Accueil‎ > ‎Jeux de rôle‎ > ‎Les oripeaux du roi‎ > ‎

Prologue

Prologue – joué le 16/12/11

 

17 octobre 1928

Le Professeur Mac Cullough, chercheur en psychanalyse, est invité par un patient, Michael Gillen, à assister à la première de la pièce Carcosa, ou « la Reine et l'Étranger » au Théâtre Scala sur Charlotte Street pour y faire une évaluation informelle de l'état mental du dramaturge Talbot Estus, compagnon et colocataire de Gillen. Mac Cullough offre son deuxième billet à son ami le Capitaine Kilian O’Donell, un médecin militaire du Royal Army Medical Corps, l’ayant aidé dans ses recherches.

 

De  son côté, Sir Archibald Julius Webley, le magnat des manufactures d’armes éponymes, accompagné de son chauffeur Jim Wilson, est invité à ce même spectacle par  Bismark Du Plessis , Star du cinéma muet, dont la sœur, Jean Hewart, est l’une des actrices de la pièce. C’est l’occasion pour ce dernier de présenter à Sir Webley son ami Jo cavalier, pilote et as de la grande guerre, dans le but de discuter du financement de son projet de film.

 

Un hiver rude et précoce s’est installé sur l’Angleterre dès ce mois d’Octobre. Les températures tombent en dessous de zéro. Le public se presse à l’intérieur du théâtre.

 

En assistant à la représentation, les personnages observent que l'auditoire  réagit étrangement à la pièce. Les halètements d'horreur, la surprise et même le rire sont exprimés à des moments de la pièce  qui semblent complètement inopportuns.

Pendant l’entracte, Bismark Du Plessis se rend compte que la pièce l'affecte profondément, particulièrement depuis l'apparition du Signe Jaune dans la dernière scène du premier acte. Sans doute a-t’il le trac pour sa sœur. De la même façon Jim Wilson est marqué par l’œuvre, mais il s’interdit de manifester ses sentiments.  

De leur côté Le Capitaine O’Donell et le Professeur Mac Cullough ne semblent pas être en accord sur leur perception de la représentation. Le militaire n’est pas  impressionné du tout par la pièce et est plutôt surpris par les réactions de l'auditoire, tandis que son ami est pressé de voir la suite du spectacle auquel il trouve beaucoup d’intérêt.

 

Beaucoup de spectateurs ne reviennent pas après l’entracte.

Lors du deuxième acte, les réactions du public se font plus intenses, culminant jusqu’à être proches de l'émeute à la fin de la pièce. Quelques personnes poussent des cris et d'autres hurlent. Un homme assène des coups de poing à la femme sur sa gauche. Jo Cavalier ne peut supporter ce genre d'agression sur une dame ; il empoigne l’assaillant et lui assène un violent direct du gauche qui brise net la clavicule, neutralisant ainsi le butor, ce qui lui permet de conduire la victime à l’abri. Quelqu'un fait retentir l'alarme incendie et il s’ensuit une ruée vers les sorties.

En partie pour éviter la police, qui est arrivée à la suite de l'émeute, Wilson, Cavalier, Webley et Du Plessis se retrouvent au buffet du théâtre, lieu épargné par la cohue, et où doit se dérouler le cocktail servi en l’honneur de la première de Carcosa.

A l ‘étage inférieur, le Capitaine O’Donell parvient à séparer deux femmes hystériques qui en venaient aux mains, lorsque les bobbies font irruption. Le professeur et le Capitaine sont escortés vers le hall et sont présentés à un gradé. La qualité d’officier d’O’Donell permet d’éviter aux deux compagnons d’être emmenés au poste. Ils se rendent à leur tour au buffet du théâtre pour y rencontrer Talbot Estus. A.J. Webley reconnaît alors le Capitaine, qu’il avait cotoyé en Inde, et l’ensemble des protagonistes fait connaissance.

Ils rencontrent les acteurs du « Groupe », qui sont en grande partie inconscients de l’incident. Michael Gillen introduit le Professeur Mac Cullough auprès de Talbot Estus. Ce dernier semble effectivement affecté mentalement et présente les signes d’une phobie envers le ciel nocturne.

Du Plessis rencontre Talbot Estus à son tour et discute de la pièce, de ce qui l'a inspiré et de sa signification avec  grande  ferveur. Estus, heureux d’avoir trouvé un admirateur, se lance dans une explication enflammée de son œuvre et accepte de confier sa copie du « roi en Jaune », dont est inspiré la pièce.

Puis Estus a un échange difficile avec le directeur du Théâtre Scala qui veut cesser la production de la pièce en raison de l'émeute, afin de préserver la réputation de l’établissement. Jean Hewart et Hannah Keith, les deux actrices féminines, sont déçues mais avouent en être presque soulagées car elles trouvent la pièce inquiétante au point d’en avoir fait des cauchemars.

Les dispositions sont prises par les nouvelles connaissances pour se réunir pour un déjeuner chez A.J. Webley le week-end suivant.

 

18 et 19 octobre 1928

Les journaux font état de l’émeute à la Scala.
 

Bismark Du Plessis se lance à corps perdu dans la lecture du « roi en jaune », traduction d’une œuvre française plus ancienne par Robert W. Chambers. Son ami Jo Cavalier ne parvient que difficilement à l’extraire de sa lecture, tant Du Plessis est absorbé par elle. Ce dernier en vient à faire des cauchemars la nuit.

Le Professeur Mac Cullough relit le scénario de la pièce dont Michael Gillen lui a donné une copie. Il déduit de son entretien avec le dramaturge que Talbot Estus souffre d’Astrophobie, une peur des étoile. Ce qui ne colle pas, c’est que cette peur ne semble survenir qu’en hiver. Il fait acquisition des romans écrits par Estus.

Par ailleurs, il reçoit une lettre du superintendant d'un asile de l’Herefordshire sollicitant une entrevue…

 

20 octobre 1928

Les nouveaux amis se rencontrent  pour le déjeuner chez A.J. Webley comme convenu. Ils rediscutent de la pièce. Bismark Du Plessis expose que la pièce telle qu’elle a été jouée ne correspond pas au scénario original du roi en jaune. Il rechigne à laisser l’ouvrage à ses compagnons tant qu’il ne l’a pas fini. Archibald propose de rechercher l’original en français dont le roi en jaune est une traduction de W. Chambers de 1897.

Le Professeur Mac Cullough fait état de ses conclusions quant à l’astrophobie d’Estus. Jo Cavalier, au fait des méthodes de navigation, fait remarquer qu’effectivement certaines constellations n’apparaissent qu’en hiver selon l’hémisphère dans lequel on se trouve. A.J. Webley se propose de se renseigner et d’acheter une carte du ciel.  

 

Comments