/28) - Général P.P. SANTINI Vincent Marie CONSTANTINI - CARAFFA Ignace - de GIOVANNI Leonard - CATTANEO Bernard - Camillo de ROSSI - Vincent Marie CONSTANTINI - Pascal Antoine FIORELLA - Leonard de GIOVANNI-LIMPERANI - Felix BACCIOCHI - Jean-Baptiste OTTAVI - Jean baptiste BERTOLOSI - Don Grazio de ROSSI - Jacques Louis MASSESI - Gaspard d'ORTOLI-GIACOMONI - Antoine François CUNEO d'ORNANO - Jean Jacques AVOGARI de GENTILE - Antoine GENTILI - Ange Pierre MORONI -   
17
La famille CUNEO d'ORNANO - anonyme - 1908
Comte COLONNA de CESARI ROCCA ?
CUNEO d'ORNANO Antoine-François. 1
Les seigneurs d'ORNANO -  Comte COLONNA de CESARI ROCCA. 1899ORNANO Philippe-Antoine d' 1
Les Généraux Italiens 1800-1815 - Wikipedia FIORELLA Pascal - OTTAVI Jacques - BERTOLOSI Jean-Baptiste - ORSATELLI François - BALATHIER de BRAGELONNE Eloi - LEVIE Joseph Marie - MORONI Ange Pierre - ORDIONI Alexandre  - AVOGARI de GENTILE Vincent - CATTANEO Bernard - GIOVANNI Leonardo de - CARAFFA Ignace - FRANCESCHETTI Dominique -  
13
Dictionnaire des Généraux étrangers de Napoléon - Alain PIGEARD AMICI Tomaso - FRANCESCHETTI Domenico-Cesare - FERDINANDI Toussaint - FRANCESCHETTI Domenico-Cesare - GIOVANNI-LIMPERANI Leonardo di - LEVIE Joseph-Marie - ORDIONI Alexandre - ORSATELLI Eugène - PONTE Alpidio - 
 9
Jean-Christophe ORTICONI de MASSA PONTE Alpidio 1
Site Histunif ORDIONI Alexandre 1
Dictionnaire des Officiers Généraux de l'Armée Royale 1763 - 1792
Gilbert BODINIER
CASABIANCA J-Q - COSTA de la CASTELLANA P-M.  

 
 
Jean-Noël POIRON
Novembre 2009 -  dernière mise à jour le 10/04/2017
 
Remerciements à :

M. Jean Christophe ORTICONI de MASSA, pour sa contribution sur le Général COSTA de la CASTELLANA.
MM. Ours-Jean CAPOROSSI - James JEANSON - Dominique TIMMERMANS, et ma cousine Cécile LIBERATORE-RUGGIERI.
M. Jacques PINCHON pour avoir relevé  l'erreur du SIX concernant le Gal CONSTANTINI.
M. Philippe MARTINETTI pour les portraits de -  Bacciochi, Bonavita, Franceschetti, Campi, Caraffa, Casabianca J, Gentili, Levie, Moroni,  Ottavy, Rossi.
Mme Jacqueline PATERNAULT pour les renseignements biographiques concernant le Général BALATHIER. 
http://www.jacquelinepaternault.com/nouvellepage11.htm
M. Sylvain GREGORI, Directeur, Musée de Bastia - Mairie de Bastia, pour le portrait de Jacques Louis MASSEI.
M. Michel-Edouard NIGAGLIONI, Directeur du Patrimoine des Nobles Douze à Bastia, pour les portraits d'Ignace de CARAFFA et Jean Baptiste de CARAFFA.
M. Louis BELGODERE de BAGNAJA, historien local pour la biographie du Général AMICI Tomasu.

SOURCES

- TRADITION. Hors série Les généraux de Napoléon, Tome 1 - Alain Pigeard. Coll de l'auteur
- Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français - Georges Six. Coll de l'auteur
- Dictionnaire Encyclopédique d’Histoire. LAROUSSE-BORDAS. Coll de l'auteur
- Les Maréchaux de Napoléon III - Ronald Zins. Coll de l'auteur.
- La Corse militaire - ses Généraux - Monarchie, Révolution Empire - P. L. ALBERTINI & G. RIVOLLET - Editions J. PEYRONNET - 1959
- La famille Cuneo-d'Ornano (Généalogie, biographies, bibliographie) d'après des documents d'époque - 1908 - Anonyme - Sur Gallica.
- Armorial du 1er Empire - Coll de l'auteur.
- Charles Napoléon - Bonaparte & Paoli - Aux origines de la question Corse -
- LE GENERAL JACQUES PIERRE ABBATUCCI - Antoine LECCIA - Academia Corsa
- STORIA MILITARE DEL REGNO MURATIANO 1806-1815 - Virgilio ILARI, Piero CROCIANI, Giancarlo BOERI - Editions WILDERHOLT Frères.
- DICTIONNAIRE DES GÉNÉRAUX  ÉTRANGERS DE NAPOLÉON - Alain PIGEARD - Editions SOTECA NAPOLEON 1er - 2016
- Nouvel Armorial Corse - Livre d'Or de la Noblesse - Jean-Christophe ORTICONI - Editions Jeanne LAFFITTE - 1992.
- Dictionnaire des Officiers Généraux de l'Armée Royale 1763-1792 - Tome 1 - A-C - Gilbert BODINIER - 2009.
- Irène, baronne Maupoint de Vandeul, fille du général Cervoni - Patrick GEEL - RSN 515 - avril mai juin 2015 - pages 28-33.


- Cronica di a Corsica - Armoiries des généraux ARRIGHI - CAMPI - CUNEO d'ORNANO - Site Internet Cronica di Corsica. Webmaster : Ours-Jean CAPOROSSI - http://cronicadicorsica.pagesperso-orange.fr
- Site Internet Fastes de l'Empire - Webmaster : James Jeanson - http://faste.empire.free.fr/ 
- Armes du Marechal Philippe d'Ornano par Thomasz Steifler - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ornano_comte_empire.svg
- Etat de service Ordioni sur le site http://www.histunif.com/index.htm - de Jean-Pierre Perconte.
- Portrait du général FIORELLA - virtualarc.com
- Portrait du général ABBATUCCI - www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/PAINT/dubray-vit...
- Portrait des Généraux Arrighi - Casabianca R - Ornano - Sébastiani in Catalogue de l'exposition "Napoléon et la Corse" - Musée de la Corse.
- Portrait du général FRANCESCHETTI sur  membres.lycos.fr/vescovato/personnages.htm - d'après Histoire illustrée de la Corse de l'abbé Jean-Ange Galletti
- Portrait de Joseph Bonaparte - pro.corbis.com
- Portrait de Jérôme et Louis Bonaparte sur Wikipédia.
- Portrait de Napoléon Bonaparte - carte postale - Coll de l'auteur.
- Portrait du général CASALTA - Ici et là - La Corse, Sur les traces de Napoléon. Coll de l'auteur
- La base LEONORE
- Portrait du Général Balathier - http://www.jacquelinepaternault.com/nouvellepage11.htm


Mise à jour le 03/08/2018