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Livre 1 - chapitre 1

Le Fou

Seuls le Professeur Mc Cullough et le Capitaine O’Donell sont impliqués.
20 octobre 1928
Le Professeur Mc Cullough reçoit une lettre du Docteur Charles Highsmith, le superintendant de l’asile St. Agnes , situé à Weobley dans l’Herefordshire. Le docteur sollicite une rencontre pour le 28 octobre au Great Western Hotel, situé à la gare de Paddington, lors de son passage à Londres.
 

 
28 octobre 1928
Mc Cullough et son compagnon, le Capitaine O’Donell se présentent au rendez-vous vers 20h. Au cours de l’entretien, Highsmith explique qu’il sollicite l’avis du professeur au sujet d’un de ses patients, un certain Alexander Roby. Celui-ci est interné dans son établissement  depuis  2 ans à la suite du double meurtre de son père, Herbert Roby, et de sa sœur Georgina, assassinat qu’il a initialement revendiqué mais pour lesquels il n'a jamais été inculpé. Highsmith doit établir une recommandation quant au maintien en asile d’Alexander Roby du fait que le délai légal de deux ans arrive à son terme. Il penche vers une remise en liberté de son patient mais il est confronté à un refus de la part de la famille Roby, par l’intermédiaire du médecin de famille, le Docteur Lionel Trollope. La famille d'Alexander est représentée par son frère, Grahame Roby,  un banquier de Londres très en vue. Le docteur Highsmith souhaite comprendre les motifs de la décision de la famille, mais il n’obtient aucune réponse. Il veut donc recouper son diagnostic avec un expert neutre et incontestable, l’éminent Mc Cullough en l’occurrence.
Le Capitaine O’Donell et le Professeur décèlent dans les propos du Docteur Highsmith l’ambition cachée d’exploiter ce cas médical à titre personnel afin d’acquérir la notoriété et la reconnaissance du corps médical et de pouvoir venir s’installer sur Londres.
Le docteur propose à ses deux interlocuteurs de l'accompagner quand il retournera à St Agnes pour y rencontrer Alexander Roby.
 
29 octobre 1928
Le Capitaine O’Donell retrouve dans d’anciens numéros du Daily express la mention du double meurtre Roby.
 
 
30 octobre 1928
Tous trois prennent le train de 10h20 pour Hereford, avec changement à Bristol. Arrivés à destination, Mr. Reeves, le secrétaire du docteur Highsmith les attend et les emmène à bord de  la voiture de service de l’asile, une Ford modèle T, jusqu’ au village isolé de Weobley, à 20 miles.  La campagne est couverte de neige et la température est proche de zero.
L'asile se dresse sur une colline dominant le village - une construction de style Victorien sinistre.
Highsmith décrit les symptômes de Roby – crises de terreur extrême pendant la nuit, qu’il qualifie de scotophobie, et qui se manifestent à l’approche de la date anniversaire des meurtres des Roby, père et fille, en octobre chaque année et continuent jusqu'en avril. Les crises sont contrôlées avec de hautes doses de Laudanum. En dehors de ces crises, Roby est calme mais semble vivre dans son propre monde. Highsmith suggère que Mc Cullough et O’Donell examinent Roby sans lui, afin qu’il n’influence par leur diagnostic. Il leur adjoint deux membres de son personnel ; l’Infirmier Price et son secrétaire Reeves. Mc Cullough et O’Donell ont préalablement convenu de ne pas révéler leurs identités respectives aux membres du personnel et aux patients afin de conserver une forme de confidentialité.
Sur le chemin de la cellule de Roby , l’infirmier Price demande aux deux visiteurs s’ils sont ici pour  ‘le meurtre ‘, qui s'avère ne pas être l’assassinat des Roby, mais un meurtre qui survenu dans l’asile l’an dernier. L’infirmier ayant visiblement commis une gaffe involontaire en révélant un événement confidentiel, Mc Cullough convient avec Price de reparler de cette affaire le lendemain au village.
Ce soir là, Roby dort déjà profondément, sous l’effet des narcotiques qui lui ont été administrés. Le professeur décide de remettre au lendemain l’examen du patient. O’Donell examine la douzaine de livres de Roby, qui sont tous de la poésie moderne,  et découvre des notes au crayon en marge du texte d’un recueil de poèmes de Graves. Il empreinte le livre pour la nuit et est stupéfié d’y trouver des notes, difficiles à comprendre, mais se référant à Carcosa, Cassilda, Hastur et d'autres éléments de la pièce de théâtre de la Scala. Il est par ailleurs surprenant que Roby ait eu en sa possession un crayon, ce qui est à l’encontre des règles de sécurité de l’établissement.
 
 
31 octobre 1928
Le lendemain, les deux compagnons, questionnent Highsmith sur ce point. Il admet qu’un de ses meilleurs infirmiers, Mark Evans, s’était pris d’affection pour Roby et lui avait procuré un crayon. L’infirmier a été sanctionné d’un rappel à l’ordre.
Prétextant une obligation de se rendre au Post-office, les deux amis partent au village et retrouvent l’infirmier Price à la taverne Wheatseaf avant sa prise de poste. Il révèle un meurtre brutal et mystérieux ayant eu lieu en novembre 1927: un infirmier du nom de Cuthbert Yates a été lacéré à mort avec au moins 2 couteaux dans la cellule du voisin de Roby, Lucius Harriwell, atteint de lésion cérébrale. La police a soupçonné Harriwell, mais puisqu’il est atteint de folie et déjà incarcéré, ils n'ont vu aucun motif pour poursuivre l'accusation. Le personnel de l’asile, cependant, ne croit pas Harriwell capable d'une telle chose - il a été trouvé prostré dans sa cellule, affirmant que ' le Diable ' était responsable du crime. Roby était alors lourdement chargé en sédatifs et n’aurait pas pu être impliqué. La chose la plus étrange cependant, est que la quantité de sang répandue sur le sol de la cellule excède de loin celle de la victime seule. Aucun autre blessé ou mort n'a été trouvé parmi le personnel ou les patients et personne n'a été porté disparu. Price conclut que la Police Judiciaire d’Hereford a étouffé le cas. Il exige le silence de ses interlocuteurs sur cette affaire de peur de perdre son emploi.
De retour à l’asile, ils conviennent de retourner voir Alexander Roby. Celui-ci est prostré sur une chaise et visiblement encore sous l’effet du laudanum. Il ne répond pas aux questions pressantes de ses visiteurs pendant plusieurs longues minutes et semble même les ignorer.
Finalement Mc Cullough obtient une réaction de Roby, qui entre bientôt en un monologue étrange, que Mr.  Reeves prend en sténographie pour le taper plus tard. Parmi d'autres choses, Roby se réfère à des associés inconnus nommés Malcolm Quarrie et Edward. Après une pause,Roby semble s’exiter, et communique son agitation à l’ensemble des présents. Il demande à Mc Cullough s'il a vu le Signe Jaune. Puis il se calme à nouveau et fini son dernier monologue par ce qui semble être un conseil et une demande avant de se terrer dans le mutisme total.
Au cours de l’entretien, O’Donell décèle une fissure entre les carreaux de faïence qui semble communiquer avec la pièce voisine. Mc Cullough renvoie le secrétaire recopier la déclaration. Il se rend avec Price et le Capitaine à la cellule voisine de celle de Roby, qui s’avère être celle de Lucius Hariwell. Celui-ci porte une camisole et est gravement atteint de démence. Il y a effectivement un trou qui communique avec le chambre voisine. Lucius bredouille qu’Alexander a un professeur qui lui rend visite parfois. Lorsqu’il est interrogé sur le meurtre de l’infirmier Yates, il est pris de sanglots et balance son gros corps d’avant en arrière. Il décrit une scène horrible dans laquelle un diable rouge de sang frappe sa victime tout en s’infligeant les mêmes blessures ; le sang coule à flot aussi bien des plaies béantes de la victime que de celles du meurtrier. Tout en décrivant la scène, Harriwell passe des larmes à la crise de rire nerveux, visiblement terrorisé. Les visiteurs laissent Lucius en paix et s’en retournent retrouver Highsmith.
Mc Cullough et O’Donell s’accordent avec Highsmith qu'il verront ce qu'ils peuvent découvrir à Londres et qu’ils communiqueront leurs conclusions . Ils s’engagent à aller rencontrer le Docteur Trollope et se font remettre une lettre de recommandation par l’intendant. Mr. Reeves leur remet la copie dactylographiée de leur entretien avec Roby. Ils ne font pas mention du meurtre de Yates.
Puis ils rencontrent l’infirmier  Evans, qui s’avère méfiant et interrogateur à leur encontre. Il dit que Roby lui a parlé de son goût pour la poésie et lui a demandé des crayons pour qu’il puisse achever son travail. Il sait qu'il a commis une faute et jure qu’il ne le fera pas de nouveau. Son attitude parait toutefois hostile aux investigateurs.
Les deux visiteurs prennent congé de leur hôte en milieu d'après-midi et se font reconduire à la gare d’Hereford. Ils en profitent pour passer rapidement au commissariat du comté, et le Capitaine use de son influence militaire pour rencontrer le commissaire Wallace Rees et le questionner sur l'affaire de l'asile St Agnès de l'an dernier.  Celui-ci confirme qu'il a enquété sur un meurtre sauvage ayant eu lieu le 27 novembre 1927. La scène du crime contenait  suffisamment de sang pour deux hommes et qu’il y avait deux types sanguins distincts. Deux couteaux de cuisine ont été trouvés sur place et une blouse d’infirmer trempée de sang a été découverte à la buanderie. L’ensemble du personnel et des patients a été examiné et aucun ne portait une quelconque trace de blessure. L’assassinat de Yates semble être un acte gratuit car on ne lui connaissait aucun ennemi. Le commissaire a bien du mal à l’admettre mais conclut bon gré mal gré que seul Harriwell peut être retenu comme coupable, sans toutefois cacher son scepticisme.
A l’issue de cet entretien, les deux compagnons prennent le train du soir pour Londres.

 

Sur le quai un individu les observe mais ils ne le remarquent pas !

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