01.15 - LES CHASSEURS CORSES DE L’ÎLE D'ELBE. 1814 - 1815

LE BATAILLON CORSE DE L’ÎLE D'ELBE

Il est 15 heures, ce 4 mai 1814, lorsque l’Empereur Napoléon se présente à la coupée de la frégate anglaise "l’Undaunted" qui mouille depuis la veille dans la rade de Portoferrajo. Puis, il prend place à bord d’une chaloupe qui traverse le bassin au rythme lent des avirons. Debout, impassible, dans la chaloupe qui arbore son pavillon, à fond blanc barré de rouge à trois abeilles d’or, le nouveau souverain de l’île d'Elbe contemple sa capitale. Les maisons accrochées à la montagne lui rappellent les villages corses de son enfance.
Les canons des forts tonnent, auxquels répondent ceux de la frégate. Sous les acclamations enthousiastes de la population qui a appris la nouvelle dans la matinée, grâce à une proclamation placardée sur les murs. Napoléon prend possession de son royaume.
Sa première préoccupation est de se trouver un palais et une résidence d’été, il songe également à assurer sa protection, jugeant que les 700 hommes de son ancienne garde qui ont tenus à le suivre, et à partager son exil, sont en route. Cette force ne lui paraît pas suffisante, aussi décide-t-il sur place de s’entourer d’un escadron de cavaliers polonais, d'un bataillon franc de milice Elboise et d'un bataillon de chasseurs Corses.
L’Empereur espère pouvoir compter sur ses compatriotes, qui se sont toujours comportés en bons soldats, et ils sont nombreux sur l’île d’Elbe.


Arrivée de Napoléon sur l’île d’Elbe - Gravure de Marc Sandelli
Extraite de la Petite Armée de G. Daddi - Site Internet napoleon.org

Des Corses occupent de nombreux emplois, car l’île est rattachée à La France par Senatus-Consulte du 8 Fructidor An X ( 26 août 1802 ), citons en quelques uns : 
- le vicaire général, haute autorité religieuse Joseph Philippe ARRIGHI, parent du duc de Padoue - Ferdinand CASABIANCA, premier juge à la cour criminelle - POGGI, commissaire de police - le général BERTOLOSI, un ajaccien de 65 ans, qui devint commandant de Portoferrajo.
D'autres ajacciens tels que : Dominique CATTANEO - André BACCIOCHI - Jérôme BASTELICA, capitaine d’une felouque - Simon DANZELLA - Jean SUSINI - Antoine DESANTI, portier de Napoléon - Charles PAOLI(²), capitaine de gendarmerie - Ours PAOLI, qui avait été chef du 1er bataillon colonial italien - GALEAZZINI, ancien préfet du Liamone - PULICANI, contrôleur de la poste aux armées.

Il s’y trouve également des militaires, dont le 7ème bataillon du 35ème Régiment d’Infanterie Légère. Ce régiment a été constitué le 20 septembre 1812 à partir du Régiment de la Méditerranée, dans lequel ont été incorporés tous les réfractaires et insoumis arrêtés autour du bassin méditerranéen, et notamment ceux de Corse, de Ligurie et des États Romains. Ce régiment a la particularité, comme tous les régiments de réfractaires de posséder une musique mais pas de drapeaux.

Le 35ème Léger, a un bataillon à Toulon, deux à l’armée d’Italie, deux à Livourne, deux en Corse et un sur l’île d’Elbe. Il y a également un petit dépôt à Ajaccio. 
De par son recrutement, cette unité est composée de fortes têtes, de surcroît sujettes à la désertion. Napoléon n’hésite pas toutefois à faire appel à de tels hommes pour constituer son bataillon corse. 
Le 15 mai, il ordonne de lever dans leur rang un bataillon de chasseurs fort de 560 hommes.
Suivant les conventions, le bataillon du 35ème Léger, doit regagner la France dans le courant du mois de mai, Napoléon veut retenir auprès de lui les Corses qui acceptent de reprendre du service. Moins de 300 hommes vont répondre à sa demande.
Bien que la solde soit de 9 sous par jour plus le pain et une prime d’engagement de 12 francs, 13 officiers et un grand nombre de sous officiers et soldats acceptent de rester. 
Toutefois les effectifs ne permettront pas de mettre le bataillon au complet, et le manque d’effectif sera le mal récurent du Bataillon de Chasseurs Corses.
DROUOT et CAMBRONNE voient d'un très mauvais œil la mainmise des Corses sur cette unité, et  essaient d’en empêcher la formation. Napoléon ignora leur avis. Il chercha à affermir la spécificité Corse de cette unité.

Carte de l’île d’Elbe, tirée du Dictionnaire Napoléon de J. Tulard - Coll. De l’auteur

DROUOT à contrecœur dut obéir, et il supervisa personnellement la mise sur pied de l'unité. Le 21 mai, il se rend Place de la Linguella, en compagnie du Commissaire des Guerres LACOUR, où sont réunis sous les armes, un certain nombre d'officiers, gradés et soldats du 35ème Léger, commandés par le Chef de bataillon GUASCO. 
Celui-ci s'est porté volontaire pour servir l'Empereur, quand la plupart des officiers choisissent de rentrer chez eux.
  
 COMPOSITION DU BATAILLON DES CHASSEURS

Le bataillon est levé sur le pied d’un état major et de quatre compagnies à 100 hommes. Les effectifs théoriques ne seront jamais atteints. 
 
Le registre est ouvert le 21 mai 1814 et ce jusqu'au 11 février 1815, où l'on enregistre encore deux nouvelles recrues :  n° 1 à 438. Soit l'ensemble des officiers, sous-officiers & soldats, dont 5 enfants de troupe, et ce pour la période "elboise". Sa tenue ne reprend que le 13 mars 1815 du n° 439 à 521. 
A la date du 21 mai 1814, le bataillon compte 63 individus, ce qui correspond aux cadres de l'unité, à 20 chasseurs et 1 enfant de troupe.

ETAT-MAJOR  

Il comprend 1 Chef de bataillon, 1 capitaine adjudant major, 1 quartier maître trésorier, 1 chirurgien major, 1 tambour major et 1 maître d’arme.

LES OFFICIERS

Le 21 mai 1814, le Bataillon de Chasseurs Corses comprend d'après son registre :

Chef de Bataillon 1GUASCO Joseph 
Quartier-Maître MORO Jacques 
Capitaine Adjudant Major HIVER Alexandre  
Capitaines BOTTI Augustin
FREDIANI Marc
MULTEDO Louis
ARRIGHI Pierre Marie 
 
Lieutenants GABRIELLI Jean Marie
CAVIGLIOLI
FARINOLE Louis
ASCIVUTI 
 


Congédié date ignorée
Sous-lieutenants BRONCALIONI
MESSI Jean
RUSTERUCCI Augustin
SANTINI Benoit 
 
 TOTAL 15  

LE CHEF DE BATAILLON

Le 21 mai 1814, est nommé chef du bataillon des Chasseurs Corses :

GUASCO Joseph Marie Louis, né le 21 janvier 1771 à Bastia. Fils de Manolo & de Jeanne. Il commande la Bataillon au 35ème Léger qui stationne sur l'île d'Elbe.
Il entre au service comme Capitaine des Carabiniers Volontaires le 7 mars 1791. Il passe à la 22° 1/2 Brigade d'Infanterie Légère le 10 frimaire an 2. Il est nommé à l'Etat-Major Général le 1° germinal an 2. Chef de Bataillon provisoire, confirmé dans le grade le par le Directoire Exécutif le 14 messidor an 4. Commandant d'armes à l'Armée d'Italie par le général BRUNE. Commandant du 2° Bataillon de Conscrits Volontaires du Département de la Charente le 14 Messidor an 7. Admis au traitement de réforme le 30 fructidor an 14. Remis en activité comme Chef de Bataillon au 35° Régt d'Infanterie Légère par Décret Impérial du 8 février 1813.
SANTINI indique qu'il a débuté sa carrière militaire en 1792 comme capitaine au 1er Bataillon de Volontaires Nationaux de la Corse. 
Il a servi longtemps à l’armée d’Italie. Il y a fait les campagnes sous les ordres des Généraux en Chef : DALESME, DUMERBION, BIRON, SCHERER, KELLERMANN, DUGOMMIER, JOUBERT, BONAPARTE, BRUNE & MASSENA. Il fait deux campagnes sur mer, une sous les ordres du Général MOURET, et l'autre sous les ordres du Général CASABIANCA. 
A fait une campagne à l'Armée de l'Ouest. Il est fait prisonnier par les Anglais et délivré aux rebelles. 
Il est blessé d'un coup de feu à l'assaut de la redoute de la (illisible) le 20 frimaire an 4.
Il se comporté bravement dans le courant de l'année 1813 lors de la défense d'un fort avec seulement 50 hommes contre un assaut de 1 500 anglais, qu’il repousse. (SANTINI)
Il est décrit comme un "officier peu marquant sous tous les rapports" par le Commissaire adjoint en Corse CHAUVIGNY de BLOT, tandis que PONS le qualifie de "plus mauvais officier de la Corse, mauvais par son incapacité, autant que par la bassesse de sa conduite". Ces critiques n’empêchent pas l'Empereur de lui accorder sa confiance. (SANTINI)
A tout seigneur, tout honneur, il porte le matricule n° 1 sur le registre du bataillon.

LES OFFICIERS DE L'ETAT-MAJOR

Jacques MORO, Capitaine, il occupe l'emploi de Quartier-Maître trésorier. Un Génois, né le 8 avril 1773, fils d' Emmanuel & Cécile. 
Il est entré au service en qualité de porte enseigne le 14 août 1797. Sous-lieutenant de Chasseurs le 29 mai 1799. Lieutenant de le 2° Bataillon Ligurien le 28 juin 1803. Passe au 1° Régt de la Méditerranée le 19 mars 1811. Nommé Capitaine par S. E. le Général Comte BERTOLOSI au 35° Regt d'Infanterie Légère le 21 mars 1813. Approuvé par Décret Impérial  le 17 juillet 1813.
A fait les campagnes en Italie, sous les ordres du Général LAPOYPE en 1798, et le Blocus de Gênes en 1799.
Entré au Bataillon le 21 mai 1814, Il porte le matricule n° 2.

HIVER Alexandre, Capitaine, occupe les fonctions d'Adjudant-Major. Un Picard, né à Abbeville, Il est âgé de 42 ans. Il est le fils de feu Paul François & de Julie.
Entré au service comme caporal au 3° Bataillon des Volontaires le 1 septembre 1792. Sous-lieutenant Quartier-Maître le 2 prairial an 3. Passé par amalgame dans le 183° & le 28° de Ligne. Mis à retraite le 29 nivôse an 6. Remis en activité dans la 101°, le 14 frimaire an 7. Lieutenant le 5 thermidor an 8. Passé au Dépôt Colonial le 14 vendémiaire an 12. Adjudant-Major provisoire au 35° Régt d'Infanterie Légère nommé par le Comte BERTOLOSI le 1° avril 1813. 
A fait les campagnes de 1792 & 1793, des Ans 2,3,4,5,7,8 & 9, aux Armées du Nord, du Rhin et en Italie. Entré au Bataillon le 21 mai 1814, il porte le matricule n° 3.
Il est tué à la bataille de Ligny.

LE PETIT ETAT-MAJOR

REBALDI Pancrace, le Tambour-Maître, un Bastiais, né le 12 mars 1776. Fils d'Etienne & de Marie Dominique. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 22. Il passe au 1° Voltigeurs en 1815 sous le n° matricule 3.

MINERETTI, le tambour-major & STANCHI, le maître d'armes. (cités par SANTINI figurent dans les effectifs du Bataillon à compter du 9 mars 1814)

LES OFFICIERS

Les Compagnies se trouvent sous les ordres d'un Capitaine, assisté d'un Lieutenant et d'un Sous-lieutenant. Le Bataillon comprend 12 officiers, soit 3 par Compagnie.

LES CAPITAINES

Les capitaines sont indiqués à la tête de leur compagnie. Il est cependant indiqué que la 2° Compagnie est commandée par le Lieutenant GABRIELLI. Le registre fait cependant mention d'un quatrième Capitaine. 

BOTTI Augustin, Capitaine, âgé de 45 ans. C'est un Italien, natif de la région des Apennins, fils de Jacques & de feue Marie.
Entré au service du Duc de Parme comme Cadet le 26 mai 1785. Lieutenant par Décret ducal en date du 8 août 1787. Capitaine par Décret idem le 10 octobre 1787 -
Capitaine des Grenadiers et de la Compagnie Tarsano le 19 septembre 1796. Colonel Commandant l'arrondissement de Rotterdam pour BRUNET le 4 mai 1802. 
Réformé avec traitement par décision du Ministre de la Guerre le 8 octobre 1806. Remis en activité comme Capitaine dans le 3° Bataillon Etranger le 10 octobre 1807 pour prendre rang. Approuvé par Décret Impérial du 18 septembre 1811. Capitaine Commandant à la mort du Commandant [du 3° Bataillon ?] le 14 décembre 1813.
Fait en qualité de Colonel les campagnes d'Italie sous les ordres du Prince Vice-roi en 1805 & 1806. S'est trouvé au Siège de Livourne les 13 & 14 décembre 1813.
Il porte le matricule n° 4. Sert au 3° Régiment de Tirailleurs de la jeune garde en 1815.

LES LIEUTENANTS

GABRIELLI Jean André. Voir à la 2° Compagnie

CAVIGLIOLI, un Lieutenant âgé de 33 ans, natif de Guagno, fils de Charles & de Julie.
Entré au service comme Sergent au 1° Bataillon de Chasseurs Corses le 4 frimaire an 12. Nommé Lieutenant par Décret Impérial au 1° Bataillon du Golo le 8 avril 1809.
Lieutenant provisoire au 35° Léger par le Comte BERTHIER le 12 mai 1813. Décision approuvée par Décret Impérial le 19 avril 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule n° 9.

FARINOLE Louis. Voir à la 4° Compagnie.

ASCIVUTI, entré au Bataillon le 21 mai 1814, sous le matricule 11, il est congédié par ordre de S.E. le général Gouverneur de l’Île d'Elbe. Le motif est ignoré.

LES SOUS-LIEUTENANTS

BRANCALEONI, âgé de 30 ans, il est né à Poggio di Nazza, issu de Paul Baptiste & Marie OLIVIERI.
Entré au service, volontaire au 3° Bataillon de Chasseurs Corse le 10 frimaire an 12. Caporal le 25 frimaire an 12. Sergent le 1 messidor an 13. Sergent major le 11 novembre 1808. Adjudant sous-officier au 1° Régt de la Méditerranée (devenu 35° Légère) le 22 juillet 1810. Sous-lieutenant provisoire par le Prince Félix le 15 août 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814, sous le matricule n° 12.

MESSI Jean, âgé de 28 ans, il est natif de Pietralba, issu de Charles & de Marie Catherine.
Entré au service Caporal au Bataillon des Chasseurs Corses le 1 vendémiaire an 14. Sergent le 28 octobre 1806. Passe au 1° Régt de la Méditerranée (devenu 35° Léger) le 26 juillet 1811. Nommé Sous-lieutenant provisoire par le Prince Félix le 15 août 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814, sous le matricule n° 13.

RUSTERUCCI Augustin. Voir à la 4° Compagnie.

SANTINI Benoit, âgé de 23 ans, natif de Peretti, issu de Dom Félix & Marie Francesca.
Entré au service Sous-lieutenant à la suite du 1° Bataillon du Golo le 1 octobre 1809 par lettre du Général MORAND. Réformé avec le 6° Bataillon le 24 juin 1810. 
Sous-lieutenant au 35° Léger par ordre du Comte BERTHIER le 1 avril 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814, sous le matricule 15.

LES OFFICIERS A LA SUITE

SANTINI indique dans son étude, que le bataillon compte plusieurs autres officiers appelés à la suite, qui n’occupent aucun emploi. Les officiers dont les noms suivent n'apparaissent pas dans le registre de contrôle du Bataillon. On y trouve un chef de bataillon, cinq capitaines et un lieutenant :

COLOMBANI Jean Joseph, chef de bataillon, originaire de Calacuccia. Depuis son engagement dans les Chasseurs Royaux Corses en 1792, il a conquis tous les grades à la pointe de l’épée. En 1814, il est chef de bataillon au 4ème de Ligne Italien. Il rejoint Napoléon à l’île d’Elbe. Il fut question un moment de lui confier le commandement du bataillon, mais GUASCO lui fut préféré.

PERETTI Jacques Caïus Fabricius, de Lévie, Capitaine qui vient du 1er Régiment de Ligne Italien.

POLI de SARI Jean Charles, de Porto Vecchio, Capitaine qui deviendra le 26 février 1815, membre du Comité Exécutif de la Corse.

RAFFALI, Jean Pierre, natif de La Penta, Capitaine au 35ème Léger, vieux soldat de l’ancienne monarchie qui sera versé au 1er Léger après le débarquement.

SALVINI Jean Baptiste, né en 1777 à Nessa, Capitaine venant d’un bataillon du 35ème Léger qui n’était pas stationné sur l’île. Il sera ultérieurement affecté au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 30 avril 1815.

SALICETTI Jean Victor, de Salicetto, né en 1782, capitaine au 11ème Léger, a débarqué sur l’île d’Elbe en 1814. Sera affecté ultérieurement au 5ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde.

BOZO-NEGRONI Alexandre, né en 1790 à Cervione, Lieutenant au 7ème Léger Napolitain, rentré en France en 1814. Il recevra une place de Lieutenant au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 18 mars 1815.

LES OFFICIERS DE SANTE

Il semblerait que bataillon n’eut jamais de chirurgien, bien que le bataillon du 35ème Léger dispose de praticiens d’origine corse :

Jules Xavier PINELLI, né à Guagno en 1783, il se trouve sur l’île en 1814. Docteur en médecine à l’université de Padoue, il décroche son diplôme en 1808. Il a exercé dans son village de Guagno de 1807 à 1810. Il est réquisitionné en 1813 pour servir au 35ème Léger. Il passe au Bataillon des chasseurs Corses, mais revient sur sa décision, il demande à démissionner le 22 juin 1814 sous le prétexte qu’il refuse de servir Napoléon, ce qui lui vaut 25 jours d’arrêt de rigueur. Il est autorisé à quitter l’île le 25 juillet 1814.

Charles Jérôme CARLOTTI , venant du 8ème Bataillon du 35ème Léger. Il est né à Tavera en 1778, il fait 4 ans d’études en Italie avant d’être nommé élève chirurgien à l’hôpital Saint Ambroise à Paris en 1805. Nommé chirurgien aide major au 35ème Léger en 1813. Il rejoint Napoléon à l’île d’Elbe, mais s’engage comme grenadier dans le bataillon de la Garde. Il ne reprend un poste de sa spécialité qu’en mai 1815, comme chirurgien aide major au 7ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde.

Un autre médecin Corse arrive à l’île d’Elbe en juillet 1814, Jacques CASABIANCA, né à Arbellara en 1787. Il a pratiqué son art pendant plus de 4 ans dans des régiments de ligne italiens. Il est nommé Capitaine d’infanterie dans l’un de ceux ci, licencié le 31 mai 1814, il rejoint Napoléon. Il n’occupera aucune place de médecin, mais sera nommé Adjudant de Place à la suite à Porto Ferrajo. 

Il est fort probable que les soins médicaux au Bataillon Corse furent apportés par Apollinaire ÉMERY, chirurgien de la Garde.


Le 1° Régiment de la Méditerranée par BOISSELIER - Ce Régiment deviendra le 35° Léger.

LES SOUS OFFICIERS

L'examen du registre de contrôle mentionne la présence de sous-officiers sans toutefois indiquer leur affectation au sein du bataillon. Les Adjudants, le fourrier, le tambour-maître et les maîtres ouvriers appartiennent à l'état-major du Bataillon

Sont présents au 21 mai 1814 à la date d'ouverture du registre :

Adjudant Sous-Officier 2FONTAINE Eloi
CHALON Etienne 
Mle 16
Mle 17 

Sergents-Majors 

4
DALICHEK Joseph
BALLET Joseph 
LESSER Mathieu
PIETRI Darius
 Mle 18
Mle 19
Mle 20
Mle 21
Tambour-Maître REBALDI Pancrace  Mle 22
Maîtres-ouvriers 2LANVIN Charles, cordonnier
ARADO Nicolas, tailleur
Mle 23
  Mle 24  
Sergents 13 CAIRO Félix
JUDICK Thomas
WOYCHCKOSKI Antoine 
WEISSENBERGER
HULEVITZ Mathieu
SILVESTRE Gelasio
GELORIST Martam
HORICHE François
VITAL Jean
ANTONINO Dominique
MARIANI
PATRIZZE Joseph
PORTA Antoine
 Mle 25
Mle 26
Mle 27
Mle 28
Mle 29
Mle 30
Mle 31
Mle 32
Mle 33
Mle 34
Mle 35
Mle 36
Mle 37
FourrierFOTERELLI Philibert  Mle 38
Caporaux GASPARINI Antoine
INFANTI Jacques
GOVANETTI Joseph
CAGNOL Victor 
Mle 39
Mle 40
Mle 41
Mle 42 
 TOTAL   27


LES SOUS-OFFICIERS

Le 21 mai 1814, date de formation du bataillon, les sous-officiers sont mentionnés dans l'ordre suivant. Leur compagnie d'affectation n'est pas précisée.

- FONTAINE Eloy, né le 6 décembre 1786 à Emondeville (50). Il est entré au Bataillon le 21 mai 1814, et occupe l'emploi d'Adjudant sous-officier. Présent au Bataillon à compter du 21 mai 1814 sous le matricule n° 16.
Entré au service comme conscrit au 52° de Ligne le 19 novembre 1805. Caporal de Voltigeurs le 17 Juillet 1808. Sergent le 11 mai 1809. Passe au 2° Régt de la Méditerranée par ordre du Ministre de la Guerre  le 21 avril 1811. Sergent-Major à la 2° Compagnie du 4° Bon de la 15° Légère le 1° avril 1813. Passe aux Carabiniers le 1° septembre 1813. Adjudant Sous-officier le 26 avril 1814.
Campagnes : 1807 & 1808 en Toscane et en Romanie sous les ordres du Général MIOLLIS. 1809 en Italie, Allemagne & Hongrie.
Blessures : Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, et fait prisonnier le 16 avril 1809 à Sacile en Italie. Il est repris par l'armée française le 21 mai 1809. Blessé d'un coup de feu au bras à [Klagenfurt ?]. Etait présent à Wagram.
En 1815, il passe aux 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde sous le matricule n° 1.

- CHALON ou CHALONS Etienne Claude, né le 5 février 1787 à Besançon. Au Bataillon depuis le 21 mai 1814 sous le matricule n°17 en qualité d'Adjudant Sous-officier. 
Entré au service au 1° Régt d'Artillerie de la Marine à Brest le 1° fructidor An 11. Caporal au 1° Régt de la Méditerranée le 1° juin 1812. Sergent à la 4° Cie du 4° Bataillon du 35° Léger le 1° septembre 1812. Nommé  Adjudant Sous-officier dans le bataillon des Chasseurs Corses de l'Île d'Elbe le 21 mai 1814.
Campagnes : Fait les campagnes de l'Amérique sur le vaisseau "L'Intrépide". Débarqué à Cadix, rejoint son Régt par voie de terre. Campagnes de l'Amérique sur le vaisseau "Le Vétéran" commandé par le Prince Jérôme. Débarqué à (?) pour rejoindre son Régt à Brest. Embarqué sur le vaisseau "Le Trouville" commandé par M. L ?.
Débarqué à Rochefort. Embarqué comme Capitaine d'Armes à bord du vaisseau "Donawer".
En 1815, il passe aux 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde sous le matricule n° 2.

- DALICHEK ou DALISCHEK Joseph, Sergent-Major, il est né le 9 mai 1783 à Tokay en Hongrie. Il est présent au Bataillon à compter du 21 mai 1814 sous le matricule 
n° 18. Aucune mention de passage dans la jeune Garde en 1815.

- BALLET Joseph, Sergent-major. Natif de Fougerolles en Haute Saône, il est âgé de 30 ans. Il est présent au Bataillons à compter du 21 mai 1814 sous le matricule 19.
Entré au service au 102° de Ligne le 23 août 1807. Caporal le 03 août 1809. Passé au 2° Régt de la Méditerranée le 21 avril 1811. Fourrier au 3° Bataillon le 16 octobre 1811. Sergent-Major le 8 Janvier 1813. Passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs en juin 1815 sous le matricule n° 8.
Campagnes : d’Italie des années 1808? 1809 & 1810.
Blessures : Blessé d'un coup de feu à la jambe droite au Passage de la Piave le 9 mai 1809.

- LESSER Mathieu. Sergent-major, incorporé le 21 mai 1814 sous le matricule 20. Il est congédié par ordre du Général Gouverneur de l’île d'Elbe le 11 septembre 1814.

- PIETRY ou PIETRI Darius, Sergent-major, un sartenais de 25 ans, né d'Antoine Jean Paul & de Maria. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule n° 21.
Entré au service dans le 1° Régiment de la Méditerranée (avant de devenir 35° Léger) le 24 février 1810. Caporal le 26 février 1810. Sergent le 1° mars 1810. Sergent-major au Bataillon des Chasseurs de l'île d'Elbe le 26 mai 1814. Il passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de la jeune Garde en juin 1815 sous le matricule 10.

- REBALDI Pancrace, tambour-maître, un bastiais né le 12 mai 1776, d'Etienne & Marie Dominique, au Bataillon à compter du 21 mai 1814 sous le matricule 22.
Entré au service le 10 février an 12 dans le Bataillon Corse comme Sergent. Tambour-major au 1° Régt de Tirailleurs de Jeune Garde (Mle 3)

- LANVIN Charles, Maître-cordonnier, natif de Saint Omer dans le Pas de Calais, il est âgé de 47 ans. Il est présent au Bataillon depuis le 21 mai 1814 sous le matricule 23. Il passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde sous le matricule 303.

- ARADO Nicols, Maître-tailleur, née à Ivrée , il est âgé de 30 ans. Présent au bataillon au 21 mai 1814 sous le matricule 24. Il passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde sous le matricule 304.

- CAIRO Félix, Sergent, un italien de né le 17 janvier 1780 à Alexandrie, présent au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 25. Il est rétrogradé chasseur le 4 août 1814, et nommé Carabinier le 7 novembre 1814. Il n'apparaît pas dans les formations de Jeune Garde en 1815.

- JUDICK Thomas, Sergent, natif de Bohème le 4 septembre 1769, il est présent au Bataillon depuis le 21 mai 1814, sous le matricule 26.
Entré au service le 6 janvier 1802. Caporal le 7 janvier 1803. Sergent depuis le 24 avril 1810. Le registre ne fait pas mention de sa présence dans les formations de Jeune Garde de 1815, malgré les dernières dispositions prises par l'Empereur avant son retour.

- WOYCHCKOSKI ou WOYCHEKOSKI Antoine, Sergent, né le 17 juillet 1760 en Pologne. Présent au bataillon à la date du 21 mai 1814 sous le matricule 27. Son passagedans les unités de jeune garde en 1815 n'apparaît pas dans le registre. Toutefois, il semble apparaître comme le Sergent WANKOUS, polonais, bénéficiaire d'une concession à la Pianosa dans les dernières disposition de l'Empereur avant son départ en février 1815.

- WEISSENBERGER ou WEISSENBERG Xavier, Sergent, il est âgé de 45 ans. Présent au bataillon à sa formation le 21 mai 1814 sous le matricule 28.
Entré au service dans la 3° 1/2 Brigade Suisse le 1° vendémiaire an 8. Caporal le 20 mars an 8. Passé au Bataillon Etranger le 4 avril 1806. Sergent depuis le 1 mai 1809.  Il passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde en juin 1815 sous le matricule 21.

- HULEVITZ Mathieu, Sergent, un polonais, né le 29 juin 1763. Présent au Bataillon au 21 mai 1814 sous le matricule 29. Il n'apparaît pas dans le registre pour un éventuel passage dans la Jeune Garde en 1815.

- SILVESTRE Gelasio, Sergent, âgé de 29 ans, il est présent au Bataillon au 21 mai 1814 sous le matricule n° 30. 
Entré au service en 1795. Caporal le 1° messidor 1797. Sergent le 25 thermidor 1797. Fait les campagnes de l'an 6.
Reçoit deux blessures dans le Tyrol. Blessé d'un coup de feu à Mondovi en l'an 8 et en l'an 9. Il est blessé d'un coup de sabre en l'an 10. A l'armée d'Espagne, reçoit un coup de feu à la cuisse gauche.

- GELORIST ou GELOWITZ Martam ou Martin, Sergent, âgé de 31 ans. Présent au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 31. Il est congédié le 29 octobre 1814.
Un document vendu récemment signé par le Colonel Pawel JERMANOVSKI, commandant de l'escadron des Chevau-légers Polonais sur l'île d'Elbe, et Commandant d'armes à Longone : "Longone le 26 octobre 1814, Bataillon des Chasseurs, Nous, Membres du Conseil d'Administration du-dit Bataillon, renvoyons le nommé GELOIS [lire GELORIST] comme mauvais sujet, et indigne de servir dans les troupes de Sa Majesté l'Empereur Napoléon". (Aimablement communiqué par M. MOUTOY)

- HORICHE François, Sergent, âgé de 24 ans. Présent au Bataillon le 21 mai  le 1814 sous le matricule 32. Il passe au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de jeune Garde en juin 1815 sous le matricule 22.
Entré au service le 1° vendémiaire an 10. Caporal le 1° avril 1813. A fait les campagnes de l'an 14, 1806, 1807, 1808 & 1809. Il est blessé à Austerlitz.

- VITAL Jean, Sergent, présent au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 33. Déserteur, il est rayé des contrôles le 29 août 1814.

- ANTONINO Dominique, Sergent, un corse né à Bocognano le 2 novembre 1780. Au bataillon le 21 mai 1814 à la formation du Bataillon sous le matricule 34.
Entré au service le 13 messidor an 10. Caporal le 1°janvier 1810. Sergent depuis le 13 décembre 1814 ?

- MARIANI Jean, Sergent, né à Corté. Il est présent à la formation du Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 35. Il est rayé des contrôles par ordre du Général Gouverneur de l'île d'Elbe le 1 septembre 1814.

- PATRIZZE Joseph, Sergent, un italien né le 29 juin 1788 dans le département du Taro. Présent au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 36. Il passe au 1° Bataillon du 1°Régiment de Voltigeurs de la jeune garde en juin 1815 sous le matricule 26.
Enté au sevice au 1° Régt de la Méditerranée (devenu 35° Léger) le 17 août 1810. Caporal le 1° décembre 1813. Sergent depuis le 26 février 1814.

- PORTA Antoine, Sergent, un italien né le 24 décembre 1784 dans le département du Mincio. Présent au bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule n° 37. Il n'est pas mentionné qu'il soit passé dans une quelconque formation de la Garde ou de la Jeune Garde en 1815. Son nom est mentionné pour un passage dans la Garde au départ de l'Empereur en février 1815.
Entré au service le 2° Régt d'infanterie Légère italien le 15 décembre 1804. Caporal le 17 septembre 1806. Sergent depuis le 1° avril 1808.
Fait les Campagnes des ans 13 & 14, 1806, 1807 & 1808. A l'armée d'Allemagne en 1809. en Espagne en 1810.
Il est blessé en Suisse. 

- FOTERELLI Philibert, fourrier, un italien né le 4 ocrobre 1797 à Aoste, département de la Doire. Il est présent au Bataillon à la date du 21 mai 1814 sous le matricule n° 38. Aucune mention de son passage dans la Jeune Garde en 1815.

- GASPARINI Antoine, Caporal, un italien âgé de 37 ans. Présent au bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 39. Passe le 3 juin 1815 aux Tirailleurs de la Jeune garde sous le matricule 3979.

- INFANTI Jacques, Caporal, un espagnol né le 10 août 1778. Présent au Bataillon à la date du 21 mai 1814 sous le matricule 40. Il passe dans les Tirailleurs de la Jeune Garde en 1815 sous le matricule 3972.

 - GOVANETTI Joseph Antoine OU GIOVENNETTI Jean Antoine, Caporal, un ligure âgé de 26 ans. Présent au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 41. Il passe au 1° Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde en juin 1815 sous le matricule 58.

- CAGNOL Victor, Caporal, un turinois âgé de 30 ans. Présent au bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 42. Il n'est pas indiqué s'il passe ans la Jeune Garde en 1815.

LES COMPAGNIES

Au nombre de quatre, elles doivent comprendre chacune 1 Capitaine commandant, 1 Lieutenant, 1 Sous-lieutenant, 1 Sergent-major, 4 Sergents, 8 Caporaux , 84 Chasseurs et 2 Tambours. 
En réalité ces chiffres ne furent jamais atteint en raison de départs incessants et de désertions multiples. L'effectif du bataillon n’excéda guère 350 hommes.

La 1ère COMPAGNIE

Selon le registre, cette compagnie a enrôlé 81 hommes.

ARRIGHI Pierre Marie, son Capitaine, vient du 35ème Léger. Un Cortenais âgé de 27 ans. Fils de Mathieu & de Marie. Son père était Commandant de Place.
Entré au service comme Sous-lieutenant dans le Bataillon de Chasseurs Corses le 1° Vendémiaire an 14. Lieutenant au 2° Bataillon du Golo, par Décret Impérial le 27 octobre 1808. Passé aux Pionniers Coloniaux en 1812. Capitaine au 4° Bataillon du 35° Régt d'Infanterie Légère par le Comte BERTHIER le 1° avril 1813. Grade confirmé par Décret Impérial le 17 juillet 1813. Passé aux Carabiniers le 17 avril 1814. C'est un proche de la famille BONAPARTE.

Les Sergents

Enrôlé le Nom & Prénoms - Date & lieu de naissance Divers 
16 Juin 1814 ROSSI Jean Pierre - âgé de 20 ans - natif de Corté - Mle 120Sergent le 1° Juillet - aux Voltigeurs le 1 avril 1815 - Mle 17

Les Caporaux

Enrôlé le Nom & Prénoms - Date & lieu de naissance Divers 
16 juin 1814 COLOMBANI Antoine - 19 ans - natif de Corse - Mle 88 Caporal le 1° Juillet 1814 - Aux Tirailleurs de Jeune Garde - Mle 3971
20 juillet 1814PHILIPI Jean - 38 ans - natif de Hongrie.Mle 195 
11 août 1814 FABIANI Barthélémy - né le 12 décembre 1779 en Italie Mle 256 
1° septembre 1814 RONGEAT Charles - né le 9 mars 1769 à Privat Mle 301 
1° septembre 1814 CARBONE Antoine - né le 24 décembre 1780 à Gênes - Mle 302Aux Tirailleurs de la jeune Garde - Mle 3974 
6 octobre 1814RONGA Georges - né le 15 avril 1775 en Hongrie Mle 362 

Les Tambours

 Enrôlé le Nom & Prénoms - Date & lieu de naissance Divers
6 juillet 1814GORRI Jean François - 18 ans - né à LivourneMle 158 
1 août 1814 DERVILLIER Mitario, né le 12 août 1799 à Bastia Mle 233 
8 août 1814 COLONNA François Louis - 14 décembre 1804 à NogariaRepassé Chasseur le 1° décembre 1814 - Aux Voltigeurs - Mle 147 

Cette compagnie compte un carabinier. Il n'est pas précisé, s'il reste dans sa compagnie, ou s'il rejoint les autres Carabiniers.

FERANDI Jean Grégoire, âgé de 24 ans, natif de Quercitello. Il est entré au Bataillon le 27 août 1814 où il est enregistré sous le Mle 296. Il est nommé Carabinier le 9 janvier 1815.

La 2ème COMPAGNIE

Selon  le registre, cette compagnie a enrôlé 87 hommes après le 21 mai 1814. 
D'après SANTINI, cette compagnie est la plus faible de toute en raison de son effectif, pour cette raison son commandement en a été confié au Lieutenant GABRIELLI. 
Cette compagnie ne compte pas plus d’une cinquantaine d’hommes et n’aura jamais d’officier adjoint. Elle détient le triste record des désertions, à son arrivée à Paris le 02 avril 1815, elle ne compte que 11 hommes.
Si l'on s'en tient à l'état du Bataillon, la compagnie ne semble pas en déficit d'officiers.

GABRIELLI Jean André, Lieutenant. Il est âgé de 42 ans. Il est né à Corté, de Thomas & de Marie Angèle.
Entré au service comme Lieutenant de 1° Classe, nommé par le  Général MORAND au 2° Bataillon d'Infanterie Légère Corse le 1 vendémiaire an 14. Confirmé par décret en date du 19 juin 1806. Licencié avec le Bataillon par décret Impérial le .... Rentré en France dans le 35° Régt d’Infanterie Légère par décision du Comte BERTHIER le 1 avril 1813. Confirmé par décret Impérial du 17 juillet 1813. Il serait lié à la famille ARRIGHI. C'est également un proche de la famille BONAPARTE.
Il est entré au Bataillon le 21 mai 1814, sous le matricule n° 8.

Sergent-Major

Enrôlé le   Nom & Prénoms - Date & lieu de naissanceDIVERS 
21 Décembre 1814 SCAVONI Sébastien - 11 juillet 1786 à Villeneuve d'Astie (Italie)Sergt Major depuis 1810 - Passé aux Voltigeurs sous le Mle 7 - Mle 429

Les Caporaux

Enrôlé le  Nom & Prénoms - Date & lieu de naissance DIVERS
1° Juin 1814 MASSARI Vincent - 19 ans - né à Nissa (Corse) Caporal le 6 Juin 1814 - Passe aux Voltigeurs sous le Mle 69 - Mle 103
20 Juillet 1814 ARRIGHI Pierre - 32 ans - né à Nonza (Corse) Caporal le 21 Juillet 1814 - Mle 188 - Passe aux Voltigeurs sous le Mle 52. 
20 Juillet 1814 SIRRI Charles François - 40 ans - né à Gênes Passe aux Voltigeurs sous le Mle 49 - Mle 193 
20 Juillet 1814GEORGI Pierre - 33 ans - né à Ghisoni (Corse) Passe aux Voltigeurs sous le Mle 50 - Mle 194 
29 Juillet 1814 TACCHINI Ignace - 40 ans - né à Novi Passé aux Voltigeurs sous le Mle 51 - Mle 220 
20 Sept. 1814 GRIMALDI Jean Baptiste - 36 ans - natif de Sartène Passé aux Voltigeurs sous le Mle 55 - Mle 364 

Les Tambours

28 mai 1814 BERNARD François - 26 ans - né à Alençon  Passe aux 1° Voltigeurs sous le Mle 29 - Mle 102
14 Août 1814ZUCCARELLI Joseph - 18 ans - né à Corté Passe aux 1° Voltigeurs sous le Mle 241 - Mle 269 

L'étude du registre fait état de la présence de Carabiniers au sein de cette compagnie. Le registre n'indique pas s'ils sont restés dans leur compagnie d’origine, ou s'ils ont rejoint le reste des Carabiniers.

- ASTOLFI Philippe, âgé de 38 ans, né à Pietralba. Entré au bataillon le 8 septembre 1814. Passé Carabinier le 9 novembre 1814. Il redevient Chasseurs le 1° janvier 1815. Il est inscrit sous le Matricule 322.
- PIETRI Ours Martin, né le 13 mars 1791 ou 92 à Stazzona, Canton d'Orezza. Entré au Bataillon le 20 novembre 1814. Passé Carabinier le 21 décembre 1814. Matricule 401.

La 3ème COMPAGNIE

Selon le registre cette compagnie a enrôlé 82 hommes.

- FREDIANI, Marc Antoine, son Capitaine, est âgé de 28 ans. Il est né à La Penta di Casinca, de Pierre François & de Marie Véronique.
Entré au service comme Sous-lieutenant dans le Bataillon du Prince Félix le 1 mai 1804. Lieutenant le 1 juin 1805. Passé à la Compagnie de Sapeurs le 14 novembre 1812. Nommé Capitaine par le Prince Félix dans le 6° Bataillon du 112° Régt d'Infanterie de Ligne le 20 juin 1813. Confirmé dans le 35° Régt d'infanterie Légère par Décret Impérial du 25 septembre 1813.

- SANTINI Benoit, Sous-lieutenant, il est natif de Perelli d’Alesani. Il est âgé de 25 ans. Il a débuté à 20 ans comme officier au 1er bataillon du Golo, il est passé en 1813 au 35ème Léger.

Les Sergents

 Enrôlé leNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
26 Juin 1814 MARCHETTI Gérôme - 21 ans - natif de Muro (Corse) Passé aux Voltigeurs sous le Mle 25 - Mle 106 
16 Juin 1814 MARCHI Nicolas - 36 ans - né en Corse sans autre précision Caporal en activité - Mle 135 - Passé aux Voltigeurs - Mle 57. 
6 août 1814 RICETTI Jean Baptiste - né le 12 février 1775 à Bastia Entré au service en 1800 - Sergent depuis 1808 - Mle 244 

Les Caporaux

Enrôlé le  Nom & Prénoms - Date & lieu de naissance DIVERS
18 juin 1814CAMPANA Jean - 20 ans - natif de Campana Promu le 1° Juillet 1814 - Passé aux Carabiniers de  sa compagnie - Mle 93 
16 Juin 1814 FIESCHI Simon - 24 octobre 1771 à Canale.  Promu le 1° Juillet 1814 - Mle 95 
26 Juin 1814 SARINI Joseph - 27 ans - natif de Sartène Passé aux Voltigeurs sous le Mle 20 - Mle 104 
16 Juin 1814 MINICONI Antoine - 29 ans - natif de Bocognano Caporal le 2 Juin 1814 - Passé au Voltigeurs sous le Mle 28. 
29 Juillet 1814 TORRE Laurent - 14 décembre 1791 à Ajaccio Passé aux Voltigeurs sous le Mle 27
6 Septembre 1814 LIOTEAU Michel - 27 ans - lieu ignoré Mle 312
15 Juillet 1814 CICCOLI Ange Baptiste - 30 ans - né à Alesani (Corse) - Mle 345Rétrogradé chasseur le 17 septembre - Passé aux Voltigeurs sous le Mle 63 

Les Tambours

 Enrôlé leNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
20 Juillet 1814INNOCENTI Louis - 16 ans - natif de Pise  
8 août 1814 ORSOLANI Jean Mathieu - 12 décembre 1788 à Occhiatana Passé aux Voltigeurs sous le Mle 259 - Mle 247 
8 septembre 1814 LACOMBE Thomas - 15 ans - natif de Périgueux (Dordogne) Passé aux Voltigeurs sous le Mle 71 - Mle 334 
21 mai 1814 BRONTI François - 8 Janvier 1781 à Bronza (Hongrie) - Mle 342Rétrogradé chasseur le 1° novembre 1814 - Passe aux Tirailleurs - Mle 3993 

La 4ème COMPAGNIE

Cette compagnie a enrôlé 130 hommes. C'est le taux le plus élevé du bataillon. C'est aussi la compagnie qui compte le plus de désertion. 
De plus, elle a la particularité de comprendre des carabiniers. Entorse aux règlements, car ces soldats devraient former la 1° Compagnie dite d'élite du bataillon.

MULTEDO Louis, natif 
de Vico, Capitaine. 
Entré au service comme Sous-lieutenant au 3ème bataillon d’infanterie légère Corse le 1 Vendémiaire an 11. Confirmé par décret du 1° Consul le 24 vendémiaire an 11. Lieutenant par S.M. le roi de Naples le 7 novembre 1806. Capitaine au 4° Régt par Décret Impérial le 15 octobre 1809. Passe au service de France dans le 3° Bataillon Etranger par Décret Impérial le 21 avril 1813. C’est de là qu’il vient quand il arrive à l’île d’Elbe. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule n° 6.

FARINOLE Ignace Louis, Lieutenant, un Bastiais âgé de 24 ans.
Entré au service comme volontaire le 11 frimaire an 12 au 2° Bataillon du Golo. Sergent dans la 3° Cie le 5 vendémiaire an 12. Sous-lieutenant provisoire le 1 vendémiaire an 14. Confirmé par décret Impérial par le Comte BERTHIER le 9 juillet 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule n° 10.
 
RUSTERUCCI Augustin, Sous-lieutenant. Il est né le 21 mai 1790 à Ajaccio, fils de François & Toussainte.
Entré au service comme Sous-lieutenant provisoire  au Bataillon du Liamone par nomination du Général MORAND le 24 mai 1809. Licencié le....
Sous-lieutenant à la 35° Légère par décision du Comte BERTHIER le 1° avril 1813. Entré au Bataillon le 21 mai 1814 sous le matricule 14.

LES CARABINIERS
 
L'étude du registre de contrôle du bataillon, mentionne la présence de Carabiniers, au sein de cette compagnie. L'explication pourrait en être que la compagnie connait le plus fort taux de désertions. Pour maintenir les hommes on a jugé opportun pour juguler le mal de créer cette distinction. 
44 individus en ont fait l'objet.

 GRADE NOM - PRÉNOMS - DATE & LIEU DE NAISSANCE DIVERS
Sergent-Major - 7 nov. 1814GAVINI Antoine - 23 octobre 1786 - Stradella (Italie)Entré au Bataillon le 1er octobre 1814 - Mle 358
Sergent - 7 novembre 1814PANZANI Simon - âgé de 30 ans - né à Petra (Corse) Entré au Bataillon le 20 Juillet 1814 - Mle 191
Caporal - 7 novembre 1814 CAMPANA Jean - âgé de 20 ans - né à Campana (Corse) Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 - Mle 93 
Caporal - 7 novembre 1814TOZZA François - né en 1796 à Bastia (Corse)Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 - Mle 101
Caporal - 7 novembre 1814POGGI Ambroise - âgé de 33 ans - né à Gênes (Italie) Entré au Bataillon le 29 Juillet 1814 - Mle 217 
Caporal - 11 décembre 1814 ANTONI Antoine Guillaume - 36 ans - Omessa -  Entré au Bataillon le 17 novembre 1814 - Mle 397
Carabinier - 7 novembre CAIRO Félix - 17 janvier 1780 à Alexandrie (Italie) Entré au Bataillon le 21 mai 1814 - Mle 25 
- id - le 7 nov. 1814        MANCINI François - 22 mai 1776 en Italie.Entré au Bataillon le 21 mai 1814 - Mle 47
- id - le 7 novembre 1814ALBERTINI Jean Laurent - âgé de 22 ans - né à Niolo (Corse)Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 - Mle 72
- id - le 9 novembre 1814VICENZINI Félix - âgé de 20 ans - né en Corse Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 - Mle 85
- id - le 7 novembre 1814SIACCI Jean Baptiste - âgé de 27 ans - né à Ociatana (Corse) Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 -  Mle 92
- id - le 1 décembre 1814ALFONSI Barthélémy - âgé de 17 ans - né à Niolo (Corse) Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 -  Mle 112
- id - le 9 novembre 1814 CAMPAGNONI Mathieu - âgé de 21 ans - né à l’Île Rousse (Corse)Entré au Bataillon le 26 Juin 1814 - Mle 141 
- id - le 7 novembre 1814COTTI François Antoine - âgé de 25 ans - né à Quasquara (Corse)Entré au Bataillon le 20 Juillet 1814 - Mle 154 
- id - le 9 novembre 1814ALLEGRIELLI Michel - né le 14 janvier 1776 à Masse ( ? ) Entré au Bataillon le 6 Juillet 1814 - Mle 159 
- id - le 9 novembre 1814PEROTTI Jean - âgé de 21 ans - né à Calvi (Corse) Entré au Bataillon le 11 Juillet 1814 - Mle 167 
- id - le 9 novembre 1814CIAVATTI Jean Baptiste - né le 28 décembre 1787 à La Porta (Corse)Entré au Bataillon le 20 Juillet 1814 - Mle 176 
- id - le 9 novembre 1814ROSSI Marc - âgé de 24 ans - né à Arro (Corse) Entré au Bataillon le 20 Juillet 1814 - Mle 200 
- id - le 9 novembre 1814GIRASSI Joseph - né le 12 février 1774 à Perro ? (Corse) Entré au Bataillon le 26 Juillet 1814 - Mle 210
- id - le 7 novembre 1814CAPELINI Jacques - né le 12 mars 1791 à Gênes (Italie) Entré au Bataillon le 1° août 1814 - Mle 226 
- id - le 7 novembre 1814PRATTI Jacques - né le 15 décembre 1791 à Senrommi ? (Corse) Entré au Bataillon le 1° août 1814 - Mle 227
- id - le 9 novembre 1814ROSSI Pierre Jean - âgé de 22 ans - né à Cervione (Corse)Entré au Bataillon le 1° août 1814 - Mle 240
- id - le 7 novembre 1814GALIANI Ignace - né le 12 février 1793 à Bastia (Corse)Entré au Bataillon le 11 août 1814 - Mle 253 
- id - le 7 novembre 1814 BIAGGINI Dominique - né le 24 octobre 1795 au Cap Corse (sic) Entré au Bataillon le 11 août 1814 - Mle 254 
- id - le 7 novembre 1814VIALLE André - âgé de 23 ans - né en Italie Entré au Bataillon le 14 août 1814 - Mle 264 
- id - le 7 novembre 1814ZATTARA Pierre - âgé de 31 ans - né à Borgo (Corse)Entré au Bataillon le 14 août 1814 - Mle 266
- id - le 7 novembre 1814 MARESTA Pierre - âgé de 22 ans - né à Omessa (Corse) Entré au Bataillon le 21 août 1814 - Mle 281 
- id - le 7 novembre 1814VERDONI Thomas - âgé de 21 ans - né à Omessa (Corse) Entré au Bataillon le 21 août 1814  - Mle 283 
- id - le 7 novembre 1814FRANCESCHINI Benoît - âgé de 27 ans - né à Omessa (Corse) Entré au Bataillon le 21 août 1814 - Mle 284 
- id - le 9 novembre 1814 FERANDI Jean Grégoire - âgé de 24 ans - né à Quarcitello (Corse) Entré au Bataillon le 27 août 1814 - Mle 296 
- id - le 9 janvier 1815 FERANDI Ange - âgé de 22 ans - né à Casabianca (Corse) Entré au Bataillon le 27 août 1814 - Mle 297 
- id - le 9 novembre 1814RAFFALI Antoine - âgé de 23 ans - né à Stazzona (Corse) Entré au Bataillon le 29 août 1814 - Mle 300 
- id - le 7 novembre 1814RAFFALI Jean - âgé de 22 ans - né à Penta di Casinca (Corse) Entré au Bataillon le 8 Septembre 1814 - Mle 316 
- id - le 7 novembre 1814CIPRIANI Simon - âgé de 22 ans  - né à Penta di Casinca (Corse)Entré au Bataillon le 8 Septembre 1814 - Mle 318
- id - le 9 novembre 1814ORSONI François - âgé de 24 ans - né à Ficaja (Corse) Entré au Bataillon le 12 Septembre 1814 - Mle 340 
- id - le 9 novembre 1814ANDREANI Charles Thomas - âgé de 36 ans - né à Croce (Corse) Entré au Bataillon le 12 Septembre 1814 - Mle 341
- id - le 7 novembre 1814 DEFRANCESCHI Antoine - âgé de 30 ans - né à Vicenza (Istrie) Entré au Bataillon le 6 Septembre 1814 - Mle 348 
- id - le 9 novembre 1814CASABIANCA Ange - né le 10 septembre 1783 à Casabianca d'Ampugnani Entré au Bataillon le 24 octobre 1814 - Mle 375
- id - le 9 novembre 1814AMBROSI Ange Toussaint - né le 25 novembre 1774 à Aïti (Corse) Entré au Bataillon le 1° Novembre 1814 - Mle 386 
- id - le 21 décembre 1814 PIETRI Horace Martin - né le 19 mars 1792 en Corse Entré au Bataillon le 20 Novrmbre 1814 - Mle 401 
- id - le 21 décembre 1814MARCHI Jean Baptiste - né le 25 déc. 1789 à Ambiegna (Corse) Entré au Bataillon le 6 décembre 1814 -  Mle 418
Tambour - 7 novembre 1814ZANETTINI Antoine - âgé de 21 ans - né à Bastia (Corse) Entré au Bataillon le 16 Juin 1814 - Mle 100 
Tambour CALISTRI Jean - né le 28 décembre 1786 à Muro (Corse) Entré au Bataillon le 8 août 1814 - Mle 246 
Tambour le 7 août 1814 VINCIGUERRA Charles Antoine - âgé de 20 ans - né à Bastia (Corse) Entré au Bataillon le 8 Septembre 1814 - Mle 317

Sergents-Majors

 Enrôlé leNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
20 Juillet 1814 STEFANI Natal - 28 ans - natif de Serragio (Corse)- Mle 204Nommé le 1° août 1814 à la suite - Passé aux Voltigeurs Mle 9.
1° Octobre 1814 GAVINI Ambroise - 10 octobre 1781 à Pastoreccia - Mle 358Nommé le 7 novembre aux Carabiniers  - Sergent Major depuis 1806

Les Sergents

 Enrôlé leNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
11 Juin 1814PAOLI Natal - 28 ans - natif de Quercitellu (Corse) Passé au Voltigeurs sous le Mle 15 - Mle 105 
20 Juillet 1814 PANZANI Simon - 30 ans -natif de Petra (Corse) Passé au Voltigeurs sous le Mle 14 - Mle 191
26 Juillet 1814 GHILGHINI Pierre - 35 ans - natif de Tattone Passé aux Tirailleurs sous le Mle 3970 - Sergent depuis février 1811 - Mle 192
11 Décembre 1814 CASABIANCA Jean Baptiste - 5 avril 1785 à Pigna Sergent depuis 1808 - Mle 420 - Passe aux Voltigeurs - Mle 16 

Les Caporaux

EnrôléNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
29 Juillet 1814POGGI Ambroise - 33 ans - GênesPassé aux Carabiniers le 7 novembre 1814 - Mle 217 
29 Juillet 1814 GERASSO ? - 24 décembre 1774 à GênesCongédié le 21 septembre 1814 
7 novembre 1814 ANTONI Antoine Gabriel - 36 ans - natif d'Omessa - Mle 397Caporal le 11 décembre, passé Gendarme le 7 janv. 1815 

Les Tambours

 Enrôlé leNom & Prénoms - Date & lieu de naissance  DIVERS
1° Août 1814ZANETTINI Charles François - 15 ans - né à Bastia Passé aux Voltigeurs sous le Mle 67 - Mle 232
8 août 1814 CALISTRI Jean - 28 décembre 1786 à Muro (Corse) Congédié le 11 novembre 1814 - Mle 246 
8 Septembre 1814 VINCIGUERRA Charles Antoine - 20 ans - né à Bastia Tambour le 1 novembre - Mle 317 - Passe aux Carabiniers le 7 août 1814.

Quelques soldats apparaissent sans affectation de compagnie :  1 Sous-officier + 14 Chasseurs = 15

PERECINI François, 22 ans ; Santa Liberata ; Chasseur ; Mle 173
MARTINETTI Mathieu, 24 janvier 1787 à Lambonia ; Chasseur ;  Mle 196.
MARTINETTI Louis, 25 juin 1796 à Lambonia ; Chasseur ; Mle 351. 
JULLIEN Jean Baptiste, 17 août 1791 à Lyon - Chasseur ; Mle 357. 
CRISTIANI Blaise, 22 ans ; de Corté ; Chasseur ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 365. 
PAOLI Pierre Jean, 24 ans ; de Sartène ; Chasseur ; Congédié le 2 septembre 1814 ; Mle 369.
POLETTI François, 31 décembre 1797 à Morosaglia ; Chasseurs ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 380. 
MATTEÏ Jean Paul, 27 mars 1781 à Ferlane ; Sergent ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 384.
GRAZIANI Ange, le 4 mars ? à Castinetta de Rostino ; Chasseur ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 422. 
TUSSEIL Aimé, 6 janvier 1781 à Ligné (?) Chere ; Passe aux Voltigeurs (?) ; Mle 423.
FRANCESCHI Jean Antoine, 29 novembre 1799 à Ampugnani ; Passe aux Tirailleurs ; Mle 424.
BARUCCI Louis, 16 septembre 1785 à Florence ; Chasseur ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 434. 
MARES François, 7 septembre 1800 à Chalons s/ Saône ; Chasseur ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 436 - 
VENTURA Jean, 20 juillet 1804 à Corchella d'Orezza ; Enfant de troupe ; Passe aux Voltigeurs ; Mle 437.
PAGIMNI François, 14 octobre 1775 à Portoferrajo ; Chasseur ; Mle 438.

LES PERTES
2 Chasseurs sont décédés sans qu'il ne soit fait mention de la cause.

- SUBO Michel, Mle 36. Chasseur entré au bataillon le 21 mai 1814. Il décède le 1° août 1814.
-ASTOLFI Ange, agé de 18 ans. Natif de Poggio, canton de Tavagna. Il est fils d'Antoine Marie & Rose. Entré au Bataillon le 4 août 1814 à la 2° Compagnie, sous le matricule 228. Il décède le 27 décembre 1814.

ENFANTS DE TROUPE

Le registre de contrôle du Bataillon mentionne la présence de 5 enfants de troupe : 
Un seul va suivre le bataillon en 1815 : Jean VENTURA.
- GUASCO Augustin, né à Bastia, il est le fils du commandant. Il est âgé de 9 ans. Il est affecté à la 4° Compagnie. Il est inscrit au registre matricule sous le n° 43.
- VOYCHKOSKI Antoine, matricule n° 61. Il est le fils d'un Sergent du bataillon. Il est affecté à la 4° Compagnie. 
- WEISSEMBERG Antoine, né à Porto Ferrajo, âgé de 2 ans. Il est le fils du Sergent WEISSEMBBERG. Il est également affecté à la 4° Compagnie sous le matricule 62.
BATULEVITZ. Affecté à la 4° Compagnie sous le matricule 63.
- VENTURA Jean, né le 20 juillet 1801 à Corchella d'Orezza en Corse, fils de Jacques & d'Etoile Marie. Entré au bataillon le 11 février 1815 au Bataillon sous le matricule 437, il le suit lors du retour en France. Le 30 Juin 1815,  il est versé comme Tambour, à la 1° Cie du 2° Bataillon du 7° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde sous le matricule 6899. Il est licencié le 15 septembre 1815.

RECRUTEMENT

L’armée Elboise se compose théoriquement de 3 bataillons. Le bataillon de la Garde Impériale (594 hommes), 1 Bataillon corse à 400 hommes, 1 Bataillon Elbois à 400 hommes. En outre 108 polonais, 28 canonniers, 20 marins, 20 musiciens, 14 tambours et 8 mameluks, tous de la Garde. Soit 1 592 hommes. Plus 50 gendarmes dont le chiffre ne sera jamais atteint en raison des difficultés de recrutement.

Si le bataillon compte pléthores d’officiers, on sait par contre que les effectifs du bataillon ne seront jamais atteint. La force du bataillon ne dépassera jamais les 350 hommes.
Aussi Napoléon engage des recruteurs pour passer en Corse et en Toscane afin de susciter des vocations. Pour cela il a promis le galon de capitaine à celui qui ramènerait 40 hommes, lieutenant pour 30 hommes, sergent pour 10.
Malgré la surveillance autour de l’île, par les frégates «Fleur de Lys» et «Melpomène» on sait que de nombreux passages tant vers la Corse que vers la Toscane sont réalisés avec plus ou moins de succès.

Napoléon envoie des agents recruteurs en Toscane, en Italie du Nord, ainsi qu'en Corse, pour enrôler "des hommes solides, vigoureux et prêts à tenter n'importe quelle entreprise". Les volontaires reçoivent une prime de 100 francs.
Le Lieutenant CAVIGLIOLI ramène 18 recrues.
le 21 juillet, 25 militaires débarquent de "l'Inconstant", soit : 11 fusiliers, 1 gendarme, 2 lieutenants, 8 sergents, 1 mameluk et 1 chirurgien.
De nombreux Corses se présentent pour prendre du service.
Le 5 août, 1 lieutenant, 2 sous-lieutenants et 1 sergent-major arrivent encore. La petite armée compte plus d'officiers que de soldats, DROUOT en verse quelques uns dans la Garde.
Un rapport de DROUOT, daté du 16 septembre mentionne l'arrivée de 31 officiers, dont 3 colonels, 3 chefs de bataillon, 13 capitaines, 6 lieutenants & 6 sous-lieutenants.
Le sergent Corse MATTEI, ramène le 25 octobre, 8 recrues qui vont renforcer la 1ère Compagnie.
Le 23 novembre, 15 Corses rejoignent le bataillon.

Malgré les recommandations de discrétion de l'Empereur à ses recruteurs, leurs agissements ne passent pas inaperçus. En Corse les enrôlements sont interdits. 
Les agents recruteurs sont poursuivis dans toute l'Italie.
L'ambassadeur de France à Rome indique que le Préfet de Corse obtient des succès dans sa lutte contre les recruteurs clandestins, car il a fait arrêter en mer et ramener à Bastia, deux navires chargés de "cette espèce de canaille".
CAMPBELL qui assure la surveillance de l’île, mentionne que STAHRENBERG le Commandant militaire Autrichien de la Toscane, et le gouverneur de la Corse BRUSLART font fusiller lorsqu’ils sont pris recruteurs et recrutés.
Trois officiers le lieutenant QUILICI, le piémontais de MONTE & ASCIUTTI sont arrêtés en Toscane, sous l’inculpation de recrutement illicite. Ils tiennent à Livourne un petit bureau de recrutement. Ils sont assistés d'un certain BARATTA, d'un dénommé CARRARA et d'un corse nommé INTRICO.

On possède une lettre datée du 19 juin 1814 du Commandant GUASCO qui proteste auprès du général SPANNOCHI,  gouverneur de Livourne contre leur arrestation : «car ils n’avaient pas enrôlés des Toscans, mais des Corses, des Polonais et des Français» ; Ils sont relâchés. Aussi engage-t-on tout ce qui se présente : Génois, Toscans, Français du continent et même des Hongrois.(*).

Départ pour Longone - Gravure de Marc SANDELLI - Extraite de la Petite Armée de G. DADDI.
 
Le registre fait état de 33 militaires congédiés par ordre du Général Gouverneur de l’Île d'Elbe. Le motif du congé n'est pas mentionné dans le registre.  

 Grade Nom & Prénom Date  Compagnie Mle
Lieutenant ASCIVUTI   ?ignorée  11
Sergent GELORIST  Martam  29 octobre 1814 31
Sergent MARIANI   ? 1° septembre 1814 35
ChasseurNADGY Joseph 29 octobre 1814 44
ChasseurBALDRACHI Paul 29 octobre 1814 45 
ChasseurMUCCI   ?26 mai 1814 4° 54 
ChasseurROSSI Martam 11 septembre 1814 4° 71 
ChasseurNOUNSI Paul 11 septembre 18144° 78 
Chasseur GUIDICHELLI Jean 10 septembre 1814 4° 86 
Chasseur CASTIGLIONI Noël 3 septembre 1814 4° 91 
Chasseur POZZO DI BORGO Thomas 26 septembre 1814 4° 122 
Chasseur FERRACI Antoine 16 octobre 1814 4° 132 
Chasseur SASSI Paul 29 octobre 1814     4°    143 
Chasseur LOUERINI Louis 11 novembre 1814 4° 146 
Chasseur COLONA Jean Baptiste 3 décembre 1814 4° 161 
Chasseur POMPEGANI Joseph 3 septembre 1814 4° 181 
Chasseur VALENTINI Louis 11 novembre 1814 4° 185 
Chasseur CAROSSI Jean 11 novembre 1814 4° 235 
Chasseur PRETI Jean Dominique 11 novembre 1814 4° 236 
Tambour CALISTRI Jean 11 novembre 1814 4° 246 
Chasseur LEGA Dominique  3 septembre 18144° 266 
Chasseur PAOLI Paul - mention rayée - passé aux Voltigeurs  2 septembre 1814276 
Chasseur VIRRIOT Jacques Marie 10 septembre 18144° 303 
Chasseur PERISCIUTTI Dominique 1 janvier 1815 2° 305 
Chasseur GUIDICELLI Charles Félix  11 novembre 18144° 332 
Chasseur ARRIGHI François 13 septembre 1814 4° 343 
Chasseur MANTERO Pascal 13 septembre 1814 4° 344 
Caporal CERASSO    ? 21 septembre 18144° 345 
Chasseur TREVISO Salomon 13 septembre 1814 4° 349 
Chasseur OVAZZA Théodore 13 septembre 1814 4° 350 
Chasseur GIANNOTTINI Noël - mention rayée 3 septembre 18144° 354 
Chasseur JULLIEN Jean Mathieu - Passé aux Tirailleurs  13 septembre 18141° 355 
Chasseur PAOLI Pierre Jean2 septembre 1814 ?369
 TOTAL 33

2 militaires congédiés sont réintégrés. Il s'agit de PAOLI Paul, peut-être confondu avec son homonyme PAOLI Pierre Jean, et JULLIEN Jean Mathieu. Ces deux chasseurs sont mentionnés dans les rangs de la Jeune Garde en juin 1815.

Une lettre de congé signée du Colonel JERZMANOWSKI a été vendue récemment. Cette lettre concerne le Sergent GELORIST congédié le 29 octobre 1814.
"Longone, 26 octobre 1814, Bataillon des Chasseurs / D'après l'autorisation de Mr le Comte Drouot. Nous membre du Conseil d'Administration du dit Bataillon, renvoyons le dénommé Gelois comme mauvais sujet, et indigne de servi dans les troupes de Sa Majesté l'Empereur Napoléon. (information de Miguel MOUTOY)

LES MUTATIONS

3 Chasseurs sont versés dans d'autres unités. 2 à la Garde et 1 à la Gendarmerie.
- GUIDOTTI Louis, né le 12 février 1794 à Pise, de Vincent & de Lucie. Entré au Bataillon le 16 juin 1814 à la 4° Cie, Mle 352. Il est versé dans Garde Impériale le 16 Juillet.
- RONDINI Emanuel, né le 24 janvier 1794 à Gênes, de François & Marie. Entré au Bataillon le 29 juillet 1814, à la 4° Cie sous le Mle 219. Passe à la garde Impériale le 6 octobre.
- ANTONI0 Antoine Guglielmo, Mle 397, est passé gendarme.

LES PUNITIONS

Tout manquement à la discipline fait l'objet de sanction disciplinaire. 4 Chasseurs sont passés devant un tribunal pour y être jugés. Les motifs ne son pas portés au registre.

- LECCIA Ignace, âgé de 20 ans, natif de Pere, fils de François & de Julie Françoise, entré au Bataillon le 16 juin 1814 à la 4° Compagnie, Mle 75. Il est puni d'une peine de détention de 2 ans, le 1 novembre 1814. Le motif n'est pas mentionné.
- LAMBROSCHINI Joachim, âgé de 19 ans, natif d'Ajaccio, de Pierre & Danoria, entré au Bataillon le 16 juin 1814, à  la 3° Compagnie. Il est jugé le 2 novembre et acquitté le 25. On en ignore le motif.
- NERFI Dominique, un bastiais de 19 ans, fils d'André & Camille. En jugement le 22 octobre, il est acquitté le 15 novembre. Il est congédié le 17 novembre. 
- PERETTI Antoine, agé de 40 ans, natif de Ficaja. Entré au Bataillon le 6 septembre 1814 à la 2° Cie, Mle 310. En jugement le 29 octobre, et acquitté le 1° novembre. Il est rayé des contrôles le 9 novembre suivant. Il est réintégré car il passe aux Voltigeurs de la garde. Motif ignoré.

LES DÉSERTEURS

Malgré les efforts entrepris, le bataillon n'eut jamais son effectif au complet tant les désertions sont nombreuses. Ce mal est endémique au Bataillon. 

- Les chasseurs CALAMARTER, FOGLI, BASTIANELLI, MASSI, PRUNETTI, RACHELLI, PINZUTTI, AUBERTI, GENOVA, GUINTINI, TOMAGGI, TISELLI et PAOLI semblent déserter en masse le 25 août 1814.
Ils sont tous pris, jugés et condamnés à mort. Ils sont graciés par l'Empereur. 
Parmi eux, 5 désertent à nouveau le 20 octobre suivant : CALAMARTER, FOGLI, BASTIANELLI, MASSI & PAOLI.
- BASTIANELLI Toussaint, âgé de 22 ans, désertent encore deux fois. Il a du être repris, car on le retrouve dans les rangs des Tirailleurs de Jeune Garde sous le matricule 4017.
- GENOVA, GUINTINI, TOMAGGI sont condamnés à mort et graciés par l'Empereur. Ils sont congédiés le 11 septembre. Cela ne semple pas empécher TOMAGGI d’être présent dans les rangs des Tirailleurs de la Jeune Garde sous le matricule 4013.
- PRUNETTI qui n'a pas récidivé, passe aux Voltigeurs de Jeune garde sous le Mle 100, il en est de même pour AUBERTI, Mle 185 & TISELLI, Mle 142.
- PAPADANI déserte en septembre. Il est pris, jugé et condamné à mort. Il est gracié par l'Empereur, et déserte à nouveau le 20 octobre.
-BARTHOLI qui déserte en septembre, est pris. Jugé et condamné à mort, il est gracié par l'Empereur. Il fait la campagne de 1815 dans les rangs des Voltigeurs sous le matricule 245.
- VIRGITTI François, âgé de 17 ans, il est natif de Cervione, issu de Joseph & Marie Catherine. Entré au Bataillon le 1 août 1814 à la 4° Compagnie sous le Mle 241. Il déserte et est rayé des contrôles le 31 août 1814. En juin 1815 il sert aux Voltigeurs de la Jeune Garde sous le Mle 5832.

Chasseur du Régiment de la Méditerranée par Henri BOISSELIER - coll. part.

- PASQUALINI Nicodème (Mle 278), âgé de 19 ans, natif de Castinetta, déserte le 1° décembre 1814. Pris, il est réintégré, et sert en 1815 aux Tirailleurs de la Jeune Garde (Mle 4007).
- POGGI Chasseur à la 4° Compagnie, (Mle 67), est indiqué comme déserteur. Une mention marginale indique qu'il est présent à la Bataille du Mont Saint Jean le 18 juin 1815 où il est blessé d'une balle. Il a servi du 1° Juin 1815 au 16 septembre 1815 aux Tirailleurs de la Garde, sans aucune mention de son passage dans cette unité sur le registre.

D'autres encore profitent d'un détachement sur l’îlot de la Pianosa, pour jouer la fille de l'air :
- CAISSE Joseph, Mle 177, né le 18 décembre 1795 à Nonza, de Théodore & Sacra Maria. Détaché sur l'île de la Pianosa, il déserte. Pris, il est jugé et acquitté le 4 août 1814. Il est congédié 3 septembre 1814.
- SUZZONI Jean Félix, Mle 178, né le 30 décembre 1792 à Nocario, de Xavier & d'Ursule. Il déserte également alors qu'il se trouve à la Pianosa. Jugé le 30 juillet, il est acquitté le 4 août. Il passe aux Voltigeurs en juin 1815 sous le Mle 189.
- TOMASI Augustin, né le 24 octobre 1791 à Ajaccio, de Mathieu & Marie Françoise, Mle 182. Déserte alors qu'il est détaché à la Pianosa. Il est pris et jugé le 30 juillet. Il est acquitté le 4 août. Il passe aux Voltigeurs sous le Mle 191.

 Nom & Prénoms- Date & Lieu de naissance - MleGradeDate 1° Cie 2° Cie 3° Cie 4° Cie Divers 
VITAL Jean - 33Sergent 29 août 1814      
MULER François - 10/06/1798 - Allemagne - 64.Chasseur 29 Juillet 1814   X  Acquitté reprend du service 
POGGI Joseph - 18 ans - Ajaccio - 67Chasseur  20 octobre 1814   Présent à Waterloo 
CALAMARTER Pierre -18 ans - Ajaccio - 68 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié - récidive 
FOGLI Joseph - 19 ans - Ajaccio -  69 Chasseur ?   XCondamné & gracié - récidive
BASTIANELLI Toussaint - 22 ans - Ocanano - 76Chasseur25 août 1814   Condamné & gracié - 2 récidives - repris
MASSI Joseph - 21 ans - Ajaccio - 77 Chasseur25 août 1814   Condamné & gracié - récidive 
ALBERTI Louis - 21 ans - Corse - 80 Chasseur 26 juillet 1814     
FABIANI Dominique - 23 ans - Corse - 81 Chasseur 26 juillet 1814     
FABIANI Antoine - 19 ans - Corse - 90Chasseur26 juillet 1814     
LOUIS Jean Marie - 20 ans - ? - 94 Chasseur 20 octobre 1814     
PRUNETTI Jean - 22 ans - Campo - 96 Chasseur 25 août 1814   X  Condamné & gracié 
GRAZZI Jean Pierre - 11/08/1791 - Guagno - 99 Chasseur 20 septembre 1814     
TOURANGEON Jean François - 19 ans - Ajaccio - 108Chasseur 20 octobre 1814     
RACHELLI François - 20 ans - Bocognano - 110 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié 
PINZUTTI Dominique - 21 ans - Feliceto - 111 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié 
ALFONSI Barthélémi - 17 ans - Niolo - 112 Carabinier 28 décembre 1814     
AUBERTI Jean - 21 ans - Muro - 114 Chasseur 25 août 1814   X  Condamné & gracié 
COLOMBANI Barthélémi - 25 ans - Ghisoni - 116 Chasseur 20 octobre 1814     
SARTI Antoine - 25 ans - Bastia - 119 Chasseur 14 juillet 1814     
BARTOLI Mathieu - 18 ans - Ajaccio - 124 Chasseur 25 septembre 1814    Condamné & gracié 
PAPADANI Elie - 21 ans- Ajaccio - 125 Chasseur 14 septembre 1814    Condamné & gracié - récidive
ZEVAYO François - 20 ans - Corse - 126 Chasseur 14 Juillet 1814     
GULLIANI Jean François - 20 ans - Corse - 127 Chasseur 14 Juillet 1814     
GENOVA Jerôme - 19 ans - Ajaccio - 128 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié - Congédié 
BONELLI Paul - ? - Bocognano - 130 Chasseur  27 juillet 1814    
GUINTINI Nicolas - 20 ans - Omessa - 134 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié - Congédié 
MODESTI Jean - 12/12/1798 - Capcorsin - 140 Chasseur15 juillet 1814     
BOVERA Dominique - 12/12/1793 - Cervione - 145 Chasseur 17 septembre 1814     
TOMAGGI Augustin - 10/12/1791 - Vero - 163 Chasseur  25 août 1814   Condamné & gracié - Congédié & repris 
TISELLI François - 25/01/1792 - Vero - 164 Chasseur 25 août 1814    Condamné & gracié - reprend du service
CAISSE Joseph - 18/12/1795 à Nonza - 177 Chasseur 3 septembre 1814    Condamné & congédié 
SUZZONI Jean Félix - 30/12/1792 à Nocario - 178 Chasseur 30 juillet 1814    Condamné & acquitté - Aux Voltigeurs 
VELLUTINI Mathieu - 24/12/1798 à Ajaccio - 180  Chasseur 16 juillet 1814     
TOMASI Augustin - 24/10/1795 à Ajaccio - 182Chasseur Juillet 1814  X  Condamné & acquitté - Aux Voltigeurs 
GRÉGOIRE Louis - 28 ans - Valinco - 183 Chasseur 20 octobre 1814     
ANTONELLI Jean François - 27 ans - 184 Chasseur 20 octobre 1814     
IGNACE Louis - 19 ans - Ghisoni - 186Chasseur15 septembre 1814     
AITELLI Antoine - 21 ans - Bastia - 209 Chasseur 15 novembre 1814     
ROSELLI Joseph - 34 ans - Gênes - 214Chasseur 2 octobre 1814     
PICCARDI Joseph - 30 ans - Ajaccio - 216 Chasseur 13 novembre 1814     
BASILI Jean Antoine - 21 ans - Génois - 230 Chasseur 3 septembre 1814     
VIRGITTI François - 17 ans - Cervione - 241 Chasseur 21 août 1814    Passe aux Voltigeurs 
CONZA Jean Baptiste - 12/01/1796 à Bastia - 255 Chasseur 25 avril 1814     
PAOLI Jean Baptiste - 25 ans - Ghisoni - 265 Chasseur 25 août 1814    Condamné & acquitté - récidive 
PASQUALINI Nicodème - 19 ans - Castinetta - 278 Chasseur 1° décembre 1814    Réintégré - Passé au Tirailleurs 
SANTI Nicolas - 24 ans - Omessa - 285 Chasseur 15 novembre 1814     
STRAMBI François - 32 ans - Leccia - 291 Chasseur 21 septembre 1814     
GIANNI Paul - 23/10/1786 - Génois - 356  Chasseur 3 novembre 1814     
NICOLAÏ Paul - 24 ans - Garbini - 367 Chasseur 24 décembre 1814    X 
CARREGA François - 22 ans - Bonifacio   Chasseur24 décembre 1814     
   TOTAL 1 142  + 1 =   51 Déserteurs 

Si l'on se réfère à ce tableau, le bataillon totalise 51 déserteurs entre mai 1814 et février 1815 ; 29 hommes ont réussi leur départ & échappé à toutes poursuites ; 22 hommes ont été pris, jugés et condamné à mort. Ils sont graciés par l'Empereur.
6 ont récidivé, dont 1 par deux fois ; 3 sont congédiés, mais 1 est repris après condamnation et mise en congé & 9 reprennent du service après avoir été jugés & con-damnés.
Il y a le cas d'un Chasseur-Flanqueur, mentionné comme déserteur qui rejoint son unité à Paris. Il intègre la Jeune Garde. Il a été retenu prisonnier par l'armée royale. Pris sans doute dans la vallée du Rhône.
- GOERTZ Louis, Mle 59, un chasseur présent depuis le 21 mai 1814 est rayé des contrôles le 10 septembre 1814 pour longue absence. Il était en mission en Corse. Fait-il partie des recruteurs envoyés en Corse ?

CANTONNEMENTS

Le problème du casernement de la troupe s'impose également très vite. Dès le 9 août L'Empereur désire installer une compagnie du bataillon Corse à la caserne de la Linguella. Mais les locaux ont reçu des galeux, il s'avère nécessaire de la blanchir et de la remettre en état.

Le 9 octobre 1814, l'Empereur écrit au général DROUOT une lettre relative au service de la place de Porto Ferrajo.

"Le poste de la Porte de terre sera ôté à la garde et donné aux Polonais à pied, ce qui réduira le service de la garde à quatre vingt cinq hommes, et leur assurera leurs 5 jours. L'officier de la garde recevra les rapports de toute la place, hormis celle de la Linguella.
Le bataillon de chasseurs fournira dix hommes à Saint-Joseph, six au bagne, cinq à l'hôpital, cinq à Sainte Fine, cinq à Saint Hilaire. Il y aura de plus un officier et un tambour à Saint-Joseph. Vous tiendrez les deux compagnies de chasseurs au complet de cent soixante hommes présents sous les armes, officiers compris, par conséquent, trente deux hommes de service ne feront que la cinquième. Vous ferez venir de Longone des hommes en subsistance pour remplacer les malades. Le bataillon franc ne fera pas de service."

Le bataillon Corse à la Linguella -Illustrations de M SANDELLI - Extraite de la Petite Armée de G. Daddi - 
Crédit photo M. MOUTOY

Toutefois il semblerait que l’état-major, la 3ème et la 4ème Compagnie cantonnent à la forteresse de Longone, et que la 1ère et la 2ème compagnie à Porto Ferrajo dans la caserne de la Linguella.
A partir du 1er janvier 1815, ces deux compagnies doivent fournir chacune 1 sergent et 10 hommes à chacun des forts de Montebello, de Saint Hilaire et Saint Claude qui se trouvent sur le territoire de la capitale. Nous le savons par une lettre de Napoléon adressé à DROUOT dont voici la teneur.

Monsieur le comte DROUOT, présentez moi trois officiers chef de bataillon ou capitaine à la suite pour commander les forts de Montebello, Saint Hilaire et Saint Claude. L’un et l’autre y seront logés et ne pourront découcher. Ils auront les clés des magasins de vivres, des poudres et des citernes. A compter du lundi 1er janvier, le service des forts de Montebello, Saint Hilaire et Saint Claude sera fait par un sergent et dix hommes du bataillon corse. Il y aura de plus dans chaque fort deux canonniers. Ces détachements seront relevés tous les mois et ils n’auront pas d’autre caserne. Tous les hommes formant la garnison de ces forts devront toujours s’y trouver une heure avant le coucher du soleil et ils ne pourront sortir en ville que par la permission du commandant qui ne l’accorde que une heure après le lever du soleil et seulement à la moitié de la garnison, de sorte qu’il y aura toujours au fort cinq hommes et un canonnier.
Par ce moyen 30 hommes du bataillon Corse se trouvent ainsi logés.

Le capitaine corse LUSINI est nommé commandant du Fort Montebello, le Chef de bataillon BENEDICTINI au fort de Saint-Hilaire. 
Quant au fort Saint Claude, son commandant ne peut y être logé, toutefois, une compagnie du bataillon Corse y est caserné. (Lettres à DROUOT du 29 décembre 1814).

"Nommez le chef de bataillon Benedictini commandant du Fort Saint-Hilaire, et le capitaine corse Lusini commandant du fort Montebello. ; puisque le commandant du fort de Saint-Cloud ne peut y être logé, il ne faut mettre personne. Vous ferez placer au fort saint-Hilaire une compagnie du bataillon corse ; les trois officiers y seront logés ; il faut également y placer un détachement de dix canonniers et surtout les Polonais à faire des saucissons et des gabions. L'atelier pouvait être placé au fort Saint-Hilaire où l'on en réunirait un grand nombre. Il faudrait que les officiers polonais, les officiers d'artillerie ainsi que les sous-officiers allassent à la théorie de la construction des plate-formes pour les différents armes. S'il se trouve à Porto-Ferrajo des officiers à la suite qui n'y soient pas allés à Longone,donnez-leur l'ordre d'y aller à Saint-Hilaire. S'il y a des logements au fort Montebello, on pourrait les donner à quelques officiers à la suite qui les désireraient".

La Pianosa est occupée à partir de la fin juillet 1814. Cette île est située au sud d'Elbe. D'après les contemporains, n'offre aucun mouillage, et s'élève à peine au dessus du niveau de la mer. En 1806, une tour fortifiée y est occupée par une garnison d'une trentaine d'hommes avec deux canons. Le 26 mai 1809, la Pianosa est attaquée par une frégate anglaise. Le fort est défendu par une trentaine de soldats étrangers et quatre canonniers français du 4° Régiment d'Artillerie à pied. L'officier commandant du fort est tué au début de l'attaque, provoquant la fuite des soldats qui passent à l'ennemi. Les canonniers français sont faits prisonniers et envoyés en Sicile. Les Anglais font sauter la tour et l'îlot reste inhabité jusqu'en 1814. 

Les défenses ont été relevées et l’îlot est occupé par un détachement de soldats, généralement des punis, tant de la Garde que du bataillon Corse.  
Lettre à Drouot du 9 août 1814 :
" J'ai donné l'ordre d'envoyer à la Pianosa un grenadier de la garde ; envoyez-y également les grenadiers Renaud, André, Badano, Carpentier, et le lancier Sobolowski, ce qui fait six hommes. Ils ne toucheront pas leur solde, et il leur en sera fait rappel à leur retour, s'il y a lieu. Ils seront employés aux travaux et ilsauront pour vivre leur ration et la journée qu'on leur donnera. Si on est content d'eux, on les fera rentrer à la compagnie dans deux mois, après m'avoir fourni un rapport à cet égard. Recommandez au commandant de la Pianosa de veiller sur ces hommes et de leur faire considérer leur séjour dans l'isle comme une punition. Envoyez-y également le sergent Perrier. Un sergent fera les fonctions de sergent-major, et, comme il y en a plus qu'il n'en faut, il sera inutile de le remplacer ; ajournez ce qui est relatif à Riverand. Si le sieur Gottmann surveille bien ces hommes et qu'il leur parle, cette punition pourra leur être salutaire ; peut-être même quelques uns pourront s'établir à la Pianosa."

Une fois le casernement sur la Pianosa établi, l'Empereur écrit à DROUOT le 26 septembre 1814.
"Donnez l'ordre au commandant de la Pianosa de faire exercer à la manœuvre du canon tous les détachements du bataillon franc ou du bataillon corse qui arrivent dans l'île. Après huit jours d'exercice en blanc, il leur fera tirer trois boulets par chaque pièce. A cet effet, la batterie de la petite isle tirera sur la Pianosa, où il sera placé un blanc sur le sable. Vous donnerez l'ordre qu'il reste toujours à la Pianosa un canonnier et deux Polonais, en ayant soin de choisir les plus instruits dans les manœuvres du canon de siège et de côte, et ayant fait le polygone. Un de ces canonniers polonais sera toujours placé sur la petite isle. Ce détachement sera relevé tous les mois."

En octobre 1814, ordre est donné par Napoléon d’envoyer de Longone à Portoferrajo 45 chasseurs corses pour porter à 80 hommes chacune des deux compagnies qui s’y trouvent. Cette opération laisse à Longone 47 chasseurs.

LE SERVICE

La nature du service est peu glorieux, réfection de routes et des casernements, travail dans les mines, la troupe est turbulente et peu disciplinée. La proximité de leur île natale semble avoir encouragé les Corses plus que les autres à déserter. Les punitions tombent, les hommes sont mécontents.
CAMBRONNE, le commandant de la place de Portoferrajo se montre sévère avec les soldats Corses lors des exercices. Il lui arrive de bousculer les soldats .
qui sont maladroits ou qui marchent mal, indique la mameluk Ali. Quand il est en colère, il sort son épée pour en frapper les hommes sur le ventre ou les épaules. L'Empereur lui enjoint d'agir avec plus de modération.

Les commandants des 3ème & 4ème compagnies FREDIANI et MULTEDO ne tiennent absolument pas compte des consignes de l'Empereur interdisant de maltraiter les soldats Corses.  
Le lieutenant RUSTERRUCCI de la 4ème Compagnie adresse le 24 décembre au général DROUOT un courrier dont voici la teneur :

"Monsieur le gouverneur, l’attachement inviolable que je conserve à Sa Majesté m’oblige à vous prévenir que les deux compagnies stationnées dans le fort vont bientôt se perdre à cause des capitaines qui les commandent. Ces officiers ont tellement jeté le mécontentement parmi les sous officiers et soldats qu’on entend plus que des plaintes et des plans de désertion. On les traite de la manière la plus indécente ; les titres de voleur, d’assassin, de mauvais sujet, sont prodigués ; la férocité, les menaces et les punitions sont arrivées au point de faire donner des savattes (sic) aux sous officiers. Enfin pour mieux vous en convaincre, les sous officiers demandent de passer à la suite ou dans d’autres compagnies, et les soldats sont forcés ou de déserter ou de demander leur congé, et cela par suite des abus ou vexations de Messieurs Multedo et Frediani. Ce mécontentement général m’avait plusieurs fois tenté de vous prévenir, mais je doutais de paraître insubordonné à vos yeux. Actuellement, les complots de désertion commencent à éclater, j’ose vous en faire part pour vous prier de prendre telles mesures que vous croirez convenables pour supprimer de plus grands inconvénients que ceux que j’ai déjà exposés, ne pouvant souffrir que les plus beaux hommes venus dans cette île pour défendre la personne de Sa Majesté, abandonnent ses drapeaux après lui avoir causé de fortes dépenses inutilement. Je vous prie, Monsieur le gouverneur, de pardonner cette liberté de vous écrire et de considérer que mon objet est juste, honnête et utile….signé RUSTERUCCI ".

Il faut certainement voir là, une des raisons pour laquelle la 4° Compagnie a le plus fort taux de désertion au bataillon. 

Le courrier eut son effet, car le général DROUOT confia au major JERZMANOWSKI de la Garde le soin d’effectuer une enquête et de prendre des mesures. La lettre qui lui a été adressée est incomplète et déchirée on peut y lire.
« 27 décembre. Jermanowski. J’ai reçu plusieurs fois des plaintes sur les mauvais traitements que les officiers du bataillon de chasseurs font aux soldats corses. Je vous prie de réunir chez vous M… ( sans doute GUASCO (*) ) et MM les officiers, de les prévenir que l’intention de S.M. est que les soldats corses ne soient jamais frappés ni injuriés…. »

Le Colonel Pawel JERZMANOWSKI in Les Polonais de Napoléon.

Comme nous l’avons écrit plus haut le bataillon souffrit du mal endémique de la désertion. Un jour cinq chasseurs essayent de s’enfuir, ils sont pris. L’Empereur est furieux, et à titre d’exemple, il décide d’en faire fusiller un. Lettre du 24 août 1814 au Général DROUOT.

"Faites tirer au sort les cinq déserteurs corses qui ont fait le coup de fusil, et faites punir celui que le sort désignera suivant toute la rigueur des lois. Dans le cas où il y aurait parmi eux un sergent ou un caporal, vous ne les ferez pas tirer, et celui là payerait pour tous. Je pense que ce corps est mal administré. Envoyez-y comme inspecteur le général Bertolosi, qui en passera la revue et donnera des notes sur tous les officiers. Qu'il leur dise que je ne veux garder personne de force et que tous ceux qui voudront s'en aller peuvent le demander. Il leur fera contracter un nouvel engagement, afin qu'ils n'aient plus pour se plaindre le prétexte qu'on leur a promis d'être dans la garde".

Puis l'Empereur pardonne, et les délinquants en sont quittes pour une punition. Lettre du 7 septembre 1814 à DROUOT.
"Suspendez l'exécution de la sentence du Conseil militaire jusqu'à nouvel ordre, et envoyez moi demain la sentence et l'avis des juges sur le plus coupable."

Mais les Corses ne sont pas seulement qu'au bataillon de chasseurs. Une force de Gendarmerie forte d'une trentaine d'hommes est levée. Elle ne doit être composée que de Français, de Corses et d'Elbois à la condition que ces derniers soient déjà dans la gendarmerie à l'arrivée de l'Empereur. 
Lettre au Général DROUOT en date du 15 août 1814.
"Remettez-moi l'état de tous les gendarmes, leur pays, leur âge et les services qu'ils ont. Mon intention est de n'avoir pour gendarmes que des Français, des Corses, et les habitants du pays qui étaient dans la gendarmerie lorsque je suis venu dans l'isle. Ceux de Piombino et de Lucques qui ont servi dans diverses troupes seront placés dans le bataillon franc. Désormais on ne recevra aucun gendarme sans le soumettre à mon approbation. Ne faites connaître cette décision que lorsque vous aurez l'état des gendarmes que je vous demande. Présentez-moi un projet de décret pour régler définitivement la compagnie de gendarmes en officiers et soldats. Il faut que, tout compris, elle ne dépasse pas trente hommes."

Gendarme de l'île d'Elbe par M. SANDELLI in la Petite Armée de G. DADDI. 
Contribution M. MOUTOY

La tenue du modèle 1812, est identique à celle portée dans l'Empire pour la Gendarmerie. La cocarde elboise la distingue. Aucun renseignement sur le bouton.
Les gendarmes de l'île sont utilisés en novembre 1814 pour se rendre à Capoliveri afin d'y réprimer un mécontentement populaire suite à une levée de contributions.
Lettre à DROUOT en date du 6 novembre 1814 (129) :
"Ordonnez au capitaine Paoli de se rendre avec vingt gendarmes et dix hommes à cheval à Capoliveri ; il sera appuyé avec les cent quarante Corses et un capitaine et quarante hommes qui partiront de Longone, ce qui fera 230 hommes. Il réglera la marche de manière à arriver en même temps. A cet effet, la colonne de Longone recevra l'ordre comme si elle partait pour Porto-Ferrajo. Chaque homme aura trois paquets de cartouches. Il fera arrêter le prêtre qui a été le chef de cette émeute ainsi que deux autres. Il restera avec sa colonne à Capoliveri jusqu'à ce que les contributions soient payées. Il logera chez les cinquante qui sont le plus arriérées..."

Le secrétaire de l'intendant est chargé de se rendre une heure avant l'arrivée de la troupe. Si les notables parviennent à faire entendre raison aux habitants, les gendarmes entreront seuls dans la ville. 
L'agent de MARIOTTI écrit le 1° décembre qu'il y a eu une révolte à Capoliveri. "Où l'on refusait le paiement de l'impôt foncier". Les émeutiers mirent en fuite douze gendarmes envoyés pour exiger d'eux le paiement. Napoléon leur fit des reproches, en leur disant qu'il croyait avoir des Corses courageux, et qu'ils n'étaient que des lâches. Il dut y envoyer deux compagnies pour mettre les Capoliverais à la raison.(PELLET, Napoléon à l'île d'Elbe)  

ANTONI Antoine Guillaume, Caporal de Carabiniers, âgé de 36 ans, natif d'Omessa, de Pierre & de Rose. Entré au Bataillon le 17 novembre 1814, Mle 397, il passe dans la Gendarmerie le 7 janvier 1815 après avoir été caporal aux Carabiniers.

LES PRÉPARATIFS DU DÉPART

Il est hors de propos de nous étendre sur les motifs qui poussèrent l’Empereur à partir. 
En 1815, le bataillon corse occupe ses casernements de Longone et de Linguella à Porto Ferraïo.
Le 19 février, Napoléon fait manœuvrer le bataillon, harangue les hommes et leur distribue quelques pièces d’or. 

Le 20 février, l'Empereur écrit à DROUOT.   (Lettre n° 181)

"J'approuve qu'on laisse dans le bataillon de chasseurs les trois officiers ci-dessous dénommés, savoir :
Botti, Augustin, capitaine.
Moro, Jacques, capitaine quartier-maître.
Hivert, Alexandre, capitaine adjudant-major.
Donnez des congés aux sieurs Vial, Antoine, génois ; Chiappe, Antoine, toscan ; Bourgoski, allemand ; Fattacini, Janvier, corse ; Vittori, Thomas, id ; Crucciani, id ; Coviglioli, id ; Ventura, Joseph, id ; Cristiani, Blaise, id ; Orson, Paul, id ; Tobler, Laurent, id ; Arrighi, Pierre, id.
J'accorde une concession à la Pianosa aux quatre individus ci-dessous, savoir :
Ambroggi, Antoine, carabinier.
Jullien, Jean, chasseur.
Horriche, François, sergent.
Waiskous, sergent, polonais.
Quant aux six chasseurs qui sont au fort Falcon, ils y resteront au pain sec et à l'eau jusqu'au premier mars. On les fera ensuite rentrer à leur corps.
J'accorde l'admission dans la garde aux individus dont les noms suivent, savoir :
Gasparini, Antoine, caporal, tyrolien.
Poggi, Antoine, caporal, génois.
Judik, Thomas, sergent, bohême.
Antonino, Dominique, sergent, italien.
Torelli, Philibert, fourrier, piémontais.
Philippe, Joseph, caporal, hongrois.
Fabiani, Barthélémy, caporal, toscan.
Porta, Antoine, sergent, italien.
Ballet, Jean-Joseph, sergent-major, français.
Rouse, Charles, caporal, français.
Liothau, Michel, caporal, français.

Pio, Vincent,                                          }
Garbaglia, Jean,                                    }
Fiori, Pascal,                                         }  sous-officiers à la suite
Parraccini, Paul,                                   }
Serra, François,                                   }

Ce qui fait seize hommes à faire passer dans la garde. Ils seront habillés avec les habits d'infanterie qui sont ici ; on leur donnera des bonnets à poil s'il y en a ; s'il n'y en a pas, on mettra quelque marque distinctives sur leurs shakos ; on leur donnera les épaulettes de la garde. Mon intention est que ce travail soit fait de manière qu'il n'y ait plus de sous-officiers à la suite du bataillon, et qu'on les fasse entrer dans la garde, pourvu qu'ils ayent la taille.
J'accorde quatre caporaux fourriers pour ce bataillon. Il serait bon d'y mettre des hommes parlant le français."

A cet effet l'Empereur écrit le 22 février à DROUOT. Ce courrier est le dernier rédigé sur l’Île d'Elbe.

"Au Général DROUOT
Donnez l'ordre que les trois premières compagnies du bataillon de chasseurs qui sont à Porto-Ferrajo soient entièrement habillés avec des habits verts. A cet effet, le colonel Guasco fera partir demain, de manière à pouvoir être arrivés avant huit heures, tous les habits de la quatrième compagnie, et l'inspecteur aux revues enverra aujourd'hui cent habits bleus pour la quatrième compagnie, de manière que ce bataillon soit entièrement habillé.
On laissera achever par les tailleurs les habits qui sont commandés et qu'ils ont dans les mains, mais on n'en commandera plus de nouveaux, afin que les tailleurs soient employés aux habits de la garde. Faites en sorte que les vingt sous-officiers incorporés dans la garde soient habillés avec des habits bleus d'infanterie. On les mettra dans les chasseurs ou dans les grenadiers, selon leur taille. On placera ceux qui n'ont que seize sous dans une escouade particulière afin qu'ils puissent vivre." 
Les capitaines d’habillement fournissent des uniformes complets et deux paires de chaussures pour chaque homme. Le bataillon se trouve habillé de neuf.

Le samedi 25 février, les effets de campements sont réunis et les munitions distribuées. La troupe fait l’exercice à feu et les hommes sont consignés dans les casernes. PONS de l’HERAULT prétend que cette mesure fut prise parce que beaucoup de Corses s’étaient esquivés dès les premiers bruits de départ.

Le dimanche 26 février à 16 heures commence l’embarquement. Seuls 1 200 hommes prennent place à bord de la flottille qui comprend le brick «l’Inconstant» de 26 canons, sur lequel s’installent, l’Empereur, son état major et la plus grande partie de la Garde, la pinque marseillaise «le Saint Esprit» qui prit les Polonais à son bord, le chebec «l’Étoile », l’esperonade «la Caroline», le brigantin «le Saint Joseph» sur lesquels s’entassent les quelques 300 corses, et deux bateaux appartenant à la compagnie minière «l’Abeille» et «la Mouche» dont l’un ne sortit pas du port.

C’est également ce jour, que le bataillon de Chasseurs Corses perd son appellation pour celui de Flanqueurs de l’île d’Elbe. C’est au cours des préparatifs du départ, qu’une douzaine de sous officiers et une vingtaine de chasseurs sont affectés au bataillon de la Garde.

Le Retour de Napoléon - Tirée de 300 jours d’exil de G. GOLDLEWSKI ( Coll. De l’auteur )
 
LE VOL DE L’AIGLE & LES CENT-JOURS
 
La place nous manque pour relater ici la manière dont la flottille a échappé à la vigilance des navires affectés à la surveillance de l’île d’Elbe.
Le 1er mars à 15 heures "l’Inconstant" mouille dans la rade de Golfe Juan, le reste de la flottille arrive peu après. L'Armée débarque, soit 673 hommes de la Vieille Garde, 108 Chevau-légers polonais, 21 marins de la Garde, 300 hommes du Bataillon Corse, 43 artilleurs et 30 officiers à la suite.
Les Flanqueurs de l’Ile d’Elbe débarquent dans la soirée et jettent à l’eau la cocarde elboise aux cris de Vive l’Empereur !


Portrait de Marc-Antoine FORCIOLI, Enseigne de vaisseau sur l'Inconstant lors du retour Napoléon de l’île d'Elbe. Par Jérôme MAGLIOLI - Collection Musée FESCH - Ajaccio

Le chasseur ZATTERA Pierre (Mle 366), natif de Borgo est fait prisonnier par l'Armée Royale le 1° mars 1815. Il est mis en liberté le 27 avril et rentre au camp le 27 mai. Il est affecté à la 1° Cie du 1° Bataillon du 1° Régt de Voltigeurs.

Vers minuit la petite troupe quitte Antibes pour Grasse, St Vallier, Barême, Digne, Sisteron, et Gap, où l’Empereur arrive le 5 mars au soir. Les Corses n'atteignent la localité que le lendemain vers midi. 

La colonne serpente sur de mauvais sentiers muletiers, les 4 canons sont abandonnés à Grasse faute d'attelage.
CAMBRONNE marche en avant-garde avec quelques grenadiers & 4 chevau-légers qui ont pu être montés. 
Le bataillon Corse marche en arrière-garde.

De leur passage à Upaix, le maire de la commune a laissé ce témoignage : 

" Je fus entouré d'une partie des fidèles qui formaient l'escorte de l'Empereur et particulièrement du brave Jerzmanowski dont le nom est cher à tous les Français.... Ils rirent avec moi du grotesque matériel qui composait leur bagage. Imaginez vous une foule d'officiers supérieurs cheminant lentement, hissés sur de tristes rosses arrachées à la culture et en grand nombre des mulets rétifs qui reculaient au lieu d'avancer, quelques mauvaises selles et de bardes grossièrement sanglées, marchant pêle-mêle avec une gaieté folle, et vous avez une faible idée de cette caravane. Quelques lanciers polonais talonnant leurs chétives montures, ouvraient et fermaient la marche. Ils étaient suivis à peu de distance du bataillon de grenadiers dont les moustaches grisonnantes et le teint noirci présentaient un ensemble effrayant et justifiaient l'épithète de vieux grognards. Ces braves les uns à pied, les autres sur des charrettes et des montures de tout genre, faisaient retentir les airs de chants français... Ensuite venaient les chasseurs corses et elbois, environ 400 hommes, petits mais robustes ; ceux-ci formaient l'arrière-garde, commandés par le général Drouot qui s'avançait gravement à leur tête." 

Le 7 mars, ils sont à La Mure avec Napoléon où se produit le ralliement du 5ème de Ligne à Laffrey. 
Le même jour, à 21 heures, la troupe pénètre dans Grenoble. 
Napoléon quitte la ville le 9 mars, que les Flanqueurs ne quittent qu’entre le 17 et le 22. 

Tandis que l'Empereur marche à la reconquête de son trône, plusieurs hommes se pressent derrière cette petite troupe. Le registre du Bataillon mentionne l'enrôlement volontaire de 83 individus, et parmi ceux-ci quelques Corses.

 Nom & PrénomsGrade  Mle Enrôlé le Passé au DateMle 
STEFANI Demetrio  Voltigeur441 13 mars 18151°Régt de Voltigeurs1° avril 1815125
REGNIER du TILLES Paul Voltigeur 45613 mars 1815 1° Régt de Voltigeurs id 30 
FRANCOIS Jacques Voltigeur 487  13 mars 1815 1° Régt de Voltigeurs id 176 
MARTINETTI Antoine Marc Sergent-Major514  9 mars 1815 1° Régt de Voltigeursid11
LUCCHINI Alexandre Sergent-Major 515  9 mars 1815 1° Régt de Voltigeursid 12 
STANCHI Joseph Chef armurier 516  9 mars 1815   1° Régt de Voltigeurs id
VENTURA Angelo Maria Voltigeur521  9 mars 1815 1° Régt de Voltigeurs id 521 

Ils quittent Lyon le 23. Ils font route avec le 5ème de Ligne, avec lequel ils constituent la première colonne de la division MOUTON-DUVERNET.

Le 20 mars, Napoléon arrive aux Tuileries et remonte sur son trône sans avoir tiré un coup de fusil. Il réorganise sa garde impériale. les Flanqueurs de l’Ile d’Elbe forment le 1° Bataillon du 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde. Aussi dès qu’ils rejoignent Paris le 2 avril, ils sont casernés à Rueil. 
Une poignée d'homme est versée dans différents régiments de Tirailleurs de la Jeune Garde.
Napoléon n’a pas oublié ses fidèles, dès le 12 mars, est intervenue une première promotion de la Légion d’Honneur dans laquelle les Corses ne sont pas oubliés.
Les noms des Commandants GUASCO et PAOLI, des Capitaines ARRIGHI, PERETTI, et SALVINI, du Lieutenant SANTINI, et du Sergent-major GAVINI sont relevés parmi les récipiendaires.
Le 09 avril, Napoléon passe une grande revue de troupes aux Tuileries, et il a tenu à y voir le Lieutenant-colonel GUASCO avec ses troupes.

LA RÉORGANISATION DE LA GARDE

Huit régiments de Voltigeurs et de Tirailleurs de Jeune Garde sont levés dès le retour de l'Empereur par décret du 8 avril 1815. 
Chaque régiment de Jeune Garde, est levé sur le pied de 2 bataillons à 4 compagnies de 150 hommes chacune, officiers compris, sur le pied de paix. Ces effectifs sont portés à 200 hommes en temps de guerre. 
La grande majorité des Corses forme le fond du 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs, qui est organisé le 22 avril. 
Le 1° Régiment est complété le 12 juin pour atteindre un effectif de 1 200 hommes. Cette unité est composée de soldats aguerris. Dans la prochaine campagne militaire qui va s"ouvrir, elle va se montrer l'une des plus solides au feu parmi les régiments de Jeune Garde.

Le registre du 1°Bataillon du 1° Voltigeurs indique la présence pour la Campagne de Belgique de 123 Corses au sein des quatre compagnies du 1° Régiment. 
Le reliquat est versé au dépôt des Voltigeurs, ou dans d'autres unités de la Garde, soit Voltigeurs ou Tirailleurs de Jeune Garde, soit aux Grenadiers & Chasseurs à pied de la Vieille Garde, notamment au 3° Régiment pour les derniers.

LE 1° RÉGIMENT DE VOLTIGEURS

Au 1° Bataillon du 1° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde

 Nom & Prénom, grade Mle Grade obtenuMle Bon  Cie 
REBALDI Pancrazi,  22Tambour-Major 3  Licencié le 20 7bre 1815
STANCHI Joseph, Chef armurier517Chef armurier 4 E-M idem
PARANI Sébastien, Sergent
Sergent-Major6 2Licencié le 20 7bre 1815
STEFANI Noël, Sergent-major204 Sergent-Major 9 2Mort au Champ d'Honneur le 18 juin 1815
MARTINETTI Antoine Marc, Sergent-major515 Sergent-Major 11  2Sergent le 1 juillet - Licencié le 20 7bre 1815 - Légion du Rhône 
LUCCHINI Alexandre, Sergent-major 516Sergent-Major12  2Licencié le 20 septembre 1815 
MATTEÏ Jean Paul, Sergent39Sergent 13  1- id -
PANZANI Simon, 191 Sergent 14  1- id -
PAOLI Natal, Sergent105 Sergent15  1 - id - 
CASABIANCA Jean Baptiste, 420 Sergent 16 - id - 
ROSSI Jean Etienne, Sergent 120 Sergent 17 2- id - 
SARINI Joseph 104 Sergent 20 - id - 
ANDREANI Alexandre 426 Sergent 24 - id - 
MARCHETTI Gérome, Sergent 106 Sergent 25 4En arrière le 27 juillet 1815 
TORRE Laurent 225 Sergent 27 Déserté le 15 septembre 1815 
MINICONI Antoine, Caporal 133 Sergent 28 Prisonnier le 18 juin 1815 
TOZZA François, Carabinier 101 Fourrier 29 Licencié le 20 7bre 1815 
REGNIER du TILLET Paul456 Fourrier 30 En arrière du 18 juin 1815 
AITELLI Joseph Marie, 203 Fourrier 31 Licencié le 20 7bre 1815 
CAMPANA Jean, Caporal  93 Caporal 33 A l'hôpital à Charleroi le 15 juin 1815 
PEROTTI Jean, Caporal 167 Voltigeur35 Licencié le 20 7bre 1815 
RAFFALLI Jean, Carabinier 316Caporal 36 Passé au 1° Régt Piémontais le 1 juillet 1815
ANDREANI Charles Thomas, Carabinier    341 Caporal 37 Licencié le 20 7bre 1815 
GALEANI Ignace, Caporal253 Voltigeur 38 Déserté le 13 juillet 1815 
FRANCESCHINI Benoît, Carabinier 284 Caporal39 Licencié le 20 7bre 1815 
GRAZIANI Ange, Carabinier 422 Caporal 40 - id - 
BRADOLACCI François,  172 Caporal 41 - id - 
CASABIANCA Ange, Carabinier375 Caporal 44 Porté au contrôle de l'Armée, prisonnier de guerre le 18 juin 1815 
MAMBRINI Simon, 152Caporal 45 En arrière du 18 juin 1815 
TOMASI Pierre, Caporal 370 Caporal 46 Parti pour le 1 Régt Piémontais  le 6 juillet P. O. du Ministre de la Guerre 
FERRANDI Jean Grégoire, Carabinier296 Caporal 47 1Licencié le 20 7bre 1815 
GIORGI Pierre,  194 Caporal50 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - En arrière du 18 juin 1815
ARRIGHI Pierre, Caporal188 Caporal 52 Déserté le 4 7bre 1815 
GRIMALDI Jean Baptiste,364 Caporal 55 Blessé & prisonnier le 18 juin 1815 à Waterloo 
PALMIERI Don Felix 387 Caporal 56 Licencié le 20 7bre 1815 
MARCHI Nicolas,  135 Caporal 57 - id - 
TAVERA Jean, 129 Caporal 59 - id - 
COLONNA Dominique Jean383 Caporal61 - id - 
MARCHI Jean Baptiste, Carabinier 418 Caporal 6214- id -
CICCOLI Ange Baptiste, Chasseur346Caporal63Prisonnier le 18 juin 1815 
ZANETTINI Charles François, 232 Tambour 67 En arrière du 17 juin 1815 
VINCENZINO Felix, Carabinier 85Voltigeur75 Prisonnier de Guerre le 18 juin 1815 
COTTI François Antoine, Carabinier 154 Voltigeur 78 Déserte le 30 juillet 1815 
CIAVATTI Jean Baptiste, Carabinier176 Voltigeur 801Licencié le 20 7bre 1815 
ROSSI Marc, Carabinier 200 Voltigeur 81 - id - 
PRATTI Jacques, Carabinier 227 Caporal83 - id - 
ROSSI Pierre Jean, Carabinier 240 Voltigeur 84 1- id - 
ZATTERA Pierre, Carabinier266Voltigeur87Déserté le 14 août 1815 
ORSONI François, Carabinier 340 Voltigeur 93 Licencié le 20 7bre 1815 
AMBROSI Ange Toussaint, Carabinier 386Voltigeur 95   Au dépôt - Déserté le 8 juillet 1815
PIETRI Orso Martin, Carabinier 401 Voltigeur 96 Mort à l'hôpital civil de Morlaix le 29 janvier 1816 pour suite de la blessure où il y était du 22 janvier en rentrant des prisons d'Angleterre
FRANCESCHI Jacques, 150 Voltigeur 97 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d’Honneur le 18 juin 1815
VINCIGUERRA Vincent  Voltigeur 98 Licencié le 20 7bre 1815 
PIETRI Pierre 249 Voltigeur 99 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d’Honneur le 18 juin 1815 
PRUNETTI Jean 96 Voltigeur 100 Licencié le 20 7bre 1815 pour concourir à la Légion Corse 
SARROCHI Antoine François 353 Voltigeur 101 Déserté le 20 7bre 1815 
GUELFUCCI Jean 413 Voltigeur 103 Porté au contrôle de l'Armée - Prisonnier de Guerre le 18 juin 1815 
PAOLI Paul 276 Voltigeur 104 1Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - En arrière du 18 juin 1815 
BERNARDINI Marc Mathieu 392Voltigeur105 A l'hôpital d'Issoudun le 7 août 1815 
ANGELINI Marcelin  Voltigeur 106 Licencié le 20 7bre 1815 
GUIDONI Pierre 89 Voltigeur 107 En arrière du 30 juin 1815 
VILLANI Antoine 32 Voltigeur 108 Déserté le 28 Juillet 1815
SARRI Simon 162 Voltigeur 110 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d’Honneur le 18 juin 1815 
NOBILI Pierre 109 Voltigeur 112 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d’Honneur le 18 juin 1815
Ressuscité à la Légion Corse en 1819 n° 37  
ALFONSI Toussaint 270 Voltigeur          1131Licencié le 20 7bre 1815 
CAMPANA Noël229 Voltigeur 117 En arrière du 29 juillet 1815 
MINIGONI Jean 222 Voltigeur 118 Licencié le 20 7bre 1815 
ZUCCARELLI François 361 Voltigeur 119   Au dépôt - Resté à Paris le 6 juin 1815 
COSTA Isandre 211 Voltigeur 121 Déserté le 30 juillet 1815 
MATTEÏ Jean François 398 Voltigeur 122 Licencié le 20 7bre 1815 
GUGLIELMI Philippe 198Voltigeur 123 Blessé le 1815 à Waterloo - En arrière du 18 juin 1815 (Blessé) 
ACCIANI Joseph 153 Voltigeur 124 A l'hôpital externe du 7 mars 1815 
TISELLI François 164 Voltigeur142 Licencié le 20 7bre 1815 
MAESTRACCI Antoine 272 Voltigeur 143 En arrière du 18 juin 1815 
COLONNA Saint Marc427 Voltigeur 144 Licencié le 20 7bre 1815 
COLONNA François Louis 248 Voltigeur  147- id - 
FRANçOIS Jacques 487Voltigeur 176 - id - 
PORTA Baptiste  73Voltigeur 182 Licencié le 20 7bre 1815 - doit concourir à la Légion Corse 
CAVIGLIOLI Jean  98Voltigeur 183 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d'Honneur le 18 juin 1815 
OBERTI Jean 114Voltigeur 185 Licencié le 20 7bre 1815 
ZUCCARELLI Joseph 269 Voltigeur 186 - id - 
FRANCESCH Toussaint 258 Voltigeur 188 - id - 
SUZZONI Jean Felix 178 Voltigeur 189 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - Prisonnier le 18 juin 1815 
FARINACCI François 179 Voltigeur 190 Licencié le 20 7bre 1815 
CRISTIANI Dominique Marie Blaise 187 Voltigeur 192 - id - 
BATAGLINI François 189 Voltigeur 193 - id - 
BUTERY Joseph 190 Voltigeur 194 - id - 
CASANOVA Daniel 242 Voltigeur 196 - id - 
LEGA Etienne Joseph 243 Voltigeur 197 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - Prisonnier le 18 juin 1815 
OLIVIERI Solvin 257 Voltigeur 198 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - Prisonnier le 18 juin 1815 
ASTOLFI François 259 Voltigeur 199 Licencié le 20 7bre 1815 
PAOLI Philippe 279 Voltigeur 200 - id - 
PERETTI Antoine 310Voltigeur 204 1- id - 
GAFFAJUOLI Denis 320 Voltigeur 205 - id - 
GRAZIANI Jean Joseph 326Voltigeur206 Déserté le 29 juillet 1815 
VINCIGUERRA Mathieu 338 Voltigeur 207 Licencié le 20 7bre 1815 
ALFONSI Jacques 366 Voltigeur 208 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - Prisonnier le 18 juin 1815 
GIOVANNONI Simon Jean 372 Voltigeur 210 Licencié le 20 7bre 1815 
MORETTI Antoine 373 Voltigeur 211 A l'hôpital de Compiègne le 30 mai 1815
GIAMPETRI Antoine Pierre 374 Voltigeur 212 Licencié le 20 7bre 1815
CIAVALDINI Nonce 376 Voltigeur 213 - id - 
CASANOVA François 385 Voltigeur 214 Blessé le 18 juin 1815 à Waterloo - porté au contrôle de l'Armée prisonnier le 18 juin 1815 
CASANOVA Joseph Antoine 394Voltigeur 215 Licencié le 20 7bre 1815 
MATTEÏ Charles 399 Voltigeur 216 - id - 
LUCCIONI Jean Jacques 400 Voltigeur 217 - id - 
ORSONI Paul Joseph 402 Voltigeur 218 - id - 
ANZIANI François Marie 404 Voltigeur 219 - id - 
CESARI Jean Baptiste 405 Voltigeur 220 - id - 
AMBROGI Ambroise421 Voltigeur 222 Blessé le 18 juin 1815 - Prisonnier le 18 juin 1815 
PAOLI Pierre Marie 425 Voltigeur 223 Blessé le 18 juin 1815 - Prisonnier le 18 juin 1815 
MORATI Jean Baptiste 430 Voltigeur 224 3A l’hôpital le 10 mars - rayé le 22 avril 1815
PIETRI Paul 321 Voltigeur 229 Déserté le 14 juillet 1815 
ZUCARELLI Joseph 269 Voltigeur241 Déserté le 13 Juillet 1815 
SAMBUSETTI Antoine  65Voltigeur 243 Licencié le 20 7bre 1815 - doit concourir à la Légion de la Corse 
ROSSI Jean Baptiste  87 Voltigeur 244 En arrière le 10 juillet 1815 
BARTOLI Mathieux 124 Voltigeur 245Prisonnier le 18 juin 1815 
LAMBROSCHINI Joachim 131 Voltigeur 246 Licencié le 20 7bre 1815
CASANOVA Augustin 136 Voltigeur 247 - id - 
DANIELLI Jean [Jean Benoît]137 Voltigeur 248 Déserté le 1 7bre 1815 
SALDUZZI Pierre  138 Voltigeur249 Licencié le 20 7bre 1815 
POGGI Louis 139 Voltigeur250- id - 
MAZZOLA Charles 147 Voltigeur 251Prisonnier le 18 juin 1815. mention [voir le n° 5546 au 4° de ligne en 1830 tous ses services y sont rappelés exactement. 14.7.1865] 
SANTOLINI Pierre  [Louis]199 Voltigeur 253 Licencié le 20 7bre 1815
SUZZONI Venture 201 Voltigeur 254 Prisonnier le 18 juin 1815 
MONFREDI Denis 205 Voltigeur 255 - id - 
SPADONI Paul Baptiste 206Voltigeur 256 Déserté le 1 septembre 1815 
TOMASI Jean 207 Voltigeur 257 Porté au contrôle de l'Armée - Mort au Champ d'Honneur le 18 juin 1815 
DIONISI Charles Felix 208Voltigeur 258 Déserté le 27 juillet 1815 
ORSOLANI Jean Mathieu 247 Voltigeur 259 Déserté le 1 septembre 1815 
FRANCHI Philippe Marie 260 Voltigeur 260 Licencié le 20 7bre 1815 
LOUIS Jean François 261 Voltigeur 261 Prisonnier le 18 juin 1815 
COLONNA Jean 268 Voltigeur 262 Déserté le 1 7bre 1815 
PADRONI Jean Baptiste 277 Voltigeur 263 Licencié le 20 7bre 1815 
TERRASCONI Dominique  [Philippe]328 Voltigeur 264 - id - 
RAFFAELLI Alexandre 329 Voltigeur 265 1Déserté le 12 août 1815 
GRAZIANI Dominique 330 Voltigeur 266En arrière du 18 juin 1815 
LUCIANI Don Pierre 335 Voltigeur 268 4Déserté le 1 7bre 1815 
FRANCHI Antoine 336 Voltigeur 269 - id - 
MARTINETTI Louis Santo Mathieux 351 Voltigeur 270 - id - 
ANGELI Paul 378 Voltigeur 272 4Déserté le 31 juillet 1815
GIOVANNONI Ange Marie 379 Voltigeur 273Hôpital le 30 juin 1815 
POLETTI François 380 Voltigeur 274 Resté malade à St Michel près de Bourges le 28 juillet 1815. 
PAOLI Pierre Paul 381 Voltigeur 275 Déserté le 8 juillet 1815
ACQUATELLI Louis 382 Voltigeur 276 Blessé le 18 juin 1815 - En arrière du 18 juin 1815 
COLOMBANI François 388 Voltigeur 277 Licencié le 20 7bre 1815 
ASTOLFI Paul389 Voltigeur 278 Hôpital de Compiègne  le  juin 1815 - 
MORETTI Charles 390 Voltigeur 279 Licencié le 20 7bre 1815 
MORETTI Benoist 391 Voltigeur 28014Prisonnier le 18 juin 1815
GARANO Martin Louis395Voltigeur281- id - 
CASABIANCA Pierre Paul 407 Voltigeur 282 4Licencié le 20 7bre 1815 
CASTELLI Jean Marcel 408 Voltigeur 283 Hospitalisé le 5 juin - N'a pas fait la campagne
STEFANI Laurent 409 Voltigeur 284 Licencié le 20 7bre 1815 
SALVIANI Ignace 410Voltigeur 285Licencié le 20 7bre 1815 
SERPENTINI Alphonse 411 Voltigeur  286Déserté le 1 7bre 1815 
MAESTRACCI Antoine François 412 Voltigeur  287Porté au contrôle prisonnier le 18 juin 1815
TARDI Silvestre 415 Voltigeur  2881Déserté le 30 juin 1815
VIRGITTI François 241 Voltigeur 1832   Au dépôt - Passe à la 1° Cie du 1° Bon le 10 juin 1815 - Licencié le 20 septembre 1815 
VENTURINI Marc Marie Adjudant 1848   Etat-major du dépôt le 24 juin 1815 - Licencié le 11 8bre 1815 - Creuse. 

Versés dans les autres régiments de Voltigeurs de la Jeune Garde

Nom & prénom  Grade Mlevenant du  Mle versé au
GAVINI Ambroise Sergent-major 358 1°Cie du 1°Bon du 1° Voltigeurs Sous-lieutenant le 30 avril 1815 à la 4°Cie du 1°Bon du 4° Régt de Voltigeurs. 
PIETRI Darius Sergent-major  21 2°Cie du 2°Bon du 1°Voltigeurs 10 Sous-lieutenant le 30 avril 1815 au 6° Régt de Voltigeurs 
SERPENTINI Jean Mathieux Caporal  793°Cie du 1° Bon du 1°Voltigeurs  544°Régt de Voltigeurs le 28 juin 1815 -  
VENTURA Angelo Maria Chasseur 521 Bataillon des Flanqueurs  1834 1°Cie du 2°Bon du 7° Régt de Voltigeurs le 30 juin 1815 
VENTURA Jean Enfant de troupe437 Bataillon des Flanqueurs 6899 Tambour à la 1° Cie du 2°Bon du 7°Régt de Voltigeurs le 30 juin 1815 - Licencié le 10 7bre 1815
VENTURA Jean Jacques Chasseur 406 Bataillon des Flanqueurs 6942 Voltigeur à la 1° Cie du 2° Bon du 7° Régt de Voltigeurs le 30 juin 1815 - Licencié le 15 7bre 1815 - Corse 
BASSI Pierre JeanChasseur 212 Bataillon des Flanqueurs 6944 Voltigeur à la 1° Cie du 2° Bon du 7° Régt de Voltigeurs le 30 juin 1815 - déserté le 8 juillet 1815 
ORSI Joseph Chasseur 251Bataillon des Flanqueurs 6945 Voltigeur à la 1° Cie du 2° Bon du 7° Régt de Voltigeurs le 30 juin 1815 - Licencié le 15 septembre 1815 - Seine 

LES CORSES PASSES AUX GRENADIERS DE VIEILLE GARDE

Le 19 avril 1815 le Corps Royal des Grenadiers de France est dissout à Courbevoie et rétabli Garde Impériale à 3 Régiments. Le même jour le Bataillon de l'Empereur venant de l'Île d'Elbe est incorporé au 1° Régiment. Des Flanqueurs de l'Île d'Elbe sont versés dans les différents régiments. 
Flanqueurs de l’Île d'Elbe versés aux Grenadiers à Pied de la Garde Impériale.

Nom & prénoms Mle Affectation  Grade 
FIESCHI Simon34 6 mai 1815 - Grenadiers Caporal 
BUTTAFOCCO, Paul François 64 6 mai 1815 - Grenadiers  Caporal  
ALBERTINI, Jean Vincent 74 6 mai 1815 - Grenadiers  Grenadier 
FERRANDI, Ange 90 6 mai 1815 - Grenadiers  Grenadier  

LES CORSES PASSES AUX TIRAILLEURS DE JEUNE GARDE

Nous avons trouvé 30 hommes issus du Bataillon de Chasseurs Flanqueurs de l'Île d'Elbe passés dans les Régiments de Tirailleurs de Jeune Garde le 3 juin 1815. 
Nous n'indiquons ici que les Chasseurs Corses de l'Île d'Elbe passés par la mention qui en est faite sur le registre. Bien que le registre mentionne la présence d'insulaires aux Tirailleurs, sans aucune indication des corps d'origine.
Nous avons trouvé des dissemblances dans l'orthographe des noms et des prénoms entre les deux registres (Elbe & Tirailleurs).

Nom & prénomsGrade Affectation - Date d'arrivée - MatriculeMleEtat des Services 
GHILIGINI, Pierre,

Sergent
2° Cie du dépôt - 3 juin 1815
E-M du 3° Régt - 6 juin 1815
3970Venant de l'Île d'Elbe - Ghilghini Pierre - Mle 192 - 
Licencié le 8 7bre 1815 - Légion du Var
PIAZZA, Armand,

Fourrier 
1° Cie du dépôt - 3 juin 1815
E-M du 4° Tirailleurs - 5 avril 1815 
3973 Venant de l'île d'Elbe - Mle 304
Licencié le 12 7bre 1815 - Légion du Var 
BRIGNOLE, Charles

Caporal 3° Cie - 2 Bon - 4° Tirailleurs - 3 juin 1815 
20
3975 Venant de l'île d'Elbe - Mle 165.
Licencié le 12 7bre 1815 - Légion du Var 
CASTELLANI, Jacques,  Caporal 3° Cie - 2° Bon - 4° Tirailleurs - 3 juin 1815
22
3977 Venant de l'île d'Elbe - Castelani Jacques - Mle 359.
Licencié le 12 7bre 1815 - Légion du Var 
GASPARINI, NicolasCaporal4° Cie - 2° Bon - 4° Tirailleurs - 3 juin 1815
24
3979Venant de l'île d'Elbe - Gasparini Antoine - Mle 39. 
Licencié le 12 7bre 1815 - Légion du Var
MASSARI Vincent Caporal 3° Cie - 1° Bon - 1°Voltigeurs le 1° avril 1815 (Mle 53)

 Passé au 4° Régt de Tirailleurs le 16 mai 1815 
SARRI, Jérôme Caporal 4° Cie - 2° Bon - 4° Tirailleurs - 3 juin 1815
25
3980 Venant de l'île d'Elbe - Enrôlé le 16 juin 1814.
Mle 66. 
Licencié le 12 7bre 1815 - Légion du Var  
ZOCARELLI, JérômeTirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 18153985 Venant de l'île d'Elbe - Zugarelli Gérôme - Mle 70.
En arrière le 22 juin 1815 - Rayé le 30 
FRANCESCHI, Jean Tirailleur 
2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 55
2° Cie du bataillon de dépôt du 6° Tirailleurs - 7 juin
2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 5 août 1815
3986 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 5 juillet 1814 - Franceschi Jean Antoine - Mle 424.
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger. 
RAFFE, Jean Tirailleur 2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 56
 
3987 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 5 juillet 1814 - Raffé Joseph - Mle 149.
Déserté le 15 juillet 1815. 
PIERACCINI, Pierre Tirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 59.
2°Cie du bataillon de dépôt - 7 juin 1815
1° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 1°juillet 1815   
3988 Venant de l'île d'Elbe (aucune concordance trouvée dans le registre).
Déserté le 15 7bre 1815 
FRANCESCHI, Paul  Tirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 60 3991 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 16 octobre 1814 - Franceschi Jean - Mle 424.
Déserté le 12 septembre
PERRI, Annioni  Tirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs -  3 juin 1815 - 61 3992Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 16 juin 1814 - Perri Jean Paul - Mle 123.
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger.
OLIVIERI, SauveurTirailleur 2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 63
2° Cie du Bataillon de dépôt - 7 juin 1815.
2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 5 août 1815 
3995Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 11 août 1814 - Olivieri Solvin - Mle 257.
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger.
FRANCESCHINI, François Tirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 643996 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 24 août 1814 - Franceschini François Marie - Mle 288
Déserté le 25 juillet 1815
FERRANDI, Louis Tirailleur 2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 65 3997 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 20 juillet 1814 - Ferrandi François Marie - Mle 377.
Déserté le 25 août 1815
BALBI, Antoine  Tirailleur2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 67 3999 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 27 juillet 1814 - Balbi Nicolas - Mle 218 - Déserté le 2 août 1815. 
OLETTA, Charles Tirailleur 2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 68 4000Venant de l’Île d'Elbe où il servait depuis le 1 août 1814 - Oletta Charles Antoine - Mle 231. 
Envoyé le 15 7bre 1815 dans ses foyers.
DORBINI, PierreTirailleur 2° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 69  4001 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 1 août 1814 - Dorbini Charles Pierre - Mle 234.
Envoyé le 15 7bre 1815 dans ses foyers.
COSTA, BenoîtTirailleur 1° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 984003 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 23 août 1814 - Mle 287 - Déserté le 17 7bre 1815
ANGELI, Ange Tirailleur 2°Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 704004Venant de l’île d'Elbe où il servait depuis le 27 août 1814 - Angeli Dominique - Mle 289
Licencié le 15 7bre pour la légion de la Corrèze
CARLI, Charles  Tirailleur2°Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 714005 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 27 août 1814 - Carli Carlo - Mle 292.  
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger.
RAFFALI, Jacques Tirailleur 2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 71 ? 4006 Venant de l’Île d'Elbe où il servait depuis le 27 août 1814 - Raffalli Joseph Marie - Mle 293.
Déserté le 1° juillet 1815 - Réengagé le 2 août - Déserté le 27 août 1815.
PASQUALINI, JeanTirailleur  2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 724007
Venant de l’Île d'Elbe où il servait depuis le 17 août 1814 - Pasqualini Nicodème - Mle 278.
Déserté le 1° juillet 1815 - Réengagé le 2 août - Déserté le 27 août 1815.
FERRANDI, Antoine Tirailleur2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 744009 Venant de l’Île d'Elbe  où il servait depuis le 27 août 1814 - Ferrandi Ange Antoine - Mle 297
En arrière le 19 juin 1815 - rayé le 30 - Réintégré le 27 juillet - Renvoyé le 15 7bre comme étranger.
ROCCHI, Dominique  Tirailleur2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 75
2°Cie du bataillon de dépôt le 25 juin 1815.
2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs le 16 juillet 1815.
4010 Venant de l’Île d'Elbe où il servait depuis le 27 août 1814 - Mle 290 - Déserté le 15 juillet - Réintégré le 16 juillet - Déserté le 15 août.
GIOVANNONI, Antoine Tirailleur 2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 77
2°Cie du bataillon de dépôt le 7 juin 1815.
2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs le 5 août 1815.
4012 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 27 août 1814 - Giovannoni André - Mle 280.  
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger. 
TOMASI, AugustinTirailleur 2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 78
2°Cie du bataillon de dépôt le 7 juin 1815.
2°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs le 17 juillet 1815. 
4013Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 11 juillet 1814 - Mle 163.
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger. 
POGGI, PierreTirailleur1°Cie - 2°Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 100
1°Cie du bataillon de dépôt le 27 juin 1815.
1°Cie - 1°Bon - 3° Tirailleurs le 16 juillet 1815.
2°Cie du bataillon de dépôt le 18 juillet 1815
4014 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 16 juin 1814 - Poggi Louis - Mle 76 - 
déserté le 25 7bre 1815 
BASTIANELLI, Antoine Tirailleur 2°Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 80
 
4017 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 16 juin 1814 - Bastianelli Toussaint -  Mle 163. 
Renvoyé le 15 7bre 1815 comme étranger.  
ORSINI Joseph Tirailleur 1° Cie - 1° Bon du 1° Régit de Voltigeurs  - Mle 116 Passé aux Tirailleurs le 1 mai 1815  
DORVEILLER, Mitari Tambour 3° Cie - 2° Bon - 3° Tirailleurs - 3 juin 1815 - 464027 Venant de l'île d'Elbe où il servait depuis le 1 août 1814 - Dervillier Mitario  -  Mle 233.
Déserté le 12 7bre 1815. 
 

LES CORSES PASSES AUX CHASSEURS A PIED DE LA GARDE

Le registre des Chasseurs à pied, indique les Flanqueurs passés dans ses rangs par la mention "sortant des Flanqueurs de l'Île d'Elbe, quant à ceux issus du Bataillon de la Garde, ils sont mentionnés "venant de l'île d'Elbe". 
Dans le tableau ci-dessous les Chasseurs de l’Île d'Elbe mentionnés aux Chasseurs à Pied de la Garde d'après le registre de l’île d'Elbe.

Nom & prénomsMle Affectation Grade Dans la Garde 
ZANETTINI, Noël 48 01 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Caporal Sortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe 
ALBERTIN Jean Laurent 74 06 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Chasseur Carabinier, sortant des Flanqueurs de l'Île d'Elbe  
GIRASSI Joseph,  76 01 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Chasseur Sortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe 
BIAGINI Dominique 85 01 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Chasseur Carabinier, sortant de Flanqueurs de l'île d'Elbe 
MARESTA, Jean88 1° Cie - 2° Bon - 3° Chasseurs - 01/05/1815 Mle 3274 Chasseur Sortant des Flanqueurs de l’île d'Elbe - Mle 281.
Campagne de Belgique 1815 - Déserté le 7 août 1815
VERDONI, Thomas8901 mai 1815 - 3° Régt de ChasseursChasseurSortant des Flanqueurs de l'Île d'Elbe -  
RAFFALLI, Antoine 91  01 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Chasseur  Sortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe 
CIPRIANI, Simon 92 2°Cie - 2° Bon - 3° Chasseurs - 01/05/1815
Mle 4276
ChasseurSortant des Flanqueurs de l'Île d'Elbe - Mle 318
Déserté le 1° avril 1815
MUSCATELLI, Pascal 209 01 mai 1805 - ? Chasseurs Chasseur Sortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe 
CASANOVA, Jean Baptiste 252 01 mai 1815 - 3° Régt de Chasseurs Chasseur Sortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe 
VINCIGUERRA, Charles Antoine65 
1° Cie - 2° Bon - 3° Chasseurs - 01/05/1815
 Mle 4025
ChasseurSortant des Flanqueurs de l'île d'Elbe - Mle 317 - Campagne de Belgique 1815 - Présumé prisonnier le 18 juin 1815.
OCCIANI, Joseph1244°Cie - 1° Bon - 3°Chasseurs - 01/05/1815
Mle 3859
ChasseurSortant des Flanqueurs de l’Île d'Elbe - Mle 153
Campagne de Belgique 1815 - Présumé prisonnier le 18 juin 1815

STEFANI Demetrio (Mle 441), incorporé le 1° avril 1815 à la 1° Compagnie du 1° Bataillon du 1° Régt de Voltigeurs (Mle 125). Il est présumé passé à d'autres corps le 22 avril suivant.
TOMASI Augustin (Mle 182), incorporé le 1° avril 1815 à la 3° Cie du 1° Bataillon du 1° Régt de Voltigeurs (Mle 191). En arrière du 8 mai 1815, présumé passé à d'autre corps.
PULIDORI Ange Baptiste (Mle 331), incorporé le 1° avril 1815 à la 4° Cie du 1° Bataillon du 1° Régt de Voltigeurs (Mle 267), présumé passé à d'autres corps le 22 avril 1815.
VENTURA Angela Maria (Mle ), incorporé le 30 juin 1815, à la 1°Cie du 2° Bataillon du 7° Régt de Voltigeurs. Licencié le 15 septembre 1815.
GIANETTI sans autre précision, incorporé le 1 mai 1815 au 3° Régt de Chasseurs à Pied (Mle 4277) est indiqué sortant du Bataillon de Flanqueurs de l'Île d'Elbe. Ne figure pas dans le registre du-dit Bataillon. Il fait la campagne de 1815, et est présumé prisonnier le 18 juin 1815.
De même qu'un dénommé BOSTA Xavier, Adjudant Sous-officier, natif de Corse, est mentionné admis aux Voltigeurs le 1° avril 1815 (Mle 302). Il est inscrit venant des Flanqueurs de l’île d'Elbe. Il est versé au 2° Voltigeurs, et sert à l'Etat-Major. Fait campagne à l'Armée de la Loire. Il est licencié le 17 7bre 1815. Corse.

Napoléon se veut rassurant, mais il ne fait qu’exciter la haine des plénipotentiaires réunis au Congrès de Vienne. 
S'il veut assurer sa légitimité, il doit frapper vite et fort. Il rassemble ses troupes et les masse à la frontière du Nord afin de se porter à la rencontre des Anglais et des Prussiens qui se sont établis en Belgique.

Vue de l'église de Plancenoit - Cliché JN POIRON

Le 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde, passe le mois d’avril et une partie du mois de mai à s’organiser, "dans la précipitation et la confusion" comme le dit le Baron SECRETAN, commandant le corps. 
Pourtant, d'après les états, le 1° Régiment de Voltigeurs semble avoir été habillé de neuf à l'ouverture de la campagne.

Le 1er Régiment de Voltigeurs marche avec le 1er Régiment de Tirailleurs avec lequel ils constituent la 1ère Brigade aux ordres du Général CHARTRAN de la 1ère Division aux ordres du Général baron BARROIS (1774-1860).
Le 16 mai la 1ère Division part pour Compiègne. Le 10 juin, elle se trouve à Soissons, le 13 à Avesme, le 15 sur la route de Charleroi.
Puis ce sont les premiers combats, le 16 juin à Ligny, où la Jeune Garde est engagée sur la route de Sombreffe. 
A la sortie du Bois de Fleurus, elle s’installe sur la chaussée en formation serrée. 

A 16 heures, sous les ordres de DUHESME elle soutient le IIIème Corps. 
Au soir Ligny est pris, mais la Jeune Garde dénombre 300 tués, dont le capitaine HIVER Alexandre des ex-chasseurs Corses de l’île d’Elbe ainsi que 500 blessés. 

Le 17 juin à 08 heures 30, l’Empereur visite le champ de bataille sur lequel le 1er Régiment de Voltigeurs a passé la nuit. La pluie se met à tomber.

Voltigeurs de la Jeune Garde en 1815 par Keith ROCCO. 
in "de l'île d'Elbe à Waterloo, La Garde Impériale pendant les Cent-Jours (1815)" de Pierre JUHEL - Coll. de l'auteur. 

Au matin du 18 juin, la jeune garde lève le camp et se dirige vers Rossome, à un peu plus d’un km à l’ouest de Plancenoit. 
Il doit être 09 heures, la pluie s’est arrêtée. 
Le 1er Voltigeur reste là, jusque vers 15 heures, quand la Jeune Garde reçoit l’ordre de se porter en avant de la ferme du Caillou.
Vers 16 heures 30, la Jeune Garde est engagée dans Plancenoit, et au Nord du village, face aux prussiens de BÜLOW qui arrivent de l’Est, le long du ruisseau de Lasne. 
La division de Jeune Garde après un violent combat contre le 15ème Régiment Prussien et la Landwehr silésienne cède devant une contre attaque constituée de 16 bataillons emmenés par le Général HILLER. On se bat dans le cimetière de Plancenoit, où la Jeune Garde est renversée.

Pour faire face aux Prussiens, Napoléon aligne plus de 15 000 hommes, soit 25 bataillons sur 104 (15 du 6° Corps - 8 de Jeune Garde & 2 de Vieille Garde), 20 escadrons sur 113 (9 de DOMON & 11 de SUBERVIE), 9 batteries sur 35 (2 du 6° Corps, 2 des divisions de cavalerie, 2 de Jeune Garde & 2 de Vieille Garde), sans compter les divisions DURUTTE & JACQUINOT.

Les Prussiens moins bien abrités que les Français sont décimés, pris de flanc, chassés et finalement chargés par les lanciers de SUBERVIE. 

Vers 18 heures, le général DUHESME est blessé à mort, les lignes se rompent, mais l’on se bat encore dans Plancenoit. La ligne de combat se rompt soudain, les voltigeurs se replient et sont recueillis dans les carrés de la Vieille Garde.

A 19 heures, dans un suprême effort, les hommes repoussent les prussiens une dernière fois. Dans Plancenoit ravagé par les flammes, des Voltigeurs continuent le combat, et se fusillent avec le 2ème Landwehr de Westphalie et des Poméraniens.
Mais ils succombent sous le nombre, c’est la déroute, à 21 heures 30, les survivants des Voltigeurs et des Tirailleurs se replient et s’abritent dans les carrés du 1er Grenadier.

Ils se replient sous les ordres du général ROGUET qui a pris le commandement de la 1ère Division de Jeune Garde. Retraite ordonnée, qui les mène à Paris sur les hauteurs de Charonne le 29 juin. Mais de la Garde tant vieille que jeune, il ne reste que 200 officiers et 2 000 hommes.





Plaque commémorative sur l'église de Plancenoit. 
Cliché JN POIRON

Les pertes prussiennes s’élèvent à :

452 hommes dont 17 officiers hors de combat au 11° Régiment d'Infanterie,
642 hommes dont 20 officiers au 15° Régiment d'infanterie, 
132 hommes tués dont 2 officiers & 595 blessés dont 19 officiers pour le 18° Régiment d'Infanterie.

Pour les deux régiments de Landwehr de Silésie :
1 165 hommes dont 54 officiers hors de combat, 157 tués & 416 blessés pour le 1° Régiment. 
287 hommes tués & 177 blessés pour le 2° Régiment de Landwehr de Poméranie.
 
6 353 hommes, tués, blessés ou prisonniers, pour le 4° Corps d'Armée Prussien.
329 hommes, tués, blessés ou prisonniers pour le 2° Corps.

Voltigeur du 1er Régiment de la Garde par Patrice COURCELLE suite à l"existence dans les collections du Musée de l'Armée aux Invalides d'un habit vert portant des cachets de réception en 1815, muni d'un collet jonquille, ayant peut-être été porté par un flanqueur Corse.












LES PERTES DES CORSES

Les ex-Chasseurs Corses ont fait leur devoir, leur chef, le colonel GUASCO a été blessé, et nombre des leurs reposent dans la morne plaine de Waterloo.
La Jeune Garde a été fortement étrillée dans les durs combats de rue du village de Plancenoit. Dans le 1° Bataillon du 1° Voltigeurs de la Jeune Garde, 7 Voltigeurs Corses sont déclarés morts sur le champ de bataille. PIETRI Ours Martin, blessé à la tête le 16 juin. Fait prisonnier, il décède à Morlaix des suites de ses blessures de retour des prisons anglaises en janvier 1816.
NOBILI Pierre, déclaré mort, réapparaît en 1819 dans la Légion Corse.

 Nom & prénoms Grade Mle AffectationDivers 
Stefani NoelSergent-Major     91° Cie - 2° Bataillon du 1° Voltigeursmort le 18/06/2015
Pietri, Orso MartinVoltigeur  96 1° Cie - 1° Bataillon du 1° Voltigeurs mort le 29/01/1816
Franceschi JacquesVoltigeur 971° Cie - 1° Bataillon du 1° Voltigeurs mort le 18/06/1815
Pietri Pierre id 99idid 
Sarri Simonid 110 id id 
Nobili Pierre id 112 id id 
Caviglioli Jean id 183   3° Cie - 1° Bataillon du 1° Voltigeurs id 
Tomasi Jean - 10 janvier 1796 à Poggio di Mazza  id 2574 Cie - 1° Bataillon du 1° Voltigeurs  id


Monument funéraire de la Jeune Garde à Plancenoit
Cliché JN Poiron

sont blessés

Nom & prénomsGrade Mle  
Campana, Jean Caporal  33Hôpital de Charleroi le 15 juin 1815  
Giorgi, PierreCaporal50Blessé le 18 juin - Resté en arrière
Paoli, PaulVoltigeur 104 id 
Guglielmi, Philipe Voltigeur 123 id 
Suzzoni, Jean FélixVoltigeur 189 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 
Lega, Etienne Joseph Voltigeur 197 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 
Olivieri, Silvain Voltigeur 198 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 
Vinciguerra, Mathieu Voltigeur 207 Blessé le 18 juin - licencié le 20 7bre 1815 
Casanova, François Voltigeur 214 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 
Ambroggi, Ambroise Voltigeur 222 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 
Paoli, Pierre Marie Voltigeur 223 Blessé le 18 juin - fait prisonnier
Maestracci, Antoine François Voltigeur 287 Blessé le 18 juin - fait prisonnier 


Combats de Plancenoit - Mémorial de Waterloo - Cliché JN Poiron

20 sont faits prisonniers.

Nom & Prénoms - date & lieu de naissanceGrade  MleAffectation 
Casabianca, Ange  - 10 7bre 1783 - Casabianca d'Ampu.Voltigeur 44 1° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeurs 
Ciccoli, Ange Baptiste,  Caporal 63 4° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeur 
Grimaldi, Jean Baptiste,  Caporal 55  3° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeurs
Vincenzino, Félix Voltigeur75  1° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeurs 
Guelfucci, Jean Voltigeur103 id 
Suzzoni, Jean Félix Voltigeur 189 3° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeurs 
Lega, Etienne Voltigeur 197 id 
Olivieri, Silvain Voltigeur 198 id 
Alfonsi, Jacques Voltigeur 208 id
Casanova, François Voltigeur 214 id 
Ambrogi, AmbroiseVoltigeur 222 id 
Paoli, Pierre Marie Voltigeur 223 id 
Bartoli, Mathieux, Voltigeur245 4° Cie - 1° Bataillon - 1° Voltigeurs 
Mazzola, Charles Voltigeur 251 id 
Suzzoni, Venture Voltigeur 254 id 
Monfredi, Denis Voltigeur 255 id 
Louis, Jean François Voltigeur 261 id 
Moretti, Charles Voltigeur 280 id 
Gazano, Martin LouisVoltigeur 281 id 
Maestracci, Antoine François Voltigeur 287 id 

Au cours de la retraite du 1° Régiment de Voltigeurs, les Corses laissent des hommes en arrière.

Nom & prénomsGrade Mle Divers
Sarini, Joseph Sergent20En arrière le 18 juin 1815
Marchetti, Gérome Voltigeur 25 En arrière du 27 juillet 1815
Régnier du Tilles, PaulFourrier 30 En arrière du 18 juin 1815
Mambrini, Simon Caporal 45 En arrière du 18 juin 1815
Giorgi, Pierre Voltigeur50 En arrière sur blessure 
Zanettini, Charles François Tambour 67En arrière du 17 juin 1815
Paoli, PaulVoltigeur104En arrière du 18 juin 1815 suite à blessure
Bernardini, Marc Mathieu Voltigeur 105 à l'hôpital d'Issoudun le 7 août 1815
Guidoni, Pierre  Voltigeur 107 En arrière du 30 juin 1815 
Campana, Noël Voltigeur117En arrière du 29 juillet 1815   
Zuccarelli, FrançoisVoltigeur 120 Resté à Paris le 6 juillet 1815 
Guglielmi, Philipe Voltigeur 123 En arrière du 18 juin 1815 suite à blessure 
Acciani, Joseph Voltigeur 124 Hospitalisé le 7 mars 1815 
Tomasi, Augustin Voltigeur 191 En arrière du 8 mai 1815 - Présumé passé à d'autres corps 
Moretti, Antoine Voltigeur 211 A l’hôpital de Compiègne le 30 mai 1815 
Rossi, Jean Baptiste Voltigeur 244 En arrière du 10 juillet 1815 
Graziani, Dominique Voltigeur 266 En arrière du 18 juin 1815 
Giovannoni, Ange Marie Voltigeur 273 à l’hôpital le 30 juin 1815 
Poletti, François Voltigeur 274 Malade à St Michel, près de Bourget le 28 juillet 1815 
Acquatelli, Louis Voltigeur 276 En arrière du 18 juin 1815 

LA DISSOLUTION

Le 15 juillet, la 1ère Brigade de la 1ère Division est à Montluçon, elle compte 131 officiers et 1.016 hommes provenant des 1er, 3ème , 6ème Voltigeurs et 1er et 3ème Tirailleurs. Dans le courant du mois de septembre 1815, ce qui reste de l’ex-garde impériale est licenciée.
Le texte de la capitulation stipule " L'ex Garde Impériale, se mettra immédiatement en marche pour se retirer derrière la Loire où elle sera licenciée...Aucun des Chefs de corps, officiers supérieurs, officier, sous-officiers de l'ex-Garde qui ont combattu contre les puissances alliées dans les journées du 16, 17 & 18 juin derniers, ne pourra à l'avenir et à aucun titre faire partir de la nouvelle armée qui sera organisée".

Le 1° Régiment de Voltigeurs est dissout et ses hommes licenciés le 20 septembre 1815. Parmi les Corses encore présents au 1er Voltigeurs 90 hommes sont licenciés, tandis que 25 sont portés déserteurs.
Un ancien du Bataillon Corse de l'île d'Elbe passé au 7°Régiment de voltigeurs est également porté déserteur le 8 juillet.


LE DRAPEAU

Le bataillon des Chasseurs Corses de l‘île d’Elbe a arboré un fanion. Il est décrit de la manière suivante :
Carré de soie verte, d’environ 90 cm de côté, frangée d’argent, comportant sur chacune des ses faces un cornet d’infanterie légère peint en or sur un semis d’abeilles d’or.
Ce fanion existe toujours, conservé et visible au musée de la ville de Gap, où il y a été laissé. 
Un groupe de femmes bonapartistes de la cité a offert au bataillon un drapeau tricolore. 
Nous ajoutons en exergue que le Dictionnaire Napoléon, ne fait pas état de cet emblème.


Ci-contre : Fanion du Bataillon des Chasseurs Corses de l’Ile d’Elbe - Crédit photo Miguel Moutoy.
Sur fond de soie verte, un cornet d'or sur un semis d'abeilles d'or. 










L’UNIFORME
 
Au début de sa création, le bataillon a du continuer à porter l'uniforme du 35ème Léger de la coupe de 1812. La troupe a troqué la cocarde tricolore par la cocarde elboise blanche cerclée de rouge et ornée de trois abeilles.
A quelques jours de quitter l’île d'Elbe, les Chasseurs Corses perçoivent un nouvel uniforme. Les trois premières compagnies reçoivent un habit de drap vert, tandis que la quatrième conserve ses habits bleus.  

Quelles sont les causes de ce manque d'uniformité ? Usure complète des uniformes ? Pénurie de drap vert ? Ou tout simplement manque de temps au(x) tailleur(s) pour habiller tout le bataillon.

On peut également supposer que l’on conserve les stocks de drap bleu disponibles pour vêtir les grenadiers et chasseurs de l’ex-garde impériale, et que l’on songe à distinguer les Corses en les vêtant de vert. Cette couleur n’est-elle pas la couleur militaire des Corses.
L’île possède des stocks de drap de cette couleur, car n’oublions pas que Napoléon dispose également d’un bataillon franc de milice elboise fort de 400 hommes, vêtu comme toutes les troupes italiennes d'un uniforme en drap vert. 

Nous savons par un courrier du général DROUOT à l’Empereur, à quand remonte l’idée d’habiller le bataillon en vert. Cette lettre est datée du 19 septembre 1814, dont voici la teneur (*).
Sire, Sa Majesté avait approuvé le modèle d’habit de chasseurs que j’ai eu l’honneur de présenter dans le temps. Monsieur le Commandant Guasco a depuis prié votre majesté d’accorder la doublure rouge. Il m’a prévenu que la demande avait été accueillie j’ai l’honneur de prier Votre Majesté de me faire connaître si son intention est de donner la doublure rouge au bataillon des chasseurs. Signé DROUOT.
Et l’Empereur a mis au bas « Accordé ». Le 25 septembre la copie de la lettre fut adressée au Commandant GUASCO et au directeur de l’habillement.

Nous pouvons penser à un projet d’uniforme en drap vert taillé à la chasseur, et qu’à l’initiative de son chef de corps, l’Empereur a accepté de rehausser l’uniforme en lui accordant une doublure de drap rouge.
MM BRUNON et BALDET (*) ont pensé que l’uniforme du bataillon devait être celui des Flanqueurs de la Jeune Garde, en drap vert liseré de jaune. Et que celui-ci a été ultérieurement agrémenté d'une doublure rouge en septembre 1814, rappelant ainsi l'uniforme des Flanqueurs Chasseurs de la Jeune Garde.

Peu de temps avant l’embarquement, les Corses sont habillés de neuf. Ils perdent leur appellation de Chasseurs Corses de l’Ile d’Elbe pour celui de Flanqueurs de l’Ile d’Elbe. Laissant supposer que cette nouvelle dénomination soit en partie due au fait que l’Empereur retournant en France pour reprendre son trône ait assimilé cette phalange à une des composantes de son ancienne garde. 

Le 22 février 1815 soit quatre jours avant sa fuite, L'Empereur écrit DROUOT.

"- Donnez l'ordre que les trois premières compagnies du bataillon de Chasseurs qui sont à Porto Ferrajo soient entièrement habillées avec des habits verts. A cet effet, le colonel Guasco fera partir demain, de manière à pouvoir être arrivés avant huit heures, tous les habits de la quatrième compagnie, et l'inspecteur aux revues enverra aujourd'hui cent habits bleus pour la quatrième compagnie, de manière que ce bataillon soit entièrement habillé.
On laissera achever par les tailleurs les habits qui sont commandés et qu'ils ont dans les mains, mais on n'en commandera plus de nouveaux, afin que les tailleurs soient employés aux habits de la garde. Faites en sorte que les vingt sous officiers incorporés dans la garde soient habillés avec des habits bleus d'infanterie. On les mettra aux chasseurs ou dans les grenadiers selon leur taille. On placera ceux qui n'ont que seize sous dans une escouade particulière afin qu'ils puissent vivre".


A son arrivée à Paris, le 02 avril 1815, le bataillon est incorporé dans la nouvelle Garde qui se reconstitue. 

Les Flanqueurs de l’île d’Elbe, ex-Chasseurs Corses forment le fond du 1er Bataillon du 1er Régiment de Voltigeurs de la Garde. Ils sont casernés à Rueil.
L'excédent du bataillon est versé dans différents régiments de la Garde.

Si nous nous en tenons au règlement l’uniforme des Voltigeurs de la Jeune Garde est connu :
Shako de feutre noir, orné d’un pompon vert, plaque à soubassement de cuivre jaune, jugulaires à écailles de même. Habit veste de drap bleu, revers liseré de blanc, collet jaune liseré de bleu, parements en pointe de drap rouge, liseré de blanc, boutons jaunes. 
Épaulettes à corps et franges vertes, tournantes  jonquille. Culottes blanches et guêtres noires.

Une maigre portion est versée dans les Tirailleurs de la Jeune Garde, dont l'uniforme est le suivant :
Shako de feutre noir orné d'une plaque à l'aigle en laiton. Habit-veste de drap bleu national, coupe 1812, à collet & parements en pointe écarlate passepoilés de blanc, revers passepoilés de blanc. Boutons jaunes. Épaulettes à franges écarlates. Culotte blanche. Guêtres courtes noires. 

La troupe est armé du fusil standard Mèle 1777 modifié An XI et sa baïonnette. Pas de sabre briquet pour la troupe.

 Voltigeurs & Tirailleurs de la Jeune Garde à Plancenoit par Jack GIRBAL.

Dans son ouvrage consacré à la Garde Impériale pendant les Cent-Jours, Pierre JUHEL indique que des effets neufs ont été distribués aux 8 régiments de Voltigeurs de Jeune Garde. 

Le 1er Régiment de Voltigeurs aurait perçu :  1 206 habits de soldats, 24 de tambours, 62 de sous-officiers & 7 d'officiers - 1 212 veste de soldats, 61 de sous-officiers & 6 d'adjudants - 1 212 pantalons de troupe, 56 de sous-officiers & 6 bleus - 1 221 capotes de troupe, 68 de sous-officiers & 7 bleus - 1 253 bonnets de police & 17 bonnets d'ourson - 1 chapeau - 18 plumets - 4 shakos d'adjudants & 1 263 de troupe - 1 286 pompons - 1 264 coiffes de shako - 1 185 gibernes et banderoles - 870 baudriers - 1 062 fusils avec baïonnettes, 17 mousquetons - 5 sabres d'adjudant & 870 sabres de troupe. 
Le 1° Régiment semble avoir porté sur son habit, des épaulettes à corps et franges vertes à tournantes jonquille.

Le Colonel du 1° Voltigeurs, le baron SECRETAN, indique dans une lettre au Ministre de la guerre datée du 15 novembre 1815, qu'il lui "fallut marcher aux champs de Fleurus et de Vaterloo avant même que mon régiment fut entièrement habillé ".

Dans un échange épistolaire, M. Patrice COURCELLE, à qui je présentais ces travaux, m'a fait part de l'existence dans les collections des Invalides, d'un habit-veste de drap vert liseré de jonquille, parements en pointe et retroussis écarlates ornés d'aigles et de cors oranges et muni d'un collet de couleur chamois. L'habit porte un tampon de réception le datant de 1815. 
Cet habit vert conservé aux Invalides provient-il d'un soldat de ce bataillon ? Un habit de transition en attendant la distribution des effets neufs ? 
Dans l’affirmative, la présence d’un collet chamois est-il le fait d’une décision ou d'une initiative personnelle ? La question est posée...
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Ci-contre : Habit de drap vert des collections des Invalides réceptionné en 1815
- In PLANCENOIT, WATERLOO 1815 - Les carnets de la Campagne n° 6 de Patrice Courcelle.
 








Vue du village de Plancenoit 
Cliché JN POIRON











L’ARMEMENT 

Les Chasseurs sont armés du fusil Mèle 1777 et de sa baïonnette du modèle en vigueur, les caporaux et sergents sont en outre armés d’un sabre briquet. Les officiers sont armés d’une épée et d’une paire de pistolets. Toutefois, nous ignorons si la Jeune Garde reconstituée à été équipée du fusil de la Garde.  



Flanqueur-Chasseur de la Jeune Garde 1813 - Avec l’aimable autorisation de Del Prado Éditeurs France.
La coupe de cet habit aurait servi de modèle à celui du Bataillon de Chasseurs Corses de l’île d'Elbe.


CONCLUSION
 
Je sais pertinemment que ce travail est incomplet, les sources sont rares ou inexistantes, et ce ne sont que supputations et hypothèses. 
A travers ces lignes, j'ai voulu rendre hommage et essayé de faire revivre quelques uns de ces braves, en leur donnant un nom. J’espère avoir réussi en évoquant une partie de ceux que la Grande Armée avait affectueusement surnommés "Les Cousins de l’Empereur", [bien que ce vocable concerne les Tirailleurs Corses] en évoquant les Corses dans la Grande Armée.

J’ai tenté de faire revivre ces hommes et leur épopée, à défaut de leur donner un visage, et encore moins une image. 
Les registres conservent la trace de leur passage et de leur faits d'armes.

Je laisse à l’Empereur lui-même le soin de terminer cet article. Quand exilé sur une autre île, sur son lit de souffrance, il décide de léguer 200.000 F aux amputés de Ligny et de Waterloo. 

"Il sera donné double à la garde, quadruple à ceux de l’île d’Elbe" ...

Quel plus bel hommage…..






RÔLE DU BATAILLON DE CHASSEURS CORSES
SHD/GR 20 YC 105

Ce registre contient 114 pages. Chacune des pages est divisée de manière à recevoir les renseignements d'état-civil, le signalement, les grades, les affectations, les états de service et les blessures pour cinq individus par ordre d'arrivée au Corps. 
Sur 105 pages, ce registre contient les indications de 621 individus, ainsi qu'un répertoire alphabétique de 8 pages, indiquant le numéro de la page dans le registre et le numéro matricule de chacun des individus.   https://sites.google.com/site/tirailleurscorses/home/le-bataillon-corse-de-l-ile-d-elbe-1



Page de garde du rôle du Bataillon des Chasseurs Corses
de l'île d'Elbe.
(site mémoire des hommes - Ministère de la Défense)

FICHES BIOGRAPHIQUES
BASE LEONORE

AMBROSI Marc Marie - Né le 1er février 1779 à Castineta. Canton de Morosaglia, autrefois Rostino.
Entre au service comme sous-lieutenant au 1er Léger le 22 pluviôse an 6 / 10 février 1798 – Lieutenant le 6 aout 1805 – Capitaine le 1er aout 1807 – Chef de bataillon le 29 avril 1811 – Passé avec le même grade pour commander les grenadiers de la Garde Royale italienne le 17 mai 1813 – Colonel le 24 octobre 1813 – Nommé Colonel à la suite à l'ile d'Elbe le 12 aout 1814, par décision de l'Empereur – Passe au service français pour commander un régiment piémontais (8ème Étranger) le 29 avril 1815 – demi-solde le 30 septembre 1815.
Campagnes : Ans 7, 8 & 9, 1805 et 1806 sur les côtes de l'Océan, 1807, d'Espagne de 1808 à 1812, à la Grande Armée 1813, 1814 à Mantoue.
Blessures : 1 coup de feu a la cuisse droite à San Felip en Catalogne le 11 avril 1809.
Récompenses : Chevalier de la Couronne de Fer le 06 décembre 1808 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 27 janvier 1810 - Officier de la Légion d'Honneur le 26 avril 1815.

ARRIGHI Pierre Marie d' -Né le 29 août 1787 à Corté - Fils de Mathieu & Marie REBALDY
Entré au service comme sous-lieutenant au 3ème Bataillon de Chasseurs Corses le 29 septembre 1805 - Lieutenant le 27 octobre 1808 - Capitaine le 1er avril 1813 au 35ème Régiment d'Infanterie Légère - Confirmé dans le grade le 17 juillet 1813 - Capitaine au 1er Régiment de la Jeune Garde le 13 avril 1815 - Licencié le 20 septembre 1815 - Admis au traitement de réforme le 1er janvier 1819 - Capitaine au 49ème de Ligne le 24 septembre 1823 - Capitaine de grenadiers le 14 octobre 1825.
Campagnes :  1813 à 1815 à la Grande Armée.

BRIGNOLI Charles Pierre - Né le 24 septembre 1793 à Bastelica -Décédé le
Entre au service dans la Légion Corse à Naples. Soldat du 19 juillet 1805 au 10 juillet 1814 - Passe au Bataillon de l'Ile d'Elbe le 11 juillet 1814 - Nommé caporal le 16 septembre 1814 - Versé au 4° Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 3 juin 1815 - En non activité le 12 septembre 1815 - Sergent à la Légion Départementale du Puy de Dôme le 25 novembre 1815 - Congédié le 15 mai 1816 - Passe à la Légion Départementale de la Corse le 7 juin 1816 - Sergent le 7 juin 1816 -  La Légion de la Corse devient 10° Régiment d'Infanterie Légère le 31 janvier 1821 - Sergent-major le 9 mai 1826 - Adjudant sous officier le 12 septembre 1830 - Sous-lieutenant le 5 novembre 1830 - Lieutenant le 11 mai 1833 - Capitaine le 29 avril 1840
Campagnes : 1809 à 1813 aux armées de Naples (S'est trouvé à l'expédition de Sicile) - 1815 en Belgique.

CANAVAGGIA Joseph - Né le 11 octobre 1779 à Bastia - décédé le
Soldat au 16° bataillon d'infanterie légère le 1er mai 1793 - Caporal fourrier le 3 mai 1793 - Sergent le 1er mars 1794 - Sous-lieutenant le 10 mai 1794 - Lieutenant à la suite du même corps devenu la 22 1/2 Brigade d'Infanterie Légère le 23 septembre 1799 - Rentré dans ses foyers - Rentré dans ses foyers avec traitement de non activité par suite de l'Arrêté des Consuls du 8 fructidor an 8 le 21 mai 1801 (1er Prairial an 9) - A la fin de 1794, fut requis par le Général Laharpe pour servir en qualité d'officier de Correspondance à l'état-major de sa division - A l'état-major général de l'Armée d'Italie jusqu'au 1er prairial an 9, où il passa à la demi-solde - Secrétaire de place de 2ème Classe à Paris et requis pour travailler à l’État-major d'Italie pour la campagne de l'An 14 - Reçoit l'ordre de passer dans le Bataillon des Chasseurs de Piombino organisé par Décret Impérial - Lieutenant au Bataillon des Chasseurs de Piombino le 1er janvier 1806 - Lieutenant de Gendarmerie dans la principauté de Lucques et de Piombino le 12 mai 1807 - Capitaine au Bataillon des Chasseurs de Piombino le 12 août 1813 - Passé capitaine au 35° Régiment d'Infanterie Légère le 28 janvier 1814 - Nommé adjudant de place de 1ere Classe à Bastia par arrêté du Marquis de Rivière, Commissaire du roi en Corse le 1er mars 1816 - Confirmé par Ordonnance royale du 10 juin 1818.
Campagnes : 1793 et 1794 en Corse - Ans 4, 5, 6, 7, 8 & 9 à l'Armée d'Italie - 1814 en Savoie.
Se fait remarquer contre les Autrichiens à Aiguebella les 9, 10 et 11 avril 1814.

CAVIGLIOLI Antoine François - Né le 18 mars 1782 à Guagno
Entré au service comme Sergent au 1er Bataillon de Chasseurs Corses le 4 décembre 1802 - Lieutenant au 1° Bataillon du Golo par Décret Impérial du 8 avril 1809 - Passé en la même qualité au 6° Bataillon du 35° Léger par nomination provisoire de M le général Commandant en chef la 23ème Division du 12 mai 1813 - Confirmé dans cet emploi par Décret du 19 août 1813 - Passé au Bataillon de Flanqueurs de l'Ile d'Elbe le 16 mai 1814 - Passé au 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale par Décret du 13 avril 1815 - Passé au 3° Bataillon de Chasseurs Corses par Décision du 16 mai 1815 jusqu'au 7 septembre 1815 - Admis au traitement de réforme du 1er janvier 1819 au 31 décembre 1823 - Admis au Bataillon de Voltigeurs Corses en qualité de Sergent le 9 novembre 1826 - Nommé sous-lieutenant par Ordonnance du Roi du 31 mai 1831.
Récompense : Chevalier de la Légion d'Honneur le 12 mars 1815

COLOMBANI Jean Joseph - Né le 30 mars 1778 à Niolo, département de la Corse - Chef de Bataillon au Bataillon de l'Ile d'Elbe
Volontaire au Royal-Corse le 8 novembre 1792 - Caporal-fourrier le 14 Frimaire An 2 - Sergent-major à la 11ème 1/2 Brigade Légère le 19 Nivôse An 4 - Passé lieutenant au service d'Italie le 8 Frimaire an 8 - Lieutenant aux Vélites Royaux le 4 juillet 1808 - Capitaine aux Chasseurs à Pied de la Garde Royale le 23 août 1809 - Chef de bataillon le 16 octobre 1813 - Admis au service de France en qualité de Chef de Bataillon au Bataillon de l'Ile d'Elbe le 21 juin 1814 - Suit l'Empereur à son retour de l'Ile d'Elbe le 1er mars 1815 - Major au 2ème Régiment d'Infanterie Légère le 24 avril 1815 - Rentré dans ses foyers le 1er juillet 1815.
Campagnes : 1792, Ans 2 à 10 en Italie - 1806 à 1809 en Allemagne - 1812, 1813 & 1814, en Russie et en Italie - 1815 en Belgique.
Blessures : Blessé d'un coup de bayonnette 19 Pluviôse an 3 - d'un coup de feu à la jambe gauche à la bataille de Novi en l'An 7 - de 3 coups de sabre à la tête le 3 avril 1806 à Colberg - un coup de feu à la cuisse droite le 4 octobre 1812 - un coup de feu à l'avant-bras droit à la bataille de Vaistrily en Illyrie le 6 mai (1814)

COLONNA LECCA Alexandre - Capitaine à la 3ème Compagnie du 3ème Bataillon du 35ème Régiment d'Infanterie Légère
Né le 19 septembre 1780 à Ambugna ou Ambiegua - Fils de Paolo & de Angela SAVERIA
Grenadier au bataillon des Vélites le 28 Vendémiaire An 13 - Caporal aux Grenadiers de la Garde le 17 avril 1806 - Passe au 2ème Régiment de Fusiliers le 1er janvier 1807 - Sous-lieutenant au 25ème de Ligne le 13 juillet 1807 - Lieutenant le 12 août 1809 - Capitaine au 35ème Léger le 8 février 1811
Campagnes : Ans 13 & 14 Côtes de l'Océan sous Mortier et Grande Armée - 1806 à la Grande Armée - 1807, 1808 & 1809 en Allemagne à la Grande Armée - 1813 & 1814 en Italie sous Eugène de Beauharnais.
Récompense : Chevalier de la Légion d'Honneur le 15 décembre 1813

FANTONI Vincent François de Sales - Né le 29 janvier 1765 à Sainte Lucie de Mercurio
Entré au 1° Rgt de Ligne Italien le 28 mai 1796 - Sergent le 10 novembre 1796 - Sous-lieutenant au 1° Léger le 31 octobre 1803 - Lieutenant le 5 avril 1806 - Capitaine le 30 juin 1810 - Sert jusqu'au 1° juin 1814, date de son renvoi en France par les Autrichiens en sa qualité de Français - A servi en 1814 & 1815 à l'Ile d'Elbe - Placé à la suite de la Légion de la Vienne où il n'a pas été confirmé dans son emploi, n'ayant pas été reconnu au service de France - Reconnu dans son grade au service de France et admis au traitement de réforme le 4 mars 1819 jusqu'à la fixation de sa retraite - Par Ordonnance du 14 avril 1819, admis au traitement de réforme pour 5 ans, à dater du 1° janvier 1819 - Proposé pour la pension au titre d'infirmités le 1° octobre 1822.
Campagnes : du 28 mai 1796 au 31 décembre 1803, Armée d'Italie, d'Observation du Midi & de Naples - 1804 à 1806 : Sur les Côtes de Calais & de Boulogne - 1807 au 30 mai 1814, Albanie, Raguse, Provinces Illyriennes, Italie - Campagne de 1815 en France
Récompense : Chevalier de la Légion d'Honneur le 5 avril 1815 - Chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'Honneur le 28 novembre 1831

FARINOLE Ignace Louis - Né le 9 décembre 1786 à Bastia - Lieutenant au Bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe
Entre au service comme Chasseur au 2° Bataillon de la Légion de la Corse le 22 mars 1805 - Caporal le 30 avril 1805 - Sergent le 23 juin 1805 - Passé au 2° Bataillon d'Infanterie Légère du Golo, Sous-lieutenant provisoire par le Gal MORAND le 23 septembre 1805 - Confirmé dans le grade le 19 juin 1806 - Licencié le 15 juillet 1810 - Gardien de batterie à la Tour de Sagonne le 26 septembre 1811 - Passe Sous-lieutenant au 35° Rgt d'Infanterie Légère le 8 février 1813 - Lieutenant à l’État-major du 4° Corps le 2 octobre 1813 - Lieutenant au 1° Rgt de Voltigeurs de la Garde le 13 avril 1815 - Lieutenant au 3° Bataillon de Chasseurs Corses le 16 mai 1815 (?) - Licencié le 20 juillet 1815 - Admis au traitement de réforme le 4 mars 1819 à compter du 1° janvier 1819 jusqu'au 31 décembre 1823 - Passé au 60° de Ligne le 22 juin 1831 
Campagnes : An 14, 1806 à 1808 en Italie - 1815 à Waterloo.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 24 avril 1815

FREDIANI Marc Antoine de - Né le 31 août 1784 à La Penta
Entré au service en qualité de Sous-lieutenant (du prince Félix) le 1° février 1804 - Lieutenant le 18 mai 1804 - Capitaine le 15 août 1805 - Passe au 112° de Ligne le 5 février 1812 - Passe au 35° Léger le 15 août 1813 - Passe au 1° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde le 13 avril 1815 - Licencié le 20 septembre 1815 - En traitement de réforme le 4 mars 1819 à compter du 1° janvier 1819 - Capitaine au 30° de Ligne le 27 octobre 1824 pour prendre rang au 20 janvier 1824
Campagnes : 1813 & 1814 en Italie - 1815 en Belgique - 1831 en Afrique, embarqué à Toulon le 28 février sur la frégate "La Syrène", débarqué à Alger le 8 mars.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 21 mars 1831

GABRIELLI Jean-André - Né le 13 novembre 1769 à Tralonca - Lieutenant au Bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe
Entré au service comme Lieutenant de 1° Classe par le Général Comte de MORAND, Commandant en Chef la Corse au 2° Bataillon d'Infanterie Légère du Golo le 1° Vendémiaire An 14 - Confirmé par Décret du 19 juin 1806 - Licencié avec le bataillon le 16 juin 1810 en vertu du Décret du 9 juin 1810 qui licencie le Bataillon Corse - Nommé Lieutenant au 35° Régiment d'Infanterie Légère le 1° avril 1813 par le Général Comte César BERTHIER - Confirmé le 17 juillet 1813 - Passé au 1° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde comme commandant de Compagnie le 13 avril 1815 jusqu'au licenciement du Régiment qui a lieu le 20 septembre 1815 - Lieutenant-adjudant de place, commandant du Poste militaire de Vivario en ?.
Campagnes : A fait les campagnes de 1813 lors de l'attaque de Livourne par les Anglais, sous les ordres du Prince Félix, commandant la Toscane. A fait celle de 1814, partie en Toscane sous les ordres du Prince Félix, partie en Savoye sous les ordres de M. le Lieutenant-Général, Comte DESSAIX - A fait celle de 1815 en Belgique où il s'est trouvé à toutes les affaires qui ont eu lieu.
Blessures : Blessé d'un coup de feu à la tête, et d'un coup de sabre à la main dans le mois de décembre 1813 à l'affaire de Vianggio en Toscane lors du débarquement des Anglais.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 24 avril 1815 - Confirmé dans l'Ordre Royal le 28 novembre 1831

GAMBANI Jean Baptiste - Né le 12 juin 1792 à Corté - Décédé en activité de service à Marseille le 26 mars 1852
Enrôlé volontaire dans le 2° Bataillon de Pionniers Coloniaux le 10 février 1812 - Caporal le 21 février 1812 - Fourrier le 1° mars 1812 - Sergent-major le 1° juillet 1813 - Adjudant-sous officier le 1° avril 1814 - Sous-lieutenant le 15 avril 1814 - Passé au service de l'Ile d'Elbe le 1° mars 1815 - Nommé officier payeur au 5° Régiment de Voltigeurs de la garde Impériale par Décret du 13 avril 1815
Campagnes : A fait la Campagne de 1815 à l'Armée du Nord
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur par l'Empereur le 9 mars 1815 à Grenoble. N'a pas reçu son brevet, ni sa lettre à cause de son passage dans le Régiment, ce qui a eu lieu avant que les officiers décorés à Grenoble reçurent leur brevet.

GAVINI Ambroise - Né le 7 février 1782 à Pastoreccia de Rostino - Fils de Jean Baptiste & feue Marie ORSINI
Entré au service dans la Légion Corse au service de Naples comme fourrier le 2 janvier 1803 - Sergent-major le 17 novembre 1806 - Passé au 3° Bataillon de l'ile d'Elbe le 1° octobre 1814 - Sous-lieutenant au 4° Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde le 30 avril 1815 - Rétrogradé sergent-major le 1° septembre 1815 - Licencié le 12 septembre 1815 - Sergent-major à la Légion de l'Isère 8 avril 1818 - Passé à la Légion départementale de la Corse le 9 janvier 1820 - Adjudant sous-officier à la Légion de Corse devenue 10° Régiment d'Infanterie Légère le 31 janvier 1821 - Sous-lieutenant le 22 octobre 1823 - Admis au traitement de retraite le 21 août 1827.
Campagnes : Ans 12 & 13 en Corse - 1805 en Italie - 1806 & 1807 à Naples - 1808 & 1809 en Calabre - 1810 en Sicile - 1815 au blocus de Soissons - Prisonnier de guerre par les Anglais le 18 septembre 1810, rentré en 1814.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur par Décret du 24 avril 1815, en qualité de sergent-major au bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe.

GUASCO Joseph Marie Louis - Né le 25 janvier 1769 à Terravecchja (Bastia) - Décédé le 23 juillet 1837 à Sens - Chef de corps du Bataillon des Flanqueurs de l'île d'Elbe.
Capitaine à la 16° 1/2 Brigade d'Infanterie Légère le 7 mars 1791 - Capitaine à l’État-major de l'Armée d'Italie le 4 avril 1794 - Chef de bataillon le 19 mars 1799 - Chef de bataillon au 35° Régiment d'Infanterie Légère le 8 février 1813 - Chef de bataillon au 1° Régiment des Voltigeurs avec le grade de major d'infanterie le 23 mars 1815 - Promu au grade de Lieutenant-colonel dans les Cent-Jours par Décret Impérial en date du 13 avril 1815 - Admis au traitement de réforme le 4 mars 1819 - Chef de bataillon, commandant la 28° Compagnie de Fusiliers Sédentaires le 27 avril 1828.
Campagnes :  Présent au siège de Toulon - Ans 3 à 6 en Italie - An 7 à la Moselle - An 8 en Espagne - Une campagne à l'Armée de l'Ouest - Une à Naples - Deux sur mer - une pour l'expédition de la Sardaigne & une pour celle de Corse - 1810 à 1814 en Italie - 1815 en Belgique
Blessures : Blessé à l'affaire de Sospello au pied droit d'un coup de feu - Blessé à la jambe droite en montant à l'assaut de la redoute Rombaldina en Italie - Blessé au bras droit par un coup de pointe à l'affaire de Savurge ?
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur dans les Cent-Jours par Décret Impérial du 12 mars 1815 - Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de Saint-Louis le 20 octobre 1829.
la date de naissance de son dossier sur la base LEONORE est différence de celle figurant sur le rôle du bataillon de Chasseurs Corses de l’île d'Elbe.

LORENZI Jean Baptiste - Né le 9 mars 1787 à Belvédère - Fils de Antoine Toussaint & Angélique Marie.
Entré au service comme enrôlé volontaire au 4° Bataillon de Chasseurs Corses le 24 septembre 1804 - Versé avec ce bataillon à la Légion Corse qui, en 1806 passa au service de Naples, sous la dénomination de Régiment Royal-Corse ou 1° Régiment d'Infanterie Légère - Caporal le 16 septembre 1806 - Passé à la Garde le 16 novembre 1806 - Passé au Régiment Royal-Corse le 1° décembre 1807 - Sergent le 1° mai 1809 - Prisonnier de guerre le 18 septembre 1810 - Rentré des prisons le 12 novembre 1814 - Rentré au 1° Rgt des Chasseurs à Pied de l'ex-garde le 21 avril 1815, venant du Bataillon de l'ile d'Elbe - Passé au 4° Rgt de chasseurs comme Caporal le 21 mai 1815 - Présumé prisonnier le 18 juin 1815 - Rayé des contrôles le par suite du licenciement le 1° octobre 1815 - Admis au Bataillon des Voltigeurs Corses en qualité de Sergent le 22 mai 1823 - Confirmé dans cet emploi par Décision Ministérielle du 28 avril 1827.
Campagnes : A fait la campagne de 1805 en Italie - 1806, 1807, 1808, 1809 & 1810 dans le Royaume de Naples.
Blessures : Blessé d'un coup de sabre sur l’œil droit au siège de Gaëte - Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à la prise de Capri en 1808 & enfin d'un autre coup de feu à la jambe droite lors du débarquement de Sicile en 1810.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 21 mars 1831.

OLMETTA Roch - Né le 18 août 1795 à Bastia - Mort le 2 décembre 1857
Fourrier au dépôt des Conscrits-Réfractaires de Bastia le 1 février 1813 - Passé au 35° Rgt d'Infanterie Légère en qualité de Sergent-major le 21 juillet 1813 - Déserté le 20 avril 1814, entré avec son grade à la Légion Corse (devenue 54° de ligne) le 8 mai 1816 - Congédié le 1 janvier 1817 - Nommé Secrétaire archiviste de la Place de Bastia le 31 octobre 1835 - Portier-Consigne de 1° Classe à Bayonne le 14 mai 1851.
Campagnes : 1813 & 1814 sur les Côtes & Italie.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 10 décembre 1851.

PANZANI Simon - Né le 2 avril 1782 à Appietto - Décédé le 16 décembre 1851 - de Dominique & Marie.
Entré au service Soldat à la Légion Corse le 28 novembre 1803 - Caporal le 28 décembre 1803 - Sergent le 21 décembre 1810 - Admis Sergent aux Flanqueurs de l'ile d'Elbe le 20 juillet 1814, passé aux Carabiniers (?) le 7 novembre, passé au 1° Rgt de Tirailleurs de la Garde Impériale le 1 avril 1815 - Licencié le 4 septembre 1815 - Dépôt de la Légion Départementale de la Corse devenue le 10° Rgt d'Infanterie Légère le 10 décembre 1815 - Sergent-major le 1 novembre 1819 - Sous-lieutenant le 10 avril 1826 - Lieutenant le 7 septembre 1831
Campagnes : 1803 & 1804 en Corse - 1805 à 1813 à Naples- S'est trouvé au siège de Gaëte, à la prise de l'ile de Capri, aux affaires d'Ischia & Rocida & à l'expédition de Sicile - 1815 en Belgique - 1831 à 1833 en Afrique.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 24 avril 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 21 mars 1831.

PARANT Jean Sébastien - Sergent-major au Bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe
Né le 11 mars 1789 à Bastia - Mort le 24 février 1828 - de
Enrôlé volontaire dans le 1° Bataillon Corse le 11 mars 1805 - Caporal au-dit Bataillon le 6 avril 1805 - Sergent le 15 décembre 1806 - Passé au 11° Léger le 28 novembre 1811 - Sergent-major le 11 mars 1812 - Admis au Bataillon des Flanqueurs le 18 octobre 1814 - Passé au (?) Rgt des Voltigeurs de Jeune Garde le 22 avril 1815 - Congédié par le Conseil d'Examen de Bastia le 3 janvier 1816 - Sergent au 3° Bataillon de Voltigeurs Corses par Ordre de M le Lieutenant-Général Commandant Supérieur de la 17° Division Militaire le 27 janvier 1823 - Sergent-major le 4 mars 1823 - Rétrogradé Sergent par Décision Ministérielle du 20 juillet 1824 - A renoncé à son emploi le 19 juin 1826 - Rayé des contrôles par Décision Ministérielle du 18 juillet 1826.
Campagnes : 1812 & 1813 en Allemagne - 1814 en France - 1815 en Belgique.
Blessures : Blessé d'un coup de feu à la jambe droite le 28 octobre 1813 à Hanau - Blessé de 2 coups de sabre à la tête le 18 juin 1815.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur par Décret du 24 avril 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 novembre 1831.

PASQUALINI Jean - Né le 13 mars 1778 à Gavignano (Canton de Morosaglia) - Décédé le 14 avril 1856 - Brigadier à Pied, de la Gendarmerie de l'ile d'Elbe.
Entré dans la 26° Légion de Gendarmerie, 1° Compagnie de la Corse le 1° Prairial An 6 (20 mai 1798) - Brigadier le 24 janvier 1812 - Entré dans la Gendarmerie de Paris, venant des Brigadiers à pied de l'ile d’Elbe le 25 mars 1815 - Congédié pour réforme le 29 octobre 1815.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 12 mai 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 novembre 1831.

POGGI Joseph Antoine - Ancien Caporal aux Flanqueurs de l'île d'Elbe
Né le 27 décembre 1796 à Ajaccio - Décédé le 20 février 1877
Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 décembre 1863.

POLI Don Bernardino - Chef de Bataillon - Né le 15 avril 1767 à Solaro - Décédé le 12 août 1851 à Ajaccio -
Capitaine au Bataillon de Chasseurs Corses du Liamone le 1 Vendémiaire An 14 (23/09/1805) - Confirmé dans ce grade par Décret du 19 juin 1806 - Nommé provisoirement Chef de Bataillon à la suite le 25 novembre 1807 - Nommé Chef de Bataillon Commandant celui de 500 hommes organisé pour le Grand-duché de Toscane le 14 août 1809 - Confirmé dans ce grade par Décret du 29 juin 1810 - Nommé Commandant d'Armes de 4° Classe de la Place de Gavi le 23 décembre 1810 - Passé avec le même grade à l’État-major de la 23° Division Militaire le 21 juin 1815 - Admis au traitement de réforme par Décision Royale du 8 septembre 1819 à raison de 900 F par an le 2 octobre 1819 - Admis à la retraite pour une somme annuelle de 1 440 F le 13 avril 1825.
Blessures : Blessé d'un coup de poignard qui lui traverse le corps le 18 janvier 1808 à Savone, dans une expédition ordonnée par le Général MORAND, contre des bandits - Blessé le 6 mai 1814 d'un coup de feu au bras droit à Gavi, à l'occasion d'une conspiration organisée par le Maire, en faveur des Anglais pour massacrer les Français.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 26 février 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 30 août 1832.
Ses états de  service ne mentionnent pas son passage à Elbe, ni le rôle qu'il a joué dans le soulèvement de la Corse en 1815.

RIGO Dominique Benoit - Né le 20 juillet 1770 à Bastia - Décédé le 17 mai 1849 -
Capitaine à la 8° Légion Italienne à Marbegno le 9 Fructidor An 6 (26 août 1798) - Passé à Bergame par ordre ministériel pour coopérer aux opérations du dépôt de conscription le 10 nivôse An 7 (30 décembre 1798) - Commandant de place par ordre du Général en Chef BRUNE le 23 Floréal An 9 (13 mai 1800) - Capitaine-adjoint par lettre de nomination du Général en Chef BRUNE le 18 Pluviôse An 9 (7 février 1801) - Membre de la Commission Militaire 7 novembre 1800 - Confirmé Capitaine-adjoint le 14 février 1801 - Appelé à l'exercice de ses fonctions de Capitaine-adjoint au Ministère de la Guerre d'Italie le 16 octobre 1801 - Capitaine au 2° Régiment de Hussards le 27 octobre 1802 - Adjudant-major de place à Milan le 30 octobre 1802 - Passé Capitaine-adjoint à l’État-major Général de l'Armée de Naples le 17 janvier 1806 - Capitaine au 5° Régiment de Ligne le 6 août 1807 - Licencié à Milan le 29 juin 1814 - Capitaine au 1° Régiment Léger le 24 mars 1815 - Capitaine au 6° Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde le 30 avril 1815 - L'interruption de service que cet officier a éprouvée jusqu'au 4 mars 1819, époque de sa réadmission provient de ce qu'il a été rayé des contrôles de l'armée, comme faisant partie des officiers de l'Ile d'Elbe, rentrés en France avec l'Empereur - Réadmis au service de France en sa qualité de Capitaine à la réforme par décision du 4 mars 1819 - Appelé à l'activité comme Capitaine en second dans la 7° Compagnie de Fusiliers Sédentaires à Montreuil sur Mer le 24 juin 1827 - Passé Capitaine en second à la 12° Compagnie de Sous-officiers Sédentaires à Saumur par décision du 27 janvier 1831. 
Campagnes : Celles des Ans 8 & 9 à l'Armée d'Italie - 1800 & 1801 à l’État-major Général - 1806 dans le Royaume de Naples - 1807 en Toscane - 1808, 1809 & 1810 en Espagne.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur par Décret du 5 avril 1815 - Chevalier de Saint Louis le 29 octobre 1828 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 novembre 1831.

RUSTERRUCCI Ange François - Né le 29 mai 1790 à Ajaccio - de François, notaire & de Sancta - Sous-lieutenant au Bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe
Entré au service à la suite du Bataillon Corse le 27 août 1808 - Sous-lieutenant au 35° Rgt d'Infanterie Légère le 1 avril 1813 - (Passé au Bataillon des Flanqueurs de l'ile d'Elbe lors de l’exil de l'Empereur Napoléon) - Sous-lieutenant au 1° Rgt de Voltigeurs de la Jeune Garde le 15 avril 1815 - Licencié le 20 septembre 1815 - Sous-lieutenant au 60° Rgt d'Infanterie de Ligne le 27 octobre 1830 - Lieutenant le 7 septembre 1831.
Campagnes : 1815 en Belgique
Blessures : Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 24 avril 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 novembre 1831.

SUSINI Jean Dominique - Né le 15 février 1764 à Frasseto - Décédé le 4 novembre 1840 - de Francesco & Maria Saveria - Capitaine à la suite au Régiment de Flanqueurs de l’Île d'Elbe.
Entré au service comme Soldat au Régiment Royal-Corse le 13 mars 1785 - Congédié par Grâce le 6 octobre 1788 - Lieutenant des Gardes Nationales du Liamone par Arrêté de la Convention Nationale le 1 janvier 1791 - Passé à l'Armée d'Italie le 5 janvier 1792 - Promu Capitaine le 29 avril 1792 - Capitaine de la 1° Compagnie Franche Corse le 1° avril 1793 - Capitaine des Compagnies Franches Corses formées à Nice (Piémont) le 29 avril 1793 - Capitaine à la 17° 1/2 Brigade d'Infanterie Légère le 4 Germinal An 4 (22 mars 1796) - Adjudant de Place de 1° Classe à Pizzighetone dans le Royaume d'Italie le 1 Vendémiaire An 10 (29 sept. 1801) - Adjudant de Place à Osopo dans le Royaume d'Italie le 19 décembre 1807 - Renvoyé dans ses foyers pour y jouir de la demi-solde par suite de l'évacuation de l'Italie le 2 juin 1814 - A suivi BONAPARTE à l'Ile d'Elbe en 1814 (non indiqué sur les états de service officiels) - Commandant d'Armes de 4° Classe à Port Cros par Décret Impérial du 4 mai 1815 - Licencié au retour du roi - Reconnu Capitaine au service de France et admis au traitement de réforme le 1 janvier 1819, par Ordonnance Royale du 4 mars suivant, jusqu'au 1 décembre 1825 - Admis à la solde de retraite le 8 octobre 1826.
Campagnes : 1792 à l'Armée d'Italie - 1793 à l'Expédition de Sardaigne - Ans 2 à 7 à l'Armée d'Italie et à l’expédition de Corfou tout en faisant partie du 17° Léger - Fait prisonnier de guerre le 25 Prairial An 7, rentré le 24 Ventôse An 9 - An 14 & 1806 à l'Armée d'Italie - 1809 à l'Armée d'Allemagne - 1813 & 1814 au Blocus de la Place d'Osopo.
Blessures : un coup de feu au bras droit à St Martin sur le Combat de Nice le 5 juin 1792 - Blessé au même bras d'un coup de feu à Montenotte le 15 Germinal An 4 - Blessé d'un coup de bayonnette le à la cuisse droite sur l'Adige, près de Vérone le 25 Prairial An 7.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 12 mars 1815.

TOSCANI Jean Baptiste Agostin - Né le 6 février 1775 à Cervione - Décédé le - de Jean Baptiste & Cécile PASQUINO - Lieutenant au Bataillon de Chasseurs à Pied de la Garde à l'île d'Elbe
Entré comme Soldat à la 2° Légion Cisalpine le 21 mars 1797 - Caporal au même Corps le 20 septembre 1797 - Sergent le 20 avril 1798 - Passé à la Légion Italique devenue 3° 1/2 Brigade Cisalpine le 18 mars 1800 - Sergent-major le 6 janvier 1807 - Adjudant sous-officier le 3 octobre 1809 - Sous-lieutenant le 3 avril 1811 - Lieutenant le 4 mars 1812 - Licencié le 31 mai 1814 - S'est trouvé à l'ile d'Elbe en 1814 en qualité de Lieutenant dans le Bataillon des Chasseurs à Pied - Lieutenant à la Légion de l'Eure le 1 mai 1820 - Lieutenant au 14° Régiment de Ligne le 13 décembre 1820 - Admis au traitement de réforme le 12 décembre 1827.
Campagnes : A fait les campagnes : 1798 États Romains - 1799 Royaume de Naples - 1801 Tirol - 1805 Italie - 1806 Naples - 1809 Autriche & Hongrie - 1811 sur mer - 1812 Grande Armée en Russie - 1813 & 1814 en Italie - 1823 en Espagne.
Récompenses : Chevalier de la légion d'Honneur le 12 mars 1815 - Chevalier de la Légion d'Honneur le 30 août 1832.

AU 35° LÉGER MAIS QUI NE SONT PAS RESTES AU SERVICE DE NAPOLÉON

GARBUCCIA Louis - Né le 1° avril 1788 à Bastia
Entré au service comme canonnier garde-côtes dans la 100° Compagnie le 1° avril 1806 - Caporal le 10 août 1806 - Sergent le 1° janvier 1808 - Sergent-major au 1° Régiment de la Méditerranée, devenu 35° Léger le 1° juin 1810 - Sous-lieutenant le 1° avril 1813 - Lieutenant le 1° janvier 1814 - Incorporé au 19° de Ligne le 26 mai 1815 - Aide de camp de M. le Maréchal de camp EBERLE, Commandant le Département des Hautes Alpes le 9 juin 1815 - En non activité le 1° février 1816 - En activité à la 2° Légion de la Gironde le 26 mai 1819 - Passé au 19° de Ligne à son organisation le 26 décembre 1820.
Campagnes : 1806 à à 1810 et une partie de 1811 sur les Côtes de la Méditerranée en Corse - Partie de 1811 & 1812 et partie de 1813 à l'Ile d'Elbe - 1813 & 1814 en Italie - 1815 au blocus de Briançon - 1823 au 4° Corps de l'Armée d'Espagne.
Blessures : Conduisant un détachement de conscrits à Antibes, a été blessé sur les vraies côtes gauches par un éclat d'aviron, au combat soutenu par le chebek "La Fortune" contre un chebek anglais à la hauteur de l'ile de Capraja le 7 avril 1808.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 15 septembre 1827

NOBILI François Antoine -
Né le 16 octobre 1781 à Bastia -
Entré au service au Bataillon de Tirailleurs Corses le 26 Germinal An 11 - Caporal le 6 Floréal An 11 - Sergent en nivôse An 11 - Passé aux voltigeurs avec son grade le 11 Vendémiaire An (illisible) - Retraité le 13 mars 1810 - Passé sous-lieutenant au 35° Rgt d'Infanterie Légère le 11 juillet 1813 au 30 juin 1814.
Campagnes : Ans 12 & 13 sur les Côtes de l’Océan sous SOULT - Vendémiaire An 14 & 1806 à la Grande Armée - 1807 & 1808 en Prusse - 1809 en Autriche sous OUDINOT.
Blessures : Blessé le 7 février 1807 d'un coup de lance à la bataille d'Eylau - Blessé d'un coup de feu à l'épaule droite à l'affaire de Pfaffenhafen le 19 avril 1809 - Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite à la bataille du Danube le 22 mai 1809 (Essling) - Blessé d'un coup de biscayen à la bataille de Wagram le 5 juillet 1809 au bras gauche.
Récompense : Chevalier de la Légion d'Honneur le 14 avril 1807

SERRA Jean Baptiste - Né le 15 juillet 1791 à Bastia - Décédé le 8 décembre 1861 - de Pietro Maria propriétaire & de Maria Pietra.
Entré au service comme Sergent-major au Dépôt Général des Réfractaires le 7 mai 1813 - Passé aux carabiniers du 8° Bataillon, devenu le 7° Bataillon du 35° d'Infanterie Légère le 1 août 1813 - Sous-lieutenant au 2° Bataillon Colonial français le 16 mars 1814 - Sou-lieutenant à la suite du 35° Léger le 1 avril 1814 - Trésorier au 3° Bataillon de Chasseurs Corses le 17 juillet 1815 - Licencié & rentré dans ses foyers, en non activité le 1 janvier 1816 - Lieutenant à la Compagnie Franche du Département de la Corse le 1 octobre 1816 - Sous-lieutenant à la Légion du Bas-Rhin le 26 mai 1819 - Idem au Régiment de HOHENLOHE le 5 mars 1820 - Idem au bataillon de Voltigeurs Corses le 29 août 1823 - Idem au 2° de Ligne le 22 mai 1826 - Lieutenant le 28 octobre 1827.
Campagnes : 1813 & 1814 en Corse - Employé en 1816 & 1817 dans une colonne mobile chargée du désarmement de la Corse et de la poursuite des malfaiteurs.
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur le 22 mars 1831.

VICO Joseph Marie -Né le 2 février 1790 à Ajaccio - Décédé le 1 juin 1861 - de feu Jean Pierre & feue Giacominetta
Entré au service dans la marine à l'age de 16 ans 1/2 et embarqué comme matelot sur les bâtiments de l'état du 6 août 1806 au 1 octobre 1806 - Rembarqué du 9 mai 1807 au 30 novembre 1807 - Rembarqué du 1 septembre 1808 au 5 novembre 1813 - Sergent au 35° Léger le 6 novembre 1813 - Sergent-major le 8 février 1814 - Nommé Sous-lieutenant provisoire au même régiment par M le Général Comte BERTHIER le 5 mars 1814 - En non activité le 1 juillet 1814 - Confirmé dans son grade de Sous-lieutenant et maintenu en non activité pour prendre rang du 5 mars 1814 par Ordonnance Royale du 25 avril 1821 - Sous-lieutenant au Bataillon de Voltigeurs Corses par Ordonnance Royale du 20 novembre 1822 - Lieutenant par Ordonnance Royale du 26 juillet 1826 - Capitaine par Ordonnance du 25 avril 1836.
Campagnes : A fait les campagnes de mer en temps de guerre des années 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812 & 1813 sur les bâtiments de l’État. 
Récompenses : Chevalier de la Légion d'Honneur par Ord. du 30 mai 1837.

Sur un courrier daté du 26 février 1833, cités dans le dossier de CAVIGLIOLI Antoine-François, ex-lieutenant au Bataillon des Flanqueurs de l'Ile d'Elbe, on relève les noms de :
- Pierre COLOMBANI, ex-commissaire des Guerres à la suite de l'Empereur Napoléon à l'ile d'Elbe.
- Louis FARINOLE, Lieutenant, passé au 1er Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde en 1815, Lieutenant au 60° de Ligne à Bastia.
- Jean Thomas ROSSI, sous-lieutenant, passé au 3° Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde en 1815. Sergent au Bataillon de Voltigeurs Corses
- François TOZZA, ex-fourrier du Bataillon de Flanqueurs de l'Ile d'Elbe, passé en 1815 au 1er Régiment de Voltigeurs de Jeune Garde, Maréchal des Logis à la 17° Légion de Gendarmerie.


Chasseurs & Grenadiers du Bataillon Franc de Milice Elboise.
Auteur non identifié, carte postale elboise tirée d’une série intitulée Truppe Napoléoniche all isula d’Elbe. Bataglione Franco, cacciatori & granatieri - Coll. de l’auteur
 


































Chasseur du Bataillon Corse
Mannequin réalisé par René Chauvin. 
Cliché René Chauvin.



























REMERCIEMENTS 

M. Patrice COURCELLE - Le Musée Départemental des Hautes Alpes à Gap - M. BUENO, de Del Prado Editeurs France - René CHAUVIN - M. Michel MOUTOY

SOURCES

- Le bataillon corse de l’île d’Elbe, par le Médecin-général SANTINI, in Problèmes d’Histoire de la Corse ( de l’Ancien Régime à 1815 ). Actes du colloque d’Ajaccio du 29 octobre 1969.
- Le Dictionnaire Napoléon, par Jean TULARD
- Plancenoit - Waterloo 1815 - Les Carnets de la Campagne n° 6 - Éditions de la Belle Alliance - J-P TONDEUR - P. COURCELLE - J-J PATTYN - P. MEGANCK.
-Trois cents jours d’exil, Napoléon à l’île d’Elbe. par Guy GODLEWSKI, Hachette, dépôt légal 4ème trim.1961.
- L’épopée Napoléonienne par F.G. HOURTOULLE & J. GIRBAL - « La Jeune Garde à Plancenoît » - Histoire & Collections - 1997.
- Collection « Soldats des Guerres Napoléoniennes » fascicule n° 34, Osprey Publishing, Del Prado Éditeurs France
-De l'Ile d'Elbe à Waterloo, La Garde Impériale pendant les Cent-Jours - Pierre JUHEL - La Revue Napoléon - mai 2009
-La guerre secrète de Napoléon, ile d'Elbe 1814-1815 - Pierre BRANDA - Le Grand Livre du Mois - février 2014.
-NAPOLÉON, 1815 le vol de l'Aigle - Gloire & Empire n° 58 - Janvier - Février 2015.
- Le Registre de L’ÎLE D'ELBE Lettres et Ordres inédits de NAPOLEON 1ER  (28 mai 1814-22 février 1815) - Publiés par Léon G. PELISSIER - DOCTEUR de L'UNIVERSITE DE LYON - PROFESSEUR ADJOINT A L'UNIVERSITE DE MONTPELLIER - PARIS - ANCIENNE LIBRAIRIE THORIN & FILS - A. FONTEMOING Editeur - 4, rue Le Goff, 4 - 1897.
-Site MÉMOIRE DES HOMMES - Ministère de la DEFENSE - SHD/GR 20 YC 105 
- Portarait du Colonel JERZMANOWSKI in Les Polonais de Napoléon - J TRANIE & J-C- CARMIGNIANI - Editions COPERNIC - PARIS - 1982

Créée à St Gély du Fesc le 22/09/2009 - 
Prades le Lez - Mise à jour le 05/10/2016