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Captain Kilian O'Donell

Le Capitaine Kilian O’Donell a fini ses études de médecine à l’Université de Glasgow en 1914 et a passé les valeurs de ‘surgery’, ‘pathology’ et ‘anatomy’ avec brio (Graduate MB ChB). Il a reçu notamment une recommandation du célèbre Sir William Mc Even pour ses excellents résultats en chirurgie.

 

Il s’est engagé initialement pour 3 ans et a été affecté au Royal Army Medical Corp (RAMC)  Special Reserve – 11e Battalion of the Welsh Regiment (« Cardiff Pals »). Après deux mois à l’Army Camp de Squire Gate à Blackpool, il est parti sur le front en France. 6 mois plus tard il était élevé au rang de Capitaine sur proposition de ses supérieurs , dont voici un extrait du rapport : « When his aid post was subjected to heavy shell fire for over 3 hours, he, with absolute disregard for his own personal safety, set a splendid example of courage and devotion to duty.”

Il reçu à cette occasion la Military Cross.

 
 
 
 

A titre d’anecdote, on amena un jour de 1917 au poste de secours un pilote français légèrement blessé à la clavicule après un atterrissage en catastrophe suite à un duel où les deux protagonistes se descendirent mutuellement. Le pilote était très grande gueule et haut en couleur. L’échange fût des plus comiques. Il s’avéra par la suite qu’il s’agissait de Joseph Cavalier, l’un des plus fameux as de la grande guerre.

Petit à petit, O’Donell s’attacha à traiter non seulement les blessures physiques, mais aussi les atteintes psychologiques des soldats qu’on lui amenait. Cette attitude lui valut l’animosité puis la haine du Colonel Michael Coombs, qui considérait l’écoute qu’apportait O’Donell aux hommes comme une faute et une incitation à la désertion. C’était un homme vicieux, violent et alcoolique dont ses propres subordonnés se plaignaient. Craignant une dénonciation de ses actes, le colonel tenta en vain de traduire O’Donell en cour martiale ; il fut débouté eu égard aux états de service exceptionnels du Capitaine et aux témoignages apportés en sa faveur. Ce fût au contraire Coombs qui fût dégradé pour sévices corporels sur ses hommes  et actes de torture sur prisonniers de guerre. Il jura de se venger d’O’Donell.

Afin de calmer les esprits et d’éviter une récupération subversive anti-patriotique, l’Etat-Major dédica d’envoyer le Capitaine O’Donell en Inde en 1918 pour 3 années de service supplémentaires. La grande guerre cessa mais O’Donell demeura à Bombay, alors que Coombs retournait à la vie civile. O’Donell n’entendit plus jamais parler de lui.

A partir de la fin de la guerre, le mouvement de lutte anticoloniale reprenait ses actions violentes contre les intérêts britanniques (voir "les Indes britanniques après guerre"). En 1919,  A.J. Webley, héritier des manufactures d’armes éponymes alors en voyage d’affaires à Bombay, fût la cible d’un attentat. Il sorti indemne de sa voiture en feu, mais son chauffeur, Jim Wilson, fût très grièvement brulé. Le Capitaine O’Donell sauva la vie du jeune homme mais celui-ci garda un visage horriblement mutilé.

(voir le chapitre de référence : Les Indes britanniques en 1928)
Pendant la période de service de fin 1918 à début 1922, le Captain O’Donell, basé à Bombay, participa à plusieurs expéditions dans les territoires de l’Inde en tant que médecin. Sa bonne résistance aux affections microbiennes lui valut de ne contracter aucune maladie et il soignait aussi bien les militaires que les civils.  Puis il rentra en Angleterre où il exerce depuis au Queen Alexandra's Military Hospital, Millbank. Il a écrit plusieurs articles dans les revues médicales traitant des affections psychologiques suite aux stress vécus en situation de guerre ou de crises et reste passionné par les mystères du cerveau humain.
Un professeur en psychanalyse, le Professeur Andrew Mc Cullough, vivement intéressé par les travaux d’O’Donell, sollicita une entrevue en 1926. Depuis les deux hommes devinrent de grands amis, passionnés de psychanalyse. Ils aiment à se lancer des défis sur l’analyse d’un comportement, ou d’un profil de quelque criminel. Mc Cullough a écrit plusieurs ouvrages qui lui amenèrent la notoriété dans le monde médical. Mais celui-ci sollicite très souvent l’avis de son ami, le capitaine O’Donell, pour conforter un diagnostic.
 
Prologue :
En ce 17 octobre 1928, le Pr. Mc Cullough a invité son ami le Captain O’Donell au théâtre pour assister à la première d’une pièce d’un auteur américain. Ce n’est pas franchement dans les habitudes du professeur d’aller au spectacle. Il y a fort à parier que cette invitation est encore un nouveau défi à l’intelligence…
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