L'enquête

OBJECTIFS: cartographier les morsures et clarifier les symptômes

Les maladies à tiques
sont en augmentation en Belgique et dans toute l'Europe. Le manque de surveillance et d'information rend difficile l'évaluation de l'ampleur du phénomène. Vous pouvez nous aider à répondre aux questions suivantes: 1) Dans quelles localités subissez-vous des morsures? 2) Y a-t-il des localisations de grande abondance? 3) Notez-vous une augmentation du nombre de tiques, depuis quand et dans quelles localités? 4) Où se situent les cas de maladies? 5) Quels sont les symptômes le plus souvent associés? Une enquête publique a été mise en place par un groupe de chercheurs bénévoles.

Participez ici: Vous pouvez remplir ici le formulaire principal, et signaler également des morsures supplémentaires



Premier résultats: une carte interactive - information détaillée par commune



Un géo-service mis en place par la société coopérative à finalité sociale Champs-Libres (voir leur site) permet de visualiser les données de localisations précises dans une info-bulle en cliquant sur la commune de la carte interactive ici








La participation du plus grand nombre de personnes est souhaitable 
afin d'établir une cartographie la plus précise possible.
Nous vous remercions de votre collaboration.


Les tiques sont présentes et potentiellement infectieuses dans toutes les régions de Belgique. Trois questions principales:

1) Documenter les zones d'abondance et l'augmentation des populations de tiques

2) Détailler les zones géographiques des morsures fréquentes

3) Symptomes fréquents pour aider au diagnostic des cas plus sévères? Les symptômes d'une borréliose avancée peuvent être non spécifiques ( fatigue, ...) et il est donc important de pouvoir identifier les symptômes les plus fréquents dans le pays ( varie localement selon les espèces). Ces cas plus sévères sont sans doute nombreux car:

  • 37% des personnes ne développent jamais de tache typique (erythème migrant)[Bigaignon],
  • 15% des médecins ne donnent pas d'antibio en présence d'érythèmes malgré les recommandations internationales
  • Une grande partie des personnes atteintes ne s'en rendent même pas compte car symptômes non spécifiques
  • 40% des personnes ne savent pas que les tiques se déplacent jusqu'à une heure sous les vêtements avant de trouver un emplacement pour mordre et ne vérifient que les parties du corps exposées
  • 37% des morsures sont placées dans des endroits difficiles d'accès
  • La plupart des gens ne savent pas que les tiques peuvent ne faire que 1 mm et être déjà infectantes
  • 35% des personnes se font mordre dans leur jardin ou lors d'activités quotidiennes (5 tiques par enfants par mois chez une dame dans le Brabant wallon) et ne peuvent donc se vérifier systématiquement
  • Peu de personnes se rendent chez le médecin pour une tache telle que l'érythème migrant
  • La tache disparaît (en surface) si application d'une crème locale (mais la transmission continue en profondeur)


NOTA BENE : PRÉCAUTIONS À PRENDRE POUR LA LECTURE DES DONNÉES 

Imprécision des données due à la méthodologie d'une enquête "publique " - α) Une personne peut remplir deux fois l’enquête – les données récoltées sont analysées et toute donnée présentant des similitudes trop importantes est repérée comme doublon (deux personnes du même âge, résidant dans la même commune et avec précisément les mêmes symptômes). β) Il n’y a pas moyen de vérifier la qualité des données – toute personne peut entrer des informations erronées – c’est un problème inhérent à ce type d’enquête. Et ce, notamment en ce qui concerne le diagnostic de maladies qui devraient être normalement signalées par un médecin. Ces données permettent néanmoins de proposer une indication de probabilité de risque qui a tout son intérêt en l’absence d’autres sources d’informations.

Imprécision due au caractère discret des morsures - Il est parfois difficile pour une personne d’identifier la localisation précise de l’événement « morsure ». Toutefois les données sont ici compilées par "lieu de morsure" et non "lieu de résidence". Il reste néanmoins toujours une incertitude.

Imprécision due à l’impossibilité de certifier quelle morsure est infectante - Les maladies identifiées chez les personnes mordues sont reliées au lieu de morsure signalé (pas au lieu de résidence). Pour de nombreuses personnes mordues régulièrement il est donc impossible d’identifier parfois la morsure infectante et sa localisation. Mais si le nombre de réponses à l’enquête est important, alors, la fiabilité qu’une zone plusieurs fois citée soit une zone à risque augmente. A noter que  la période de dormance de ces "infections froides" est parfois de plusieurs dizaines d'années.